MSN ouvre le débat : quelles actions faudrait-il mettre en œuvre pour
favoriser l'insertion des jeunes sur le marché de l'emploi ? Quel doit
être le rôle des pouvoirs publics ? Et celui des entreprises ? Et celui
des jeunes eux-mêmes ? A vos claviers !
Le
groupe américain Freescale a décidé de supprimer les 800 emplois de son
unité de fabrication de puces électroniques de Toulouse d'ici à la fin
2011, mettant "sous le choc" les salariés de l'établissement où 250
emplois sont déjà menacés dans la téléphonie mobile.
La direction
locale s'est toutefois refusée à parler de licenciements jeudi et les
syndicats majoritaires (FO et UNSA) sont prêts à "donner du temps à la
négociation" à la différence des conflits qui ont dégénéré en
séquestration de dirigeants ces dernières semaines chez Caterpillar ou
chez Molex.
Le fabricant de composants électroniques, produisant
principalement pour le secteur automobile, a expliqué sa décision par
la nécessité de "rester compétitif" et par la "détérioration des
conditions économiques".
"Le déclin global sur le long terme
constaté pour les composants produits" dans les unités de Toulouse,
Sendai (Japon) et East Kilbride (Ecosse), également condamnées à la
fermeture, "conduit à une sous-utilisation de ces usines, qui a été
accélérée par la détérioration du marché", a indiqué Freescale, dont le
siège est à Austin (Texas).
"On ne parle pas de licenciements
programmés. On n'a même pas lancé de plan de sauvegarde de l'emploi, de
plan social. Toutefois on a bien dit clairement que ces emplois étaient
à risque à l'horizon de trois ans", a affirmé à l'AFP le directeur
général de Freescale France, Denis Blanc.
"Nous allons dès
vendredi entamer des négociations avec les représentants du personnel
pour définir les conditions d'accompagnement que nous allons mettre en
place. On a trois ans devant nous. C'est peu mais c'est à la fois
beaucoup", a-t-il ajouté.
"Les salariés sont sous le choc, entre
abattement et colère", ont déclaré pour leur part les délégués
syndicaux de FO et de l'UNSA, tout en se disant prêts à la négociation.
"Nous avons trente mois devant nous pour trouver une solution pour
chaque salarié" avant la fermeture fin 2011, a indiqué Serge Ramos
(FO), secrétaire adjoint du comité d'établissement de Freescale.
"Nous
attendons que Sarkozy fasse respecter à Toulouse l'engagement de ne pas
délocaliser et de ne pas licencier pendant 5 ans pris par le secteur
automobile français", a déclaré M. Ramos, ajoutant que le secrétaire
général de FO Jean-Claude Mailly allait demander une entrevue au
président de la République.
"On veut que l'Etat prenne ses
responsabilités, qu'il favorise aussi la création d'un centre de
recherche-développement sur les nouvelles technologies automobiles à
Toulouse", a demandé le délégué UNSA Pascal Canizares.
Les
syndicats s'inquiètent également du sort des 250 salariés de
l'établissement toulousain travaillant dans la téléphonie mobile et que
Freescale veut céder depuis six mois.
Freescale semiconducteurs
est l'un des leaders mondiaux dans la conception et la fabrication de
semiconducteurs embarqués pour les marchés de l'automobile, de
l'électronique grand public, des équipements industriels, des réseaux
et communications sans-fils.
La société américaine, née il y a 5
ans de la cession par Motorola de ses composants électroniques,
continue d'enregistrer des pertes opérationnelles.
Elle est
cependant revenue "dans le vert" au premier trimestre, à hauteur de
1,75 milliard de dollars, à la suite de gains exceptionnels liés à la
restructuration de sa dette financière.
Malgré
la crise, Nicolas Sarkozy assure "avoir la banane" et a exhorté
mercredi les députés UMP à soutenir sa politique, qui "paiera" en 2012
car, à ses yeux, "on ne perd que quand on est faible".
"Je me
fais taper dessus mais j'ai la banane. C'est dur pour moi aussi mais en
même temps, je rêvais d'être président de la République et je le suis,
donc ça va...", a lancé le chef de l'Etat qui recevait, au lendemain de
son discours de Saint-Quentin (Aisne), les députés UMP pour un cocktail
à l'Elysée.
"Je comprends que c'est très dur pour vous, mais la
crise nous rend notre liberté car on ne réfléchissait plus avant. La
crise nous donne la possibilité de renouveler notre corpus
idéologique", a-t-il ajouté, selon des témoins, lors d'un exercice de
questions-réponses dans la salle des fêtes.
"La période est
formidable pour nous parce qu'on se tourne vers nous, les politiques.
Les gens nous seront reconnaissants de tenir le cap. Pas une seule
réforme ne nous apporte pas d'emmerdes. On a besoin de vous et ça
paiera", sous-entendu en 2012, a-t-il poursuivi.
Faisant une
nouvelle fois la comparaison avec son prédécesseur Jacques Chirac, M.
Sarkozy a estimé "qu'on perd quand on est faible" et qu'en "1995, les
électeurs nous ont lâchés" après "l'échec du gouvernement Juppé sur
l'assurance-maladie".
Il s'est targué d'avoir à l'inverse, avec
François Fillon, "rétabli l'image de la France" en agissant sur ses
"trois handicaps: les 35 heures, les grèves et la fiscalité".
Au
risque de déclencher une nouvelle polémique avec les syndicats, le chef
de l'Etat a affirmé que "quand il y a une grève comme celle du 19 mars,
le pays n'est plus paralysé".
Et de prévenir sa majorité qu'il
était hors de question pour lui de bouger sur le bouclier fiscal: "sur
la fiscalité, sur le bouclier, prenez-moi bien en photo ! Ma capacité à
reculer n'est pas d'un millimètre (...) Si on supprime le bouclier, à
l'arrivée, on tape sur les classes moyennes".
Il a d'ailleurs
vertement tancé le président UMP de la commission des Affaires
sociales, Pierre Méhaignerie -absent- qui avait réclamé une
contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus.
"Je
respecte tous mes amis mais faire ça la veille d'une grève, c'est assez
irresponsable", a-t-il dit avant de lancer: "ne tombez pas dans le
piège de la social-démocratie (...) on sera jugé sur l'emploi et
l'arrêt des délocalisations".
"Réservé" sur une TVA sociale, M.
Sarkozy s'est dit "attaché à ce qu'on taxe les importations des pays
qui ne respectent pas les critères sociaux et environnementaux".
Sur
la question sensible des rémunérations des dirigeants, il a, à son
tour, prévenu que "si le Medef n'y va pas, on ira par la loi", taclant
au passage la patronne des patrons.
"Je ne peux pas accepter que
Laurence Parisot dise qu'elle n'a pas le désir d'évoquer le partage des
profits", a-t-il lâché avant d'ajouter: "on ne peut pas faire boire un
âne qui n'a pas soif".
Martine Aubry a appelé jeudi le
gouvernement à adopter "un vrai plan de relance", incluant en
particulier une prime de 500 euros pour tous les bas salaires, les
petites retraites et les bénéficiaires des minima sociaux.
"J'attends
que le président de la République comprenne enfin l'ampleur de la
crise, les inquiétudes des Français, leurs difficultés en matière de
pouvoir d'achat et d'emploi, et que la France ait enfin un vrai plan de
relance à l'instar d'autres pays européens", a déclaré la première
secrétaire du Parti socialiste à Bruxelles, en marge d'une réunion des
responsables socialistes européens.
Cette réunion se tient peu avant un sommet européen consacré à la crise économique et sociale.
Aujourd'hui, "nous nous enfonçons dans la crise comme sur un toboggan sans avoir un effort de relance", a-t-elle noté.
Il
faut donc "un plan massif que la France n'a pas". "Un plan qui ait des
effets à court terme et non pas des investissements qu'on nous promet
pour faire des autoroutes dans 4 ou 5 ans mais pour construire de
nouveaux logements, donner de l'argent aux collectivités locales pour
qu'elles accompagnent les PME et qu'elles puissent réaliser des
investissements à court terme, et puis surtout, c'est majeur, une
relance de la consommation, en aidant les petites retraites, les bas
salaires", a-t-elle ajouté.
"Le PS demande de donner une prime de
500 euros aux bas salaires et à l'ensemble des minima sociaux, pour
qu'il y ait un coup de fouet", a encore précisé Mme Aubry, qui devait
ensuite participer à une manifestation à Lille dans le cadre de la
journée de mobilisation syndicale en France.
Au contraire,
"aujourd'hui, on a baissé les impôts des plus riches. C'est un
véritable boulet pour les finances publiques, et le président pour des
raisons idéologiques et peut-être même clientélistes ne veut pas
prendre les mesures qui permettraient de sortir la France de la
récession dans laquelle elle s'enfonce", a estimé la première
secrétaire du PS.
"J'ai entendu le président Sarkozy dire qu'il
n'avait pas été élu pour augmenter les impôts, je lui rappelle
simplement qu'il n'a pas été élu non plus pour baisser le pouvoir
d'achat et augmenter le chômage", a-t-elle insisté.
Huit
syndicats ont appelé à une journée de mobilisation syndicale jeudi en
France pour arracher de nouvelles mesures au gouvernement en faveur des
salariés.
Carla
Bruni-Sarkozy va s'engager dans la lutte contre le sida en tant
qu'ambassadrice du fonds mondial, annonce la première dame de France
dans un entretien à paraître lundi dans "Elle".
"J'ai été très
honorée qu'ils me le proposent", dit l'épouse de Nicolas Sarkozy, qui
doit présenter son engagement lors d'une conférence de presse lundi au
côté de Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial de
lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Créé en 2002 pour
financer la prévention et l'accès au traitement dans les pays pauvres,
le fonds mondial a investi 14 milliards de dollars dans 140 pays. Lundi
sera la journée mondiale de lutte contre le sida.
Mme
Bruni-Sarkozy va se consacrer plus particulièrement à la transmission
du virus par la mère à l'enfant, l'un des enjeux de la lutte contre le
sida en Afrique subsaharienne. "Chaque jour, 1.000 enfants sont
infectés par le virus et 90% le sont par leur mère. Il y a tout un
travail d'éducation à mener", explique-t-elle.
La nouvelle
ambassadrice promet d'être "la plus disponible possible pour ceux qui
sont sur le terrain avec le Fonds mondial" et de "travailler main dans
la main avec eux". "Ils ne sont pas particulièrement médiatisés. Je
peux mettre à profit ma propre médiatisation pour une cause utile", dit
la première dame.
Pour son nouveau travail, Carla Bruni-Sarkozy
compte s'appuyer sur l'équipe de son mari, "qui est formidable", mais
surtout aller sur le terrain, en profitant de ses déplacements
officiels. "Je ne sais pas si je suis une bonne diplomate, mais je suis
pleine d'énergie", dit-elle.
Carla Bruni-Sarkozy confie être
"très sensible à la cause du sida", notamment parce que son propre
frère est mort de cette maladie. Sa mère a d'ailleurs créé en 2007 une
fondation portant le nom de Virginio Bruni-Tedeschi.
La troisième
épouse de Nicolas Sarkozy présente cette action comme son "engagement
personnel", "porté par sa fonction de première dame". Elle souhaite
poursuivre cet engagement lorsque son mari ne sera plus chef de l'Etat.
Carla
Bruni-Sarkozy explique avoir d'autres projets en France dans le domaine
de l'éducation et plus particulièrement de la lutte contre
l'illettrisme. "J'espère pouvoir en parler bientôt plus précisément.
Dès le début de l'année prochaine", promet-elle. AP
En position de force sans être indéboulonnable, Ségolène Royal
s'est posée en rassembleuse après le vote des militants socialistes,
appelant ses rivaux à composer avec elle "la meilleure équipe possible".
Au lendemain de son succès surprise,
l'ancienne candidate à la présidentielle ne s'est pas déclarée
officiellement candidate au poste de premier secrétaire du PS, mais elle a réclamé que la "volonté profonde de changement" des adhérents soit respectée.
"Il
y a un temps pour tout", a-t-elle déclaré sur France Inter. Elle a
précisé qu'elle appellerait les chefs des autres motions "dès ce matin"
pour leur expliquer "comment je compte faire avec eux la meilleure
équipe possible".
L'attitude, comme le ton de l'entretien très
posé, contraste nettement avec ceux qu'elle avait adoptés après sa
victoire, en 2006, lors de la primaire socialiste pour la
présidentielle, quand elle n'avait pas contacté ses adversaires battus,
Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
Distancée dans les
sondages, critiquée, voire raillée en interne après son inattendu
"meeting de la fraternité" à Paris, Ségolène Royal avait mis sa
candidature à la tête du parti "au Frigidaire" en septembre.
Selon
les résultats transmis par la direction du PS dans la nuit, son
programme "Fiers d'être socialistes" obtient environ un tiers des
suffrages.
Les motions de Bertrand Delanoë, favori des sondages
soutenu par la direction sortante, et de Martine Aubry sont au coude à
coude pour la deuxième place, autour de 25%, avec un très léger
avantage au maire de Paris.
Benoît Hamon, candidat de toute
l'aile gauche du PS, a créé la deuxième surprise jeudi, confirmant la
demande de renouveau des militants et le rejet du "vieux parti".
LE MODEM COMME LIGNE DE FRACTURE
Le
député européen, 41 ans, qui obtenu près de 20% des suffrages s'est dit
vendredi plus déterminé que jamais à prendre la tête du parti, au nom
du refus des alliances avec le centre, que Ségolène Royal n'exclut pas.
Henri
Emmanuelli, partisan de Benoît Hamon, a estimé qu'il fallait
relativiser la "poussée" de l'ancienne postulante à l'Elysée, qui avait
été choisie en 2006 par 60% des militants.
Le vote des militants
constituait la première étape du congrès socialiste, qui doit
renouveler ligne, direction et alliances du PS.
Les courants
internes doivent désormais tenter de former une majorité sur la base de
ce nouveau rapport de forces, à Reims la semaine prochaine -- soit huit
jours de négociations à hauts risques pour Ségolène Royal.
Dans
un troisième temps, les adhérents seront appelés à élire, au suffrage
direct, le prochain premier secrétaire le 20 novembre.
Signe des
difficultés à venir pour l'ancienne candidate à l'Elysée, François
Hollande a estimé vendredi matin que son score auprès des militants
constituait un "problème" parce que trop faible pour déboucher sur une
"majorité stable".
Dans la dernière ligne droite, le premier
secrétaire sortant, qui soutenait Bertrand Delanoë, s'était pourtant
engagé à faire respecter le verdict des urnes et à veiller à ce que la
motion arrivée en tête prenne la direction des opérations.
Le
maire de Paris, qui n'a pas réagi en public, a quant à lui diffusé un
communiqué dans la nuit disant qu'il refusait par avance toute
"alliance avec un parti qui ne s'assumerait pas clairement de gauche".
Cette
perspective a également conduit Jean-Luc Mélenchon, héraut de la gauche
du PS, à claquer la porte du parti pour fonder une nouvelle formation
"sans concession avec la droite".
Nicolas Sarkozy présente lundi le plan "Numérique 2012" pour combler le retard de la France dans ce secteur clé pour la croissance au moment où celle-ci pique du nez, en dopant notamment l'internet haut débit ou encore en accompagnant le passage à la télévision numérique.
Symboliquement, c'est le président lui-même qui dévoilera en fin de matinée l'ensemble de ces mesures malgré une actualité économique chargée sur fond de crise financière.
Ce plan sera ensuite détaillé mardi matin par le secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique Eric Besson, dont la nomination en mars avait constitué une première dans l'histoire des institutions de la République. Sa conférence de presse, initialement prévue lundi après-midi, a dû être reportée d'un jour en raison de la tenue d'un Conseil des ministres exceptionnel sur la crise financière.
Objectif: faire de la France à horizon 2012 "une puissance numérique à l'égal des économies les plus dynamiques de notre planète". L'Hexagone est aujourd'hui à la traîne, avec une part de l'économie numérique dans le PIB de 6%, contre 13% aux Etats-Unis et 17% en Corée.
L'enjeu est d'autant plus crucial que le numérique pourrait permettre, selon les acteurs du secteur, de relancer l'économie française avec un potentiel "d'au moins un demi-point de croissance supplémentaire" et la création de centaines de milliers d'emplois. Un atout non négligeable alors que la France est menacée de récession.
Le coup d'envoi de ce chantier avait été donné fin mai par M. Besson, lors du lancement des assises du numérique: 27 pistes de travail avaient alors été ouvertes à la concertation au sein de 130 ateliers organisés jusqu'à la mi-juillet.
Le plan de développement de l'économie numérique vise à atteindre les objectifs fixés par M. Sarkozy en mars: porter d'ici 2010 à 70%, contre 55% actuellement, la part des ménages équipés d'un ordinateur et connecter 99% des Français à l'internet à haut débit avant 2012 (contre 44% fin 2007).
Le dossier de la télévision numérique terrestre (TNT) devrait également être abordé. Décision très attendue, Nicolas Sarkozy va trancher la question stratégique du dividende numérique, ces fréquences hertziennes qui seront libérées par l'arrêt de l'analogique, programmé avant fin 2011, a-t-on appris de source proche du dossier.
Il va annoncer "comment il entend répartir entre la radio, la télévision et les télécoms" ces fréquences très convoitées, selon cette source.
Une partie d'entre elles seront vraisemblablement attribuées aux opérateurs télécoms, ainsi que l'ont proposé la commission parlementaire sur le dividende numérique et l'autorité de régulation des télécoms (Arcep).
Le gouvernement va par ailleurs annoncer "des aides pour les foyers les plus modestes", comme la subvention de l'achat de décodeurs TNT, a ajouté cette source.
Selon un récent rapport de Bercy, l'Etat pourrait retirer plus de 1,4 milliard d'euros du dividende numérique. Une manne dont "une partie sera affectée au financement du plan", le reste allant dans les caisses de l'Etat.
Les quatre pays européens du G8 s'apprêtaient samedi à définir lors d'une réunion à Paris leur réponse face à la crise financière mais apparaissaient quelque peu désunis face aux mesures à prendre.
Au lendemain de l'adoption du plan de sauvetage des banques américaines, le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE), devait accueillir à partir de 16H30 (14H30 GMT) à l'Elysée la chancelière allemande Angela Merkel, le président du conseil italien Silvio Berlusconi et le Premier ministre britannique Gordon Brown pour un mini-sommet surnommé "G4".
