La Ville de Paris s'est activée pendant l'été pour affronter une
éventuelle pandémie de grippe H1N1 avec la mise en place d'un "plan
blanc élargi" sous l'autorité de l'Etat et elle affirme que "la rentrée
scolaire va se passer dans des conditions normales".
La Ville de Paris s'est activée pendant l'été pour affronter
une éventuelle pandémie de grippe H1N1 avec la mise en place d'un "plan
blanc élargi" sous l'autorité de l'Etat et elle affirme que "la rentrée
scolaire va se passer dans des conditions normales".
Alors
que plus de 1.200 cas ont été recensés et qu'il y a eu deux décès en
métropole, la capitale a achevé son "plan de continuité des services"
pour faire face à toutes les éventualités.
La rentrée
scolaire, à partir du 2 septembre, "va se passer dans des conditions
tout à fait normales", assure-t-on au cabinet du maire, Bertrand
Delanoë (PS), où l'on fait état de mesures d'hygiène renforcées: "les
locaux sont adaptés pour cela avec tous les moyens de protection
nécessaires (savon liquide, solutions hydroalcooliques, serviettes en
papier...)".
En cas d'alerte maximale (niveau 6), les
"services fondamentaux de l'état civil, du ramassage des ordures, de la
production de l'eau, du chauffage collectif ou des services funéraires
seront assurés", explique-t-on de même source.
Toujours en
cas de pandémie, "32.000 agents (sur un total de 49.000) qui n'ont pas
d'enfants de moins de 12 ans sont mobilisables" mais, précise-t-on à la
mairie, "il n'y a qu'un seul pilote dans l'avion, c'est l'Etat".
"L'Etat
et la Ville sont obligés d'adapter le plan en fonction de ce que l'on
connaît de ce virus, très contagieux mais de faible dangerosité",
ajoute-t-on.
"Nous sommes en train de nous organiser pour
être en mesure de vacciner environ deux millions de personnes à Paris
au fur et à mesure que les vaccins seront disponibles", a indiqué à
l'AFP Philippe Coste, directeur des affaires sanitaires et sociales de
Paris.
Des cellules de crise sont prêtes dans chaque
arrondissement, des centres de coordination sanitaire et sociale pour
orienter la population sont prévus ainsi que des centres de
consultation dédiés pour pallier l'insuffisante capacité des hôpitaux.
La Ville mettra également à disposition de l'État des locaux, notamment
des gymnases, pour procéder aux vaccinations.
Le député PS de
Paris Jean-Marie Le Guen souligne que les hôpitaux parisiens
travaillent déjà "à flux tendu". Il redoute un risque de "pic pandémie pendant le mois de septembre" et "les vaccins risquent
d'arriver après".
Sachant qu'"il faut faire un rappel au bout
de trois semaines, on s'attend à ce que soit compliqué", explique-t-on
à la mairie, ajoutant que "pour les enfants, on ne sait pas quand le
vaccin sera disponible".
D'ores et déjà, cinq millions de
masques sont disponibles pour les agents de la Ville investis de
missions opérationnelles ainsi que des masques chirurgicaux pour éviter
la contamination dans les collectivités comme les 450 crèches.
Celles-ci, au même titre que les 660 écoles, pourront être fermées, sur
décision de l'État, s'il y a plus de trois cas avérés en une semaine.
Par Josette MICHY
Publié le 27/08/2009 à 06:54
- Modifié le 27/08/2009 à 06:56
AFP