"Ce sera une décision très lourde à prendre." Que décideront les
autorités confrontées à l'offensive du virus de la grippe A ? Va-t-on
vacciner les personnes vulnérables, dont le nombre est évalué à 6
millions ? Va-t-on prendre en charge toute la population ? "Tout reste
ouvert, mais on se prépare au pire, confie un responsable. Si, à la
réception des vaccins, la grippe A est très violente, on vaccinera en
grande quantité ; à défaut, on attendra les essais cliniques et on
vaccinera progressivement." C'est vraisemblablement vers la mi-octobre
que Nicolas Sarkozy et François Fillon devront trancher, sur
proposition de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé.
An-ti-ci-per. Sans attendre, la France a reconstitué
son stock de Tamiflu et diversifié son approvisionnement en vaccins,
commandant 94 millions de doses auprès de GlaxoSmithKline (50
millions), Sanofi-Pasteur (28 millions) et Novartis (16 millions). Avec
cette inconnue : ces industriels décrocheront-ils l'indispensable
autorisation de mise sur le marché (AMM) ? La question peut sembler
incongrue, mais il est possible que le vaccin d'un industriel soit
retoqué en cas de non-respect du cahier des charges, ou d'études
cliniques non concluantes.
Quatre laboratoires sollicités
Aussi, discrètement, au coeur de l'été, Roselyne Bachelot a-t-elle fait
appel à un quatrième industriel pour obtenir des vaccins en urgence.
Selon les informations du Point , qui n'ont pu être confirmées officiellement,
plusieurs milliers de doses ont été commandées au laboratoire Baxter.
Les autorités françaises espèrent ainsi profiter de la technique de
production innovante de l'Américain qui devrait permettre de fournir
les premières doses dans les meilleurs délais. On parle de la
mi-septembre. Là aussi, reste à savoir si elles recevront l'AMM à cette
date. Mais une chose est sûre : les 94 millions de doses commandées par
la France arriveront progressivement, à raison de 2 millions d'unités
par semaine.
Pour le gouvernement, il fallait donc établir une
liste des "populations vulnérables" : les femmes enceintes, tout
d'abord. Si elles n'ont pas plus de risques que d'autres d'attraper le
virus, elles peuvent en revanche développer des formes graves. Problème
: on ne sait pas aujourd'hui si elles pourront être vaccinées. Par
ailleurs, les virus grippaux attaquant les poumons, toute personne
ayant des fragilités pulmonaires devient de facto vulnérable. Sont
concernées les populations souffrant de problèmes respiratoires
(asthme...), d'affections cardiaques, de déficits immunitaires ou
d'obésité. Enfin, une attention toute particulière est portée aux
jeunes en milieu scolaire : aux yeux des experts, les vacciner, c'est
éviter une explosion du pic épidémique. Des équipes mobiles de médecins
pourraient, le cas échéant, assurer la vaccination des enfants dès
l'âge de 6 mois.
Premiers vaccinés "autour du 20 septembre"
Si l'on décide de lancer une campagne de vaccination dans le pays, à
qui seront destinées les premières doses ? Aux yeux du gouvernement,
les "plus prioritaires" sont les infirmières et médecins en
néonatalogie ainsi que leurs collègues de réanimation pédiatrique. Ils
seront donc les premiers en France à être vaccinés contre la grippe A.
Le vaccin sera proposé en deux doses espacées de trois semaines.
"L'opération se déroulera autour du 20 septembre", explique un proche
du dossier. Au moment même où débutera la campagne de vaccination
contre la grippe saisonnière, exceptionnellement avancée d'une semaine.
Si le gouvernement a arbitré en faveur du personnel de néonatalogie,
c'est tout simplement parce que les bébés de moins de 6 mois ne peuvent
pas recevoir sans risque le vaccin contre le H1N1.
Concernant les 10 millions de personnes âgées (plus de
65 ans), Roselyne Bachelot a récemment proposé à François Fillon de
leur octroyer une dose unique, contre deux pour tous les autres. À ce
jour, le Premier ministre n'a pas donné sa réponse. Les experts
affirment que nos seniors sont aujourd'hui épargnés par la grippe A,
grâce à une mystérieuse "mémoire immunitaire".
Gymnases réquisitionnés
Pour
préparer le plan de vaccination sur le territoire, les préfets ont été
discrètement mis à contribution. À charge pour eux de sélectionner au
minimum trois sites par département (gymnases, salles polyvalentes...).
Chacun des centres de vaccination - les établissements de santé étant
exclus du dispositif - ne pourra pas couvrir plus de 100 000 habitants.
Remise de la copie le 10 septembre. Le gouvernement s'est fixé un
objectif : que tout soit prêt le 28 septembre. Le dispositif devrait
s'étendre sur quatre mois.
Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux.
Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts.
Les
ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans
son répertoire, la personne à contacter en cas d'urgence sous le même
pseudonyme. Le pseudonyme international connu est « ICE »
" In Case of Emergency".
C'est
sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter,
utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les
premiers secours.
Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser ICE1, ICE2, ICE3, etc. Facile à faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup.
Si vous croyez en l'utilité de cette convention, faites passer le message afin que cela rentre dans les mœurs.
2° Accident Vasculaire Cérébral (AVC) Cela peut servir !
Prenez quelques minutes pour lire ceci et peut-être sauver une vie et contribuer à faire connaître le danger que représente l'accident Vasculaire Cérébral.
Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute.
Elle affirme aux autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accroché les pieds à cause de ses nouveaux souliers.
Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette.
Même si elle a l'air un peu secouée, Julie profite joyeusement du reste de l'après-midi...
Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa femme a été transportée à l'hôpital.....Julie meurt à 18h.
Elle avait eu un Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue.
Si les personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel accident, Julie aurait pu être sauvée.
Un NEUROLOGUE dit que
s'il peut atteindre une victime d'AVC dans les trois heures, il peut
renverser entièrement les effets de la crise. Il affirme que le plus
difficile est que l'AVC soit identifié, diagnostiqué et que le patient
soit vu en moins de trois heures par un médecin.
Reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à la personne en crise :
1.Lui demander de SOURIRE. 2.Lui demander de lever LES DEUX BRAS. 3.Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex. Le soleil est magnifique aujourd'hui). Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, appelez le 15 et décrivez les symptômes au répartiteur.
Selon un cardiologue, si tous ceux qui reçoivent cet e-mail l'envoient
à leur tour à 10 personnes, une vie au moins pourrait être sauvée par
jour.
Merci à toutes et à tous
ON FAIT BIEN SUIVRE DES BLAGUES, DES PPS, ON PEUT BIEN FAIRE SUIVRE DES CHOSES UTILES, PENSEZ-Y !!!
On dit couramment aux enfants de limiter
le sucre et les bonbons s'ils ne veulent pas avoir mal aux dents. Cela
signifie implicitement que le sucre est responsable des caries. Mais
est-ce bien vrai ?
Le sucre est transformé en acide par les bactéries
En fait, le sucre contribue indirectement à la carie dentaire. Ce sont plus exactement certaines bactéries présentes dans notre bouche, qui, en se nourrissant de sucre
(et d'autres débris alimentaires), produisent un acide. C'est cet acide
qui attaque et fragilise les dents, favorisant les caries.
Les bactéries font partie de la plaque dentaire, sorte de pâte qui recouvre les dents, composée de bactéries, de débris alimentaires et de salive. Ainsi, plus il y a de sucre et d'autres débris alimentaires autour des dents, plus les bactéries prolifèrent et plus elles produisent d'acide, augmentant le risque carieux.
Cette plaque dentaire
est donc particulièrement épaisse après chaque repas. En revanche, elle
diminue après le brossage. Et pour s'en débarrasser complètement, il
est nécessaire de demander régulièrement un détartrage à son dentiste.
A noter que la bouche contient un grand nombre de bactéries, mais seules certaines sécrètent de l'acide et sont à l'origine de caries. Les plus fréquentes font partie de la famille des Streptocoques mutants.
Attention, ces bactéries passent facilement de la bouche d'une mère à son enfant. Ainsi, dans 70% des cas, les bactéries
présentes dans la bouche d'un enfant sont les mêmes que celles de sa
mère (1). Cette concordance atteint 90% dans les couples mère-fille.
Pour limiter cette transmission bactérienne favorable aux caries
précoces : chacun ses couverts, n'échangez pas votre fourchette avec
celle de votre enfant et ne goûtez pas son plat avec la même cuillère.
7 consignes pour prévenir les caries
1. Brossage des dents, idéalement après chaque repas, sinon deux fois par jour, dont une fois avant le coucher.
2. Après le brossage des dents le soir, ne plus manger, ni boire de boisson sucrée.
3. Lorsqu'il n'est pas possible de se laver les dents ou après avoir bu une boisson sucrée, il est possible d'éliminer une partie du sucre et des débris alimentaires en buvant un grand verre d'eau.
4. Les jeunes enfants ne doivent pas s'endormir avec un biberon d'eau sucrée ou tout autre boisson sucrée.
5. Le grignotage entre les repas est mauvais aussi pour les dents, sauf si on se lave les dents juste après.
6.
Le scellement des sillons s'adresse aux enfants dès l'apparition des
premières molaires définitives et jusqu'à l'âge de 14 ans (remboursé
par la sécurité sociale). Il consiste à boucher les fissures ou sillons
présents sur la face supérieure des molaires. Ces creux, inaccessibles
à la brosse à dents, sont des repères idéals pour les bactéries et les débris alimentaires…
7. Visites régulières chez le dentiste, au minimum une fois par an.
Le sida tue tellement d'hommes et de femmes politiques en Afrique
australe que la gouvernance risque désormais d'en subir les
conséquences, a estimé mardi un chercheur sud-africain.
"Si vous regardez les statistiques, les élus meurent relativement
jeunes et ils sont nombreux à mourir. Ce sont des tendances semblables
à celles du reste de la population", a déclaré a l'AFP Kondwani
Chirambo, auteur principal d'une étude sur les décès des conseillers
locaux en Afrique du Sud.
Il a
également analysé les données de six autres pays où un nombre
anormalement élevé de décès parmi les élus peut être attribué au sida.
Ces huit dernières années, près de la moitié des conseillers locaux
élus sont morts avant d'avoir 50 ans en Afrique du Sud.
Selon le chercheur, cela "n'est pas de bon augure" pour le pays, où les
carences de l'administration sont déjà un motif majeur d'insatisfaction
pour l'opinion.
Dans l'ensemble de
l'Afrique australe, les chercheurs n'ont identifié qu'une seule élue
ayant révélé sa séropositivité. Le fait que les responsables ne
demandent pas d'aide face à la maladie peut être attribué à la crainte
d'être stigmatisé, a estimé Kondwani Chirambo.
"Un grand nombre d'entre eux juge que révéler sa maladie correspondrait
à un suicide politique", a-t-il dit. "Ce n'est pas une position très
salutaire".
L'Afriquedu Sud est
le pays comptant le plus grand nombre de séropositifs au monde, avec
5,4 des 48 millions d'habitants porteurs du virus.
Selon le chercheur, 2,6 millions de personnes inscrites sur les listes
électorales sont décédées depuis 1999, dont une majorité de jeunes.
Au Sénégal, où la prévalence du sida est beaucoup plus faible, seuls
trois cas de vacance parlementaire liés au décès de l'élu ont été
enregistrés. En Zambie, la mort est au contraire la principale cause de
vacance parlementaire.
L'injection d'une protéine a permis d'améliorer la vision d'animaux
présentant une forme d'atteinte dégénérative héréditaire de la rétine,
appelée rétinite pigmentaire, selon une étude française qui ouvre la
voie à des thérapies.
Ces
résultats, qui établissent le "rôle protecteur" de la protéine,
marquent une nouvelle avancée dans la recherche thérapeutique des
maladies dégénératives de la rétine, selon les travaux de l'Institut
national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de
l'université Pierre et Marie Curie (upmc), publiés dans la revue
spécialisée Molecular Therapy.
Ying Yang, chercheur de l'équipe dirigée par Thierry Léveillard
(Inserm-umpc), rapporte que l'injection de la protéine "RdCVF" augmente
chez des souris le nombre de "cônes" (cellules essentielles à la vision
de jour) présents dans la rétine mais surtout, que les animaux traités
ont "une vision deux fois supérieure" à celle des animaux non-traités.
Cela indique que la protéine n'assure pas seulement la survie de ces
cellules (cônes) mais préserve significativement leur fonction et
ralentit ainsi la perte visuelle.
L'équipe de Thierry Léveillard, Saddek Mohand-Saïd et du Pr José-Alain
Sahel à l'Institut de la Vision à Paris travaille depuis des années sur
ces maladies héréditaires de la rétine. Objectif, à terme: proposer un
traitement de ces maladies incurables qui affectent 40.000 personnes en
France.
En 2004, les chercheurs
ont identifié cette protéine à "fort potentiel" pour le traitement des
dégénérescences rétiniennes héréditaires.
Maladies génétiques, les rétinopathies pigmentaires s'attaquent
progressivement aux cellules de l'œil (les photorécepteurs) qui
convertissent le signal lumineux en un signal interprétable par le
cerveau et conduisent progressivement à la cécité.
Les cellules à bâtonnets servant à la vision de nuit, sont atteintes en
premier. Leur disparition entraîne la perte de sécrétion de la protéine
"nutritive". Les cônes, essentiels à l?acuité visuelle de jour,
dégénèrent ensuite.