Les présidents de la Commission européenne José Manuel Barroso, de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet seront également présents.
Un point de vue partagé par le directeur-général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui a été reçu à l'Elysée par Nicolas Sarkozy avant ce mini-sommet.
"Il faut qu'il soit indiqué aux marchés" que les pays européens ne vont pas agir "chacun pour soi", a estimé M. Strauss-Kahn dans une déclaration à la presse à sa sortie de l'Elysée.
"Le président Sarkozy veut une coordination des Européens. Il veut une réponse collective. Il veut éviter qu'il y ait une absence de solidarité entre les Européens. Cette réponse est juste", a-t-il estimé.
Interrogé sur l'éventualité de les voir parvenir à s'unir, il a répondu: "Je crois qu'ils en sont capables".
"La situation est très préoccupante" a souligné M. Strauss-Kahn, en ajoutant que les pertes des banques étaient "plus importantes que ce que nous avions mesuré" au mois d'avril, sans toutefois en chiffrer le montant. Le FMI a jusqu'ici avancé un chiffre proche de 1.000 milliards de dollars pour ces pertes.
Concernant l'adoption d'un "plan Paulson" pour les banques européennes, il a jugé que "l'Europe est dans une situation différente des Etats-Unis", précisant qu'en Europe "il faut une coordination".
Le sommet réuni à Paris constitue la première étape des projets de "remise à plat" du système financier international que M. Sarkozy a proposé à ses pairs, à l'occasion d'un sommet du G8 (Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie) éventuellement élargi à la Chine ou l'Inde et qui pourrait se tenir en novembre.
Le président du Parlement européen, l'Allemand Hans-Gert Pöttering, a tenu à rappeler vendredi à Madrid que ce "G4" ne pouvait servir qu'à faire des propositions et que les véritables décisions devaient être prises à 27.
L'idée avancée jeudi par la ministre française de l'Economie Christine Lagarde dans un journal allemand de constituer un fonds européen de sauvetage des banques, projet pour lequel un montant de 300 milliards d'euros a été cité, a été accueillie par un tir de barrage allemand.
Pas question d'"accorder des chèques en blanc aux banques, qu'elles se soient comportées de manière responsable ou pas", a vertement répliqué Mme Merkel, qui préfère réagir "au cas par cas".
L'idée d'un tel fonds a également été rejetée par MM. Trichet et Juncker. Quant à Gordon Brown, s'il a reconnu que la crise financière avait une "dimension européenne", il a jugé "normal" que des solutions soient recherchées au niveau de chaque pays.
M. Brown a proposé samedi l'idée d'un fonds européen de 15 milliards d'euros pour venir en aide aux petites et moyennes entreprises européennes "afin que les petites entreprises de notre pays et du reste de l'Europe puissent obtenir de l'argent immédiatement pour qu'elles continuent à employer du personnel et qu'elles continuent à fournir des services".
Il reprenait ainsi à son compte un programme déjà adopté en septembre par les ministres des finances de l'Union européenne, augmentant ces prêts distribués par l'intermédiaire de la banque européenne d'investissement (BEI).
Christian Clavier a porté plainte à la
suite de la réception d'une lettre de menaces de destruction de sa
villa, jeudi auprès de la gendarmerie de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud),
a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
"Christian
Clavier a reçu plusieurs lettres d'insultes et de menaces dont une
faisait état de destruction de sa maison", a indiqué la gendarmerie.
"La
lettre menaçante a été envoyée par la poste et n'était pas signée", a
précisé le procureur de la République à Ajaccio, José Thorel.
L'acteur
a été entendu jeudi après-midi par les gendarmes de Porto-Vecchio dans
sa villa de Punta d'Oro, à Porto-Vecchio, toujours placée sous
protection de gardes mobiles.
Le parquet d'Ajaccio a ouvert une
enquête préliminaire pour "menaces de destruction de bien". Les
investigations ont été confiées à la gendarmerie de Porto-Vecchio.
Le
30 août, le jardin de la villa de Christian Clavier avait brièvement
été occupé par quelques nationalistes qui dénonçaient "la spoliation
foncière".
Dominique Rossi, le coordonnateur des services de
sécurité intérieure en Corse, avait été démis de ses fonctions et muté
à Paris pour ne pas avoir empêché cette intrusion. Cette sanction a
provoqué de vives réactions dans la police et dans la classe politique.
PARIS (Reuters) - La dette publique de
la France a augmenté de 18,8 milliards d'euros au deuxième trimestre
2008 pour atteindre 1.269,3 milliards, soit environ 65,7% du PIB, selon
les données publiées mardi par l'Insee.
Cela représente une hausse de 0,4 point par rapport à la fin du premier trimestre quand elle s'élevait à 1.250,5 milliards.
La
dette de l'Etat a augmenté de 19,8 milliards d'euros au deuxième
trimestre et celle des organismes de sécurité sociale de 4,1 milliards.
La dette des organismes divers d'administrations centrales (ODAC) a en
revanche diminué de 4,9 milliards, en raison de remboursements
d'emprunts, alors que celle des administrations publiques locales est
restée quasiment stable (-0,3 milliards), après avoir diminué plus
franchement au deuxième trimestre des années précédentes.
Outre
la dette de l'Etat (985,6 milliards d'euros à fin juin), la dette
publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des
administrations de sécurité sociale (61,4 milliards), des
administrations publiques locales (131,7 milliards) et des ODAC (90,5
milliards).
Dans son communiqué, l'Insee souligne que le profil
de la dette trimestrielle reste révisable pendant plusieurs trimestres
et que sa seule observation ne permet pas de présager celle du déficit
public.
PARIS (Reuters) - Le nombre moyen
d'heures supplémentaires effectuées par les salariés français a
augmenté de 34,5% au deuxième trimestre par rapport à la même période
de l'an dernier, selon la Direction de l'animation de la recherche, des
études et des statistiques (Dares).
Par rapport aux trois
premiers mois de l'année, la hausse est de 5,5%, disent ces
statistiques publiées vendredi. Au premier trimestre, la hausse avait
été de 40,3% sur un an mais avec un recul de 1,6% en glissement
trimestriel.
Dans les entreprises de 10 salariés ou plus des
secteurs concurrentiels, le nombre moyen d'heures supplémentaires par
salarié à temps complet a été de 9,1 heures au deuxième trimestre,
contre 8,7 heures en janvier-mars.
Ces données, non corrigées des
variations saisonnières et jours ouvrables, sont établies à partir de
23.872 questionnaires exploitables dans le cadre de l'enquête
trimestrielle sur l'activité et les conditions d'emploi de la main
d'oeuvre (Acemo) effectuée par la Dares.
Six secteurs expliquent
à eux seuls 88% de la progression de 34,5% sur un an : la construction,
le commerce, les services aux particuliers, les services aux
entreprises, les industries des biens intermédiaires et les industries
des biens d'équipement.
Selon la Dares, le nombre moyen d'heures
supplémentaires déclarées a augmenté de 43,4% dans les entreprises
ayant une durée collective du travail supérieure à 35 heures, pour
atteindre 25,6 heures au deuxième trimestre contre 17,8 heures un an
plus tôt. Dans les entreprises à 35 heures, il a progressé de 30,8% à
5,5 heures.
La défiscalisation des heures supplémentaires était
la mesure phare de la loi travail-emploi-pouvoir d'achat (Tepa) votée
en août 2007 pour traduire le slogan de campagne de Nicolas Sarkozy de
"travailler plus pour gagner plus".
Elle coûte environ 150
millions d'euros par mois à l'Etat. Elle amène les entreprises à
officialiser des heures supplémentaires non déclarées auparavant, ce
qui a pour effet d'augmenter les cotisations patronales - et de
relativiser les statistiques, compte tenu des sous-déclarations passées.
L'opposition
estime que la défiscalisation des "heures supp" a gonflé les rangs des
chômeurs en incitant les entreprises à demander plus à leurs salariés
plutôt qu'à embaucher.
Nicolas Sarkozy s'est engagé mercredi devant le Conseil des ministres à respecter, malgré la crise, ses promesses sociales, en confirmant notamment le versement dès la fin novembre d'une prime de Noël majorée pour tenir compte de l'inflation.
"Pour les titulaires des minima sociaux comme le Revenu minimum d'insertion (RMI) et l'Allocation de solidarité spécifique dont le pouvoir d'achat n'est pas garanti, j'ai décidé d'accorder une prime exceptionnelle pour compenser le retard sur l'évolution réelle des prix en 2008", a déclaré M. Sarkozy dans une déclaration rendue publique par l'Elysée.
"Cette compensation viendra s'ajouter à la prime exceptionnelle de fin d'année, dont le montant sera par conséquent porté à 220 euros en 2008. Je souhaite que cette prime soit versée de manière anticipée, dès la fin du mois de novembre", a-t-il ajouté.
Cette prime exceptionnelle avait déjà été annoncée par le ministre du Travail Xavier Bertrand puis confirmée par le ministre du Budget Eric Woerth, mais son montant n'avait pas encore été dévoilé.
La prime de Noël est versée depuis 1998. Elle était de 152,45 euros pour une personne seule en décembre 2007, sans changement par rapport aux années précédentes. Cette prime est majorée de 50% pour un couple et augmente avec la composition de la famille.
Dans sa déclaration, le chef de l'Etat a également maintenu sa promesse de faire progresser de 25% le minimum vieillesse d'ici la fin de son quinquennat en 2012. "Cet engagement sera tenu", a-t-il répété mercredi.
Il a rappelé qu'une majoration de 200 euros avait été accordée aux 600.000 personnes concernées dès le mois de mars de cette année et que la revalorisation atteindrait 6,9% en 2009, comme annoncé dans le projet de budget 2009 présenté la semaine dernière.
Nicolas Sarkozy a également indiqué qu'il tiendrait ses engagements de faire passer de 56 à 60% le taux des pensions de reversion, d'améliorer de 25% l'allocation aux adultes handicapés, de revaloriser les retraites des agriculteurs "dès l'année prochaine" et de reconduire jusqu'en 2012 "l'objectif de minimum de pension fixé à 85% du SMIC".
Le président a enfin rappelé que pour garantir le pouvoir d'achat des retraites, la revalorisation des pensions interviendra désormais au 1er avril.
"L'ensemble de ces dispositions relatives aux retraites seront débattues au Parlement très prochainement, dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009", a-t-il précisé.
"Lors de mon déplacement à Toulon, consacré à la situation économique, j'ai rappelé ma détermination à conserver le cap des réformes et à conforter la cohésion sociale. C'est en effet dans les moments de crise comme celui que nous traversons que la solidarité avec nos concitoyens qui sont le plus en difficulté doit être la plus forte", a justifié Nicolas Sarkozy.
Jour après jour, la liste des annonces anti-sociales s'allonge. Des régressions sociales, il y en a de plus en plus : garde d'enfants, rentrée scolaire, carte famille nombreuse, allocations familiales, régime chômage des plus de 57 ans et demi …
Le gouvernement s'attaque à la politique familiale, et au système social pour chiper quelques millions d'euros sur le dos des plus nécessiteux. Si la recherche d'économies s'impose, il ne faut certainement pas regarder du côté de la branche famille qui, contrairement aux branches maladie et retraite, n'est pas dans le rouge. Elle a même terminé 2007 en excédent de 200 millions d'euros. Cette politique familiale est une exception française que nos voisins européens en panne de natalité nous envient.
Après le tollé suscité par la carte judiciaire, et son cortège de suppressions de tribunaux, Sarkozy a veillé à ne pas évoquer, lors de son déplacement en province, la fin des petits hôpitaux. En les incitant à se constituer en réseaux, les hôpitaux seront priés de se débrouiller sans aucune aide de l'Etat.
On n'est pas au bout de nos peines. D'ici l'été 50 textes vont être au menu du Parlement portant sur des sujets que l'on ne voulait pas mettre en débat avant les municipales : marché du travail, dialogue social, statut des fonctionnaires.
Et toujours les mêmes objectifs : diminuer les déficits en faisant payer les plus pauvres. Les Français ne sont pas prêt à tout accepter, et certaines mesures antisociales risquent de provoquer une vague de mécontentement difficile à maîtriser.
Encore des mots, toujours des mots, rien que des maux...
Je n'aime pas du tout le personnage, mais là, avec ce discours il a fait fort.
Les mots, c'est bien. Mais nous le jugerons aux actes.
No more Hezbollah et Khadafi invités à Paris en grandes pompes ?
---------------------------------------- Le Président Sarkozy était le 13/02/2008 l'invité d'honneur du dîner du Crif alors que, les autres années, ce rôle revient au Premier ministre. Cette année, un millier de convives étaient rassemblés au pavillon d'Armenonville de Boulogne. Convenant avec le président du Crif, Richard Prasquier, que l'antisémitisme se combat "dès l'école", M. Sarkozy, plusieurs fois applaudi, a affirmé avoir "demandé au gouvernement, et plus particulièrement au ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, de faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah". Il a également annoncé que le président israélien viendrait en France en mars et que lui-même se rendrait en Israël en mai pour le 60è anniversaire de la création de l'Etat. Défendant le droit d'Israël à sa sécurité, M. Sarkozy a également rappelé que "les Palestiniens doivent avoir un Etat" et qu'"un accord d'ici la fin de l'année est parfaitement possible". Alors que M. Prasquier venait de faire part d'inquiétudes sur une menace nucléaire iranienne, M. Sarkozy a dit qu'il appartenait "à l'Iran de démontrer ses objectifs pacifiques et de respecter les résolutions des Nations unies" en matière de nucléaire. "Je ne rencontrerai pas, je ne serrerai pas la main de gens qui refusent de reconnaître l'Etat d'Israël", a indiqué M. Sarkozy.
Dans son ouvrage The Impact of Inegality, le médecin R. Wilkinson croise les apports de différentes disciplines pour démontrer que la santé et le bien-être dépendent de facteurs sociaux structurels.
Recensé : Richard G. Wilkinson, 2007, The impact of Inequality. How to Make Sick Societies Healthier, Londres, Routledge (1ère ed. 2005, 372 p.).
Médecin et épidémiologiste (directeur de l'unité d'épidémiologie sociale de l'université de Nottingham), R. Wilkinson explore depuis plus de vingt-cinq ans les déterminants de la santé et plus largement du bien-être. Cette question est classiquement traitée au niveau des individus ; l'originalité de cet ouvrage est de se situer au niveau des sociétés, et plus encore de s'intéresser aux effets spécifiques des inégalités qui les caractérisent. La thèse qui y est défendue est que la santé et le bien-être, loin d'être des paramètres purement individuels, sont profondément tributaires de facteurs sociaux structurels, tels que l'ampleur des inégalités. En d'autres termes, ce médecin se fait psychologue et sociologue pour démontrer comment le social imprime sa marque sur les esprits et sur les corps.
Les inégalités économiques, personne n'en conteste l'existence dans les sociétés modernes ; elles sont souvent tolérées comme une rançon inéluctable du développement, et elles sont même souvent défendues, comme un stimulant utile et finalement pas si injuste dès lors qu'elles sont censées refléter des inégalités de mobilisation individuelle. On en finirait presque par oublier que les inégalités produisent des effets délétères dans des domaines variés de la vie sociale.
Au point de départ des analyses de R. Wilkinson [1], il y a ce constat d'un contraste de plus en plus souvent pointé entre l'enrichissement spectaculaire des sociétés et la montée de symptômes considérés comme problématiques, tant au niveau social (violence, criminalité, drogues) qu'individuels (dépression, stress). Pour le dire autrement, les indicateurs de bien-être et de santé semblent avoir radicalement décroché des indicateurs de croissance économique. Aujourd'hui, par exemple, les Grecs, dont le niveau de vie moyen est très inférieur à celui des Américains, sont néanmoins globalement en bien meilleure santé. R. Wilkinson mobilise aussi des données sur les États américains, qui révèlent de fortes corrélations positives entre inégalités économiques et homicides ou prégnance du racisme, ou encore, dans le sens inverse, sentiment de confiance ou ampleur des réseaux sociaux. Cette observation vaut au niveau des pays et à ce niveau agrégé, il s'agit bien d'un effet spécifique de l'inégalité et non d'un effet de la pauvreté, puisque les pays les plus riches, les États-Unis en tête (ou en leur sein les États les plus opulents), ne sont pas mieux portants à tous points de vue.
Cela ne veut pas dire que la pauvreté ne joue aucun rôle : au niveau de la planète, la mortalité infantile est fortement corrélée au niveau de richesse ; mais il n'en demeure pas moins que, au sein des pays « suffisamment riches » (R. Wilkinson prend de nombreux exemples sur les États d'Amérique du Nord, les divers États des USA et les provinces canadiennes), les sociétés les plus inégalitaires ont les taux de mortalité le plus élevé. Il évoque aussi certaines circonstances historiques révélatrices à cet égard. Par exemple le fait qu'au Royaume-Uni, pendant les deux dernières guerres mondiales, et alors que les inégalités de conditions étaient sensiblement réduites, on a enregistré des progrès significatifs dans la santé des civils ; ou encore cet arrêt de l'allongement de l'espérance de vie et même la dégradation à laquelle on a assisté dans les pays de l'Europe de l'Est depuis la fin des années 1960, parallèlement au développement de l'économie de marché et à l'accroissement des inégalités socio-économiques et de l'individualisme.
R. Wilkinson ne s'arrête pas à ce constat de corrélations « macro » entre inégalités et santé et plus largement bien-être, corrélations dont on connaît la fragilité tant qu'on reste au niveau de comparaisons entre pays. Il le confronte au constat de sens opposé que l'on peut faire au niveau des individus : à ce niveau, la santé et le bien-être sont fortement corrélés avec la richesse. Autrement dit, si les pays les plus riches ne sont pas toujours ceux où l'espérance de vie est la plus longue, au sein des pays, ce sont les plus riches qui vivent les plus vieux.
Il y a là un cas de divergence entre niveau pays (niveau macro) et niveau individuel (niveau micro) que l'on observe dans d'autres domaines ; un schéma de même type est observé quand on analyse les effets de l'éducation ; par exemple l'éducation accroît le civisme au niveau des individus sans qu'il y ait de relation au niveau pays entre niveau d'éducation moyen et niveau de participation civique. Ignorer ces divergences entre niveaux micro et macro, c'est tomber dans ce piège que les anglo-saxons désignent sous le vocable de cross-level fallacies consistant à passer comme si de rien n'était d'un niveau à l'autre (par exemple, estimer, comme si cela était évident, que dès lors que, au niveau individuel, on chôme d'autant moins que l'on est instruit, il suffit, au niveau macro, d'élever le niveau d'instruction de la population pour supprimer le chômage…).
