Ce genre d'appareil répressif peut engendrer stress et comportements inadéquats chez votre toutou. À méditer
BRUXELLES: Stop aux colliers antiaboiements ! Ces machines à faire
taire sont loin d'être sans conséquences sur les chiens. Ces modèles de
colliers dits de corrections électrostatiques envoient au chien un
signal sonore et une décharge punitive à la moindre de ses vocalises,
source de stress. Quant aux appareils à jets de citronnelle qui
dégagent ce répulsif autour du nez du chien qui aboie, ils sont tout
autant nocifs. La substance adhère en effet au pelage bien après
l'aboiement, agissant donc sans plus de rapport avec le signal qui l'a
déclenché et empêchant le chien de se soustraire à cette odeur
insupportable, pris entre ce qui le pousse à aboyer et ce répulsif qui
lui gicle au museau.
Or, un chien qui aboie est en pleine expression de ses intentions
(il veut faire savoir sa détresse, maintenir une distance, alerter son
entourage...) et de son état émotionnel : peur, colère, solitude...
Autrement dit, le chien bruyant n'est pas en train d'adopter une
attitude délinquante, mais adopte là une réponse émotionnelle et
comportementale à son environnement.
N'agir qu'au niveau du symptôme sans chercher à travailler sur les
diverses causes qui en sont à l'origine dévoile le peu de cas qui est
fait de l'animal lui-même, dans cette surenchère de stress qui lui est
imposée.
On observe des peurs et des moyens de fuite chez de nombreux chiens
porteurs de ces colliers, ainsi que des déplacements du symptôme quand,
en réaction, il se met à s'attaquer à son environnement. Ces réflexes
désordonnés pouvant prendre des formes diverses: creuser une pelouse,
déchiqueter les végétaux, détruire portes, fenêtres et mobilier, baver,
uriner, déféquer ou - encore agresser un visiteur inattendu, le
congénère, le chat ou l'enfant qui court dans le jardin. Bref, les
décharges punitives empirent systématiquement le désarroi de ces
chiens. Et c'est sans compter que, sur le plan physiologique,
l'utilisation de ces colliers peut non seulement provoquer un état de
détresse mais aussi causer de véritables blessures ou infections au
niveau du cou du chien.
Il convient donc d'adopter une démarche plus responsable. Et
respectueuse du bien-être animal pour résoudre les problèmes entraînés
par ces nuisances sonores. Une approche individuelle et spécialisée
menée au plus proche du chien et de son environnement familial permet
de bien cerner les diverses situations causant ces nuisances.
A.-F.50. http://pantitia.blog.mongenie.com/ |