Parallèlement
dans la revue Molecular and Cellular Proteomics, Ram Fridlich, étudiant
dans l?équipe, montre qu?une autre forme de la protéine permet de
lutter contre le "stress photo-oxydatif" : un effet délétère de la
lumière et de l'oxydation, impliqué dans la dégénérescence de la rétine
normale et pathologique, relève M.Léveillard.
Munis de ces résultats, les chercheurs travaillent avec la société
Fovea-Pharmaceuticals à développer une protéine "RdCVF" de synthèse,
utilisable chez l?homme. "Notre objectif sera après cela de débuter les
premiers essais cliniques le plus rapidement possible à l?hôpital des
Quinze-Vingts (Paris)", indique le Pr Sahel.
Une chercheuse a été placée en
quarantaine après s'être piquée avec une seringue qui avait contenu le
virus de la fièvre mortelle Ebola, a annoncé mardi la clinique
universitaire de Hambourg.
La
chercheuse, qui travaille dans un laboratoire de haute-sécurité à
l'Institut des maladies tropicales de Hambourg, s'est piquée jeudi à la
main à travers ses gants de protection, a précisé la clinique dans un
communiqué.
"Comme elle ne
montrait à ce moment-là aucun symptôme, il n'existe aucun risque de
contamination pour les personnes qui ont été en contact avec elle",
souligne l'établissement.
La
souche du virus qui était contenue dans la seringue étant mortelle à
90% et "en l'absence de tout moyen prophylactique ou de traitement, il
a été décidé, en accord avec des experts internationaux, de lui
appliquer un protocole personnalisé, basé sur un vaccin testé avec
succès au stade pré-clinique aux Etats-Unis", poursuit la clinique.
Le vaccin été injecté à la patiente, avec son accord, le 14 mars. Une
montée de fièvre a été observée dans les 24 heures suivantes, comme s'y
attendaient les médecins. La fièvre pouvant être un signe de début
d'infection et de transmission possible, la patiente a été placée en
unité d'isolement le dimanche.
La
fièvre est depuis retombée, "ce qui plaide fortement en faveur d'une
réaction au vaccin et d'une absence d'infection", a indiqué une
porte-parole de la clinique à l'AFP, Katherin Herbst.
Dans le doute, et parce que la durée d'incubation de la maladie peut
atteindre 21 jours, la chercheuse devra rester en observation dans sa
chambre d'isolement.
Un bâtiment de la faculté de sciences de Rennes 1 a été fermé par
mesure de précaution après que 14 cas de cancers eurent été détectés au
cours des sept dernières années parmi le personnel féminin y ayant
travaillé, a annoncé la présidence de l'université mercredi.
"Quatorze cas de cancers ont été recensés (au cours des) sept dernières
années parmi les personnels fréquentant ou ayant fréquenté les unités
de recherche du bâtiment 13 du campus de Beaulieu, et en particulier
l'unité CNRS 6026 de biologie cellulaire et moléculaire", a indiqué à
l'AFP une porte-parole du président de Rennes 1, Guy Cathelineau.
Le bâtiment 13 "abrite également l'unité Inserm Rennes 1 du groupe
d'étude de la reproduction chez l'homme et les mammifères, ainsi que
les personnels administratifs de l'UFR sciences de la vie et de
l'environnement", a précisé cette porte-parole.
"Face à l'annonce du dernier cas en mars 2009, le président de Rennes 1
a pris avec le CNRS et en accord avec l'Inserm la décision d'un arrêt
temporaire des activités dans le bâtiment afin de permettre un
diagnostic complet, et si nécessaire des mises en conformité permettant
au personnel de retravailler dans des conditions de sécurité
optimales", selon la même source.
Les équipes seront pendant cette période hébergées dans d'autres locaux de l'université.
L'alerte a été donnée en mars 2008 aux organismes de tutelle (ministère
de l'enseignement supérieur et de la Recherche, CNRS, Inserm) et à
l'Institut national de veille sanitaire (InVS).
"Des actions ont été entreprises immédiatement sur le plan médical et
sur le plan des produits et pratiques, ainsi que sur le plan
immobilier: le bâtiment a fait l'objet d'une série de travaux de
réhabilitation entre 2002 et 2007", selon la même source.
D'après les informations communiquées par l'InVS en février 2009, "il
n'est pas possible à ce jour d'établir des relations entre un ou des
agents utilisés et les cancers observés" qui touchent "uniquement des
femmes: cancers du sein ou lymphomes", a précisé la même porte-parole.
"Tous les prélèvements réalisés par le bureau de certification Véritas
sont en-dessous des normes admises", selon elle.
Quant aux personnels concernés, soit 200 personnes, ils ont
"constamment été informés des actions entreprises", a souligné la même
source.
Trois médecins ont été condamnés mardi à verser 25.000 euros à chacun
des parents d'une fillette décédée à la suite d'une opération de
l'appendicite en 2004, par la 4e chambre civile du tribunal de grande
instance de Toulouse, a-t-on appris samedi de source judiciaire.
Ils doivent également verser 12.000 euros à la soeur de la victime.
La Caisse primaire d'assurance de l'Aude a obtenu le remboursement de
l'opération qu'un des docteurs avait facturée aux parents de la petite
fille.
Le tribunal correctionnel
de Toulouse avait relaxé en mars 2006 les trois praticiens poursuivis
pour homicide involontaire, estimant que les comportements des trois
médecins (chirurgien, anesthésiste et radiologue), ne pouvaient "être
considérés comme la cause directe du décès de l'enfant" et qu'aucun
d'entre eux n'avait commis de "faute caractérisée".
Les Dr Xavier et Caroline Birembaux poursuivaient les médecins qui
avaient opéré par cœlioscopie et suivi leur fille Amélie, 9 ans, le 3
septembre 2004 à la clinique Montréal de Carcassonne, jusqu'à son
transfert à l'hôpital Purpan de Toulouse.
Elle y était décédée peu après minuit d'une hémorragie interne
consécutive à l'opération, dont l'importance avait été "sous-estimée",
selon un rapport d'expertise de juin 2005.
Cette expertise civile contradictoire concluait notamment que "tout au
long de la journée (...), les docteurs (...) se sont rassurés et n'ont
pas pris en compte l'importance de la déglobulisation (...) qui
imposait une ré-intervention chirurgicale dans les plus brefs délais",
alors que l'enfant, opérée à 08H30, souffrait, montrait des analyses
sanguines alarmantes, et avait fait un malaise dès 15H00.
Le groupe de diagnostic in vitro
bioMérieux compte faire "une centaine" d'embauches en France en 2009,
"essentiellement" sur son site de Grenoble, a indiqué lundi son
directeur général Stéphane Bancel.
Le groupe de diagnostic in vitro bioMérieux compte faire "une centaine"
d'embauches en France en 2009, "essentiellement" sur son site de
Grenoble, a indiqué lundi son directeur général Stéphane Bancel.
M. Bancel, qui s'exprimait en marge d'une conférence de présentation
des résultats annuels, n'a pas souhaité communiquer d'objectif plus
précis en matière d'embauches prévues.
Le site de recherche et de recherche bioMérieux de Grenoble profite
notamment du transfert des activités de biologie moléculaire du site
néerlandais de Boxtel, en cours de fermeture. Ses effectifs sont
actuellement de 135 salariés.
bioMérieux, qui a réalisé trois acquisitions en 2008, emploie 6.140
salariés dans le monde, contre 5.771 à fin 2007. En France, son
effectif est d'environ 2.500 personnes, a indiqué une porte-parole.
Le groupe compte augmenter ses dépenses de recherche et développement,
qui devraient représenter "entre 12% et 13% du chiffre d'affaires".
Cela représente une croissance allant jusqu'à 8% par rapport aux frais
de 133 millions d'euros de 2008.
Les investissements, notamment industriels, qui ont été de 92 millions
au total en 2008, seront augmentés "d'environ 30 millions d'euros par
an en 2009 et 2010".
Comme vous avez raison de parler de ce sujet instructif et utile, car,
en effet, malgré les lois ayant libéré l'accès à la contraception, le
recours à l'IVG est toujours massif en France !
Et si le recours à l'IVG évite les conséquences dramatiques physiques
qu'a connu la période de recours aux clandestines "faiseuses
d'anges"... et les centaines de milliers de mères mortes de
l'"opération"..., il n'évite pas le traumatisme moral et psychologique,
surtout que la nécessité de prévenir les parents ou de consulter
auparavant un psychologue, exigés par la loi, sont loin d'être
appliqués en pratique !
Enfin, ce 'post' m'incite à parler d'un fait incroyable dont on a parlé
'bizarrement' qu'une seule journée aux informations (mais tout de même
sur France 2) :
- une fillette de neuf ans (vous avez bien lu 9 !!), violée par son
jeune beau-père, à la maison, s'est retrouvée enceinte de 2 jumelles,
sa mère l'a aidé à se faire avorter bien sûr.
- bien que se passant au Brésil, pays catholique, où l'avortement n'est
pas autorisé, la justice civile brésilienne a fermé les yeux, mais,
l'Eglise catholique ?
- eh bien, l'archevêque de Récife a excommunié la fillette et sa mère,
et le cardinal en charge de ces affaires au Vatican a approuvé et
confirmé cette excommunication, ce qui veut dire que le pape Benoît XVI
a également approuvée cette exclusion gravissime de la communauté des
catholiques !!
Que faire devant cette véritable injure de la hiérarchie catholique à l'ouverture d'esprit du Christ ?
Moi, je propose de faire comme moi : renvoyer à l'évêque de mon lieu de
résidence mon carnet de famille catholique en lui disant de le garder
tant que son Église est dirigée par un pape aussi borné et étroit
d'esprit sur l'application des principes aussi respectables soient-ils
comme la défense de la vie, qui contribue à bloquer tout progrès de
contraception dans des pays en voie de développement qui en ont un
besoin si urgent, pour lutter contre le Sida...
Les députés ont adopté jeudi une
disposition reconnaissant la méthode du testing auprès des médecins et
autres professionnels de santé afin de confondre ceux qui refuseraient
de soigner un patient titulaire de la CMU ou en raison de ses moeurs ou
de son origine.
Les députés ont adopté jeudi une disposition reconnaissant la méthode
du testing auprès des médecins et autres professionnels de santé afin
de confondre ceux qui refuseraient de soigner un patient titulaire de
la CMU ou en raison de ses moeurs ou de son origine.
L'article 18 du projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires"
de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, actuellement examiné à
l'Assemblée, prévoit que la méthode du testing pourra être utilisée
auprès des médecins généralistes, des spécialistes ou des dentistes
afin de "démontrer l'existence du refus discriminatoire".
Selon le texte, une discrimination a lieu lorsqu'un médecin ou un
dentiste refuse de soigner un patient titulaire de Couverture maladie
universelle (CMU), de l'Aide médicale de l'Etat (AME) ou en raison
notamment de ses moeurs, son origine ou son sexe.
Concrètement, le patient s'estimant victime d'un refus de soin
illégitime devra saisir l'organisme local d'assurance maladie ou le
conseil départemental de l'ordre concerné (médecins, dentistes...). Une
commission de conciliation sera alors instaurée. Les résultats du
testing pourront être "des éléments de preuve recevables" devant cette
commission.
En cas d'échec de la
conciliation, l'organisme local d'assurance maladie ou le conseil
départemental de l'ordre concerné pourront prononcer une sanction
financière.
A l'origine, le texte
du gouvernement prévoyait d'inverser la charge de la preuve en faveur
des patients qui s'estimaient victimes d'une discrimination.
Il aurait donc appartenu au médecin ou au dentiste de prouver que son
refus de soin était justifié "par des éléments objectifs étrangers à
toute discrimination".
Plusieurs
députés UMP ont dit craindre un "afflux de plaintes" ou une
"stigmatisation des professionnels" face à un problème qualifié de
"marginal" par Claude Leteurtre (NC), lui même chirurgien-orthopédiste.
Le texte a donc été adopté amendé
par le rapporteur UMP du texte Jean-Marie Rolland qui a supprimé
l'inversion de la charge de la preuve.
Cette nouvelle pilule contraceptive
possède deux atouts inédits : sa composition et son mode
d'administration original. Au final, moins de syndrome prémenstruel,
moins d'acné et moins d'oubli de pilule. Explications.
Sa composition
Il s'agit d'un contraceptif oral globalement faiblement dosé et qui contient vraiment très peu d'œstrogène (éthinylestradiol).
Cette nouvelle pilule contraceptive contient de la drospirénone, un progestatif de dernière génération (le même que celui présent dans Jasmine et Jasminelle) qui présente une action très similaire à la progestérone,
classiquement utilisée dans les autres pilules. L'avantage de la
drospirénone est que cette molécule multiplie les propriétés : elle
exerce une action "antiandrogénique", ce qui est très avantageux contre
l'acné, et une action "antiminéralocorticoïdes" qui diminue le syndrome prémenstruel
(désignant l'ensemble des symptômes survenant spécifiquement en fin de
cycle : migraine, irritabilité, troubles du sommeil, etc.).
Son mode d'administration
Les pilules
classiques se prennent durant 21 jours, suivi d'un arrêt de 7 jours.
C'est précisément au moment de débuter une nouvelle plaquette après la
semaine d'arrêt que les oublis sont les plus fréquents. Or Yaz
a l'avantage de contenir 28 pilules, ce qui signifie que les plaquettes
s'enchaînent sans interruption et donc sans risque d'oubli.
Autre
avantage, chaque plaquette contient 24 comprimés hormonaux (au lieu de
21) + 4 comprimés placebo. Autrement dit, l'intervalle sans hormones
est moindre : le blocage ovarien est donc maintenu plus longtemps, ce
qui renforce l'efficacité de cette pilule et permet un dosage très faible en œstrogène (20g). Enfin, avec seulement 4 jours sous placebo (sans hormones), les symptômes menstruels indésirables qui surviennent en fin de cycle sont moindres (douleurs, maux de tête, acné…).