Pour élucider ces décalages de prime abord mystérieux, R. Wilkinson travaille en deux temps. Tout d'abord, il analyse les conséquences des inégalités économiques sur les relations sociales, au niveau des sociétés, puis dans un second temps, il déplace le projecteur au niveau individuel, pour analyser les relations ente santé et bien-être individuels et position dans une hiérarchie de revenus. Bref, il élucide le « chaînon psychosocial » qui lie l'inégalité et la santé.
Au niveau des sociétés, R. Wilkinson, se situe dans le prolongement des analyses de Tocqueville quand, dans De la démocratie en Amérique, celui-ci soulignait la force de la vie communautaire (et du capital social), la rapportait à la relative égalité de conditions. Il montre, statistiques à l'appui, que la qualité des relations sociales (degré de confiance entre les gens, niveau d'entraide, sentiment de sécurité, crime…) est liée à l'échelle des inégalités de revenus. Quand les inégalités sont importantes, les relations sociales sont davantage affectées par des considérations de pouvoir et de position, et les interactions sont de plus en plus imprégnées de logiques de domination, de différenciation, de subordination… D'où des degrés variables de tension ou de décontraction des rapports sociaux, qui déterminent la qualité des relations sociales, qui elle-même est un déterminant crucial de la qualité de la vie et va rejaillir sur la santé.
Au niveau des individus, R. Wilkinson démontre, et c'est frappant de la part d'un médecin reconnu, que tant la santé que le bien-être psychologique sont fortement liés à l'expérience subjective des personnes. Il ne nie bien sûr pas l'impact des conditions matérielles de vie sur la santé, mais il pose que les liens de cause à effet les plus importants sont de nature psycho-sociale : les processus biologiques qui entraînent la maladie seraient eux-mêmes déclenchés (souvent, ajoute-t-il) par des sentiments et des comportements associés à la fois à la situation matérielle et plus encore à la position sociale relatives. Il insiste sur le fait que la pauvreté relative a des effets bien plus importants, dans nos sociétés riches, que la pauvreté absolue. Il fournit de nombreux exemples des conséquences, sur la santé, du fait d'occuper un poste à bas statut, par l'intermédiaire de variables psychologiques telles que le sentiment de contrôle, la dépression, le stress… S'appuyant sur ses propres travaux sur la biologie du stress, il note que la place que l'on occupe au sein de la société engendre plus ou moins de stress et d'anxiété, ce qui peut certes apparaître comme relativement trivial mais est ici strictement démontré. Un des éléments de la démonstration est fourni par la référence à des expérimentations animales. C'est ainsi qu'on a observé chez les macaques que la formation des plaques d'athérome dans les artères coronaires était nettement plus rapide chez ceux d'entre eux en position dominée, avec à la clé davantage de maladies cardiovasculaires. D'autres travaux sont mobilisés pour pointer les effets de la stigmatisation sur la santé : ainsi, les minorités ethniques américaines sont en moins bonne santé quand elles sont isolées et donc plus exposées au regard d'autrui et à la stigmatisation qui l'accompagne que lorsqu'elles vivent dans une zone où elles sont plus nombreuses, ce qui, au passage, suggère que la mixité sociale puisse avoir des effets ambivalents… R. Wilkinson évoque aussi des expérimentations classiques montrant que lors d'un contact avec une personne de statut social plus élevé que soi, de nombreuses manifestations physiologiques de tension et de stress sont couramment observées. Or le stress, d'autant plus qu'il est chronique, a des effets établis sur la santé.
Dans les sociétés riches comme la nôtre, au fur et à mesure que les préoccupations de survie matérielle s'éloignent, l'anxiété quotidienne va concerner avant tout la manière dont on pense que les autres nous voient et nous jugent. Et en la matière, les statuts sociaux relatifs sont très importants. Les personnes en situation dominée vont être obsédées par le mépris d'autrui, le manque de respect, l'affront à la dignité, le besoin de préserver une certaine estime de soi… On comprend alors que la violence soit plus répandue dans les sociétés inégales, pas tant entre riches et pauvres qu'entre les pauvres eux-mêmes, dès lors que l'inégalité et le fardeau d'un statut social bas accroît la probabilité que les personnes réagissent pour réaffirmer leur dignité et le sentiment de leur propre valeur.
R. Wilkinson souligne ainsi avec force que parce que le regard des autres est essentiel dans la manière dont nous nous percevons nous-même, les questions d'inégalités sociales affectent nos psychologies. Il rejoint ainsi les conclusions de nombreux psychologues sociaux (tels que F. Lorenzi-Cioldi [2]), qui montrent que « l'identité personnelle est l'une des expressions les plus achevées de l'appartenance à un groupe », en d'autres termes que l'ensemble de nos attitudes et comportements est profondément affecté par la manière dont nous sommes situés dans les rapports sociaux. La psychologie des individus, et aussi leur santé, sont donc indissociables de leur contexte social.
Le schéma causal défendu part donc des inégalités matérielles, inégalités qui plus est lues comme des différences de statut et de mérite, pour en décrire les retombées psychologiques – perceptions de supériorité/infériorité, compétition avec les autres, insécurité… – et in fine les incidences lourdes sur la santé.
R. Wilkinson rejoint également les analyses classiques des économistes sur le caractère relatif de la satisfaction des consommateurs, montrant combien celle-ci dépend avant tout des comparaisons que l'on fait avec les autres. Rappelons que cette influence du niveau de vie relatif a d'ailleurs été maintes fois soulignée par des auteurs aussi différents que K. Marx ou A. Smith, et repris par des économistes contemporains qui soulignent le rôle important que joue l'estimation comparative des niveaux de vie non seulement dans le désir de gagner plus et consommer plus mais aussi sur le bonheur… L'apport spécifique de R. Wilkinson est de souligner avec force qu'en accroissant les compétitions entre personnes, l'inégalité ajoute à la pression pour consommer comme moyen d'exprimer son statut. À ses yeux, cela nous condamne à une spirale sans fin de croissance économique, de destruction des ressources et de pollution. Il ne se contente pas de dire que l'inégalité est socialement corrosive, mais il soutient qu'elle nous empêche de résoudre les problèmes des sociétés modernes, en particulier qu'elle constitue l'obstacle le plus significatif à un niveau d'activité économique soutenable.
On jugera peut-être fort classiques, voire triviales, les analyses présentées par R. Wilkinson, et il est vrai qu'elles s'inscrivent dans des débats contemporains lancés il y a plus de trente ans par certains économistes. C'est ainsi que dès 1974, l'économiste américain R. Easterlin (et ceci a donné naissance au paradoxe qui porte son nom), avait démontré qu'à partir d'un certain seuil de revenus, la satisfaction individuelle n'augmente plus. L'OCDE elle-même, organisation toute vouée au culte de la croissance, n'exclut pas, pour la première fois en 2006, qu' « un surcroît de PIB par habitant, à partir d'un niveau déjà élevé, ait un effet décroissant sur le bien-être ». Ce scepticisme est à la base de tentatives a priori prometteuses pour mieux appréhender le bien-être des populations, en intégrant des paramètres tels que la qualité de l'environnement social… La santé, à cet égard, apparaît comme une dimension essentielle de la qualité de la vie, intéressante aussi dans sa dimension en grande partie non relative. Elle est d'ailleurs prise en compte, du moins avec cet indicateur grossier qu'est l'espérance de vie, dans les nouveaux indicateurs de bien-être [3].
Pourtant, même si personne n'ignore le caractère non soutenable d'une croissance économique telle qu'évaluée d'après les indicateurs actuels et le piège que constitue cette course au bonheur aiguillonnée par des normes comparatives sans cesse tirées vers le haut, la croissance reste l'étendard des politiques de tous bords, et les tenants de la décroissance apparaissent comme de doux rêveurs… comme les « écolos » d'il y a trente ans.
[1] Sur ce thème, R. Wilkinson a déjà réalisé plusieurs publications, notamment en 1996, Unhealthy societies : the afflictions of inequality, Londres : Routledge, et, en 2000, Mind the gap : Hierarchies, Health and Evolution, Londres, Weidenfeld et Nicolson. Seul ce dernier ouvrage a été traduit en français aux éditions Cassini sous le titre : L'inégalité nuit gravement à la santé (2002) ; ce petit livre constitue un bon résumé des travaux de R. Wilkinson pour le lecteur non anglophone.
[3] Une présentation de ces indicateurs et synthèse récente des débats sur ces questions sont proposées dans le numéro 2.923 de « Problèmes économiques » (janvier 2008) : Le bonheur expliqué par les économistes.
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La cote de popularité de Nicolas Sarkozy est nettement remontée en un mois, 40% des Français affirmant lui faire confiance en août (+4 points) et 51% ne pas lui faire confiance (-5 points), selon un sondage CSA pour iTele-Le Parisien-Aujourd'hui en France rendu public vendredi.
L'écart entre les opinions favorables à M. Sarkozy et les opinions défavorables revient ainsi de -20 points en juillet à -11 points en août, tandis que 9% des personnes interrogées (+1) ne se prononcent pas.
La cote de confiance du président de la République est devenue négative en février, selon le baromètre de CSA.
Celle de François Fillon a également progressé en août par rapport à juillet, 45% (+1) des Français lui faisant confiance et 45% (-4) ne lui faisant pas confiance.
La cote de confiance du Premier ministre est négative depuis le mois de mai, selon CSA.
Sondage réalisé par téléphone le 30 juillet auprès d'un échantillon représentatif de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
Notice détaillée disponible à la commission des sondages.
La classe politique française et internationale, ainsi que de
nombreuses personnalités, se sont empressées de communiquer leur joie à
l'annonce de la libération de l'otage franco-colombienne.
Voici leurs principales réactions :
EN FRANCE
François Fillon a exprimé depuis Ottawa son «immmense soulagement» et sa «joie».
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner,
a assuré que la France n'oubliait pas les otages encore aux mains des
Farc. «Nous resterons mobilisés jusqu'à leur libération», a-t-il promis.
«Bonheur,
joie, soulagement, quand Ingrid arrive si bien à trouver les siens, on
peine à trouver les mots devant cette issue à laquelle on avait si peur
de croire», a déclaré Rama Yade sur RTL, jeudi matin.
«La première leçon que je tire de cette libération, c'est que la
pression internationale, ça marche», a-t-elle ajouté.
Pour Rachida Dati, minsitre de la justice, «c'est le résultat d'une mobilisation sans précédent».
«Ce
soir, tous les députés et tous les sénateurs de France, quel que soit
leur engagement politique sont ravis et enchantés de la libération
d'Ingrid Betancourt», a déclaré Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.
A l'Assemblée nationale, les députés français ont applaudi la libération de l'otage.
L'UMP a exprimé, par la voix de son porte-parole Dominique Paillé,
son «enthousiasme» et son «soulagement». «L'opiniâtreté du président
Sarkozy à faire libérer notre ressortissante a été sans nul doute
l'élément déterminant», a-t-il ajouté. Patrick Devedjian,
secrétaire général de l'UMP, a renchéri : «La première personne à
féliciter est le président Uribe qui, par les moyens militaires, a
réussi à libérer les otages. Le courage paye et c'est un vrai succès
politique. Je pense que l'attitude de la France et les bonnes relations
que Nicolas Sarkozy entretient avec le président Uribe ont convaincu le
gouvernement colombien de considérer cette libération comme une
priorité.»
«C'est une vraie délivrance pour la famille et tous
leurs proches. C'est aussi un soulagement pour la France dont la
mobilisation et les efforts en vue de cette libération n'ont jamais
cessé depuis son enlèvement», a déclaré Jacques Chirac dans une déclaration.
«Nous
remercions tous ceux qui ont participé à cette libération (...) qui met
un terme à des années de captivité éprouvante», a déclaré le premier
secrétaire du Parti socialiste, François Hollande.
Ségolène Royal,
présidente PS de la région Poitou-Charentes, a dit partager
«l'allégresse, la joie, le soulagement que doivent ressentir ses
enfants». «Ils «n'ont jamais perdu espoir et (...) ont toujours cru
possible la libération de leur mère, même dans les pires moments de
doute.»
Martine Aubry, maire PS de Lille et
présidente de Lille Métropole Communauté Urbaine, a fait part de son
«bonheur d'apprendre enfin cette merveilleuse nouvelle qu'est la
libération d'Ingrid Betancourt» après «tant d'espoirs déçus et de
tentatives manquées».
Marie-George Buffet,
secrétaire nationale du PCF, a qualifié de «grande nouvelle» l'annonce
de cette libération. «J'imagine l'immense soulagement d'Ingrid, après
tant d'années de souffrances, et le bonheur de ses enfants et de toute
sa famille», a-t-elle déclaré dans un communiqué.
François Bayrou,
président du Modem, a rendu hommage aux enfants d'Ingrid Betancourt,
«formidables de dynamisme, de mobilisation». Interrogé par France Info,
il a aussi salué le rôle des autorités colombiennes: «Il fallait
prendre un risque et ils l'ont fait. Ils ont réussi quelque chose de
formidable.»
Pour Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre, «c'est une grande nouvelle car tout le monde craignait pour sa vie.»
Florence Aubenas,
otage en Irak pendant 5 mois, a lancé : «C'est Noël en juillet ! Je
revis par procuration ce qu'ont dû vivre mes proches à ce moment là. Il
faut juste lui dire 'bienvenue parmi nous' et l'accueillir avec toute
l'amitié et l'amour qu'on peut».
A L'ETRANGER
Le Vatican
s'est félicité de la libération de cette libération, évoquant «une
bonne nouvelle» et «un signe positif pour la liberté de tous les
otages» ainsi que pour «la réconciliation» en Colombie.
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a «chaleureusement accueilli l'annonce» de ces libérations et a appelé les Farc à libérer les autres détenus.
Madrid a exprimé son «énorme satisfaction» et «appelle à la libération de tous les otages» actuellement détenus par les Farc.
La Suisse
exprime sa «joie» et «félicite le gouvernement colombien pour avoir
réussi à libérer les otages sans qu'il y ait de victimes», a déclaré
Raphaël Saborit, porte-parole du Département fédéral des Affaires
étrangères.
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et
son ministre des Affaires étrangères Franco Frattini ont également fait
part de leur «grande joie» et souhaité la fin de la violence en
Colombie.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a
fait part de son «soulagement». «C'est pour moi une grande joie
qu'aient enfin pris fin le cauchemar de six ans vécu par Ingrid
Betancourt ainsi que la captivité de trois Américains et de onze
Colombiens», a renchéri la Commissaire européenne aux Relations
extérieures, Benita Ferrero-Waldner.
C'est une «excellente nouvelle», a déclaré le Haut représentant de l'Union européenne pour la Politique extérieure, Javier Solana, qui a lui aussi «félicité le président Uribe et l'armée colombienne».
A Washington, le président George W. Bush «a félicité le président Uribe et lui a dit qu'il était un dirigeant fort». La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, s'est déclarée «ravie».
Les réactions ont également été nombreuses en Amérique latine. Le gouvernement vénézuélien du président Hugo Chavez a
exprimé sa «grande joie pour l'heureux événement» et demandé aux Farc
de libérer toutes les personnes qu'elles détiennent. La présidente
argentine Cristina Kirchner a salué «une victoire de la vie et de la liberté». Son homologue bolivien Evo Morales a
estimé que la libération des otages était «extrêmement importante dans
la quête de la paix» en Colombie. «C'est un grand soulagement», a
déclaré le ministre équatorien de la Défense, Javier Ponce. Le ministre chilien des Affaires étrangères, Alejandro Foxley, a lui aussi souhaité que ce soit un premier pas vers «une paix permanente» en Colombie. Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, «a exprimé sa satisfaction devant cette nouvelle tant attendue par la communauté internationale».
L'organisation humanitaire Amnesty International a salué la libération des otages et a appelé les Farc à libérer toutes les autres personnes qu'elles détiennent.
Quand, début octobre 2006, elle a montré le ELLE à son père, elle a
senti la fierté submerger le vieil homme. Elle posait sous les ors de
la République, dans un dossier sur les 50 femmes d'influence françaises
! Alors, Mbark, l'ancien maçon, désormais retraité, a couru chez le
marchand de journaux pour le dévaliser. Puis il a envoyé des
exemplaires à tous les membres de la famille, au Maroc et en Algérie.
Avant cela, il a quand même pris soin de déchirer la publicité de femme
dénudée placée en face de l'article... Aujourd'hui, pour Mbark, la
fierté se double de crainte. Rachida vient d'être nommée porte-parole
de Nicolas Sarkozy pour la campagne présidentielle. En un instant, elle
est passée de l'ombre du cabinet du ministre de l'Intérieur – où elle
le conseillait sur les questions de prévention de la délinquance – à la
lumière des plateaux de télévision. « Tu vas prendre des coups ! Tu vas
tomber ! » lui prédit son père, angoissé. Rachida Dati, elle, n'a pas
peur. Depuis le 15 janvier, cette petite femme menue, aux yeux de
braise et au sourire ravageur, multiplie les interventions sur les
ondes pour prêcher « la bonne parole » de son patron. « Je veux rendre
audible ce sur quoi Nicolas Sarkozy n'a pas été suffisamment entendu,
comme la protection des mineurs ou les violences conjugales »,
dit-elle, en agitant ses mains toutes fines. Assise à son bureau du
siège de campagne, vêtue d'un pantalon de tweed beige et d'une veste
Chanel bleu marine, Rachida Dati relit le communiqué qu'elle vient de
rédiger à la suite des déclarations de Ségolène Royal sur les femmes
battues. « Je n'attaque pas la personne de Madame Royal, c'est projet
contre projet, mais elle ne sait pas de quoi elle parle, lance-t-elle
avec énergie. Quand elle prétend que sa première mesure sera d'adopter
une loi qui évince le conjoint violent du domicile, alors que cette
mesure est déjà prévue dans deux textes, on ne peut pas la laisser
dire. Et puis, même les chiffres, elle ne les connaît pas ! » Pour
parfaire sa formation de porteparole, Rachida Dati a suivi des séances
de training avec l'ex-présentateur de TF 1, Jean-Claude Narcy. « Je lui
ai demandé des conseils pour mieux regarder une caméra, je ne vois pas
où est le problème ! » lâche-t-elle. Rachida Dati partage avec Nicolas
Sarkozy une ambition décomplexée.
Elle ne nie pas que sa présence dans l'équipe de campagne a des
allures de casting, qu'ainsi l'UMP remplit son quota de femmes et de
minorités visibles, mais elle balaie la remarque d'une formule : « Vous
savez, Nicolas Sarkozy n'a besoin ni d'un boulet ni d'un pot de fleurs.
» Il suffit de lui faire raconter son parcours pour se convaincre
qu'elle ne sera pas la beurette alibi. Rachida Dati est née dans une
famille immigrée comme tant d'autres, qui habitait, au départ, dans une
grange, puis dans une HLM, à Chalon-sur-Saône. Un père marocain, maçon,
puis ouvrier, à la suite d'un accident de la route. Une mère
algérienne, au foyer, qui ne savait ni lire ni écrire et qui a mené
dix-huit grossesses à terme en vingt ans, avec finalement douze enfants
en vie : huit filles et quatre garçons. Rachida est la deuxième. Avec
Malika, sa soeur aînée – aujourd'hui professeur à la fac –, elle aide
sa mère à s'occuper des petits et à tenir la maison. En même temps,
elle suit des études brillantes au Devoir, à Chalon, un institut pour
jeunes filles de bonnes familles tenu par des religieuses.
"Pour mes parents, tout ce qui pouvait nous apprendre la différence
entre le bien et le mal était bon », commentet- elle. Dans cet
établissement, elle apprend aussi « les bonnes manières » et découvre
les inégalités. « Ce n'était pas toujours facile de voir mes copines
partir en séjour linguistique ou faire de la danse le mercredi », se
souvient-elle. On imagine que cela a joué dans son désir de s'en
sortir. « C'est vrai que j'étais très déterminée, poursuit-elle. Je ne
voulais pas vivre ce que mes droit, elle invente la mutualisation de
garde-robe griffée. « Avec quelques copines de même corpulence, on
avait un tailleur, une robe, un beau sac, et on tournait : l'une la
jupe, l'autre la veste, en fonction des entretiens d'embauche et des
rendez-vous de chacune », se souvient-elle amusée. A 25 ans, elle
portait déjà du Saint-Laurent et du Balenciaga. Pour financer ses
études, Rachida Dati ne recule devant aucun boulot : de vendeuse au
rayon charcuterie de Prisunic à aide-soignante de nuit dans une
clinique. Pour les jobs intéressants, elle comprend vite l'importance
du réseau relationnel. Maiscomment faire ? Sa recette tient en deux
mots : du culot. Comme Melanie Griffith dans « Working Girl », le film
culte des cadrettes des années 80, elle se débrouille pour approcher
les puissants et forcer leur porte. Démonstration. Un jour, elle lit
dans la presse un portrait d'Albin Chalandon – alors garde des Sceaux.
Un peu plus tard, elle apprend – dans un autre article – que le
ministre participera à une réception à l'ambassade d'Algérie, à Paris.
Elle n'a jamais mis les pieds dans la capitale, mais qu'importe : elle
s'y fait inviter ! Albin Chalandon est bluffé. Elle lui envoie son CV,
il l'appuie pour qu'elle entre chez Elf comme comptable. Par la suite,
elle ne laissera passer aucune occasion de rencontrer des gens de
pouvoir. Mieux, elle saura les convaincre de l'aider. Jean-Luc
Lagardère financera son MBA. Et Simone Veil lui offrira sa robe de
magistrate, le jour de sa prestation de serment. Parce que,
entre-temps, elle a réussi l'Ecole nationale de la magistrature.
Rachida Dati étonne.
On la qualifie, parfois, d'« intrigante ». Elle sort ses griffes : « Je
suis magistrat, ce n'est pas une intrigue, je travaille, ce n'est pas
une intrigue. Après, on peut triturer les faits comme on veut, mais je
n'ai rien volé, rien usurpé ! » Jacques Attali, auprès duquel elle a
travaillé un an à Londres, confirme : « Elle n'a jamais transigé sur
les principes moraux. Elle a juste réussi magnifiquement à se créer un
réseau. Même si elle a préféré suivre un homme de droite, c'est bien
pour la démocratie que la politique l'ait récupérée. » Avec Sarkozy,
elle a fait comme toujours : quand il a été nommé place Beauvau en
2002, elle lui a écrit son désir de travailler avec lui. Le ministre a
dit banco. Au début, certains conseillers se demandent ce qu'elle fait
là. Ils pensent qu'elle a été nommée pour raconter sa vie...Elle
s'impose en planchant sur des dossiers techniques, puis en préparant la
loi sur la prévention de la délinquance. De même, quelque temps après
sa nomination, certains ministres l'appellent pour lui demander si elle
n'aurait pas « des gens comme elle » à leur présenter... Histoire
d'introduire un peu de mixité dans l'organigramme de leur ministère. «
Comme moi, magistrate ? » leur demande-t-elle, mutine. Rachida Dati
n'aime pas être renvoyée à ses origines. « Si mon enfance a été
difficile, ce n'est pas parce qu'on était immigrés, mais parce qu'on
était pauvres », résume-t-elle. Aujourd'hui, quand on lui demande si
cette fonction de porteparole signe son entrée en politique, elle
répond : « Ce n'est pas le sujet. » Quand on insiste : « Aimerait-elle
briguer, un jour, un mandat électif ? Se verrait-elle secrétaire
d'Etat, voire ministre ? », elle esquive en vraie politique, vous
emmenant, doucement, l'air de rien, sur un tout autre sujet. Un peu
plus tard, elle vous montre le texto qu'un copain socialiste vient de
lui adresser : « Le PS recherche une Dati de gauche... »
A l'Education, il a tenu tous les rôles :
prof, directeur de cabinet, ministre délégué... Le voilà, depuis un an,
seul maître à bord, habile et provocateur à la fois, soucieux surtout
de montrer à l'Elysée qu'en dépit de ses déboires électoraux, il reste
le meilleur élève de la classe gouvernementale. Quitte à rallumer, avec
les profs, une guerre qu'il pense avoir éteinte avec les lycéens Il
aura maintenu le secret jusqu'au bout pour ménager la surprise. Effet
garanti. En annonçant vendredi 9 mai en début d'après-midi, juste avant
le long week-end de Pentecôte, un accord avec les deux principaux
syndicats lycéens, Xavier Darcos estime avoir limité le mouvement de
protestation dans l'Education nationale. Après quoi, soulagé, il s'est
accordé deux jours de repos dans le Lot avant la grande manifestation
de toute la fonction publique ce jeudi 15 mai. Le ministre ne nourrit pas d'illusions : la mobilisation va bien au-delà de la seule Education nationale. «Il y aura
beaucoup de monde»,
pronostiquait-il la semaine dernière. Mais il a desserré l'étau :
satisfaite de ses engagements, notamment sur le bac professionnel, la
FIDL s'est engagée à cesser ses appels à la mobilisation au-delà de la
manif du 15 mai. Bref, à ne pas prolonger le mouvement jusqu'aux
vacances. Il aura fallu à Darcos plus de deux mois avant de prendre
la mesure de l'ampleur du mécontentement et de recevoir les lycéens
qu'il avait d'abord choisi d'ignorer. C'est beaucoup. C'est surtout
étonnant de la part de ce fin connaisseur de la maison, agrégé de
lettres classiques, ancien professeur de khâgne à Bordeaux puis à
Louis-le-Grand. Ce spécialiste de Mérimée, dont il a écrit la
biographie, est un auteur prolixe. Son histoire de la littérature
française est notamment un must pour les bachoteurs. Ancien directeur
de cabinet de François Bayrou, ministre de l'Education nationale en
1993, puis conseiller pour l'Education au cabinet du Premier ministre
Alain Juppé, il fut ministre délégué à l'Enseignement scolaire en 2002,
sous la tutelle de Luc Ferry, protégé de Jean-Pierre Raffarin. A
l'époque, Darcos, volontiers donneur de leçons, n'avait pas de mots
assez durs pour fustiger la suffisance de Ferry et sa méconnaissance de
la maison. Il relevait tous ses impairs, toutes ses gaffes au point
d'agacer l'Elysée de Chirac. Le jour où il serait ministre plein, on
verrait ce qu'on verrait. A 60 ans, Xavier Darcos n'ignore donc rien des arcanes de la
Rue-de-Grenelle. Il connaît par coeur les responsables de
l'administration et les syndicalistes, notamment Gérard Aschiéri,
agrégé de lettres lui aussi. Avec le secrétaire général de la FSU,
surnommé «l'étouffeur», en raison de sa propension à bloquer toute
réforme, Darcos a des relations anciennes. Les deux hommes se
connaissent depuis quinze ans et se respectent. «A ses yeux, je suis
légitime», assure le ministre qui a pourtant décidé qu'il était temps de lui rentrer dans le chou et de souligner «l'archaïsme»
des syndicats de l'Education nationale. Fort du soutien de l'opinion
publique et des parents d'élèves, fort du déclin de l'influence des
syndicats sur le corps enseignant depuis 2003, les grèves de profs sont
moins suivies (voir encadré, page 50) - Darcos s'autorise désormais à faire de la provoc avec son meilleur ennemi. «Allez-y
Gérard, allez jusqu'au bout, appelez donc à la grève du bac !», lui a-t-il lancé récemment, sachant bien que les profs ne suivraient pas la FSU sur ce terrain-là, trop impopulaire. Sa
longue pratique du «mammouth», ajoutée à son expérience d'élu dans une
terre radicale-socialiste, lui a permis d'éviter d'emblée les premières
chausses-trapes et autres pièges dont nombre de ses prédécesseurs ne se
sont pas relevés. L'Education est une matière explosive pour les
ministres, surtout lorsqu'ils sont de droite, et Xavier Darcos a un
souvenir précis de la longue liste des excellences tombées au champ
d'honneur ou qui, les ailes coupées, ont dû se contenter de regarder
passer les trains : Devaquet, Monory, Bayrou, Allègre, Robien... C'est dire s'il sait aussi que la question des suppressions de postes
est de loin la plus sensible. Le 28 juin 2007, moins de deux semaines
après la formation du gouvernement, Darcos prend donc les devants et
balance dans la presse, mine de rien, le chiffre de 10 000 suppressions
envisagées pour l'année 2008. Estimation délibérément basse, beaucoup
trop basse pour Matignon et Bercy qui en tiennent alors pour 23 000,
voire 29 000... L'Elysée tranchera finalement à 11 200. Sa manoeuvre
réussit grâce au soutien de Sarkozy, convaincu par Darcos qui argue
notamment des 8 000 créations de poste promises par... un certain
François Fillon lorsqu'il était ministre de l'Education. Darcos
estime alors avoir passé le plus dur et s'attaque aux programmes de
l'école primaire, réforme plébiscitée par une majorité de parents
d'élèves. Il fait aussi passer, jusqu'ici sans retour de bâton, la
suppression de la carte scolaire. A l'automne 2007, voici le ministre
de l'Education nationale devenu le chouchou de Nicolas Sarkozy qui le
cite en exemple à tout bout de champ. Son nom circule même comme celui
d'un Premier ministre possible pour remplacer François Fillon le cas
échéant. Les choses se gâtent en janvier. Le contexte politique a
changé. Sarkozy dégringole dans les sondages, et la droite n'a plus le
vent en poupe. Pris par une difficile campagne municipale à Périgueux,
Darcos a encore le réflexe de désamorcer habilement le débat lancé par
le chef de l'Etat sur l'enseignement de la Shoah. Mais il ne repère pas
les nuages qui s'amoncellent. Lorsqu'il a pointé quelques mois
auparavant les mauvais résultats de l'école primaire, il l'a fait sans,
souligner qu'à ses yeux, cette situation était d'abord due à une
succession de mauvaises décisions des gouvernements précédents,
notamment la création des IUFM par Lionel Jospin. Résultat : les
professeurs d'école, qui ne font qu'appliquer les directives, se sont
sentis visés. Et Darcos n'a pas su trouver les mots pour les dédouaner. Surtout
la nécessaire revalorisation du métier d'enseignant, promesse phare du
candidat Sarkozy, se fait attendre. Or tous les connaisseurs du système
s'accordent à en reconnaître l'urgence (lire l'article de Caroline Brizard, page 52).
Enfin la réforme du bac professionnel et le rééquilibrage des filières
inquiètent les lycéens qui se mettent lentement, mais sûrement, en
branle. Le mécontentement grossit donc à tous les étages pendant que
Xavier Darcos bat la campagne à Périgueux. Sonné par sa défaite dans
une ville qu'il a dirigée de près ou de loin pendant douze ans, et où
il fit ses premières armes de professeur, le ministre accuse longuement
le coup. Compte tenu du résultat catastrophique de la droite aux
dernières législatives sur Périgueux, ni lui ni sa femme Laure ne
voulaient de ce combat trop risqué. Poussé par l'UMP, il y est allé
contraint et forcé, aucun autre candidat de droite n'ayant la capacité
de résister à la gauche. Pour une centaine de voix d'écart, le voilà
politiquement affaibli et momentanément hors course. Mais Sarkozy
s'impatiente. Quand les caisses sont vides et qu'il n'y a pas grand
chose à distribuer, il faut donner du grain à moudre sur les sujets de
société. Darcos est donc prié de se remettre d'urgence aux réformes et
de donner des signes à l'électorat de droite. Compliqué, alors qu'il a
trop longtemps négligé de recevoir les lycéens, à la fois parce qu'il a
parié sur un essoufflement du mouvement à Pâques et parce qu'il ne
voulait pas leur donner trop d'importance. Il faudra les
recommandations amicales de l'Elysée et des responsables de l'UMP pour
qu'il commence à discuter avec la FIDL et l'UNL. Tout à fait réveillé
depuis trois semaines, Xavier Darcos joue désormais l'opinion publique
et les parents d'élèves contre les syndicats. Au congrès de la Peep
(parents d'élèves de l'enseignement public, classée à droite), le 1er mai, il sort à nouveau de son chapeau le service minimum d'accueil destiné aux familles modestes «qui
n'ont pas de nurse». Une
trouvaille personnelle qu'il avait imaginée pendant les vacances de
Noël pour remplacer, subtil glissement, le service minimum
d'enseignement réclamé par un François Fillon pousse-au-crime. Grâce au
feu vert de Sarkozy auquel il avait expliqué l'impossibilité de mettre
en oeuvre une telle mesure, le ministre de l'Education a expérimenté en
janvier son service minimum d'accueil avec un succès limité car les
maires, y compris de droite, ne jouent pas tous le jeu. Il veut surtout
que les professeurs déclarent désormais à l'avance s'ils feront grève
afin que les parents puissent s'organiser. Sinon, menace-t-il, il y
aura une loi. Tous les sondages concordent : la mesure est populaire,
de même que la mise en place des stages de remise à niveau pendant les
vacances de Pâques ou la réforme de l'école primaire. Du coup, Darcos se lâche, fustige «les phraseurs pédago»
et pointe un doigt accusateur sur un sondage publié sur le site du Snes
: 62% de professeurs s'y disent opposés à deux heures de présence en
plus dans leur établissement s'ils avaient une heure de cours en moins.
«Vous rendez-vous compte de
l'image que vous donnez alors que les parents plébiscitent le soutien scolaire
?», s'est-il exclamé devant Frédérique Rolet, secrétaire générale du syndicat. «Je n'ai pas
peur.»
Le ministre bombe le torse et déclare, martial, qu'il sera le premier
ministre de l'Education depuis longtemps à ne pas reculer. Une attitude
dictée par un mélange de convictions personnelles chez ce catholique
républicain mais aussi par une obligation de résultat. Désormais privé
de fief électoral, Xavier Darcos n'a d'autre choix que tenter de
démontrer à un Sarkozy exigeant qu'il est le plus réformateur des
ministres. Reste pourtant un vrai point noir : les suppressions de
poste sont condamnées par une majorité de Français, à gauche comme à
droite. Loin d'être réglé, le problème risque même de prendre de
l'ampleur avec la préparation du budget de 2009. Son sens politique et
son habileté tactique ont jusqu'ici permis à Xavier Darcos d'éviter
l'embrasement. Jusqu'à quand ?
Carole Barjon Le Nouvel Observateur http://xavierdarcos.blogspirit.com/
Sites pédophiles : MAM presse les fournisseurs d'accès Internet
Effet d'annonce, volonté de faire pression sur les fournisseurs
d'accès Internet (FAI) ou simple malentendu ? Ce mardi matin, lors d'un
atelier des Assises du numérique, Michèle Alliot-Marie annonçait que le
ministère de l'Intérieur s'était mis d'accord avec les FAI pour bloquer
l'accès des internautes français aux sites pédophiles. "Nous avons
travaillé avec les fournisseurs d'accès à Internet sur la protection
des plus faibles. Nous ne pouvons tolérer cette exploitation sexuelle
des enfants qu'est la cyberpédopornographie. Nous nous sommes mis
d'accord : l'accès aux sites à caractère pédopornographique sera bloqué
en France", a ainsi déclaré la ministre.
Une mesure qui provoque des remous
Intégrée à la future Loi d'orientation et de programmation de sécurité
intérieure (LOPSI), qui sera présentée à la rentrée, cette décision est
l'une des mesures de la charte "Confiance en ligne" que le gouvernement
cherche à faire adopter par les fournisseurs d'accès à Internet et qui provoque de nombreux remous
. Or, les fournisseurs contactés par la rédaction du Point.fr tombent
des nues et précisent qu'aucun accord n'a été signé. "Nous sommes en
discussion, c'est vrai", confie un FAI qui, hors micro, souligne les
dangers d'un texte qui veut aller au-delà de la loi. "Le fait d'avoir
recours à une charte de confiance prouve bien que le ministère n'est
pas à l'aise avec la législation."
Reste que tous les acteurs
concernés par cette charte sont d'accord sur la nécessité de lutter
contre la cybercriminalité en général et la pédophilie en particulier.
Plus d'un million d'images à caractère pédophile seraient disponibles
sur Internet et 36 % des enfants de 11 à 17 ans seraient déjà tombés
sur des images choquantes. La mesure annoncée par le ministère prévoit
qu'une plate-forme de signalement, d'ores et déjà mise en place par
l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies
de l'information et de la communication (OCLCTIC), avertisse les FAI du
contenu pédopornographique de certains sites "blacklistés". C'est donc
à l'État que reviendrait la responsabilité du rôle de veille. La
ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a insisté sur ce point et
précisé par ailleurs que le ministère n'imposerait aucune condition
technique de filtrage aux FAI. Enfin, la jurisprudence du Conseil
constitutionnel stipulant que "toute obligation imposée par l'État doit
donner lieu à indemnité", la mesure prévoit donc de dédommager les
fournisseurs.