Au final, du fait de sa composition hormonale, de son faible dosage et de son schéma 24 + 4, le confort de cette pilule contraceptive
est amélioré. Souhaitons que cette innovation contribue à réduire le
nombre de grossesses indésirables et le nombre d'IVG (interruption
volontaire de grossesse), lequel reste désespérément stable en France
depuis de très nombreuses années et dont 21% sont réalisées chez des
femmes qui prennent pourtant la pilule…
A savoir : cette
pilule peut très bien vous convenir ou pas du tout. Chaque femme est
différente. L'un des signes, peu connu, qui doit vous amener à changer
de contraception est une baisse de vos envies (ou libido).
L'alternative classique à la pilule est le stérilet. Contrairement à
une idée reçue, il peut être prescrit à tout âge et sans avoir déjà eu
d'enfant.
En période hivernale, la toux est un
symptôme bénin très fréquent. Elle témoigne le plus souvent d'une
agression virale. Comment soulager un enfant qui tousse ?
Médicament ou remède maison ?
Certains parents se rendent à la pharmacie pour acheter un sirop contre la toux afin de soulager leur enfant qui tousse. D'autres ont recours à une boisson chaude sucrée au miel, voire directement à une cuillerée de miel. Quelle est la meilleure solution contre la toux ?
Des
chercheurs se sont penchés sur cette question. Ils ont comparé
l'efficacité de trois types de traitement chez une centaine d'enfants
âgés de 2 à 18 ans et souffrant d'une toux importante due à une infection des voies respiratoires.
Certains ont reçu une cuillère de miel, d'autres, un médicament antitussif (à base de dextrométhorphane) ou un placebo administré à l'heure du coucher.
La fréquence de la toux,
sa gravité et les répercussions sur le sommeil ont été suivies dans les
trois groupes. Les informations ont été recueillies par téléphone
auprès de la mère des enfants.
Rien ne vaut le miel !
Dès le lendemain, la toux des enfants ayant bénéficié du miel a été améliorée : la toux
a diminué en intensité et en fréquence, avec une meilleure qualité du
sommeil. En revanche, l'amélioration était beaucoup moins bonne avec le
sirop ou le placebo. Par ailleurs, le sirop n'a pas donné de meilleurs résultats que le placebo, remettant en cause l'intérêt des sirops antitussifs.
En conclusion, le miel est la solution la plus efficace pour traiter la toux.
Il fait bien mieux que le médicament, lequel équivaut à ne rien donner
du tout puisqu'il n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport
à un placebo.
Pour les auteurs, le miel représente donc un médicament efficace contre la toux pour les enfants de 2 à 18 ans.
En pratique, donnez une cuillerée de miel en soirée à votre enfant s'il tousse.
En revanche, une toux qui persiste plus d'une semaine nécessite une visite chez le médecin.
Plus de deux tiers des médecins portent
un jugement négatif sur la politique de santé et de protection sociale
de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, selon un sondage Ifop réalisé
pour le Quotidien du Médecin auprès de 502 médecins à paraître
vendredi.
Plus de deux tiers des médecins portent un jugement négatif sur la
politique de santé et de protection sociale de Nicolas Sarkozy et du
gouvernement, selon un sondage Ifop réalisé pour le Quotidien du
Médecin auprès de 502 médecins à paraître vendredi.
Interrogés alors que les députés examinent le projet de loi "Hôpital,
Patients, Santé, Territoires", 70% des médecins portent un jugement
"négatif" (48% "plutôt négatif" et 22% "très négatif"). 28% portent un
regard "plutôt positif". 2% qui ne se prononcent pas.
La répartition des opinions des médecins sur la politique de l'exécutif
en matière de santé et de protection sociale ne varie que très
faiblement entre libéraux et hospitaliers.
En revanche, les différences sont plus marquées entre les deux
catégories quand les médecins sont interrogés sur la question de leur
liberté d'installation.
59% des
libéraux ont un jugement "pas favorable" (18% "plutôt pas", 41% "pas du
tout") aux "amendements déposés par des députés (qui) envisagent de
restreindre la possibilité pour les médecins de s'installer dans des
régions ou des zones où ils sont déjà suffisamment nombreux", contre
52% des hospitaliers (23% "plutôt pas" et 29% "pas du tout").
Ce sondage de l'Ifop a été réalisé selon la méthode des quotas auprès
d'un échantillon de 502 médecins, représentatif des médecins libéraux
et hospitaliers. Les médecins ont été interrogés par téléphone du 26
février au 3 mars.
Les sites internet sur la santé -type
Doctissimo- sont invités à faire figurer sur leur page d'accueil des
liens vers des sites institutionnels, selon un vote des députés jeudi à
l'Assemblée.
Les sites internet sur la santé -type Doctissimo- sont invités à faire
figurer sur leur page d'accueil des liens vers des sites
institutionnels, selon un vote des députés jeudi à l'Assemblée.
La Haute autorité de santé, qui établit déjà "une procédure de
certification des sites informatiques dédiés à la santé", doit aussi
désormais veiller à ce qu'ils "affichent sur leur page d'acceuil des
hyperliens vers des sites informatiques publics français dédiés à la
santé et aux médicaments".
Il peut
s'agir par exemple des sites des caisses d'assurance-maladie ou de
l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé
(Afssaps), selon les auteurs de l'amendement.
Présenté par des députés PS, l'amendement a été adopté avec l'avis
favorable du rapporteur UMP. La ministre Roselyne Bachelot s'en est
remise à la sagesse de l'Assemblée (neutralité généralement
bienveillante).
"Cela doit
contribuer à assurer l'information en santé des patients et des
professionnels des santé la plus complète et la plus fiable", selon les
auteurs de l'amendement.
Il a été
adopté alors que les députés abordent le titre "prévention et santé
publique" du projet de loi "Hôpital, patients, territoire, santé"
défendu par Mme Bachelot.
Le nom
du site Doctissimo a été cité pendant le débat dans l'hémicycle.
Lagardère Active, le pôle médias du groupe Lagardère, avait racheté
53,3% de ce site santé-féminin en février 2008.
Nous avons besoin de bénévoles comme vous! La lutte contre les
maladies cardiovasculaires exige le soutien de bénévoles de tout âge et
de toute origine. Que vous ayez vous-même été victime d'une maladie
cardiovasculaire ou d'un accident vasculaire cérébral et que vous
vouliez contribuer en retour, ou que vous cherchiez simplement de
l'expérience ou à vous améliorer, faites-nous signe! Notre organisation
est fondée sur les bénévoles et votre participation est essentielle
pour limiter nos coûts d'opération et nous permettre de consacrer
davantage de fonds à la recherche qui sauve des vies. Votre générosité
est la clé de notre succès.
Combien de temps faut-il donner?
Parce que nos
activités de recherche, de promotion de la santé, de représentation et
de collecte de fonds se déroulent toute l'année durant, nous sommes en
mesure d'offrir des possibilités à court et à long terme aux bénévoles. Communiquez avec le bureau le plus près de chez vous pour plus de détails.
À quoi dois-je m'attendre?
Vous découvrirez que faire partie de cet organisme offre de nombreuses
récompenses. Vous aurez la chance de rencontrer des gens nouveaux et
inspirants, de développer de nouvelles idées, d'utiliser vos
compétences ou d'en apprendre de nouvelles mais surtout, vous ferez
partie d'une équipe dynamique.
Un AVC est une perte
soudaine de la fonction cérébrale. Elle est provoquée par
l'interruption de la circulation sanguine à l'intérieur du cerveau (AVC
ischémique) ou par la rupture d'un vaisseau sanguin à l'intérieur du
cerveau (AVC hémorragique).
L'interruption de la circulation sanguine
ou la rupture de vaisseaux sanguins provoque la mort des cellules
cérébrales (neurones) de la région affectée. Les séquelles d'un AVC
dépendent de l'endroit où le cerveau est endommagé ainsi que de
l'étendue des dommages.
Un AVC peut affecter toutes sortes de
fonctions, comme la capacité de se déplacer, de voir, de se souvenir,
de parler, de raisonner, de lire et d'écrire.
Dans un petit nombre de cas, des dommages au cerveau ressemblant à
ceux d'un AVC peuvent se produire lorsque le cœur cesse de battre
(arrêt cardiaque). Plus longtemps le cerveau manque d'oxygène et
d'éléments nutritifs apportés par le sang, plus grands sont les risques
de dommages permanents au cerveau.
On appelle généralement ce problème
une lésion acquise du cerveau.
Les effets d'un AVC
Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ne se ressemblent pas.
Après un AVC, le rétablissement dépend de plusieurs facteurs, notamment
l'ampleur des dommages causés, les régions cérébrales touchées ainsi
que votre état de santé avant l'AVC. Le travail que vous accomplirez
avec votre équipe de réadaptation d'AVC et le soutien de votre famille
et de vos amis sont aussi importants pour votre récupération.
Un AVC cause des dommages au cerveau et une perte soudaine de la
fonction cérébrale. Le cerveau étant le centre de commande de la
parole, des mouvements et de la pensée, un AVC dans les régions
cérébrales peut avoir des multiples conséquences.
Le cerveau
Le cerveau est le centre de commande des mouvements et de la
perception, du langage, de la pensée, du raisonnement, de la mémoire,
de la fonction sexuelle et du contrôle des émotions. Il est divisé en
deux parties appelées hémisphère droit et hémisphère gauche.
Les effets des AVC à l'hémisphère gauche
Faiblesse ou paralysie du côté droit du corps
Difficulté à lire, à parler, à penser et à calculer
Comportement peut être plus lent et plus hésitant que d'habitude
Difficulté à acquérir des nouvelles connaissances ou à retenir de nouvelles informations
Besoin de directives et de commentaires fréquents pour terminer vos tâches
Les effets des AVC à l'hémisphère droit
Faiblesse ou paralysie du côté gauche du corps
Problèmes de la vue
Difficultés à comprendre les relations spatiales telles que
les distances, la profondeur, le haut et le bas, l'avant et l'arrière.
Vous pouvez éprouver de la difficulté à ramasser des objets, à
boutonner une chemise ou à lacer vos chaussures Difficultés à s'orienter sur une carte
Problèmes
de mémoire à court terme. Vous pouvez vous souvenir des événements
datant de plusieurs années, mais oublier ce qui vient de se passer il y
a quelques minutes à peine Oubli ou ignorance des objets ou des gens qui se trouvent à
votre gauche (ce phénomène s'appelle « négligence »).
Vous pouvez même
ignorer votre bras ou votre jambe gauche Problèmes de jugement, par exemple agir impulsivement ou ne pas reconnaître vos propres limites
AVC au tronc cérébral Ce type d'AVC est plutôt rare. Le tronc cérébral est la région
située à la base même du cerveau, juste au-dessus de la moelle
épinière. Si vous subissez un AVC dans cette région, vous risquez
d'éprouver des problèmes de :
Respiration ou de fonction cardiaque
Contrôle de la température du corps
Équilibre et coordination
Faiblesse ou paralysie des bras ou des jambes des deux côtés du corps
Mastication, déglutition et parole
Vision
AVC au cervelet
Bien que les AVC au niveau du cervelet soient rares, ils peuvent
entraîner des graves conséquences parmi lesquelles quatre sont les plus
courantes, à savoir :
Incapacité de marcher, problèmes de coordination et d'équilibre (appelé ataxie)
Étourdissements
Maux de tête
Nausée et vomissements
Un AVC peut-il changer ma vie?
Toute maladie grave changera votre vie.
Toutes les personnes ayant
survécu à un AVC récupèrent dans une certaine mesure. La plupart des
personnes ayant survécu à un AVC continuent à mener une vie pleine et
intéressante. Votre équipe de réadaptation d'AVC, votre famille, vos
amis et vos proches peuvent vous aider à récupérer au maximum.
Lisez
les témoignages des personnes ayant survécu à un AVC.
Signes avant-coureurs de l'accident vasculaire cérébral (AVC)
Les cinq signes Un accident vasculaire cérébral constitue une urgence médicale.
Reconnaître les signes avant-coureurs et réagir immédiatement à leur
apparition a une incidence considérable sur les chances de survie et de
rétablissement. Les médicaments thrombolytiques comme le t-PA sont des « anticoagulants »,
des médicaments qui dissolvent les caillots sanguins. Administré à la
bonne personne qui a survécu à un AVC ischémique dans un délai de 3
heures, le t-PA peut minimiser les conséquences d'un AVC.
Pourtant, à
peine 20 à 25% des personnes qui subissent un AVC reçoivent en fait les
soins d'urgence et un traitement dans les trois heures suivant
l'apparition des symptômes, un délai critique pendant lequel les
médicaments «anticoagulants» peuvent agir plus efficacement.
Les cinq signes
Un AVC peut être traité – c'est pourquoi il est si crucial d'en reconnaître les signes avant-coureurs :
-Faiblesse - Perte soudaine de force ou engourdissement soudain au visage, à un bras ou à une jambe, même temporaire.
-Trouble de la parole - Difficulté soudaine d'élocution, de compréhension ou confusion soudaine, même temporaire.
-Trouble de vision - Problème de vision soudain, même temporaire.
-Mal de tête - Mal de tête soudain, intense et inhabituel.
-Étourdissement - Perte soudaine de l'équilibre, en particulier si elle s'accompagne d'un des autres signes.
Composez immédiatement le 15 ou appelez votre numéro local des services d'urgence.