"Il ne s'agit pas d'un Big Brother du Net"
Face
aux critiques que la Charte soulève depuis quelques semaines, Michèle
Alliot-Marie s'est voulue rassurante. "Il ne s'agit pas de créer un
"Big Brother" de l'Internet. Il n'a jamais été question de bloquer ou
de filtrer tous les sites ; je suis très attachée à cette liberté
fondamentale qu'est l'accès à Internet", a insisté la ministre.
Dans certains pays étrangers, comme la Grande-Bretagne, la Suède ou la
Norvège, les FAI participent déjà au filtrage des sites à caractère
pédophile. En France, seuls les logiciels de contrôle parental
permettent de faire barrage. L'État semble donc penser que c'est aux
FAI de bloquer à la source les sites à caractère pédophile ou violent.
Publié le 10/06/2008 à 13:34
- Modifié le 11/06/2008 à 12:10
Le Point.fr
Nicolas Sarkozy a fait une toute petite apparition, ce lundi matin,
au lancement de la Fondation Chirac, fondation pour la paix et le
dialogue des cultures, Musée du Quai Branly à Paris. Raccompagné
jusqu'à sa voiture par Jacques Chirac, son illustre prédécesseur, le
chef de l'Etat n'a pas voulu répondre à la question de LaTéléLibre.fr
qui a pourtant - sur ce - éternisé à sa manière la poignée de main
entre les deux ex-meilleurs ennemis…
Pourquoi l'ex-première dame de France reprend sa liberté
Entre son bonheur de femme et le dévouement politique à son mari,
l'ex-première dame a choisi. Elle divorce de Nicolas Sarkozy. Lasse d'être
constamment sous le feu des projecteurs, blessée au plus profond d'elle même par
les critiques dont, quoi qu'elle fasse, elle fait l'objet, Cécilia tire un trait
sur vingt ans d'amour. Et ouvre un nouveau chapître de son existence.
« Ce qui m'arrive est arrivé à des millions de gens : un jour, vous n'avez
plus votre place dans le couple. (…)
Les raisons sont inexplicables, elles arrivent à beaucoup de gens. Ca nous
est arrivé. ».
Ces propos sont de la bouche même de Cécilia qui a accordé un unique
interview à l'Est Républicain au lendemain du communiqué laconique que l'Elysée,
par la voix de son porte parole David Martinon, annoncait le divorce par
consentment mutuel du Président de la République et son épouse.
L'épilogue d'un feuilleton qui s'est ouvert sur le départ de la la future
Première Dame à New-York il y a deux ans.
La fin d'un amour fou qui aura duré plus de vingt ans entre Nicolas et
Cécilia : « En 2005, j'ai rencontré quelqu'un, je suis tombée amoureuse, je suis
partie. (…) Je suis rentrée à la maison, il y a un an.
Pendant un an, j'ai essayé de m'engager professionnellement, personnellement,
mais ça n'allait pas tous les jours »
La matérialisation de la procédure de séparation du couple Sarkozy a eu lieu
le lundi 15 octobre devant un juge aux affaires familiales du tribunal de
Nanterre où Cécilia s'est rendue accompagnée de leur avocate à tous deux, maître
Michèle Cahen. Information diffusée par le Nouvel Observateur et relayée
immédiatement par les médias internationaux.
La rumeur de divorce avait d'abord couru sur le Net, puis dans les coulisses
des rédactions parisiennes, mais au sein du gouvernement et de l'UMP, le sujet
était tabou. Au point que le porte parole David Martinon se serait fait remonter
les bretelles par le Président pour avoir répondu à une journaliste de Canal + «
Je n'ai pas de commentaire à faire sur cette histoire ». Une façon maladroite de
reconnaître, contrairement à ses « No comment » précédents, qu'il y avait bien «
une histoire », un problème au sein du couple. A peine si le secrétaire général
de l'Elysée Claude Guéant avouait dans les couloirs : « Comme vous le savez, en
ce moment le Président est énervé. »
Le lundi 15, à 18 heures après cette « journée horribilis », Nicolas Sarkozy
a d'ailleurs fait une visite surprise à l'exposition Gustave Courbet au Grand
Palais, pour décompresser.
Pendant ce temps, Cécilia flânait dans paris, s'occupait des fiançailles de
sa cadette, Jeanne-Marie. En tout cas le suspense aura été soigneusement
entretenu. Isabelle Balkany, l'épouse du député UMP des Hauts de Seine et amie
de Cécilia Sarkozy y a simplement vu « le même flottement et la même apesanteur
que lorsque n'importe quel couple se sépare. »
De source non officielle, la séparation du couple était dans l'air depuis
avril 2007, ce qui expliquerait que le 6 mai, lors du deuxième tour du scrutin,
Cécilia n'ait pas accordé son vote à son mari. Et que le divorce ait été aussi
vite prononcé.
Très longtemps, Cécilia fut, selon les propres mots de Nicolas, sa «
part non négociable », son « seul souci ». Et ces derniers temps son talon
d'Achille.
Mais aujourd'hui la donne a changé.
Ayant accompli son rêve d'accéder au pouvoir suprème, Nicolas Sarkozy doit
désormais en affronter désormais la réalité. Devant l'ampleur du job, il n'a
plus, ni le temps, ni la patience de prendre en compte les hauts et les bas de
sa vie conjugale.
En affrontant sa crise de couple en même temps que la campagne électorale, il
a appris à en faire son deuil. Avec une telle force de caractère que le jour du
face à face télévisé avec Ségolène Royal en avril dernier, et après s'être
violemment disputé avec Cécila qui avait disparu, il a assuré avec la maîtrise
que l'on sait. Peut-être le Président, enfin résigné, s'est-il fait une « raison
d'Etat » afin de pacifier une situation qui ne cessait de soulever des
polémiques. Son ami Patrick Balkany l'a trouvé ces derniers temps « très serein.
(…) Il n'en parlait ni à ses proches, ni à ses amis. J'ai vraiment l'impression
qu'il a tourné la page. »
Quant à Cécilia, elle veut reprendre sa liberté : »Sachez que cette vie
publique ne me c orrespond pas, a-t-elle encore confié à l'Est Républicain. Elle
ne correspond pas à ce que je suis au plus profond de moi-même.
Je suis quelqu'un qui aime l'ombre, la sérénité, la tranquillité. » Dès le
soir de l'élection de son mari, d'abord au Fouquets puis sur la tribune de la
place de la Concorde, bouleversée, les yeux plein de larmes, elle était apparue
visiblement en proie à une vraie détresse existencielle. Elle ne pouvait pas
alors ne pas mesurer l'engagement que l'on attend d'une Première Dame. « Je n'y
arriverais jamais ! » aurait-elle confié à des proches, prise de vertige. Elle
possédait pourtant nombre des qualités requises pour assumer ce rôle de First
Lady… Manquait la motivation. « Toutes les femmes rêveraient d'être à ma place.
Moi, j'aurais rêvé d'une autre vie » avait-elle lâché à son arrivée à l'Elysée.
Trop rebelle, trop indépendante pour se plier aux rigueur du protocole, à
l'éclairage trop cru des médias. A moins encore que l'ambiance de Cour qui règne
au Château, avec ses intrigues et ses médisances, où elle distribuait elle-même
grâces et disgrâces, ne lui ait paru soudain trop étouffante pour y rester
confinée cinq ans à jouer les éminences grises.
Si elle a sûrement pris goût pendant un temps à la surmédiatisation qu'ils
ont tant recherché Nicolas et elle, le miroir violent que lui renvoyaient les
médias (notamment sa marionnette des Guignols de Canal + où elle apparaissait
comme une fashionista futile !) la rapidemement exaspérée « Elle ne supportait
plus cette pression médiatique démente. Elle espère qu'on va la laisser
tranquille maintenant que les choses ont été clarifiées preésice Isabelle
Balkany,. « Et d'ajouter : « La lourdeur de l'apparat, les contraintes du
protocole ne correspondaient pas à sa personnalité. » Alors, à défaut de pouvoir
prendre de la distance, Cécilia s'est réfugiée dans le mystère. Apparition,
disparitions.
Un comportement apparemment bien étrange pour l'épouse d'un serviteur
de l'Etat. Mais il n'échappait à personne que Cécilia, comme prisonnière d'un
dilemme intérieur, arborait en permanence un air contraint. Par empathie avec
la détresse des infirmières bulgares –une détresse qui probablement faisait écho
à sa propre souffrance- elle a mis tout son cœur à mener l'opération de
sauvetage en Libye de main de maître : « J'ai fait les choses sans penser aux
conséquences médiatiques, a-t-elle égalament reconnu dans son entretien à l'Est
Républicain. J'ai parlé avec Claude Guéant, il m'a dit : »Je pars en Lybie. J'ai
senti que je pouvait aider, que je pouvais apporter une contribution. Je lui ai
dit : Je vous accompagne ! » Pourtant, alors que Bucarest l'attendait comme
une héroïne au côté de Nicolas Sarkozy en voyage officiel , elle s'est mise aux
abonnés absents. Meurtrie, encore, par les polémiques suscitées par son
intervention.
Au seuil de la cinquantaine, Cécilia se retrouve devant un vrai choix
cornélien : son bonheur ou le dévouement politique. Qui demande un esprit de
sacrifice auquel elle ne veut plus consentir. Un bonheur à étreindre vite, très
vite, d'autant plus vite que la perte de Jacques Martin, le père de ses filles,
Jeanne-Marie et Judith, l'a un peu plus fragilisée, la renvoyant à sa propre
mort. Tout comme à de nouvelles priorités.
Le temps du désamour est venu pour cette femme qui, en 2006 déjà, alors
qu'elle était de retour à Paris, avouait à notre conseur, Valérie Domain, auteur
de la biographie romancée « Entre le cœur et la raison » (Fayard) : « Je ne
pense pas qu'on puisse un jour recoller les morceaux. C'est comme quand une
assiette se casse. Lorsqu'on la recolle, il reste toujours des traces de
fêlures. »
Après vingt ans d'un couple fusionnel avec Nicolas, et face aux revers de
cette passion dévastatrice, Cécilia, à défaut de savoir ce qu'elle veut
vraiment, sait ce qu'elle ne veut plus : d'une place uniquement décorative
auprès d'un Président trop souvent absent.
En reconnaissant avec sincérité et lucidité cette déchirure dans leur couple,
en refusant de jouer les apparences –comme beaucoup de femmes de président avant
elle-, Cécilia se pose en vraie femme moderne. Qui veut sans doute aujourd'hui
ouvrir de nouveau espaces dans son intimité.
Comme pour toutes les femmes confrontées à un divorce, cela n'ira pas sans
difficultés. Et si la femme publique, dégagée de ses obligations va enfin
pouvoir retrouver la paix de l'anonymat, la mère de Louis, elle, sera confrontée
à un nouveau chapitre de sa vie.
- A peine élu président de la République, Nicolas Sarkozy va devoir traiter dans les prochaines semaines plusieurs dossiers industriels.
Selon des sources politiques, les décisions ne seront toutefois pas prises avant la formation du gouvernement après les élections législatives du mois prochain.
Le premier concerne la fusion entre Suez et Gaz de France, dont l'Etat détient 80% du capital, et le second porte sur la recomposition du capital d'EADS.
A plus long terme, le nouveau chef de l'Etat, qui prend ses fonctions le 16 mai, devra aussi se pencher sur l'avenir de la filière nucléaire, les spéculations étant intenses depuis quelques mois sur le sort d'Areva.
Par ailleurs, les milieux politiques bruissent de rumeurs sur le remplacement de dirigeants de plusieurs groupes publics.
Dans l'immédiat, c'est le dossier Suez-GDF qui nécessite l'attention. Ce projet avait été annoncé par le Premier ministre Dominique de Villepin en février 2006. Mais il a pris du retard en raison notamment de l'opposition d'une partie des députés sarkozystes, leur chef de file ayant promis, lors de son passage au ministère de l'Economie et des Finances en 2004, de ne jamais réduire la part de l'Etat dans GDF en-dessous de 70% du capital.
Après de nombreuses péripéties, les deux groupes ont programmé des assemblées générales pour la fin du mois de juin.
Le P-DG de Suez, Gérard Mestrallet, a souhaité vendredi une décision. "Nous sommes déterminés à mener ce projet à son terme. Il appartient maintenant à l'Etat français en tant qu'actionnaire majoritaire de Gaz de France de faire connaître sa position sur ce rapprochement dont la logique industrielle est forte de sens", a-t-il dit devant les actionnaires.
ALLIANCE GDF/SONATRACH ?
Nicolas Sarkozy a évoqué durant la campagne une alliance entre Gaz de France et un producteur comme la Sonatrach algérienne. Son conseiller politique Patrick Devedjian a déclaré le mois dernier à Reuters qu'un tel partenariat ne pourrait se faire qu'après la fusion entre les deux entreprises françaises.
Le principe de la fusion étant actée, la mise en oeuvre risque toutefois d'attendre l'automne, selon plusieurs sources. "Le gouvernement issu des législatives aura peut-être des choses plus urgentes à faire. L'opération Suez-GDF pourrait avoir lieu vers octobre. Mais on n'est plus à quelques mois près", a expliqué un responsable impliqué dans le processus.
Il faudra toutefois régler la question de la parité. Le projet initial prévoyait un échange d'actions sur la base d'une pour une après versement d'un dividende exceptionnel d'un euro par action Suez. Gérard Mestrallet a souhaité vendredi une modification en soulignant que l'écart entre les cours des deux entreprises s'était creusé pour atteindre 7 à 8 euros.
Nicolas Sarkozy va aussi devoir s'intéresser à EADS, dont la filiale Airbus connaît des difficultés industrielles. Un plan de restructuration prévoyant 10.000 suppressions d'emplois a été annoncé mais le président de l'UMP a déclaré durant la campagne qu'il renégocierait le pacte d'actionnaires d'EADS.
La direction du groupe d'aéronautique et de défense a été confiée à l'origine à Lagardère côté français et à DaimlerChrysler coté allemand. Bien que détenteur de 15% du capital, l'Etat français a accepté de pas être représenté au conseil d'administration et de ne pas intervenir dans la gestion. Or, la parité nationale dans les équipes de management de l'entreprise a provoqué ces dernières années des tensions.
Pour un expert gouvernemental, la question du pacte est importante mais il faut surtout remettre le groupe d'aplomb. "La priorité, c'est l'opérationnel. Il faut revoir l'organisation industrielle. Renégocier le pacte ne va pas régler la question du dollar, dont la faiblesse pèse sur Airbus".
AREVA DÉMANTELÉ ?
Dernier grand dossier pour le nouveau chef de l'Etat : la filière nucléaire. Areva suscite les convoitises alors que plusieurs pays ont décidé de relancer les centrales nucléaires dans un contexte d'énergies fossiles chères et de pressions pour lutter contre le réchauffement de la planète et les émissions de dioxyde de carbone (CO2).
Bouygues a manifesté son intérêt pour le groupe nucléaire, dont le précédent gouvernement a renoncé à ouvrir le capital. Comme il a racheté l'an dernier les 21% de l'Etat dans Alstom (dont il détient désormais plus de 25%), les analystes financiers pensent que Bouygues vise une fusion entre le spécialiste des infrastructures d'énergie et de transport.
Selon des sources industrielles, seule la reprise des chaudières nucléaires et des activités de Transmission et Distribution (T&D) d'Areva aurait du sens pour Bouygues, ce qui laisse en suspens la question de l'amont (exploitation de combustible et retraitement). Certains pensent que cela pourrait intéresser le groupe pétrolier Total.
Les investisseurs jugent probable une opération autour d'Areva en soulignant que Martin Bouygues est un intime de Nicolas Sarkozy. Comme le directeur général du néerlandais KPN a manifesté vendredi son intérêt pour Bouygues Telecom, les investisseurs se sont positionnés à l'achat sur le titre. Bouygues gagnait ainsi 2,42% à 61,43 euros vers 10h30 alors que le groupe a redit que sa filiale de téléphonie mobile n'était pas à vendre.
Pour les analystes de CIC Securities, "le scénario de sortie de Bouygues des télécoms, envisageable dans le cadre d'une opération éventuelle avec Alstom et Areva, devrait revenir sur le devant de la scène suite aux élections en France".
Reste que la présidente du directoire d'Areva, Anne Lauvergeon, entretient de bonnes relations avec Nicolas Sarkozy depuis de nombreuses années et qu'elle se bat contre un démantèlement de son groupe. Dans l'entourage du président de l'UMP, on n'exclut pas d'ailleurs une mise en bourse du groupe, actuellement coté sous forme de certificats d'investissement sans droit de vote, avant toute opération de rapprochement avec Alstom.
Le gouvernement va supprimer progressivement la carte scolaire à partir de cette année, mais "il faudra bien trois rentrées scolaires" pour qu'elle ait disparu, déclare le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos dans un entretien publié mardi dans Le Parisien-Aujourdhui. "Il faudra bien trois rentrées scolaires (jusqu'à celle de 2009 au moins, ndlr) pour que la carte scolaire actuelle ait disparu car nous devons, parallèlement, mettre en place les outils de régulation qui garantiront une vraie diversité sociale" dans les établissements, affirme le ministre. Le principe de la carte scolaire veut qu'un enfant soit inscrit dans un établissement en fonction de son lieu d'habitation. M. Darcos assure qu'il ne "remettra pas en cause la règle générale" permettant d'avoir son enfant scolarisé au plus près de son domicile. Mais il entend "favoriser des choix plus larges". "Ce qui changera dès la rentrée prochaine, poursuit-il, c'est que le nombre d'élèves qui pourront s'inscrire dans un établissement situé en dehors de leur secteur de rattachement augmentera". Le ministre proposera "d'ici la fin du mois de juin de conduire une expérimentation dès la rentrée 2007". Pour la mener "nous n'aurons pas besoin de faire voter une loi (..) Elle reposera sur des dispositions légales existantes. Sur la base des résultats obtenus, cette expérience sera généralisée à partir de la rentrée 2008", ajoute-t-il. M. Darcos affirme vouloir "mettre fin, sur ce sujet, à la guerre souterraine qui oppose les familles à l'institution scolaire". "La seule guerre scolaire qui vaille c'est celle qui combat la relégation et la ghettoïsation dont s'accomode trop souvent notre société", indique-t-il encore.