Les contaminations auraient toutes eu lieu dans le quartier de la
Madeleine, dans le VIIIème arrondissement. Une personne est encore en
réanimation.
Les
sources de contamination de la légionellose sont principalement les
systèmes de climatisation et les réseaux d'eau (douche, bain
bouillonnant) (DR)
Une vingtaine
d'installations aéroréfrigérantes sont inspectées dans le quartier de
la Madeleine à Paris après le diagnostic de sept cas de légionellose,
dont un grave, a annoncé vendredi 24 octobre la Direction des affaires
sanitaires et sociales (DASS).
Troubles respiratoires
Depuis le 18 septembre, sept cas de légionellose ont été recensés.
"Aucun décès n'est à déplorer. Les personnes sont en voie de guérison
sauf une, encore en réanimation", précise la DASS de Paris.
"Ces personnes ont toutes fréquenté, dans les dix jours précédant le
début des signes cliniques, une zone qui semble centrée autour du
quartier de la Madeleine à Paris".
D'après le communiqué, "le service des installations classées a recensé
21 installations aéroréfrigérantes dans ce secteur et demandé à chaque
exploitant de procéder sans délai aux vérifications nécessaires. Les
premiers résultats seront connus en début de semaine prochaine".
La légionellose "se traduit par des signes respiratoires, avec de la
fièvre et une toux qui peuvent s'accompagner éventuellement d'autres
signes (douleurs musculaires, anorexie, troubles digestifs)", indique
la DASS, en invitant "les personnes présentant de tels signes cliniques
et ayant fréquenté la zone concernée" à consulter rapidement leur
médecin.
Contamination par l'eau
La légionellose est une infection pulmonaire qui affecte
essentiellement les adultes et plus particulièrement les personnes
fragilisées (personnes âgées, personnes avec une diminution des
défenses immunitaires). La contamination se fait par voie respiratoire,
par inhalation d'eau contaminée diffusée sous forme d'aérosols. Les
sources de contamination sont principalement les systèmes de
refroidissement par voie humide (tours aéroréfrigérantes des systèmes
de climatisation) et les réseaux d'eau (douche, bain bouillonnant).
"L'évolution est favorable dans la majorité des cas, sous traitement antibiotique adapté", rassure le communiqué. (Avec AP)
A la suite de contrôles et après de nombreux pays, la France s'est décidée vendredi à mettre en garde les consommateurs contre les bonbons "White Rabbit" et les biscuits "Koala", contaminés à la mélamine, la substance au centre du scandale du lait frelaté en Chine.
Les analyses de ces produits montrent une teneur en mélamine "supérieure au seuil d'alerte fixé par la Commission européenne (2,5 mg/kg)", ont indiqué dans un communiqué commun les ministères de l'Agriculture, de l'Economie et du Budget.
Les pouvoirs publics ont demandé que ces confiseries, disponibles dans les magasins et dans les restaurants, soient "définitivement" retirées du marché.
Ils ont aussi recommandé de "ne pas les consommer et de les rapporter aux points de vente ou de les détruire". Les consommateurs doivent prendre les mêmes précautions avec les produits achetés sur l'internet.
Quant aux personnes qui en auraient éventuellement consommés, "la veille sanitaire n'a pas mis en évidence de trouble particulier à ce jour", selon le ministère.
Ces produits ont été vendus notamment par le groupe de distribution Frères Tang qui affirme avoir procédé aux retrait et rappel de ces confiseries "vers le 20 septembre".
Selon les analyses pratiquées par le groupe, les bonbons contenaient de la mélamine à hauteur 42 mg/kg (contre 2,5 mg/kg fixés par la commission européenne) et les biscuits contenaient entre 3 et 4,5 mg/kg.
De nombreux pays ont déjà procédé depuis deux ou trois semaines au retrait du célèbre bonbon "White Rabbit", offert au président américain Richard Nixon lors de son voyage historique en Chine en 1972.
De Singapour au Pérou, en passant par l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, ce retrait a fait l'objet d'avertissement aux consommateurs dès la fin septembre.
Début octobre, les autorités sanitaires belges faisaient état de quantités cinq fois supérieures aux normes autorisées de mélamine dans un échantillon de "White Rabbit", demandant "instamment" de ne pas les consommer.
Dans un arrêté du 26 septembre, les autorités françaises ont, elles aussi, demandé le retrait du marché des aliments fabriqués à partir de produits laitiers chinois. Mais ce n'est que ce vendredi qu'elles ont mis explicitement en garde contre les bonbons "White Rabbit" et les biscuits "Koala".
Dans leur communiqué, les trois ministères ont indiqué que "près de 1.400 contrôles" avaient été menés par la Direction générale de l'alimentation (DGAL) et la Direction générale à la concurrence (DGCCRF). Ces contrôles n'ont pas permis de constater d'importations illégales de lait ou de produits laitiers, assurent-ils.
La crise du lait trafiqué à la mélamine a éclaté il y a un mois en Chine, le 11 septembre. Le scandale est arrivé par le lait en poudre pour bébé de l'entreprise chinoise Sanlu, qui s'est révélé contenir des taux très élevés de mélamine, une substance utilisée normalement dans la fabrication de résines synthétiques et de plastique.
Les fraudeurs ont ajouté de la mélamine dans le lait après l'avoir coupé d'eau pour augmenter les volumes de vente. La substance chimique donne l'illusion d'un apport en protéines. Elle provoque des calculs rénaux, voire le blocage des fonctions rénales.
Officiellement, quatre nourrissons sont morts en Chine. Au total, 10.666 enfants restent hospitalisés, sur un total de 46.810 ayant dû faire un séjour hospitalier.
Les autorités zambiennes et l'organisation mondiale
de la santé (OMS) ont lancé des enquêtes sur une maladie mystérieuse
ayant causé en Afrique du sud, jusqu'ici, quatre décès inexpliqués,
rapporte l'agence sud-africaine "Sapa".
"La Zambie a lancé une enquête et travaille
étroitement avec l'OMS. Hormis le cas des deux personnes mortes dans la
clinique de Morningside, il n'y a pas eu de cas présentant la même
maladie en Zambie", a déclaré l'ambassadeur zambien à Pretoria, Leslie
Mbula.
Les autorités sanitaires en Afrique du sud ont
déclaré, depuis ce week-end, un état d'alerte maximale dans tous les
hôpitaux du pays suite à des décès inexpliqués, dus à une maladie
infectieuse non encore identifiée, dans une clinique de Johannesburg.
Une quatrième personne présentant les mêmes symptômes de fièvre et
d'hémorragie a trouvé la mort, lundi, dans un autre hôpital de
Johannesburg, mais il n'est pas clair si ce décès est lié aux trois cas
déjà signalés dans la clinique de Morningside.
Le diplomate
zambien a affirmé que les autorités de son pays lui ont confirmé la
situation, alors que le ministre de la Santé devait publier un
communiqué ultérieurement.
Cette maladie caractérisée par
des saignements internes et externes a déjà coûté la vie à une patiente
héliportée de la Zambie et à l'ambulancier qui la transportait, ainsi
qu'à une infirmière qui est entrée en contact avec la première patiente
dans la même clinique.
Les autorités ont appelé toutes les
personnes ayant visité la Zambie, durant le mois dernier, et qui
présentent des symptômes grippaux à se rendre au plus vite dans les
hôpitaux pour des examens médicaux.
Dans l'entre-temps, le
porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères a
affirmé que son département n'a pas émis d'alerte contre le voyage en
Zambie, préférant envoyer toute requête à ce sujet au ministère de la
Santé qui "traite de cette question".
Des examens effectués
sur la souche virale de cette maladie mystérieuse ont prouvé qu'elle
n'appartient pas aux souches connues, telles que celles du virus Ebola
ou du virus Marburg, qui ont fait des milliers de morts en Afrique,
notamment en Ouganda.
D'un autre côté, une femme âgée de 51
ans a été admise à l'hôpital Chris Hani Baragwanath de Johannesburg
avec les mêmes symptômes de "la maladie mystérieuse", qui a été à
l'origine de quatre décès inexpliqués en Afrique du sud, indique-t-on
auprès des autorités sanitaires.
Un porte-parole du ministère
provincial de la Santé a confirmé que la nouvelle patiente était
responsable des travaux de ménage à la clinique de Morningside de
Johannesburg où cette maladie a déjà fait trois morts.
"Elle
est en quarantaine et des tests sont effectués pour déterminer les
causes de sa maladie. Elle se trouve dans un état stable et il y a une
chance qu'elle soit libérée aujourd'hui ou bientôt", a déclaré le même
responsable.
Les autorités sanitaires en Afrique du sud ont
déclaré un état d'alerte maximale dans tous les hôpitaux du pays suite
à l'irruption de cette maladie, dont les symptômes incluent également
la fièvre, la nausée, les vomissements, la diarrhée et les saignements.
Près de 3 millions de Français de tous âges ont les reins
malades sans le savoir. Et vous, comment vont vos reins ? Pour le
savoir, participez à la semaine nationale du rein du 4 au 12 octobre
2008 qui a pour but d'informer et sensibiliser les Français à ce
problème majeur, afin de favoriser la prévention ainsi que la prise en
charge précoce des maladies des reins.
Pendant la Semaine Nationale du Rein, des tests de dépistage
gratuits sont proposés dans toute la France, avec la participation des
unités de dialyse et de néphrologie et des laboratoires d'analyses de
biologie médicale privés et publics.
L'insuffisance rénale
chronique est l'un des maux souvent diagnostiqués dans cette campagne.
cet handicap n'est pas toujours reconnu et considéré comme tel. Un
guide de la FNAIR permet d'expliquer en quoi l'insuffisance rénale
chronique terminale reste un handicap, d'améliorer la connaissance des
droits sociaux des patients insuffisants rénaux, grâce à un guide
pratique à leur usage, de comparer le statut du dialysé à celui du
transplanté en ce qui concerne la réinsertion sociale et
professionnelle. Vous pouvez l'obtenir auprès de la Fnair.
L'actrice
Salma Hayek a prêté son sourire et ses larmes jeudi à Genève pour
lancer une campagne de l'Unicef pour l'élimination du tétanos, "maladie
oubliée" selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance qui tue
pourtant un enfant toutes les trois minutes.
La campagne, qui
vise 170.000 millions de femmes à risque dans le monde, est menée sur
le terrain par les équipes de l'Unicef mais financée par Pampers
(Procter et Gamble) à hauteur de 15 millions de dollars.
Le
principe en est simple: la marque s'est engagée à prélever le montant
d'un vaccin contre le tétanos sur chaque paquet de couches vendu entre
le 1er octobre et le 1er janvier. L'opération sera renouvelée durant
trois ans pour permettre de couvrir les coûts de 200 millions de dose,
soit la moitié des besoins estimés par l'Unicef pour éliminer la
maladie dans le monde d'ici 2012.
"Ce qui m'a vraiment plu, c'est
l'idée que des femmes du monde entier pouvaient s'entraider" pour
protéger des enfants, s'est enthousiasmée devant la presse la très
gracieuse actrice de "Frida".
Connue pour son engagement dans la
défense des femmes, Salma Hayek a été approchée par Procter et Gamble
pour "donner un visage" à une maladie "silencieuse" et pourtant très
mortelle, a expliqué un de ses responsables, Austin Lally.
Elle
est le "petit coup de pouce" dont l'Unicef avait besoin pour redonner
de l'élan à une campagne démarrée il y a dix ans et qui touche
maintenant les régions les plus difficiles, reconnaît Philip O'Brien,
de l'Unicef.
Selon les dernières données de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS), la maladie a tué un peu moins de 150.000
personnes dans le monde en 2004. La majorité sont des nourrissons,
raison pour laquelle la campagne s'adresse aux femmes enceintes ou
futures mères qui peuvent transmettre leur immunité à leurs bébés.
Et
pourtant, "le vaccin existe depuis 80 ans" et "il ne coûte que 6 à 7
cents (dollar) l'unité, sachant qu'il faut trois doses pour être
immunisé", a souligné le docteur François Gasse, spécialiste du tétanos
à l'Unicef.
Les autorités chinoises ont rappelé "par
précaution" du lait en poudre écoulé à l'étranger mais tous les
produits laitiers sont désormais sûrs, a affirmé un responsable du
ministère de la Santé, cité jeudi à Pékin par une source diplomatique.
Un
responsable gouvernemental japonais avait auparavant affirmé que la
Chine avait indiqué à des diplomates mardi avoir cessé ses exportations
de produits laitiers jusqu'à ce que leur sécurité soit garantie.
Une
réunion a eu lieu mardi au ministère des Affaires étrangères entre
diverses ambassades à Pékin et l'un des vice-ministres de la Santé au
sujet de la crise du lait en poudre frelaté qui a tué quatre
nourrissons en Chine et déclenché à l'étranger une vague
d'interdiction, ou un accroissement des contrôles, des produits
laitiers chinois.
Au cours de cette réunion, "il a été indiqué
que les autorités chinoises ont rappelé du lait en poudre par simple
mesure de précaution, sachant que depuis le 14 septembre tout produit
(laitier chinois) répond aux normes de sécurité" alimentaire, a indiqué
cette source diplomatique.
Cette source n'a pas pu préciser s'il
s'agissait du seul lait en poudre ou également des produits --bonbons,
biscuits-- pouvant en contenir.
Evoquant la même rencontre, un
responsable gouvernemental japonais requérant l'anonymat avait
auparavant indiqué à Tokyo que la Chine avait cessé ses exportations de
produits laitiers.