Les franchises médicales, auxquelles une large majorité de Français sont opposés, seront mises en place en 2008 par le gouvernement qui y voit un moyen de "responsabiliser les patients", au moment où la "Sécu" est confrontée à une nouvelle dégradation de son déficit. Nicolas Sarkozy avait annoncé, durant la campagne électorale, son intention de mettre en place quatre franchises non remboursées par la Sécurité sociale sur les premiers euros dépensés chaque année en examens biologiques, médicaments, consultations médicales et hospitalisations. Les franchises seront "inscrites dans le projet de loi de financement pour 2008", présenté en septembre par le gouvernement et débattu au Parlement à l'automne, a indiqué Mme Bachelot dimanche sur Europe 1. La nouvelle ministre de la Santé, confrontée dés sa prise de fonction à un dérapage des comptes de la Sécurité sociale d'un montant de 2 milliards d'euros, a précisé les contours de ce levier de financement. "Dans ce qui avait été imaginé par M. Sarkozy, les franchises annuelles devaient s'élever à 10 euros par secteur et par foyer", a expliqué Mme Bachelot, précisant toutefois qu'il ne s'agissait que d'une "maquette de réflexion". "Il faut envisager ces franchises comme un élément indispensable de responsabilisation des patients et non comme une mesure au fil de l'eau de comblement d'un déficit de la Sécurité sociale", a fait valoir Mme Bachelot. Celle-ci va cependant devoir lever les réticences d'une large majorité (61%) de Français qui se disent opposés à ces franchises, selon un sondage CSA publié par le Parisien lundi. Elles ont d'ailleurs fait grincer des dents jusque dans les rangs du gouvernement, le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, Martin Hirsch, ayant jugé qu'elles n'étaient "pas une bonne mesure", avant de se dire "rassuré" par l'assurance que les "personnes en difficulté" seraient prises en compte. Alors en campagne aux côtés de Ségolène Royal, Bernard Kouchner, devenu depuis ministre des Affaires Etrangères, avait lui aussi jugé cette proposition "hypocrite" et "très mauvaise". "Je travaille en relation avec M. Hirsch et nous allons mettre ensemble les garde-fous qui vont permettre aux personnes les plus en difficulté d'avoir au contraire un meilleur accès aux soins", a assuré Mme Bachelot. Concernant le montant de la franchise, la ministre a jugé "la piste allemande intéressante, avec des franchises calculées en pourcentage des revenus, auxquelles (elle) souhaite que s'ajoutent au cas par cas des prises en charge totales de personnes défavorisées". En attendant l'instauration de ces franchises, dont ne sait pas si elles sont susceptibles d'être prises en charge par les complémentaires santé (mutuelles, assurances, instituts de prévoyance), le gouvernement va devoir plancher dans les prochaines semaines sur des mesures de redressement. Mme Bachelot ayant écarté la piste du déremboursement de médicaments, le gouvernement pourrait privilégier une baisse du taux de remboursement des patients qui choisissent de se soigner sans recourir à leur médecin traitant. Le député PS Jean-Marie Le Guen, chargé des questions de santé au groupe, a demandé, lundi, à François Fillon "d'informer véritablement dans les prochains jours les Français sur la situation de l'assurance maladie et sur ses intentions". Le président du premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, Michel Chassang, a de son côté estimé que les franchises faisaient courir le risque "de retarder l'accès aux soins des plus démunis".
Ségolène Royal a, dès dimanche soir, pratiquement fait le plein des consignes de vote de la gauche en sa faveur pour le 6 mai, alors qu'à droite, ni le FN ni le MPF n'ont voulu se rallier à Nicolas Sarkozy, et que l'UDF François Bayrou a soigneusement marqué son souci d'indépendance. La quasi-totalité des candidats de la gauche de la gauche ont en effet appelé à voter pour la candidate socialiste.
Sitôt les résultats connus, Mme Royal a reçu le soutien de Marie-George Buffet (PCF) et de Dominique Voynet (Verts), alliés traditionnels du PS.
Plus étonnant, elle a également obtenu très rapidement l'appui "sans réserve et sans illusion" d'Arlette Laguiller. En six participations à la présidentielle, la passionaria de LO n'avait appelé qu'une seule fois à se reporter sur un candidat de la gauche, en l'occurrence François Mitterrand en 1974. En 2002, elle n'avait donné aucune consigne dans le match Chirac-Le Pen.
Olivier Besancenot (LCR), arrivé en tête des "petits" candidats, a lui aussi implicitement appelé à voter en faveur de Mme Royal en demandant de "battre la droite dans la rue et dans les urnes".
Dès avant le 1er tour, l'altermondialiste José Bové avait indiqué qu'il appellerait à voter pour la candidate socialiste. A l'inverse, Gérard Schivardi (PT) n'entend pas donner la moindre consigne à ses électeurs. Il avait déclaré récemment que lui-même voterait blanc. Au total, les candidats de gauche hors PS ont enregistré environ 11% des voix.
Le candidat UMP, Nicolas Sarkozy, arrivé largement en tête du premier tour, n'avait dans la soirée reçu quant à lui le soutien d'aucun des 10 candidats recalés pour le 6 mai. A droite, Philippe de Villiers (MPF), a refusé d'appeler à voter pour lui, assurant n'être "pas propriétaire de (ses) voix".
Toutefois, le porte-parole du candidat MPF Guillaume Peltier a ensuite déclaré que les électeurs du député de Vendée disposaient de la "liberté de choix" pour le second tour. Eliminé du second tour malgré un score honorable, M. Bayrou a maintenu son credo d'un "centre indépendant", prévenant qu'il ne "reviendrait pas en arrière" et qu'il n'"abandonnerait aucune de ses convictions", "ni une minute ni une seconde".
Mme Royal a toutefois lancé un appel aux électeurs de M. Bayrou (environ 18,5%) en assurant qu'elle serait "la présidente garante d'un Etat impartial", "otage d'aucun clan, d'aucun groupe de pression, d'aucune puissance financière".
Jean-Marie Le Pen, grand perdant du premier tour, a réaffirmé dimanche qu'il donnerait ses consignes de vote le 1er mai. Sa fille Marine a toutefois prévenu que ses électeurs "ne se vendront à personne".
Affirmant n'être ni de droite, ni de gauche, Frédéric Nihous (CPNT) attendra "les prochains jours" pour voir "s'il y a lieu de donner des consignes de vote"
Bien loin de son score de 5,72% lors du premier tour de la présidentielle de 2002, l'ultime séance d'Arlette Laguiller aura été décevante. La "petite fiancée de Trotsky" a obtenu dimanche 1,33%. Le réflexe du vote utile l'aura privée d'une sortie en beauté du paysage politique français où elle faisait des apparitions cycliques depuis 1974. Après plus de 30 ans de combat politique, Arlette Laguiller a vécu dimanche sa dernière élection présidentielle en tant que candidate. Et la der des ders aura été bien loin des résultats précédents. En 1974, celle qu'on appelait "la petite fiancée de Trotsky" avait recueilli 2,33% des suffrages exprimés pour sa première candidature. Puis elle a obtenu 2,30% en 1981, 1,99% en 1988, 5,83% en 1995 et 5,72% en 2002. Le 1,34% de dimanche représente sa plus mauvaise performance. Pourtant, dans la salle du Forum de Grenelle dans le XVe arrondissement de Paris, les "camarades" ont applaudi dimanche soir à tout rompre plusieurs minutes d'affilée lorsque le score de l'égérie des "travailleurs, travailleuses" est apparue sur un écran géant. Ils lui ont réservé une "standing ovation" quand elle les a rejoint quelques minutes plus tard. Au soir de sa dernière campagne électorale, elle a paru animée de la même ferveur qu'en 1974 lorsqu'elle était la seule femme candidate à la présidentielle mais aussi première "madame tout le monde" dans un univers de professionnels. "Je n'ai pas de pincement au coeur, pas de larmes, pas de regrets non plus. Je suis très bien dans ma peau. La relève est derrière moi", a-t-elle déclaré. Veste blanche, tee-shirt bariolé de rouge et d'orange sur pantalon beige, Arlette Laguiller a désigné cinq jeunes femmes qui, le poing levé, ont entonné avec elle "l'Internationale" peu après qu'elle eut appelé à voter, sans illusion, pour Ségolène Royal. Dans la salle, les militants ont repris en choeur le chant révolutionnaire pour scander juste après "c'est la grève, la force des travailleurs". Peu avant, ils ont copieusement hué l'apparition de Nicolas Sarkozy sur l'écran géant. Arlette Laguiller a décidé de donner une consigne de vote. Elle indique qu'elle votera le 06 mai pour Ségolène Royal pour faire barrage à Nicolas Sarkozy. Ce sera "sans réserve et sans illusion", précise-t-elle. Puis Arlette Laguiller donne elle ses dernières interviews et fixe rendez-vous aux militants à la Pentecôte, pour la traditionnelle fête de Lutte Ouvrière "que l'on prépare", et aux élections législatives en juin où elle compte bien "aider les camarades".
- Fiscalité : le taux de l'imposition sur le revenu sera rétabli à leur niveau de 2000 pour obtenir 8 milliards de recettes supplémentaires ; majoration de la TVA à 33.3% pour les produits de luxe et sur les produits nocifs pour la santé publique ; une part supplémentaire de la taxe professionnelle sera « assise sur l'empreinte écologique » de l'entreprise ; exonérations fiscales dès 2008 pour les entreprises qui développent les énergies renouvelables.
- Lancement d'une loi-cadre sur l'Economie sociale et solidaire (ESS) avec la mise en place d'un fond de soutien.
- Stagiaires : limiter les stages à 6 mois et les rémunérer de façon à permettre aux jeunes de couvrir leurs besoins élémentaires (50% du Smic pour les stages de 1 à 3 mois et 80% ensuite). Ces mesures s'appliqueraient à la fonction publique.
Education - Formation : droit à l'acquisition de savoirs fondamentaux pour tous. Offrir à l'ensemble des citoyens des possibilités d'éducation et formation tout au long de la vie.
- Universités : définition d'un statut étudiant incluant un Revenu étudiant minimum. Soutien financier aux étudiants partant en séjours longs à l'étranger. Mise en place d'un plan de programmation de l'emploi universitaire pour augmenter l'encadrement et d'un plan d'investissement immobilier pour restaurer les locaux.
Société - Logement : Couverture universelle pour rendre effectif le droit au logement ; l'Etat aura la responsabilité de la prise en charge des personnes dans la rue ; doublement du nombre de place dans les foyers d'urgence ; loi permettant de recenser l'habitat indigne sur l'ensemble du territoire entraînant un Plan national d'éradication de l'habitat insalubre et du saturnisme ; un million de logements sociaux et écologiques seront construits ; taux de logements sociaux minimum pour les nouvelles constructions entre 30 et 70%.
- Mariage gay : légalisation du mariage homosexuel et de l'adoption pour les couples de même sexe.
- Prostitution : accession pour les prostituées aux droits sociaux et suppression des mesures de répression.
- Drogue : dépénalisation de toutes les drogues et la légalisation du cannabis.
- Condition féminine : réduction et partage du travail, instauration de pénalités pour les entreprises développant des contrats précaires ; rémunération minimum de 66% du Smic pour un travail à temps partiel.
Ecologie Mettre l'écologie au cour des politiques d' énergie, transports, aménagement du territoire, protection de la nature, santé, agriculture
- Agriculture : donner les moyens nécessaires à une agriculture biologique et paysanne représentant 15% de la production en 2012. Repenser la politique énergétique.
- Energie : sortir du nucléaire d'ici 25 ans.
- Pollution : objectif d'une diminution par quatre de l'émission de gaz à effet de serre d'ici 2030.
- Transports : priorité au ferroutage et au transport maritime, alignement du prix du gazole sur le sans plomb ; reconnaissance d'un système ferroviaire au sein de l'Europe.
- OGM : le peuple français doit être associé à la décision concernant les choix scientifiques.
Politique étrangère - Défense : transparence totale sur les accords de défense et vote au parlement ; reconversion de l'industrie de l'armement ; 1% du budget consacré à la paix et à la résolution des conflits dans le monde ; création d'une zone sans arme nucléaire en Europe.
- Europe : assurer une pêche durable et la préservation de la ressource halieutique.
- Répondre à l'urgence climatique et énergétique, proposition d'un pacte européen de stabilité climatique s'engageant à 50% d'énergies renouvelables d'ici à 2030.
- Politique culturelle commune et harmonisation de l'éducation en commençant par les diplômes.
- Politique monétaire : soumettre la BCE au contrôle d'un gouvernement économique européen ; mettre en place une sélectivité du crédit auprès de la banque européenne de credits. Dominique Voynet
Votre avis sur... le programme Les Verts
par cybear69 : une derniere chose... Que ceux qui sont totalement vegetarien levent le doigts. si vous mangez de la viande, c'est que vous etes donc des tueurs d'animaux par procuration. CQFD, merci d'avoir suivi.
par cybear69 : regardez deja comment nous avons du mal a nous sortir des gouvernements de droite et de gauche. Les vrais ecolos sont ni d'un bord, ni de l'autre. ils se doivent d'avoir des idées des deux mouvences. en l'occurence le programme de CPNT me correspond tout a fait, meme si je ne suis chasseur ou pecheur.
par cybear69 : Un dernier truc, pourquoi les ecolos iterdiraient ils pas la production de plastique, directement ? ou demander de fermer definitivement les usines petrochimiques ? parceque ce ne sont pas des idées valables. Je suis d'accord sur le fait que certaines idées sont bonnes, mais ce n'est pas en punissant et en taxant que l'on va changer les mentalités.
par cybear69 : les chasseurs sont ecolos egalement. Lorsqu'une population chassée se retrouve en baisse, que se passe t il ? et bien les chasseurs organisent des elevages. parceque vous pensez vraiment que les ecolos (pour qui je voulais voter au depart), vont redresser la barre du rechauffement climatique ?
par yapaproblem : les verts sont des écolos pas des tueurs d'animaux comme les chasseurs CYBEAR 69 Nihous est un chasseur comme Elmer^)) en tout cas promis dès que la chasse aux cons est ouverte je prends un permis!! votez bie ndemain : no facho sarko ni marie ségo la démago
par cybear69 : Pour voir un programme ecologique cohérent allez voir donc le passage de NIHOUS a ce sujet dans son programme : http://www.nihous2007.fr/prog/prog01.php
par bruno : vos idées ne sont pas mauvaises mais est ce en pénalisant tout le monde que vous arriverez à vos fins. les verts ne devraient ni se placer à gauche ou à droite
par guime : Franchement meme pas envie de le lire les verts parti qui sert a rien avec une présidentiable qui sait que critiqué et cassé. Moi je dis bravo encore les verts vous avancez!!!
par mamanpapou : J'avoue je vais voter Verts malgré qu'ils n'est aucun programme solide sur l'international et qu'ils veulent taxer les cigarettes et autres. Mais ils sont fideles à leurs idées et à leur parti eux..........N'oubliez pas que les votes blancs ne sont pas pris en compte dans les porcentages....
par flower : Tous tourne à l'envers dans le monde actuel j'ai vraiment peur pour la prochaine génération. Ce n'est pas parce qu'il y a des orphelins qu'il faut leur donner comme parents un couple du même sexe. Il ne faut pas abusé après on est jugé comme NON-MODERNES.Les homosexuels peuvent se marier, ils pouront peut-être s'occuper mieux que d'autres avec les enfants mais pas en tant que parents par flower : Premièrement je trouve dommage que l'on doit créér un parti écologique pour que les gens se réveillent. La France et le monde entier a son rôle dans l'écologie le réchauffement de la planète écrase les frontières.Je vois que chez les verts toutes sortes de plantes est compté comme éco même le cannabis faudrait que qq dise au Monsieur que c'est pas bon pour la santé !
par filmath : "Mangez un castor vous sauverez un arbre", c'est un peu comme ça que l'écologie est comprise aujourd'hui. Il faut que les idées écolo soient vraiment accompagnées de proposition économiques et sociales fortes pour que le message passe.
par abufreem : il y a 2 choses qui pourrait me faire voter vert: - La consience écologiste - La légalisation du cannabis
Les urnes n'ont pas fait mentir le duel annoncé par les instituts de sondages au second tour. Le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, arrive en tête avec 31,11%, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Il est suivi par Ségolène Royal. La candidate socialiste est créditée de 25,84%, selon les chiffres définitifs hors Français de l'étranger. François Bayrou est 3ème avec environ 18,55% des suffrages. Jean-Marie Le Pen termine 4ème avec 10,51% des suffrages. A noter un taux de participation très important de 83,78%.
En votant massivement dimanche, les Français ont donné un coup d'arrêt à la hausse continue de l'abstention lors de l'élection présidentielle. Mieux, ce 1er tour avec 83,78% renoue presque avec le record de participation de 1965 (84,75%). Selon les résultats donnés ce matin par le ministère de l'Intérieur, hors Français de l'étranger, Nicolas Sarkozy a obtenu 31,18% des voix au premier tour de l'élection présidentielle et Ségolène Royal 25,87%. Ce résultat souligne donc la permanence de la bipolarisation dans le paysage politique français en dépit de la percée de François Bayrou, qui perd son pari du "ni droite ni gauche". Le candidat de l'UDF arrive en troisième position avec 18,57% des suffrages, mais il triple pratiquement son score de 2002 (6,84%), ce qui valide sa stratégie d'indépendance. Après la qualification-surprise de Jean-Marie Le Pen en 2002 avec 16,86% des voix, le Front national enregistre un net recul à 10,44%. Comme le prédisaient les sondages, une part de l'électorat du Front national s'est vraisemblablement portée dès le premier tour sur Nicolas Sarkozy. Jean-Marie Le Pen, qui avait régulièrement progressé dans les urnes, subit son premier camouflet électoral depuis sa première candidature de 1974. La gauche antiradicale est en recul, ainsi que l'ensemble des petits candidats, selon toute hypothèse sous l'effet du réflexe du "vote utile" qui a bénéficié à Ségolène Royal. Seul le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, tire son épingle du jeu. Avec 4,08%, il égale son score de 2002 en pourcentage (4,1%) et progresse en nombre de voix. Marie-George Buffet (PCF) obtient 1,93%, Dominique Voynet (Verts) 1,57% et Arlette Laguiller (LO) 1,33% . José Bové obtient 1,32% et Gérard Schivardi (soutenu par le PT) termine dernier avec 0,34%. De son côté, Philippe de Villiers (MPF) obtient 2,23% et Frédéric Nihous (CPNT) décroche 1,15%, très loin des plus de 4% de Jean Saint-Josse en 2002.
L'avis des internautes
: par bipbip : si sarko est élu je me sentirè étrangèr ds mon propr pays
par sarkozyte aigue danger ! : Le fascisme, l'eugénisme et tous les vieux démons de la france sont de retour avec ce petit sarko, le digne héritier de Pétain ... républicains , unissons-nous pour battre ce facho et ses idées répugnantes !! la france a besoin de vous , démocrates et républicains pour faire barrage à ce facho dans l'âme, sarko, pour mettre en échec le projet liberticide de cette droite umpiste arrogante, corrompue et inhumaine... réveillez-vous ! combattez sarko et ses idées fascisantes, combattez cette racaille de la finance et de la plume , cette poussée sarkozyste est une honte pour la france , une tâche noire, infâme pour l'image de la france , patrie des droits de l'homme... le combat ne fait que commencer contre la dictature de ce facho ! la république triomphera, la france honnête et républicaine l'emportera sur sarko et sa bande .
par BADSEB : VOUS FAITES TOUS QUE PARLER MAIS LES PROMESSES DE LA POLITIQUE VOUS AVEUGLE TOUS !!!! VOUS VOUS RENDEZ MEME PAS COMPTE DE CE QUE VOUS RACONTEZ !!!! par Annabelle : Je suis au RMI et je crée mon entreprise grâce à une coopérative d'activité sociale et solidaire ! J'en suis très fière et je veux encourager toutes les personnes au RMI, au chomage, en situation précaire car c'est bien plus difficile de s'en sortir quand on part de zéro ! Arrêtons de croire que les personnes bénéficiares du RMI ou au chomage sont des "perdants" et que nous ne voulons pas travailler ! Nous sommes compétents, qualifiés, expérimentés et ambitieux ! Mais le système capitaliste nous évince de la société marchande !
par BADSEB : QUE QUELQU UN DESCENDE SARKO KOM ON A FAILLI LE FAIRE A CHIRAC LORS DU DERNIER 14 JUILLET !!!
par lauralinet : BADSEB, qu'elle intolérance !!! La diabolisation de Nicolas Sarkozy est à son comble avec vous ! Pensez-vous qu'avec de tels propos, les élècteurs vous suivront ??? La gauche a toujours utilisée la critique fasciste face à ses adversaires, elle a commencé avec de Gaulle puis vint le tour de Chirac et maintenant Sarkozy. N'avez-vous pas d'autres arguments à nous servir ?
par bebert 17300 : ce n'est pas un sarko fidele mais un fidele sarko par BADSEB : QUE SARKOCON AILLE SE FAIRE METTRE !
par JuLiiet : Niiak Je Ne Suis pas La SeuLe a Le dire ! =O SarkO c'est Le pen ! Oui Le Nom Change mais C'est Les Même !!
Devinez devinez devinez qui je suis !!!!>Indice : personnalité politique française.> >Je suis issu d'une famille hongroise qui a collaboré avec le régime nazi>durant la guerre et a fui la Hongrie pour éviter d'être jugée pour>collaboration après la Libération.> >Dans ma jeunesse je participe à des manifestations contre les étudiants>grévistes.> >Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis pas le candidat>de la « rupture » ou de la « nouveauté » en politique. Je suis entré en>politique sous Giscard il y a 30 ans et j'ai été plusieurs fois ministre,>député, maire, président de Conseil Général.> >À l'époque de la catastrophe de Tchernobyl j'était délégué interministériel>au nucléaire et c'est moi qui ai mis en place la campagne de désinformation>prétendant que le nuage de Tchernobyl s'est arrêté aux frontières de la>France. J'ai fait cependant disparaître cet épisode de ma vie politique de>ma biographie officielle sur le site internet du ministère de l'Intérieur.> Ministre de l'économie durant une partie du gouvernement Raffarin,j'ai>défendu la rigueur et la baisse des dépenses publiques.> >J'ai réalisé l'ouverture du capital d'EDF-GDF et me suis engagé à ce que>jamais cette entreprise ne soit privatisée. J'ai renié cet engagement en>2006 en privatisant GDF, je suis donc un menteur.> >Ministre de l'Intérieur depuis 2002, j'ai mis en place de nombreuses lois>liberticides et j'ai réussi à faire exploser l'insécurité alors que j'étais>censé la>faire diminuer.> >Je suis directement responsable du déclenchement de la révolte des >banlieues>en 2005 par ma politique répressive et mes propos insultants envers les>habitants de ces banlieues.> >J'ai mis en place la loi CESEDA qui organise l'immigration choisie au >profit>des capitalistes et j'ai mené la chasse à l'enfant en expulsant les enfants>sans-papiers, parfois en les séparant de leurs parents.> >J'ai fait obtenir la Légion d'Honneur à un de mes amis qui se trouve être >un>maire d'extrême-droite ayant été condamné à plusieurs reprises pour>incitation à la haine raciale. D'ailleurs mon conseiller politique, Patrick>Devedjian, est l'un des membres fondateurs d'Occident, ancien groupe>d'extrême-droite terroriste et antisémite.> >J'ai repris l'un des slogans de Jean-Marie Le Pen « la France tu l'aimes ou>tu la quittes » et je défends ses thèses que ce soit sur l'immigration ou>l'insécurité. Je me vante d'ailleurs d'avoir l'électorat du Front National>pour moi.> >Je suis un fervent partisan des États-Unis, de George Bush et les>néoconservateurs américains m'apprécient beaucoup.> >Je suis pour la guerre en Irak et je suis venu apporter mon soutien à mon>ami Georges Bush.>Je me suis fait photographier lui serrant la main (photo qui rappelle la>sinistre poignée de main entre Pétain et Hitler) et,pour paraître plus>grand, j'ai>fait truquer cette photo (pratique qui rappelle les modifications de photos>dans un but de propagande réalisées par Staline et Mao Tsé Dong).> >Lors de l'affaire Clearstream j'était au courant depuis le début que mon >nom>était présent dans les listings et j'ai laissé faire dans le but>d'apparaître comme une victime.>J'ai même déclaré que je souhaitais voir « pendus à un crochet de boucher »>ceux qui ont mis mon nom sur les listings. Pour rappel, Hitler aussi voulait>voir « pendus à un crochet de boucher » ceux qui ont organisé l'attentat>manqué contre lui.> >Il y a plusieurs mois, j'ai dévoilé à la TV qu'une opération d'arrestation>de terroristes allait avoir lieu et j'ai ainsi risqué de faire échouer >cette>arrestation.> >Dans une de mes visites électorale en Corse, aux frais du contribuable, >j'ai>utilisé pour moi le seul hélicoptère de l'île. Un enfant s'est le même jour>gravement blessé en randonnée et il est mort car il n'a pas pu être emmené>aux urgences à temps, puisqu'il n'y avait plus d'hélicoptère disponible >pour>l'y emmener.> >Je suis, je suis...> >Voilà un bon argumentaire à exposer à ceux qui sont sous le charme de>Sarkozy, de sa politique ultra-sécuritaire, de son autoritarisme,>totalitarisme, parce que ça les rassure !> >Demontons l'image que Sarkozy se donne, c'est urgent car c'est un homme>extrêmement dangereux, et je crois que nous ne sommes qu'au balbutiement >des>horreurs qu'il pourrait développer une fois au pouvoir.> Faites largement passer à vos amis, et particulièrement aux connaissances>que vous savez ou pensez sarkozistes.> >On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas.> "N'oubliez pas que c'est par les urnes qu'est arrivé Hitler".
le Conseil constitutionnel dévoile la liste officielle des candidats
Une nouvelle étape de la campagne présidentielle s'ouvre lundi avec la liste officielle des onze ou douze candidats à l'Elysée, qui sera dévoilée par le président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré. José Bové sera fixé sur son sort dans l'après-midi. A l'issue d'un week-end de vérifications et après séance plénière du Conseil, M. Debré donnera en effet à 17H30 les noms des qualifiés: 11 en l'absence de l'altermondialiste, 12 s'il a franchi la barre des 500 parrainages. Dimanche, l'entourage de José Bové citait le chiffre de 504 parrainages, mais n'excluait pas que certains formulaires ne soient pas valides. Désormais l'égalité des temps de parole devra être scrupuleusement respectée entre les candidats. Peu de rendez-vous sont annoncés pour les postulants, très actifs pendant le week-end. Olivier Besancenot, candidat de la LCR, sera à Poitiers. Le premier secrétaire du PS François Hollande passera la journée dans l'est, dans le Doubs, puis en Alsace avant de tenir un meeting à Strasbourg. France 3 propose dans la soirée sa troisième et dernière émission intitulée "Français votez pour moi", en présence de trois candidates, Marie-George Buffet, Arlette Laguiller et Dominique Voynet. Le socialiste Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal, et l'UMP Nadine Morano y sont également annoncés.
Sa biographie José Bové, de son vrai nom Joseph Bové, est né le 11 juin 1953 à Talence, près de Bordeaux. Ses parents étaient chercheurs en sciences naturelles. Issu d’une famille cultivée, José Bové parle couramment l’anglais, ayant suivi à trois ans ses parents partis enseigner à l’université de Berkeley aux Etats-Unis. En 1968, le jeune José est renvoyé de son lycée d’Athis-Mons, ce qui ne l’empêchera pas d’obtenir son baccalauréat.
Pacifiste, il milite contre la guerre du Vietnam. Au début des années 1970, José Bové refuse le service militaire et le statut d'objecteur de conscience. Il se réfugie chez des agriculteurs dans les Pyrénées et participe en 1973 à la manifestation contre l'extension du camp militaire du Larzac. En 1976 , il se marie et s'installe avec son épouse et sa fille dans le Larzac en tant qu'éleveur de moutons. José Bové ne cesse cependant pas de militer.
En 1981, il crée le syndicat des Paysans-Travailleurs de l'Aveyron. Huit ans plus tard, il fonde la Confédération paysanne dont il est nommé secrétaire national. Ce nouveau syndicat de gauche s'oppose à l'industrie agro-alimentaire et veut changer l'agriculture dans le respect des personnes et de l'environnement. Manifestations et actions se multiplient ainsi qu'une coopération étroite avec les petits producteurs notamment à Roquefort. En 1995, il fait partie de l'opération Greenpeace contre les essais nucléaires repris par Jacques Chirac. Le 12 août 1999, José Bové conquiert une notoriété nationale en participant au démontage d’un McDonald’s à Millau (Aveyron). Il sera arrêté et emprisonné à la suite de cet acte. Dès lors, José Bové devient l’emblème du combat des altermondialistes contre l’ultra-libéralisme. Il participe aux Forums sociaux dans le monde entier et lutte également activement contre l’implantation des organismes génétiquement modifiés en France. José Bové est condamné à plusieurs reprises pour avoir participé à des fauchages dans des champs d’OGM.
Ses alliés
Michel Onfray
Le philosophe Michel Onfray a choisi de soutenir le candidat altermondialiste José Bové. Après avoir lancé en décembre dernier dans les colonnes de Libération un appel au rassemblement des forces anti-libérales de gauche, le philosophe libertaire Michel Onfray a décidé de soutenir la candidature de José Bové. A cette époque, le fondateur de l'université populaire de Caen ne mâchait pas ses mots à l'égard de la candidate socialiste : « La figure de Ségolène Royal tient lieu de programme, son minois agit en viatique politique ». Après l'échec d'une candidature unitaire à gauche de la gauche, Michel Onfray a opté pour la « candidature anti-libérale hors parti » du leader altermondialiste. A l'égard de Laguiller, Buffet ou Besancenot, Michel Onfray n'a pas été tendre, assimilant leur idéologie à un "cryptomarxisme assez délirant". Auteur à succès du Traité d'athéologie (2005) qui s'est vendu à plus de 300 000 exemplaires, Onfray ne cache pas son plaisir de voir se présenter un candidat qui lui ressemble sur bien des points. Rappelant les ouvrages qui peuplent la bibliothèque de Bové, Michel Onfray juge avec délice sur son blog : "Ce candidat libertaire aux présidentielles me va". [Frédéric Frangeul]
Jean Ferrat
Jean Ferrat aurait pu chanter « Que la campagne est belle ! » Le chanteur ardéchois a fait son choix pour l’élection présidentielle en jetant son dévolu sur José Bové. Dans un entretien récent au journal Le Parisien, le chanteur a confirmé son soutien au leader altermondialiste en ces termes : « Je l’estime. C’est un militant dans l’âme qui va au bout de ses convictions (...). Il me semble le seul aujourd’hui à pouvoir rassembler la gauche antilibérale et, au-delà, le peuple ». Jean Ferrat, qui a débuté sa carrière dans les 1950 en adaptant en chanson « Les Yeux d’Elsa » de Louis Aragon, a toujours été un chanteur engagé. Il a longtemps été proche du parti communiste. Il a cette fois choisi de troquer le bulletin communiste contre celui de l’altermondialiste. « Marie-George Buffet a de grandes qualités, mais il aurait fallu jouer l’ouverture jusqu’au bout et sortir de la défense stricte de l’appareil », explique Jean Ferrat, qui connaît la chanson. [Frédéric Frangeul]
Votre avis sur... José Bové 12/03/2007 10:12:37 par ZED45 : José, mon cher José !!! dommage de te le dire comme ça sans habillage. Mais vois tu mon vieux il s'agit pas d'arracher ou de démonter ! il s'agit de construire et d'entretenir. Intermondialisme, oui. Mais présidence, non. Laisse cela aux hypocrites. Si non que feras-tu devant tes collègues pygmé et singes qui viendront d'Afrique te dire que tu es le meilleur des présidents que la France ait connu! Juste, José, pour se maintenir au pouvoir. 11/03/2007 21:11:40 par Insurrection2007 : papaul JE VAIS ECRIRE PLUS GROS PUISQU TU AS DU MAL A LIRE !!! J.BOVE N'A JAMAIS BRULE DE MC DO !!! IL L'A LEGEREMENT DEMONTE SANS CASSE !! TJRS PAS DE SOURCE MON PAUVRE !! 11/03/2007 15:26:28 par libertée2007 : vaut mieux un hommes qui pence a notre bien etre qu un qui nous coupe l herbe sous le peid c est le cas de le dire sans ironie 11/03/2007 15:10:20 par papaul : dummy voila qui est bove il a ete accuse et condamne en autre pour avoir demoli et brule il y a quelques annees un mac donald , tout simplement parce que c tait un symbole americain , tu vois un peu le gene detype qu est ce bove, bandit a qui on laisse le droit de se presenter. 10/03/2007 23:25:09 par libertée2007 : Avant de parler de josé ,les hommes politique doivent balayer devant leurs portes , car question d illigibilité ils tres fort , et peine avec sursis pour des grosses sommes d argents et autre la france a de quoi faire couler l'encre sur leurs canard qui sont a leur bottes , il nous faut une bouffée d air 10/03/2007 23:04:21 par Thiazan : Eddiesmudo, vous n'avez toujours pas compris le concept de désobéissance civile et la différence entre légal et légitime. Si je vous suis, la loi a toujours raisson et il faut avancer avec une confiance aveugle en elle. Je ne pense pas que cela soit comme cela qu'on fait évoluer la société! 08/03/2007 23:13:09 par Insurrection2007 : jaroslu t'as raison, la chine comme exemple !! 300e ... des enfants qui bossent... env 70% de tres pauvres... qui n'auront jamais notre niveau de vie et ca c'est une certitude si le liberalisme continu ainsi... je rapel que le liberalisme est un systheme qui n'est pas voué a creé des richesses d'etat et n'est en aucun cas lié a une quelconque redistribution... alors alons y soyons competitif contre la chine la thailande tawain etc... metons les gosses au boulot (apprentissage accentué pour que dal) accentuons la duree du travail (travaillé plus pour gagner plus : 50h pour 200e de plus en fin de mois et entrer dans un tranche imposable) supprimont les servipublic (reduction des enseignants, privatisation d'edf, sncf) flexibilité du travail (accutué les emplois precaires sous payé) etc... prog sarko... semi prog Bayrou.. un peu prog Sego... t'inquietes alors on y va !! 08/03/2007 22:51:16 par jaroslu : dummy, si tu penses que je suis content de voir les sdf, alors t'as rien compris a mon analyse. Je constate que les pays avec un revenude 300euro sont en train de nous prendre nos part de marché. Vrai ou faux ? Tout cela est en train d'évoluer, voir la chine, mais il faudra trente ans avant qu'ils atteignent notre niveau de vie. Comme le disait un illustre personnage: en france on passe notre temps a gueuler la bouche pleine, a revendiquer; que font les pays emmergents ? Ils bossent eux, pour pas cher et aussi bien que nous. Alors soyons heureux et laissons nous dévorer par ces pays en voulant péter plus haut qu'on a le cul 08/03/2007 21:27:43 par Insurrection2007 : dummy & evoluons je suis vraiment desole de voir que vous avez es opinions d'extreme gauhe comme on dit et que vous votiez Sego !!! ca n'a rien a voir ... en votan sego vous continuez ce que nous connaissons deja depuis 20 ans voir plus.. une stagnation liberals sans remise en question.. aucune avancé, l'entree dans l'europe liberale etc... vous ees telement nombreux a penser comme vous et a voter Sego, ca devient desesperant !! je comprend pas !! 08/03/2007 20:00:12 par dummy : Insurrection2007: sache que je te comprends tout a fait et que je suis d'accord avec de que tu dis. mais comme je t'ai deja dit, la machine est en marche. en votant Bove je n'aurai rien fait de CONCRET pour faire reculer la droite. et pour moi l'objectif premier de ces elections est bien la: EMPECHER LA FRANCE A SUPPORTER ENCORE 5 ANS LA DROITE. apres, si Sego est elue, on pourra plus voter par convictions. mais la c'est trop dangereux. tu sais tres bien, comme moi, que Bove ne passera jamais en 2007. 08/03/2007 09:16:05 par Insurrection2007 : je ne suis en aucun cas de tendance rose... je suis citoyen sans etiquette... et je craind pour toi que je ne sois pas du tout de ton bord... puisque anti liberal.. tout ce qui se passe aujourd'hui est lié au systheme que tu soutiens... t'es comme les autres.. vous pleurez a chaque elections et vous en redemander... donc non je suis pas de ton bord et je confirme c'est bien a cause de gens comme toi que rien ne change ! 08/03/2007 07:17:37 par evoluons : Insurrection2007: Je crois que nous sommes tous les deux un peu du même bord. Mais aujourd'hui malheureusement nous sommes dans un engrenage tel qu'on ne peut plus reculer, c'est triste a dire mais cette politique du libéralisme est nécessaire pour assurer la compétitivité de nos entreprises et donc pour pouvoir éviter la délocalisation et garder l'emplois en France. Un mode rose comme tu le voudrais est dépassé de nos jours. 08/03/2007 07:00:25 par Insurrection2007 : c'est bien a cause de gens comme toi que ca changera pas ! et helas vous etes un sacres paquet d'incoherant se disant "anti-liberal" et a voter le contraire avec Sego et cie qui je vous le rapel sont des liés au meme titre que les autres aux capitalistes et meneront une politique liberal et proeuropeenne economiquement parlant... enfin tout comme depuis 25 ans ... decidement les francais seront tjrs a contre courrant. 08/03/2007 06:56:25 par Insurrection2007 : evoluons tu dis ca, et tu vote sego ?? pffffffff.... c'est incoherant !! evolus.... 08/03/2007 06:46:01 par evoluons : José t'es un gaillard qui en a une bonne paire entre les jambes! C'est avec des personnes comme ça qu'on avance et qu'on fait caguer les multinationales, sans ça on serait déja envahis par tous ces pourris qui veulent nous imposer un nouveau mode de vie qu'on ne veut pas en France! Aller José démonte nous un autre Macdo!!!