"Le point qui a été souligné est que le
gouvernement chinois s'occupe rapidement et sérieusement de cette
affaire et qu'il a pris des mesures pour cesser les exportations de
produits laitiers, qui ne seront pas reprises jusqu'à ce que la
sécurité soit complètement garantie", avait déclaré le responsable
japonais.
Les autorités chinoises ont annoncé mercredi avoir
détecté de la mélamine dans près de 12% des produits à base de lait en
poudre. En dehors des quatre bébés morts, cet agent toxique a rendu
malade 53.000 enfants en Chine.
Le scandale a porté un nouveau coup à la réputation des produits "made in China".
Du lait en poudre et des produits
dérivés d'origine chinoise ont encore été interdits ces dernières 24
heures dans plusieurs pays, de Taiwan à la Belgique, en raison de leur
possible contamination par la mélamine.
Le ministère de la Santé
de Taïwan a annoncé jeudi matin que six produits laitiers de Nestlé,
fabriqués en Chine et exportés vers l'île, devaient être retirés des
supermarchés après la découverte "de niveaux très faibles de mélamine".
Le
groupe agro-alimentaire suisse "ne parvient pas à comprendre" la
décision des autorités de Taïwan, alors qu'elles admettent elles-mêmes
que ce produits peuvent être consommés, a indiqué aussitôt Nestlé.
Le
géant mondial a pris acte de cette décision mais rappelé dans un
communiqué que le ministère de la Santé de Taïwan lui-même avait
"confirmé que ces produits étaient totalement sans danger, selon les
normes internationales".
En Autriche, où l'importation de
produits laitiers chinois est interdite depuis 2002, du milkshake
chinois fabriqué à partir de lait contaminé à la mélamine a été importé
et commercialisé illégalement, a révélé le ministère de la Santé jeudi.
"Il
s'agit d'un très petit lot importé illégalement et dont la teneur ne
présente pas de danger pour les consommateurs adultes", a indiqué à
l'AFP un porte-parole du ministère, Markus Leitner.
Le produit incriminé a été découvert lors d'un contrôle dans un restaurant chinois en Styrie, dans le sud de l'Autriche.
En
Allemagne, des bonbons chinois White Rabbit commercialisés par des
magasins asiatiques à Dortmund et Bochum ont été retirés de la vente
jeudi, selon le ministère régional de la Consommation de Rhénanie du
nord-Westphalie (ouest). Une analyse devrait déterminer si ces
friandises sont contaminés à la mélamine.
Des bonbons White
Rabbit contaminés avaient été découverts pour la première fois mercredi
à Stuttgart dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest).
En Belgique, des
quantités cinq fois supérieures aux normes autorisées de mélamine, la
substance chimique au centre du scandale du lait frelaté en Chine, ont
été détectées dans des bonbons chinois White Rabbit, selon les
autorités sanitaires belges.
"On a retrouvé 11,24 milligrammes de
mélamine par kilo de produit" sur un échantillon de ces friandises
vendues dans des magasins asiatiques, alors que la concentration
maximale autorisée est de 2,5 milligrammes de mélamine par kilo", a
précisé dans un communiqué l'Agence fédérale pour la sécurité de la
chaîne alimentaire (Afsca).
Les bonbons White Rabbit sont déjà
retirés de la vente depuis plusieurs jours en Belgique, a indiqué
l'Afsca, qui a demandé "instamment" aux consommateurs qui en avaient
auparavant acheté de ne plus les consommer.
Un peu plus tôt, la
République démocratique du Congo (RDC) avait interdit les importations
et la vente de lait et de produits dérivés en provenance de Chine,
invoquant la présence de stocks "impropres à la consommation" dans les
pays voisins, selon le ministre de l'Economie nationale, André-Philippe
Futa.
Les autorités chinoises ont rappelé "par précaution" du
lait en poudre écoulé à l'étranger mais un responsable du ministère de
la Santé, cité jeudi à Pékin par une source diplomatique, a affirmé que
tous les produits laitiers chinois étaient désormais sûrs.
Un
responsable gouvernemental japonais avait auparavant affirmé que la
Chine avait indiqué à des diplomates mardi avoir cessé ses exportations
de produits laitiers jusqu'à ce que leur sécurité soit garantie.
La
crise du lait en poudre frelaté avait tué quatre nourrissons en Chine
et déclenché à l'étranger une vague d'interdictions ou de contrôles des
produits laitiers chinois.
C'est toujours la première cause de mortalité par cancer chez les femmes, malgré l'amélioration des thérapies : le cancer du sein, auquel est consacré la campagne "octobre rose", frappe chaque année des dizaines de milliers de personnes, rendant indispensable un dépistage précoce.
Selon l'Institut national du cancer (INCa), il y a eu en 2005 près de 50.000 nouveaux cas et près de 12.000 décès. Le risque est maximal entre 60 et 69 ans.
Entre 1980 et 2000, le nombre de nouveaux cas a presque doublé mais la mortalité n'a que très peu augmenté grâce à l'amélioration des traitements. Le taux global de survie 5 ans après le diagnostic est de 85%. Le pronostic est meilleur s'il est dépisté plus tôt : traitement moins lourd, meilleures chances de guérison...
L'"octobre rose", auquel participeront cette année au moins sept femmes ministres, est centré cette année sur le dépistage organisé.
Un programme de dépistage gratuit pour les femmes de plus de 50 ans, proposé tous les deux ans, a été généralisé à toute la France en 2004. Les femmes concernées reçoivent une invitation par courrier à se rendre dans un des cabinets de radiologie qui font partie du programme. Leurs mammographies seront soumises à une deuxième lecture de vérification, qui, selon l'INCa, permet de dépister près de 7% de cancers en plus.
En 2006/2007, la moitié des femmes de 50 à 74 ans ont bénéficié de ce "dépistage organisé". Si au moins 70% des femmes concernées y participaient, la mortalité pourrait baisser de près de 30%, dit l'INCa. Ce sont les femmes des milieux les moins favorisés qui échappent le plus au dépistage.
Sans passer par le dépistage organisé par les pouvoirs publics, 10% des femmes pratiquent d'elles-mêmes un examen de dépistage. Ainsi, à Paris, lanterne rouge du dépistage organisé en 2007 avec une participation de 26% des femmes concernées, à peu près 40% ont fait du dépistage individuel.
Cette procédure est cependant moins efficace, selon les spécialistes, du fait de l'absence de double lecture et du caractère moins régulier de l'examen.
D'ailleurs, selon les chiffres 2006 de l'URCAM (Union régionale des caisses maladies d'Ile de France), le taux d'incidence du cancer du sein est particulièrement élevé à Paris (231 pour 100.000).
La campagne officielle d'"octobre rose" commence mercredi soir par une illumination de rose du ministère de la santé en présence de femmes ministres : Michèle Alliot-Marie, Valérie Pécresse, Christine Boutin, Valérie Létard, Fadela Amera, Nadine Morano... La liste n'est pas exhaustive, note le ministère, qui les conviera à dîner.
L'exposition "cancer du sein, faites vous dépister !", qui présente les chiffres du cancer du sein et les programmes de dépistage en Europe, sera inaugurée le 7 octobre au Parlement européen à Bruxelles. La majorité des pays européens disposent de programmes de dépistage.
La ville de Paris présentera aussi une exposition à partir du 16 octobre, "les amazones s'exposent", rassemblant des oeuvres d'artistes sur des femmes ayant subi une ablation du sein. Un espace d'accueil et d'orientation sur le dépistage des cancers à Paris sera mis en place sur le site de l'exposition.
Les différentes manifestations organisées en France par des associations, particulièrement actives depuis des années pendant le mois d'octobre, devraient être rassemblées sur le site internet de l'INCa, "www.e-cancer.fr".
Combien de fois a-t-elle du faire de la chirurgie pour avoir des seins
de cette taille ? Et le pire c'est que c'est même pas beau en plus.
C'est même horrible d'avoir des seins pareil !
Culture : Sauvage - Biologique certifiée par ECOCERT sas F-32600.
Provenance : France (Ardèche)
Principales propriétés : Antiseptique, désinfectante, insecticide, parasiticide et vermifuge.
Indications : Psoriasis et des dermites séborrhéiques (en traitement local d'appoint), soin du cuir chevelu (anti-pelliculaire et anti-poux), des cheveux (donne éclat et brillance) et des ongles (fortifie).
Usage vétérinaire : Renforce le sabot, action sur le sarcopte de la gale (mouton).
Contre-indications : Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante. Ne pas ingérer. Risque de réaction allergique en cas d'une utilisation sur une durée prolongée.
Important : Il s’agit bien de l’huile essentielle de cade et non pas de l’huile de cade qui est un goudron.
Lire les précautions d'emplois dans la page "tout savoir sur les huiles essentielles". Les informations relatives à l'usage des HE mentionnées sur ce site sont issues de recherches effectuées par des professionnels de la santé. Elles sont délivrées à titre informatif et ne sauraient en aucun cas se substituer aux conseils et aux ordonnances délivrés par les médecins qui sont les seuls habilités à délivrer les traitements thérapeutiques qui vous seraient les plus adéquats. CENTIFLOR décline toute responsabilité en cas d'accident, de lésion ou de préjudice subi par quiconque pratiquerait une automédication sur la base des informations contenues dans ce site. plus d info:
Une douzaine de médecins multipliaient ablations et opérations
inutiles dans le seul but d'obtenir plus de remboursement de la Sécu.
Le
scandale de la clinique Santa Rita de Milan est d'ores et déjà qualifié
de «boucherie» par la presse, qui a multiplié ses Unes sur le sujet
mardi. Sous le choc, l'Italie a découvert que 13 médecins avaient
pratiqué 86 opérations inutiles, dans le seul but de faire gagner de
l'argent à la clinique. La mort de cinq patients est considérée comme
«suspecte». Le Corriere della Sera évoque même la possibilité d'une
vingtaine d'autres victimes.
L'acte d'accusation est édifiant :
il évoque le cas d'une femme de 42 ans, qui a subi une ablation du sein
pour deux nodules, dont l'un graisseux, celui d'une jeune fille de 18
ans qui a eu la même mutilation pour un adénome fibreux qui n'était pas
cancéreux ou encore celui d'un homme de 38 ans atteint d'une pneumonie
qui aurait pu être traité avec un drainage et des antibiotiques et
auquel on a retiré une partie du poumon. Une femme de 88 ans a aussi
été opérée à trois reprises, chaque intervention ayant été facturée
12.000 euros. Une autre patiente, âgée de 85 ans, qui souffrait de
difficultés respiratoires et chez laquelle on soupçonnait une tumeur au
poumon a été opérée sur le champ «malgré un risque élevé» sans même
subir auparavant de biopsie. Elle est décédée.
Les chefs
d'accusation vont de la fraude à la sécurité sociale qui concerne tous
les suspects à homicide volontaire avec la circonstance aggravante de
«cruauté» pour certains d'entre-eux, selon le communiqué diffusé lundi
par la police financière qui a été chargée de l'enquête.
Fraude de 2,5 millions d'euros
La
fraude de la clinique privée a été évaluée à 2,5 millions d'euros pour
les années 2005-2006, selon la police financière. Le principal suspect,
le chef du service de chirurgie thoracique de la clinique, Pier Paolo
Brega Massone, qui a été incarcéré, tout comme son adjoint, Pietro
Fabio Presicci, a affirmé mardi avoir «toujours pensé au bien-être des
malades», niant toutes les accusations portées contre lui lors de son
premier interrogatoire. Les autres suspects ont été assignés à
résidence.
La région de Milan a annoncé mardi soir la suspension
«pour une durée indéterminée» du contrat qui la liait à la clinique
privée mais conventionnée qui recevait à ce titre des financements
locaux.
QU'IL MARCHE ENCORE
LONGTEMPS GRACE A VOUS ... >
> NE
L'ARRÊTEZ PAS ! > >
> > Cet
homme
marche autour du monde pour la mucoviscidose.
Permettezlui
d'atteindre sa destination. Ayez une pensée pour tous ceux qui sont affectés par
cette terrible maladie. >
> Il
parcourt le monde, par courriel!! . Faites-le suivre afin qu'il y parvienne!
> > SVP appuyez sur 'Tranférer' pour
que l'animation continue
> >
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la fracture du pénis n’est pas une rupture d’un os, car il n’y en a pas dans le pénis ! Il s’agit d’une rupture de l'enveloppe rigide (albuginée) de la verge qui survient lorsque le pénis en érection est excessivement plié.
Quand la fracture survient-elle ? Pendant un rapport sexuel, si la pénétration se fait avec difficulté, et si l’on force, une pression importante est exercée sur la verge et peut alors survenir un crac de mauvais augure. Ce "faux pas du coït", comme on le nomme dans le jargon médical, est la cause principale de la fracture du pénis, l’autre cause étant la masturbation.
Les symptômes En plus du "crac" causé par la rupture du tissu, la fracture du pénis s’accompagne d’une douleur très intense. La verge est déformée, et le sexe et les testicules se mettent à gonfler rapidement. Après quelques minutes, un hématome apparaît.
Que faire ? Consulter le plus rapidement possible ! Et en attendant les urgences, essayer de soigner l’hématome avec de la glace enveloppée dans du linge. Mieux vaut interrompre la séance amoureuse pour filer à l’hôpital. Il est aussi important de décrire le plus complètement possible les circonstances de l’accident pour permettre au médecin de bien cerner le problème.
Le traitement Afin de limiter les séquelles, la chirurgie rapide est généralement nécessaire. Il s’agit d'évacuer l'hématome et de réparer la déchirure. Après l’opération, le pénis est immobilisé dans un pansement pour aider à la cicatrisation et la prise d’antalgiques et d’anti-inflammatoires favorisera la convalescence. L’abstention de rapports sexuels jusqu’à la cicatrisation complète est également préconisée. Si toutes ces indications sont respectées, il ne devrait pas y avoir de séquelles dommageables pour la future vie sexuelle.
Et si on ne consulte pas ? La non intervention médicale n’empêchera pas la cicatrisation du pénis, mais le dommage causé au tissu érectile peut lui faire perdre ses propriétés biomécaniques, c'est-à-dire exposer l'homme à des troubles de l’érection. L’hématome, très douloureux, perdurera beaucoup plus longtemps. De plus, il y a de fortes probabilités pour que le pénis reste courbé dans le sens de la fracture. Mieux vaut donc réagir rapidement !
> > Un troupeau de
moutons ne peut se déplacer qu'à la vitesse du mouton le plus > lent.
> Quand le troupeau est pourchassé, ce sont les plus lents et les plus
faibles > qui sont attaqués en premier. > Cette sélection
naturelle est bonne pour le troupeau en général, parce que > la vitesse
du troupeau augmente à mesure que les plus lents et les plus > faibles
sont éliminés. > De la même façon, le cerveau humain ne peut fonctionner
plus vite que ses > cellules les plus lentes. > Comme on le sait
aujourd'hui, la consommation d'alcool détruit les cellules > du cerveau.
> Naturellement ce sont les cellules les plus lentes et les plus faibles
> qui sont détruites en premier. > On peut donc en déduire qu'une
consommation d'alcool élimine les cellules > les plus faibles, rendant
ainsi notre cerveau de plus en plus performant. > Ce qui explique
pourquoi on se sent toujours un peu plus intelligent après 4 > ou 5
apéros. > J'le savais...
Désormais, inciter à l'anorexie pourrait être passible de
deux ans de prison. Mais cette mesure sera-t-elle efficace face aux
adolescents fascinés par la maigreur ? Par Julie Lasterade.
>
Réagissez sur le forum du Elle.fr
Haro sur l'anorexie. En moins d'une semaine, professionnels et
politiques ont signé une charte et porté le dossier à l'Assemblée. Le
résultat d'un long débat qui a commencé en novembre 2006 après le décès
d'une jeune mannequin brésilienne. Elle pesait 40 kg pour 1,74 m et ne
mangeait plus que des pommes et des tomates. Depuis, à Madrid comme à
Milan, les jeunes filles avec un indice de masse corporelle inférieur à
18 sont interdites de défilés. Et c'est maintenant au tour de la France
de s'imposer un code de bonne conduite. Le 9 avril, professionnels du
prêt-à-porter, des médias, de la communication ont signé une charte sur
« l'image du corps ». Ils s'engagent à « promouvoir une diversité dans
la représentation du corps », à « ne pas accepter la diffusion d'images
de personnes, notamment si elles sont jeunes, pouvant contribuer à
promouvoir un modèle d'extrême maigreur » et à « éviter toute forme de
stigmatisation des personnes en raison de leur physique et de leur
poids ». Valérie Boyer, députée UMP des Bouc hes-du-Rhône, a trouvé que
cela ne suffisait pas. Elle veut une loi pour sanctionner tous ceux qui
inciteraient à l'extrême maigreur et à l'anorexie. Sa proposition a été
adoptée en première lecture à l'Assemblée mardi dernier (voir encadré).
Elle prévoit de punir de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros
d'amende « le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur
excessive ». Principaux visés : les blogs et les sites Internet de type
« pro-ana » qui incitent à l'anorexie, les articles de presse, les
reportages télé, les publicités ou encore les directeurs de casting qui
exigent des tailles 34. « Cette loi crée un nouveau délit, justifie
Valérie Boyer. Elle devrait permettre de sanctionner les personnes qui
incitent à ne pas manger, d'enquêter sur les sites pro-ana et, a
minima, de les fermer. En plus, ce texte aura une valeur dissuasive. »
Valérie Boyer avait également proposé que la mention « photographie
retouchée afin de modifier l'apparence corporelle d'une personne »
accompagne les phot os modifiées avec un logiciel de traitement de
l'image. Cet amendement a été rejeté. Pour Roselyne Bachelot, ministre
de la Santé, cette proposition de loi « apporte une réponse adaptée à
un enjeu décisif de santé publique ». Mais, pour la plupart des
professionnels de la mode et des médias, elle n'a aucun intérêt.
Punir ?
« Comment un juge peut-il estimer qu'une fille est tellement maigre qu'elle va inciter à devenir anorexique ? »
s'interroge Joseph Besnaïnou, directeur général du Bureau de
vérification de la publicité et signataire de la charte. Lui plaide
pour l'autodiscipline des professionnels.
« Voyez la publicité du
photographe Oliviero Toscani qui mettait en scène une jeune anorexique
à l'automne dernier… Nous l'avons nous-mêmes interdite. » De son côté,
Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture, du
prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode, et également
cosignataire de la charte, ne s'oppose pas à une loi pour sanctionner «
les représentations, comme les sites pro-ana, qui veulent rendre la
maladie attrayante ». Mais il ajoute : « S'il s'agit de sanctionner les
agences de mannequins qui présentent des femmes trop maigres, je suis
contre. La charte nous suffit, la profession est déjà très réglementée.
» Et de conclure : « Je n'ai pas l'impression de voir des malades
défiler lorsque je regarde la présentation des collections. Je ne vois
rien qui justifie la loi. » Punir ? « Ce serait n'importe quoi,
renchérit Ece Ege, créatrice de la marque de prêt-à-porter Dice Kayek.
Personne ne dit qu'il ne faut pas manger. La mode des années 90 aux
filles androgynes, avec la peau sur les os, est passée. Maintenant, les
filles ne sont plus très maigres, elles ont les lèvres pulpeuses et de
beaux cheveux. » En coulisses, pourtant, on confie parfois dans
l'entourage des créateurs que des directeurs d'agence ne laissent
défiler que les tailles 34 ou 36 et conseillent vivement à leurs
recrues de perdre 5 kg si elles veulent monter sur le podium. Alors,
dans ce contexte, la loi n'est-elle pas utile malgré tout ? Jean-Marie
Le Guen, médecin, député PS de Paris et président de la Commission
alimentation et santé à l'Assemblée, estime qu'elle « n'aura aucun
effet sur la situation. C'est une mauvaise façon de traiter les
problèmes de santé publique que de vouloir les judiciariser ». Et, de
toute façon, ajoute-t-il, « il est un peu niais de croire que les
adolescents deviennent anorexiques en copiant les autres. Mieux
vaudrait développer plus de lieux d'écoute et de dépistage ». C'est
également ce que pense Stéphane Clerget, pédopsychiatre et auteur du «
Guide de l'ado à l'usage des parents » (éd. Calmann- Lévy). Il trouve
cette loi « pleine de bonne volonté, mais elle pose problème ». Il lui
reproche de confondre « l'orthorexie, ce souci de minceur qui préoccupe
tout le monde, et l'anorexie mentale, qui est une maladie ». En France,
la maladie touche de 30 000 à 40 000 jeunes, et en tue 5,6 %. Elle
devient chronique chez 20 % des anorexiques et handicape la vie
sociale, amoureuse et professionnelle de bien plus encore.
L'anorexie ne s'attrape pas
Les détracteurs de la loi expliquent-ils que l'anorexie ne s'attrape pas en regardant les autres ?
Certes, rétorque Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie et
spécialiste des enfants et des adolescents, « mais plus vous êtes
fragile, plus l'environnement compte ». « Les adolescents prennent
comme modèle ce qu'ils voient et ce qui se vend à la télé, même si
c'est négatif », ajoute Maurice Corcos, directeur du département de
psychiatrie à l'Institut mutualiste Montsouris, président du comité
Santé des jeunes de la Fondation de France et spécialiste des troubles
du comportement alimentaire. Et Catherine Jousselme, professeure de
psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, et chef de service à la
Fondation Vallée, enfonce le clou : « Evidemment, on est d'abord
anorexique parce que l'on ne va pas bien, mais il y a une sorte
d'engouement culturel pour la maigreur dans notre société, qui touche
les plus faibles et peut les pousser à ces comportements. »
"Des lois pour tout"
Alors, poser un acte de loi, ces pédopsychiatres ne sont pas contre.
« C'est peut-être malheureux d'avoir des lois pour tout, convient
Philippe Jeammet, mais c'est un moyen d'ouvrir le débat sur l'absence
de limites. Peut-être faut-il que la société se redise que la liberté,
ce n'est pas le laisser-faire. » Maurice Corcos, lui, aimerait savoir
qui se cache derrière les sites pro-ana, mais surtout il ne croit pas à
l'autodiscipline des agences de mannequins. Il dit « recevoir
régulièrement des filles qui vont mal, amenées par leur agence parce
qu'elles dépriment, et qui repartent sans rien faire, alors que je
viens d'expliquer à leur agent qu'il faut qu'elles se soignent.
L'autocontrôle, je ne l'ai pas vu. » Pour lui, « il n'y a pas de
complaisance à avoir, il faut légiférer ». Catherine Jousselme n'est
pas contre une loi non plus. Mais elle est plus circonspecte sur la
sanction. « Les auteures des sites pro-ana sont souvent malades. Dire
“ça, on est contre, c'est hors la loi”, c'est bien symboliquement,
explique-t-elle, mais cela ne suffit pas, il faut aussi davantage de
prévention. » Davantage de maisons d'adolescents, de lieux d'écoute, «
de mains tendues », ajoute Jean-Marie Le Guen. Autant de mesures qui ne
sont pas évoquées par la loi.
Je suis trop grosse, je n’ai pas d’argent, je me sens bête…Qui ne s’est jamais fait au moins une fois dans sa vie ce genre de réflexions ? Si certains complexes semblent plus ou moins domptables et passagers, d’autres, en revanche, peuvent aisément gâcher la vie et semblent insurmontables… Alors d’où viennent les complexes ? Comment s’en débarrasser ? Découvrez nos conseils.
Définition Le Larousse définit le complexe ainsi : «un sentiment d’infériorité qui génère une conduite timide, inhibée». D’un point de vue psychologique, le complexe se traduit par une focalisation sur un défaut réel ou imaginaire, physique ou psychologique. La personne complexée entretient une image déformée d’elle-même. On distingue plusieurs types de complexes : les complexes physiques, psychiques et sociaux.
> Les complexes physiques : ils touchent davantage les femmes que les hommes, car les femmes subissent plus de pression sur leur image de la part d‘une société qui a totalement basculé dans le culte de l’apparence. Elles se sentent obligées d’être belles et séduisantes en toute circonstance. Chez les femmes, les complexes concernent généralement le corps, et moins le visage ; ils portent souvent sur le poids, les seins, le ventre ou encore les fesses.
> Les complexes psychiques : ils peuvent porter sur le manque de culture, d’intelligence, de vivacité d’esprit.
> Les complexes sociaux : ils relèvent du domaine de l’argent, de la profession ou des origines…
Des causes qui remontent à l’enfance Les complexes sont liés à des pressions et des erreurs de la part de l’environnement familial qui a plus ou moins consciemment imposé un modèle de perfection à l’enfant. Les complexes sont fortement associés à l’estime de soi. D’autre part, ils naissent des comparaisons. Ces points de comparaisons ont changé par rapport à autrefois. Avant, ils concernaient l’entourage proche (les parents, les voisins). Désormais, ils s’articulent autour des images véhiculées par les médias, qui dictent leur loi et contribuent à exacerber ce sentiment d’infériorité. Enfin, les personnes complexées font parfois preuve d’une prédisposition au perfectionnisme : elles refusent inconsciemment de faire partie de la moyenne, d’être ordinaires…
Je suis complexée, suis-je normale ? Bien sûr qu’il est humain d’avoir des complexes. Pour une simple raison : l’imperfection elle-même est humaine, et il est normal d’en avoir conscience. Ce qui compte, c’est la stratégie établie pour vivre avec. Certaines personnes décident d’obéir au complexe. Elles vont tout faire pour dissimuler leurs défauts. D’autres se lancent dans une course à la perfection sans relâche, pour tenter de compenser leurs points faibles. La meilleure solution réside dans l’acceptation de ses imperfections. On ne renonce parfois pas pour autant à rectifier ses défauts, mais on le fait dans un esprit plus serein.
Quand faut-il s’inquiéter ? Pour ce qui concerne les complexes physiques, dans les cas extrêmes, l’obsession peut tourner à la pathologie. On parle alors de dysmorphophobie. Il s’agit de la peur d’exposer les difformités de son corps, et surtout, l’incapacité de voir son corps tel qu’il est. La personne complexée se regarde dans les moindres détails, et ne parvient pas à s’appréhender dans sa globalité. Elle se regarde non plus comme un être humain mais comme un objet à retoucher.
Le risque, c’est que ce mal-être paralyse les actions de la vie quotidienne : on s’interdit d’aller à la plage parce qu’on n’assume pas son corps, on refuse de porter des sandales parce qu’on n’aime pas ses pieds... Lorsqu’on accorde trop d’importance à un complexe, on se replie sur soi-même et on se persuade que cette imperfection est la cause de tous ses échecs. Ce manque de confiance en soi survient normal à l’adolescence, mais cela prend une toute autre dimension lorsque ce trouble survient à l’âge adulte. Il peut facilement mener à la dépression. Un seul remède s’impose alors : la psychanalyse.