Chirac annonce solennellement qu'il ne se représente pas à la présidentielle
Jacques Chirac a annoncé dimanche soir qu'il ne ne briguerait pas un troisième mandat après douze ans de pouvoir, avouant son "émotion" et exhortant les Français à rejeter "l'extrémisme, le racisme", lors d'une allocution solennelle radio-télévisée.L'événement "Au terme du mandat que vous m'avez confié, le moment sera venu pour moi de vous servir autrement. Je ne solliciterai pas vos suffrages pour un nouveau mandat", a-t-il dit. Jacques Chirac a également indiqué qu'il s'exprimerait plus tard sur ses "choix personnels" pour les prochaines échéances électorales, s'abstenant d'apporter son soutien au candidat de son camp, Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP qui, dans le passé a rarement épargné Jacques Chirac, a néanmoins souhaité dimanche recevoir le soutien du président de la République, affirmant que cela "serait un événement politique important". Dans cette allocution d'une dizaine de minutes, M. Chirac a avoué s'adressser aux Français "avec beaucoup d'émotion". "Pas une minute, je n'ai cessé d'agir pour servir cette France magnifique. Cette France que j'aime autant que je vous aime", a dit le chef de l'Etat. S'attardant à peine sur son bilan, il a exhorté les Français à ne "jamais composer avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre". Il a aussi adressé plusieurs "messages" sur les valeurs démocratiques, le rôle et les responsabilités de la France, l'Europe et l'écologie. Il s'est engagé à continuer "à mener les combats qui sont les nôtres, les combats de toute ma vie, pour la justice, pour le progrès, pour la paix, pour la grandeur de la France". M. Chirac, 74 ans, a été élu pour la première fois à la présidence en 1995 et réélu en 2002 pour un deuxième mandat, marqué par son opposition à la guerre américaine en Irak. Cette annonce à six semaines du premier tour était très attendue mais ne constitue en rien une surprise, tant la scène politique est aujourd'hui occupée par la lutte que se livrent ses principaux successeurs potentiels: l'UMP Nicolas Sarkozy, la socialiste Ségolène Royal et l'UDF François Bayrou qui a fait une percée spectaculaire dans les sondages. Ségolène Royal a reconnu la "dignité" de l'intervention du président Chirac mais a souligné que la fracture sociale s'était aggravée pendant ses deux mandats. M. Bayrou a voulu, de son côté, adressé "un coup de chapeau" à M. Chirac, ajoutant que "ce discours était le fil conducteur de ce qu'il faudrait faire en France". Seule fausse note, le président du Front national Jean-Marie Le Pen a qualifié M. Chirac de "plus mauvais président de la République de l'Histoire de France". En "fauve" de la politique qui a connu une longévité exceptionnelle - il a arraché son premier mandat de conseiller municipal de Sarran en Corrèze en 1965 et est devenu député le 12 mars 1967, il y a quarante ans - Jacques Chirac aurait sûrement saisi la moindre occasion de se présenter pour la cinquième fois à l'Elysée. Notamment en cas de crise internationale majeure. Il a d'ailleurs toujours entretenu le flou sur ses intentions, retardant le plus possible le moment où il tirerait lui-même le rideau sur quarante-deux ans d'une vie politique hors norme, après avoir été deux fois président, deux fois Premier ministre, 18 ans maire de Paris. Mais une succession d'échecs électoraux en 2004, le fiasco du référendum européen du 29 mai 2005 qui a plongé l'Europe dans la crise, son accident vasculaire cérébral, les émeutes dans les banlieues, le rejet du Contrat première embauche, et surtout la prise du pouvoir à droite de Nicolas Sarkozy ont peu à peu rendu son retrait inéluctable.
Bayrou créerait "un grand parti démocrate" s'il était élu président
François Bayrou créerait "un grand parti démocrate" s'il était élu président de la République le 6 mai, annonce-t-il dans un entretien au journal Le Monde daté de samedi. "Je crois que ce sera une nécessité", déclare le candidat UDF à la présidentielle. "Pour porter de nouvel espoir et cette grande responsabilité, l'UDF dans sa forme actuelle ne suffira pas. Il faudra un grand parti démocrate pour la France". M. Bayrou confirme par ailleurs qu'il nommerait "un gouvernement de rassemblement", composé de "femmes et d'hommes compétents, d'accord sur les grands choix, et représentatif des grandes sensibilités du pays". Il réaffirme qu'il introduirait la proportionnelle aux législatives, avec "50% des sièges au scrutin majoritaire de circonscription, 50% à la proportionnelle, avec une barre à 5% des suffrages". François Bayrou dit vouloir "fondre en une seule collectivité les départements et les régions" s'il était élu président de la République, dans un entretien au journal Le Monde daté de samedi. "Pour arriver à faire des économies, il faut engager une conférence avec les collectivités territoriales, parce qu'elles sont une partie du déficit du pays", déclare le candidat UDF à la présidentielle. "Je proposerai d'en finir avec les compétences croisées. C'est-à-dire qu'une collectivité, et une seule, s'occupe d'un secteur", ajoute-t-il. "Je veux fondre en une seule collectivité les départements et les régions: même administration, administrée par les mêmes élus désignés selon le même principe d'équité: moitié au scrutin de circonscription, moitié à la proportionnelle, de manière que soient représentés les territoires et les opinions". Jeudi François Bayrou a jugé "un peu pathétiques" les attaques de l'UMP et du PS contre lui, affirmant ressentir de la "commisération" pour eux. "Ils font flèche de tout bois, ils tremblent, ils multiplient les accusations, ils mettent des comités en place chargés de me surveiller, de me cibler, de me pister et vont dire n'importe quoi sur mon compte", a déclaré M. Bayrou devant la presse. "Tout ça est un peu pathétique, mais qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent d'autre, les pauvres!", s'est-il exclamé. "Ils sont en train, tout d'un coup, de découvrir que le peuple français a une volonté qu'ils ne soupçonnaient pas", a-t-il ajouté. "J'ai beaucoup de commisération pour ce qu'ils sont en train de vivre, mais je suis déterminé à porter ce combat jusqu'à son terme". Le candidat UDF, qui est devenu la cible de l'UMP et du PS depuis qu'il monte dans les sondages, effectuait un déplacement à Caen où il a visité un centre de formation d'apprentis et devait tenir une réunion publique dans la soirée. M. Bayrou est crédité de 17% des intentions de vote dans plusieurs sondages, dont une étude BVA publiée jeudi où il gagne deux points, et a même atteint 19% dans un sondage Ifop mardi. Sa cote de popularité a par ailleurs bondi de 19 points en un mois, 58% des Français souhaitant lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir, selon le baromètre TNS-Sofres de mars pour le Figaro Magazine et i-Télé, diffusé jeudi sur i-Télé. "Je suis ému et encouragé par cet immense mouvement de confiance qui est en train de se former parmi les Français", a indiqué M. Bayrou en réaction à ce sondage. "Ce mouvement de confiance va aller jusqu'au 22 avril et au 6 mai", a-t-il affirmé, ajoutant: "je ne considère nullement que c'est gagné. J'ai les pieds sur terre". Le candidat de l'UDF est celui qui a marqué le plus de points en une semaine selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI paru vendredi dans le quotidien. Pour 58% des personnes interrogées, François Bayrou est le candidat qui a marqué le plus de point en une semaine, devançant Ségolène Royal (20%) et Nicolas Sarkozy (11%). Par ailleurs, d'après le sondage, 91% des sondés, ont trouvé le candidat centriste "sympathique" après sa prestation dans l'émission sur TF1 lundi, "J'ai une question à vous poser". Ils sont 68% à l'avoir trouvé "convaincant", 67% "compétent" et 64% "proche" des préoccupations des Français. Pour les deux premiers qualificatifs, il est devancé par Nicolas Sarkozy (respectivement 79% et 80%) mais dépasse très largement Ségolène Royal (créditée de 45% et 47%). Sondage réalisé en ligne du 27 février au 1er mars auprès d'un échantillon national de 1.068 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la Commission des sondages.
Ségolène Royal face aux questions de citoyens sur TF1
Ségolène Royal s'efforcera lundi soir de remonter la pente des sondages défavorables en répondant à un panel de citoyens, lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1.
Ségolène Royal s'efforcera lundi soir de remonter la pente des sondages défavorables en répondant à un panel de citoyens, lors de l'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1.
Un nouveau test important pour la candidate socialiste, que 23 sondages consécutifs donnent battue par son rival de l'UMP, Nicolas Sarkozy.
Un sondage CSA rendu public vendredi la donne à 45% des voix au second tour, contre 55% pour Nicolas Sarkozy, son plus mauvais score.
Et le dernier baromètre TNS-SOFRES, divulgué dimanche, donne Nicolas Sarkozy vainqueur avec le même chiffre, le président de l'UMP étant à +2 et sa rivale socialiste à -2 par rapport au précédent sondage.
L'exercice télévisuel, auquel Nicolas Sarkozy s'est prêté le 6 février, ne devrait pas dérouter la députée des Deux Sèvres, qui a construit sa campagne sur les "débats participatifs" à travers la France, auxquels elle a pris part à plusieurs reprises.
Mme Royal, dont la campagne a connu ces derniers jours plusieurs couacs, notamment la démission d'Eric Besson, responsable des questions économiques au PS, a annoncé dimanche, répondant aux questions de l'AFP, que la semaine qui s'ouvre sera celle de la réorganisation de son équipe de campagne.
Elle a annoncé qu'elle rendra publique, "probablement jeudi", "une nouvelle organisation" de sa campagne, des propos qui résonnent comme un aveu de dysfonctionnement et la volonté de reprendre fermement la barre.
"Il faut une équipe plus étoffée et mieux structurée, il faut qu'on sorte de l'autogestion, il faut remettre de la hiérarchie", a-t-elle expliqué.
Avant l'émission de TF1, le Parti socialiste devrait faire connaître dans la journée de lundi le chiffrage de ses propositions, un sujet qui a divisé les états-majors politiques la semaine dernière.
Mardi, Ségolène Royal tiendra un meeting à Rennes, sur le thème de l'emploi.
Manifeste des délinquants de la solidarité (GISTI) « Nous déclarons avoir aidé des étrangers en situation irrégulière. Nous déclarons [...] Si la solidarité est un délit, je demande à être poursuivi(e) pour ce délit. »
« Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis »
Biographie de Chirac Jacques Chirac ou le triomphe de la démagogie. Tantôt europhile europhobe, raciste ou pas, communiste gauliste libéral écolo anti nucléaire. Bref tout dépend du moment et des échéances electorales ! Bref une vie à retourner sa veste Cette biographie s'inspire de la biographie officielle sur le site de l'Elysée, légérement modifié comme vous pourrez le voir !
Naissance Né le 29 novembre 1932 à Paris dans le Vème arrondissement. Fils de François Chirac, administrateur de sociétés, et de Madame née Marie-Louise Valette.
Etudes Lycées Carnot et Louis-le-Grand à Paris Diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, de la Summer School de l'Université de Harvard (USA) et de l'ENA
Le début de ses "convictions" En 1947, il est alors en seconde il adhère sans grande conviction au RPF de Charles de Gaules. Mais au début des années 1950 il fait un passage communiste lorsqu'il était étudiant et vendait l'humanité, et qu'il signait l'appel de Stockholm contre la bombe atomique...
Bernadette... Chirac perd son pucelage dans un bordel d'Alger à 18 ans lors d'un voyage en Afrique du nord. L'anée suivante, il rencontre la charmante Bernadette Chodron de Cource à Sciences-Po. Il fera un petit détour avec une certaine Florence Herlity (une américaine rencontré en 1953 lors de vacances aux USA), il en est fou amoureux, mais la belle n'est pas accepté par la famille de Chirac il épouse donc finalement Bernadette le 16 mars 1956. Il aura deux enfants : Laurence et Claude. 16 mars 1956
1956 Il arrive en Algérie. Il est sous lieutenant en faveur de l'Algérie Française (le monde du 2 mars 2003)
1957-1959 Elève de l'Ecole Nationale d'Administration
1959 Auditeur à la Cour des Comptes
1962 Chargé de mission au Secrétariat Général du Gouvernement Chargé de mission au cabinet de Georges Pompidou, Premier ministre
1965-1993 Conseiller référendaire à la Cour des Comptes
Mars 1965 à mars 1977 Conseiller municipal de Sainte-Féréole (Corrèze)
Mars à mai 1967 Il est élu député de la Corrèze et le restera jusqu'en 1995
1967-1968 Secrétaire d'Etat aux Affaires Sociales, chargé des problèmes de l'emploi (Gouvernement de Georges Pompidou).
1968 Conseiller Général du canton de Meymac, réélu en 1970, en 1976 et 1982
1968-1971 Secrétaire d'Etat à l'Economie et aux Finances (Gouvernements de Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas). Il est alors dans sa période libérale.
1969 Trésorier de la Fondation Claude Pompidou (Association venant en aide notamment aux personnes âgées et aux enfants handicapés). Jusque là tout va bien on en a les larmes aux yeux de cette générosité ! Le plus interressant est que l'association a acheté 5 hectares de terrains inconstructible à proximité de son château pour plus de 200000 euros (1,4 millions de francs), la ville de Paris (dont il a été maire de 1977 à 1995) a généreusement verser des subventions à cette association ce qui a permis de rembourser l’investissement ! Pour résumer les choses, les Parisiens ont payés le terrain de Chirac...
De 1970 à mars 1979 Président du Conseil Général de Corrèze
1971-1972 Ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement (Gouvernement de Jacques Chaban-Delmas)
1972-1973 Ministre de l'Agriculture et du Développement rural (Gouvernement de Pierre Messmer)
1973-1974 Ministre de l'Agriculture et du Développement rural (Gouvernement de Pierre Messmer)
1974 Ministre de l'Intérieur (Gouvernement de Pierre Messmer)
Juin 1975 Secrétaire Général d'Honneur de l'UDR
25 août 1976 Présente la démission de son Gouvernement, il voulait déja dissoudre l'assemblé et Giscard ne l'a pas écouté!
Du 5 décembre 1976 au 12 novembre 1994 Elu Président du Rassemblement Pour la République (RPR=.
20 mars 1977 au 16 mai 1995 Il est élu maire de paris. Celui qui aujourd'hui interdit à Sarkozy de cumuler présidence de l'UMP et ministre a lui réussi un don d'ubiquité incroyable d'être maire de Paris et député de corrèze et président du RPR.
10 juin 1979 Elu au Parlement Européen (liste défense des intérêts de la France en Europe), démissionne de son mandat en 1980. Chirac est alors europhobe !
Du 20 mars 1986 au 10 mai 1988 Premier ministre (Cohabitation). Bilan calamiteux. Il perd pour la seconde fois aux elections présidentielles.
1992 Il appelle finalement à voter oui à maastrich. Il est devenu ridicule d'etre opposé à l'europe quand on veut devenir président ! Pour gagner il lui faut prendre des voies de gauche, il base son programme sur "la fracture sociale", promis il va baisser les impôts, augmenter les salaires ! Idées évidement complétement oublier ! Il part meme dans le sens opposé
1991 il prononce son fameux discours: le bruit et l'odeur ! (Voir rubrique citation)
7 mai 1995 Elu Président de la République Française à 52,6% contre Jospin, aprés une campagne qui cherchait des voix à gauche avec le thème de la fracture sociale qui sera vite oublié.
17 mai 1995 Installation comme Président de la République, il ne va pas tarder à laisser tomber son programme, relancer les essais nucléaires: il s'attire alors les foudres du monde entier. Il fera un referundum sur le quinquenat auquel il été jusqu'alors fermement opposé face à jospin, mais si il veut être réélu à 70 ans...
Les affaires 2000-2001 Emplois fictifs, Le financement du RPR, "La Sempap", Les marchés des HLM de Paris, Trafic d'influence: marchés publics de la région Ile-de-France, les voyages payés en liquide, l'affaire du château de Bity, les "frais de bouche", beaucoup de casseroles pour un seul homme ! Heureusement Dumas au conseil constitutionel (censé être de gauche) l'a sauvé, le conseil constitutionel s'est prononcé en affirmant qu'on ne peut pas poursuivre le président de la république pendant son exercice ! A l'époque tous les médias le donnaient pour mort ! ...
5 mai 2002 Tout le monde le voyait devant les juges, mais grace à sa campagne démago (comme d'habitude, on dit qu'il n'est jamais meilleure quand campagne !) sur l'insécurité relayé par sa chaine TF1 il est reparti pour 5 ans.
Son nouvel objectif: rentrer dans l'histoire. C'est vrai qu'il y a du boulot, et vous vous retenez quoi des 10 ans de Chirac à l'Elysée ?
MAMAN29
bienvenue à tous...maman de trois enfants de brest, j'ai 28ans et j'adore les images...n'hésitez pas a me laisser des commentaires, je vous répondrez volontiers...bisous et bonne visite et une joyeuse année 2009!!! Que tous vos vœux se réalisent...
On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.[Rivarol]
C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir.[Proverbe africain]
Ne rien livrer au hasard, c'est économiser du travail.
[Antoine Albalat] Extrait de L'Art d'écrire