Comment vaincre ses complexes ? > Il faut avant tout s’autoriser à être imparfait, et renoncer à vouloir plaire à tout prix, à tout le monde. Autre nécessité : transformer ses différences en atouts et se focaliser sur ce que l’on fait de bien. N’hésitez pas à développer les secteurs professionnels dans lesquels vous avez confiance en vous. Apprenez à vous regarder dans la glace pour vous voir vous, en tant que personne, et non pour vérifier si votre nez est toujours aussi long ou si vos hanches vous paraissent toujours aussi rondes. Gardez à l’esprit que le charme naît de l’oubli de soi, contrairement à la beauté physique.
> Savoir choisir son entourage est aussi primordial, c’est-à-dire des personnes qui vous acceptent pour ce que vous êtes. Mais il est aussi important de savoir les écouter et de ne pas s’entêter dans ses fausses convictions. Porter un regard bienveillant sur soi-même : voilà une base solide pour un nouveau départ.
En dernier recours : Consulter un professionnel est envisageable si le poids de ses complexes devient trop lourd. La thérapie cognitive et comportementale (TCC) vise à modifier le comportement du patient, en se focalisant sur les symptômes, uniquement par l’intermédiaire de jeux de rôles et de relaxation. Pour effectuer un travail de fond, il faut opter pour la psychanalyse. Elle aidera à comprendre les causes de cette insécurité. Elle permettra également d’analyser quelle image idéale de soi-même on s’est imposée et pour quelles raisons.
Enfin, la chirurgie esthétique peut être une solution dans certains cas. Cependant, certaines personnes se trouveront toujours laides après plusieurs passages sur le billard, même si l’opération est réussie. Elles pourront même s’inventer de nouveaux défauts. C’est bien la preuve que tout est d’abord question d’estime de soi.
La transmission de HPV par d'autres voies que sexuelle est
définitivement possible. On peut être exposé même par quelque chose
d'innocent comme la poignée de main comme il est décrit dans l'étude
portant sur la détection du HPV sous les ongles.
Sexually Transmitted Infections octobre 1999;75(5):317-9:
Détection de l'ADN du papillomavirus humain sur les doigts de patients ayant des verrues génitales.
Sonnex C, Strauss S, Gray JJ, Département de Médecine GU, Hôpital d'Addenbrooke, Cambridge, Angleterre.
“14 hommes et huit femmes ayant des verrues génitales ont subi des
prélèvements au moyen de Cytobrush sur les lésions génitales, le bout
des doigts et le bout des ongles de doigts. On a analysé les
échantillons à l'aide de la réaction en chaîne par polymérase pour
détecter la présence de l'ADN du HPV.
On a décelé la présence de l'ADN de l'HPV dans tous les échantillons
génitaux provenant de femmes et dans 13 de 14 échantillons génitaux
d'hommes. L'ADN du HPV a été trouvée dans les échantillons prélevés des
ongles auprès de 3 femmes et 9 hommes. Le même type viral a été
identifié dans les échantillons génitaux et ceux provenant des doigts
chez une femme et cinq hommes. Cette étude a révélé le portage sur les
mains des HPV génitaux chez les patients ayant des verrues génitales.
Bien que les rapports sexuels soient considérés comme la voie typique
de transmission de l'infection génitale à HPV, nos résultats indiquent
la possibilité de transmission par un contact avec les doigts des
parties génitales.”
Le condom ne peut fournir une protection absolue contre le HPV vu que
tout contact direct de peau à peau peut entraîner un risque de
transmission du virus.
Am J Epidemiol. fevrier 2003 1;157(3):218-26:
Infection génitale au papillomavirus humain: incidence et facteurs de risque dans une cohorte d'étudiantes des universités.
Winer RL, Lee SK, Hughes JP, Adam DE, Kiviat NB, Koutsky LA.
Département d'Epidémiologie, Université de Washington, Seattle, WA
98103, Etats-Unis.
“Les données sur l'incidence de l'infection à HPV sont limitées, et les
facteurs de risque de transmission ne sont pas clairement établis. Les
auteurs ont réalisé un suivi auprès de 603 étudiantes des universités
dans l'Etat de Washington à des intervalles de 4 mois entre 1990 et
2000. Lors de chaque visite on remplissait un questionnaire sur la vie
sexuelle et l'état de santé ainsi qu'on effectuait des prélèvements
cervicaux et vulvo-vaginaux pour détecter la présence de l'ADN du HPV.
Après une période de 24 mois, l'incidence cumulative de la première
infection constituait 32.3% (intervalle de confiance de 95%: 28.0,
37.1). Les incidences calculées à partir du temps de la rencontre d'un
nouveau partenaire étaient comparables pour les vierges et les
non-vierges inscrits. Le tabagisme, l'utilisation de contraceptifs
oraux, et la déclaration d'avoir un nouveau partenaire sexuel -- en
particulier, celui connu pendant moins de 8 mois avant le début des les
rapports sexuels ou celui déclarant d'avoir d'autres partenaires --
étaient les signes précurseurs d'une nouvelle infection. Le fait
d'utiliser toujours un préservatif au cours des relations sexuelles
avec un nouveau partenaire ne fournissait pas une protection absolue.
Une infection chez des vierges était rare, mais tout type de contact
sexuel sans pénétration était associé à l'augmentation du risque. La
détection de la présence du HPV dans la cavité buccale était rare et
n'était pas associée au contact de la bouche avec le pénis. Les données
indiquent que l'incidence du HPV associée à la rencontre d'un nouveau
partenaire est élevée et que le contact sexuel sans pénétration est une
voie de transmission plausible parmi les vierges.”
Scand J Infect Dis 1996;28(3):243-6:
Transmission des infections génitales au papillomavirus humain est
peu probable par le plancher et les sièges de logements humides dans
les pays à haut niveau d'hygiène.
Puranen M, Syrjanen K, Syrjanen S, Département de Pathologie, Université de Kuopio, Finlande.
“Pour évaluer la transmission du HPV par le plancher et les sièges des
logements humides, des échantillons ont été recueillis avec une brosse
à dents sur les surfaces de planchers et de sièges des logements
humides ; douches, saunas et salles de dressage. L'étude a été
réalisée dans 3 établissements de baignade, 1 piscine intérieure, 2
écoles et 2 maisons privées. La réaction en chaîne par polymérase (PCR)
a été utilisée pour amplifier le gène de la béta-globine de l'homme et
l'ADN du HPV. Les résultats de l'amplification de l'ADN de l'HPV ont
été confirmés par l'hybridation Southern blot effectuée à faible
stringence utilisant un mélange des sondes spécifiques aux sous-types
suivants : 6, 16, 18 et 31. La béta-globine pouvait être amplifiée
seulement à partir de 3 échantillons recueillis dans une salle de
dressage et dans une piscine publique intérieure. On n'a détecté la
présence de l'ADN virale dans aucun des échantillons. Selon ces
résultats, la transmission de l'infection génitale à HPV par le
plancher et les sièges dans les endroits ci-mentionnés est fortement
peu probable.”
Rev Med Virol janvier-mars 1999;9(1):15-21:
Les infections génitales au papillomavirus humain à haut risque se transmettent verticalement.
Rice PS, Cason J, Best JM, Banatvala JE. Département de Virologie,
Guy's, Kings and St Thomas' Medical School, Kings College, Londres,
Hôpital de St Thomas, Royaume-Uni.
“Il est bien connu que les papillomavirus humains (HPV) à haut risque
se transmettent par la voie sexuelle, mais la possibilité de la
transmission non-sexuelle fait l'objet de controverses. Nous présentons
les données sur la transmission verticale de 30% de mères infectées par
le HPV à leurs enfants, ayant comme conséquence une infection
persistante chez les enfants. Le fait que la mère est la source de
l'infection chez l'enfant a été confirmé par le séquençage de l'ADN.
Notre étude traite aussi les données sur l'infection par le HPV 16 de
la cavité buccale chez les enfants. Dans le cadre de nos études, l'ADN
de l'HPV 16 a été décelée dans les cellules buccales de 48% des enfants
âgé de 3 à 11 ans et chez certains enfants les tests ont confirmé
l'état transcriptionnellement actif de l'infection. D'autres études ont
signalé les taux de prévalence de 19% à 27% parmi les enfants moins de
11 ans. Les études qui n'ont pas détecté la présence des HPV à haut
risque chez les enfants ont utilisé les techniques insuffisamment
sensibles pour déceler une charge virale peu élevée. Les études
sérologiques indiquent également que les enfants prépubaires ont été
infectés par le HPV-16. Ainsi, actuellement on dispose de preuves
convaincantes sur la transmission verticale des HPV à haut risque, qui
mène, probablement, à une propagation de l'infection parmi les enfants.
Il reste encore à déterminer les conséquences de telles infections.”
J Med Virol novembre 1998;56(3):210-6:
Présence des anticorps contre les pseudo-particules virales du papillomavirus humain (VLP) chez les écolières de 11 à 13 ans.
Cubie HA, Plumstead M, Zhang W, de Jesus O, Duncan LA, Stanley MA.
Laboratoire Régional de Virologie Clinique, City Hospital, Edinburgh,
Ecosse, Royaume-Uni.
“Pour mettre au point les approches pour le développement des vaccines,
il est important de savoir l'ampleur de l'exposition au HPV auquel est
exposée la population en général, et en particulier l'âge auquel la
population à risque est infectée. La réponse humorale contre le HPV
cible les épitopes confirmationnels sur le virion entier. Les
pseudo-particules virales (VLP) de types de HPV 1, 2, et 16 ont été
produites à l'aide du système d'expression du baculovirus, et ont été
utilisées à l'état intact comme antigène dans le test ELISA indirect.
On a testé des échantillons anonymisés de sérum recueillis auprès d'une
cohorte d'écolières d'Edinburgh pour détecter la présence des anticorps
Igb dirigés contre les VLP. La reproductibilité de l'ELISA a été
assurée par l'analyse répétée des échantillons témoins, et par une
analyse de tous les échantillons effectuée en double et, dans la mesure
du possible, à plusieurs reprises. Parmi 1192 échantillons examinés
contenant des VLP du HPV16, 90 (7.6%) ont été classifiés comme
clairement positifs, et encore 87 (7.3%) étaient positifs, mais très
proches à la limite calculée par la comparaison avec un groupe de
sérums uniformément négatifs. Des anticorps contre le HPV 2 ont été
détectés chez 37.5% (407/1139) et anticorps contre le HPV 1 chez 51.9%
(558/1076) des écolières. Des anticorps anti-HPV1 et HPV2 ont été
trouvés fréquemment, étant présents dans 29.7% (295/ 993)
d'échantillons analysés; 40 échantillons ont présenté des anticorps
contre chacun des trois types. L'importance de ces résultats fait
l'objet de discussions.”
J Clin Microbiol juillet 1999;37(7):2270-3:
Détection de types 6 et 11 du papillomavirus humain dans les poils
pubiens et périanaux des patients ayant les verrues génitales.
Boxman IL, Hogewoning A, Mulder LH, Bouwes Bavinck JN, ter Schegget J.
Département de Virologie, Centre Médical Académique, 1105 AZ,
Amsterdam, Pays-Bas.
“ Les types 6 et 11 du HPV génital sont importants du point de vue
clinique étant donné leur impact sur l'évolution des verrues
anogénitales. On a réalisé une étude pilote pour savoir si l'ADN des
types 6 et 11 de HPV est présente dans les poils recueillis sur la zone
pubienne et la région périanale et les sourcils des patients ayant les
verrues génitales actuellement et des patients ayant des antécédents de
verrues génitales. A l'aide de la PCR on a décelé l'ADN du HPV génital
dans 9 de 25 (36%) échantillons de poils pubiens et dans 11 de 22 (50%)
échantillons de poils périanaux. Après le séquençage de 17 de 20
échantillons, le type 6 ou 11 de HPV a été détecté dans 6 de 25 (24%)
échantillons de poils provenant du pubis et dans 8 de 22 (36%)
échantillons de poils provenant de la région périanale. Ces types
n'ont pas été détectés dans les poils provenant des sourcils. En
revanche, les types de HPV associés à l'épidermodysplasie verruciforme
ont été détectés dans les proportions semblables (62%) dans les
échantillons de poils pubiens et ceux de poils des sourcils.
D'ailleurs, les ADN des HPV 6 et 11 ont été détectées dans les poils
pubiens de deux patients qui avaient été traités avec succès et qui ne
présentait pas de lésions au moment du prélèvement des échantillons;
cette découverte prouve que l'ADN de l'HPV peut persister dans cette
région. La présence de ces types de HPV dans les poils pubiens et
périanaux donne à penser qu'il y a un réservoir endogène pour le HPV
qui peut jouer un rôle important pour la récurrence des verrues
génitales.”
Les HPV génitaux sont des virus très répandus. Ils n'ont pas d'effet connu sur la grossesse.
Si vous avez une infection au HPV, il n'y a aucune nécessité de modifier votre suivi de grossesse.
Le cancer du col de l'utérus
se développe sur de nombreuses années. Le processus commence par
l‘apparition de cellules anormales au niveau du col, qui, avec le
temps, passent par plusieurs stades pour devenir finalement
cancéreuses.
Les stades précoces
Les
lésions dues aux cellules anormales ne donnent pas de symptôme : pas de
douleur, pas de saignement, rien qui puisse indiquer qu'il se passe
quelque chose d'anormal. Seul un dépistage régulier permet de détecter ces stades précoces lorsqu'ils peuvent encore être traités et avec un taux de réussite très élevé.
Les stades plus avancés
Lorsque le cancer du col de l'utérus s'est développé, il peut donner les symptômes suivants :
Saignements vaginaux après des relations sexuelles
Pertes vaginales inhabituelles
Douleur dans le bas ventre
Ces symptômes ne sont pas forcément dus à un cancer
du col et peuvent apparaître aussi pour d'autres raisons. Cependant si
vous présentez un de ces symptômes, consultez immédiatement votre
médecin.
1. Pourquoi ai-je besoin d'un frottis de dépistage
?
Le cancer du col est un cancer évitable. En effet, à
la différence des autres sites de l'organisme, il est
possible de détecter très précocement les
lésions qui pourraient évoluer en cancer. Pris
en charge et traité à un stade précoce
d'anomalies à risque seulement, il est toujours possible
d'éviter le développement d'un cancer. Nous disposons
aujourd'hui de techniques de dépistage sophistiquées,
en particulier le test HPV, qui permettent de garantir aux patientes
une protection quasi totale contre ce cancer.
Chez les femmes vaccinées, le dépistage doit se
maintenir car elles présentent toujours un risque d'être
exposées à d'autres types d'HPV que ceux contenus
dans le vaccin.
2. Qu'est-ce que le frottis ?
Le frottis est un test de dépistage qui permet le prélèvement
des cellules à la surface du col. Les cellules sont alors
examinées sous microscope. Selon l'aspect de ces cellules,
on pourra alors dire si le col est normal, s'il présente
une infection ou des anomalies pouvant correspondre à
des lésions appelées dysplasies (2 % des femmes
chaque année), ou s'il évoque un cancer du col
(chaque année, environ une femme sur 10 000 est concernée
par le cancer du col en France). Le frottis de dépistage
est un test assez performant pour détecter les cellules
anormales du col, mais sa fiabilité n'est pas de 100
%. Même si le test a été pratiqué
correctement, il y a un petit risque pour que le résultat
soit étiqueté " normal " alors que les
anomalies sur le col existent. C'est la raison pour laquelle
il est très important d'avoir un frottis de dépistage
à un rythme régulier toute la vie durant (fréquence
à déterminer selon les indications du gynécologue),
et ce pour ne pas méconnaître d'éventuelles
anomalies qui auraient pu être occultées au précédent
frottis.
3. Quelles sont les femmes qui doivent être
testées ?
Toutes les femmes âgées de 20 à 70 ans doivent
se soumettre au dépistage du cancer du col parce que
justement les lésions précancéreuses du
col utérin ne s'accompagnent d'aucun symptôme.
Il est fondamental de comprendre que pour être protégée
du cancer du col, le dépistage doit être pratiqué
à un rythme régulier. Le test de dépistage
est proposé à toutes les femmes, en tout cas à
toutes celles qui ont déjà eu des rapports sexuels.
Chez les jeunes filles dont l'activité sexuelle a démarré
tôt, le test de dépistage peut être pratiqué
avant l'âge de 20 ans. Après la ménopause,
il faut continuer à pratiquer des frottis, que vous preniez
ou non un traitement hormonal de substitution. Après
une hystérectomie, le frottis du vagin doit être
poursuivi à un rythme espacé.
4. Comment pratique-t-on le frottis ?
Le prélèvement est assuré à l'aide
d'une spatule ou d'une brosse adaptée aux dimensions
et à l'aspect du col. Ce prélèvement consiste
à racler la surface du col, en particulier la zone la
plus sensible où se développent les anomalies
appelée " zone de transformation ", et qui
se situe le plus souvent entre l'orifice du col et la partie
extérieure du col. Les cellules ainsi prélevées
sont alors étalées sur une lame et fixées.
La lame est ensuite envoyée au laboratoire pour la lecture.
5. Le frottis de dépistage : Par qui
? Quand ? Comment ?
Le frottis est en général pratiqué par
un médecin, votre gynécologue le plus souvent,
mais peut aussi être fait par votre généraliste.
Pour cela, on utilise un spéculum qui permet d'écarter
les parois vaginales et d'accéder au fond du vagin sur
une zone en relief bombée qui s'appelle le " col
de l'utérus ". Pour réaliser ce test, il
est recommandé d'éviter la période des
règles ou de saignements intercurrents, d'éviter
les douches vaginales ou l'application de crèmes ou d'ovules,
de gels ou de tampons deux jours avant le test, et d'éviter
également d'avoir des rapports sexuels deux jours avant
le frottis.
Durant votre consultation, votre examen se déroulera
sur une table gynécologique. Le médecin utilisera
le spéculum pour accéder à votre col. Cet
examen n'est pas douloureux et dure moins de deux minutes. Il
est recommandé de vous détendre afin de ne pas
contracter vos muscles du vagin, ce qui rendrait l'examen difficile.
6. Comment classe-t-on les frottis ? La terminologie
en vigueur
* La terminologie de Papanicolaou
En " inventant " le frottis, Papanicolaou créa
aussi une classification des cellules autrefois utilisée
par tous les laboratoires. Aujourd'hui, bien qu'encore employée,
elle se fait plus rare.
- La classe 1 correspond à l'absence de cellules anormales.
- La classe 2 signifie que l'examen montre des cellules atypiques
mais sans signe de malignité. Très fréquente,
comme la Classe 1, elle
correspond en fait à des prélèvements
inflammatoires (le col utérin est couramment le siège
d'une petite inflammation sans gravité).
- La classe 3 constate également des cellules atypiques
mais en suggérant qu'il pourrait s'agir d'une "
pré-malignité ".
- La classe 4 suggère plus fortement cette présomption
de malignité.
- La classe 5 affirme la présence de cellules malignes.
* La terminologie de l'OMS
Les connaissances, en progressant, ont quelque peu dépassé
la terminologie de Papanicolaou.
L'OMS avait souhaité réactualiser les classifications.
Selon cette terminologie, les anomalies sont vues en termes
de dysplasies, c'est-à-dire de modifications de l'aspect
des cellules. La méthode d'analyse permet également,
en observant les cellules desquamées évacuées
à partir de toute l'épaisseur du col utérin,
d'évaluer l'importance des anomalies au sein de la muqueuse
du col. L'analyse des cellules est donc qualifiée ainsi
:
- Absence de dysplasie.
- Dysplasie légère : elle signifie que les cellules
" anormales " se situent dans le tiers inférieur
de la muqueuse du col.
- Dysplasie moyenne : les anomalies occupent les deux tiers
inférieurs de la muqueuse du col.
- Dysplasie sévère : toute l'épaisseur
de la muqueuse du col présente des cellules anormales.
* La terminologie de Bethesda
C'est la plus récente des terminologies et celle qui
est recommandée. Elle a été définie
par le National Cancer Institute (Institut américain
du cancer) situé à Bethesda près de Washington,
et distingue :
- Frottis normal : absence de cellules anormales.
- Frottis ininterprétable : en clair, cela signifie que
le prélèvement est " parasité "
par des microbes, une infection, une inflammation, trop de sang,
ou encore qu'il ne comporte pas comme il le devrait un
échantillon cellulaire complet, recueilli sur différentes
parties du col.
- Frottis d'interprétation incertaine (aussi nommé
ASC-US) : cela indique que les cellules sont bénignes
ou dysplasiques sans indications
supplémentaires.
- LSIL (Squamous Intraepithelial Lesion) ou SIL de BG (bas grade)
ou CIN (Cervical Intraepithelial Neoplasia) de BG : dysplasie
légère et/ou à
présence de condylome. La présence des HPV
est objectivée par les koïlocytes (cellules remplies
de virus) avec, éventuellement (c'est alors
précisé sur le compte rendu), une dysplasie
légère, c'est-à-dire une anomalie des cellules
situées dans le tiers inférieur de l'épithélium.
- HSIL ou CIN de HG (haut grade) inclut les dysplasies moyennes
ou sévères : les lésions sont plus étendues
mais toujours bénignes. Les
anomalies des cellules siègent dans les deux tiers
ou la totalité du revêtement epithélical.
On y retrouve aussi des stigmates de l'infection à
papillomavirus.
- Anomalies des cellules glandulaires : une partie du prélèvement
doit relever des cellules sur la muqueuse interne du col appelée
épithélium
glandulaire. Une dysplasie située dans ce site
est spécifiquement mentionnée sur le résultat
du frottis.
7. Que se passe-t-il après le frottis
?
Une fois le frottis réalisé et les résultats
envoyés par le laboratoire, il est important que votre
médecin vous commente vos résultats. Programmez
alors votre prochaine consultation pour la réalisation
du prochain frottis.
Lorsque le frottis est normal et s'il n'y a pas d'antécédent
particulier, un rythme de deux ans est en général
suffisant.
Si votre frottis comporte des modifications mineures (ASC-US)
des cellules, votre médecin pourra vous proposer les
options suivantes :
- répéter le frottis six mois plus tard pour réévaluer
votre col ; s'il est toujours perturbé, il recommandera
une colposcopie ; s'il est négatif, il répétera
le frottis six mois plus tard ;
- ou pratiquer un test viral HPV (examen pris en charge par
la Sécurité sociale) pour clarifier les résultats
du frottis et préciser votre profil de risque ; s'il
est positif, il vous orientera en colposcopie ; s'il est négatif,
il vous proposera un contrôle à un an ;
- ou pratiquer un examen au microscope du col appelé
colposcopie et réaliser à cette occasion un prélèvement
de la zone anormale de votre col appelé biopsie.
Si votre frottis comporte des anomalies évidentes ou
majeures (bas grade ou haut grade), une colposcopie sera proposée
d'emblée.
8. Que se passe-t-il si le frottis n'est pas
satisfaisant ?
Lorsqu'on ne retrouve pas sur le frottis des cellules de la
zone de transformation du col (cellules glandulaires ou cellules
métaplasiques), on peut supposer que le prélèvement
n'a pas été réalisé convenablement
sur cette zone de transformation. D'autre part, lorsque le frottis
présente une inflammation importante ou beaucoup de mucus
pouvant fausser l'interprétation, on peut supposer que
la lecture a pu être gênée. Dans ces cas-là,
on dit que le frottis n'est pas satisfaisant. Il convient alors
de répéter le frottis afin de le réaliser
dans de meilleures conditions.
9. Qu'est-ce qui provoque les modifications
des cellules du col détectées au frottis ?
Les papillomavirus (HPV) provoquent la majorité des modifications
des cellules du col. L'infection à papillomavirus est
très courante chez beaucoup d'individus. En général,
le virus est transmis à l'occasion des rapports sexuels
ou par contact. Une des zones les plus vulnérables à
ces virus est la zone de transformation du col.
Toutes les modifications des cellules du col ne sont pas forcément
anormales. Les anomalies liées au risque évolutif
sont les seules où l'on retrouve des papillomavirus.
Si le test HPV est négatif, il n'y a pratiquement pas
de risque de développer une dysplasie marquée
du col - sous réserve que cette négativité
se maintienne pendant plusieurs mois. Si le test revient positif,
on peut considérer alors les modifications des cellules
du frottis comme réellement anormales et envisager à
ce moment-là une colposcopie et un traitement adéquat.
La présence d'HPV n'est pas un signe de gravité,
mais simplement le témoin d'un processus le plus souvent
bénin à prendre en compte pour une prise en charge
adaptée. Dans tous les cas, même si le test HPV
est négatif, il faut poursuivre le dépistage à
un rythme régulier.
10. En pratique que faut-il faire selon les
résultats ?
Quelle que soit la terminologie utilisée, le résultat
d'un frottis ne représente qu'une évaluation réalisée
à partir de cellules ramassées à la surface
du col qui évoquent, à distance, la réalité
de la composition cellulaire de la muqueuse. Cet examen ne donne
donc pas toujours une image exacte de la réalité
des lésions. Il sert d'alerte. Au gynécologue
de l'interpréter et de le faire éventuellement
confirmer par des examens complémentaires.
Les frottis normaux ou légèrement inflammatoires
signifient qu'il n'existe maintenant aucun risque. Le prochain
contrôle s'effectuera dans un délai de un à
trois ans.
S'il est difficile à interpréter ou comporte un
très grand nombre de cellules sanguines ou de microbes,
ou encore s'il ne présente pas un échantillon
de toutes les cellules (ces détails peuvent être
déduits à partir de tous les résultats
de frottis par le gynécologue), il faut impérativement
renouveler le prélèvement dans trois à
six mois. Auparavant, on aura soigné les parasites ou
microbes qui gênent l'interprétation. On peut avoir
à traiter une mycose par exemple ou, chez une femme ménopausée,
proposer un traitement à base d'estrogènes pour
corriger la présence de cellules modifiées par
la carence hormonale. Lors du frottis de contrôle, le
médecin devra s'attacher à ramasser suffisamment
de cellules sur tout le col afin que l'échantillon soit
le plus complet possible.
Les frottis avec atypies de nature mal définie (ASC-US
selon la terminologie de Bethesda) sont des frottis où
l'on ne peut se prononcer sur la nature exacte des choses. Le
plus souvent, il s'agit de modifications des cellules réactionnelles
qui ne correspondent à aucune anomalie sérieuse.
Plus rarement, il s'agit d'une dysplasie.
Pour trancher, il peut être possible de proposer un test
viral HPV. L'absence d'HPV à risque exclut, avec une
quasi-certitude, l'existence d'une lésion, et permet
de rassurer définitivement la patiente. Dans ce cas,
il n'est pas nécessaire d'avoir recours à d'autres
examens. En revanche, la présence d'HPV à risque
justifie de pratiquer une colposcopie (examen à la loupe
du col qui permet de faire des prélèvements ou
biopsies sur les zones concernées).
On peut également proposer de pratiquer d'emblée
une colposcopie, mais cette technique demande une certaine expérience
pour être performante.
Les lésions de bas grade ou dysplasies légères
régressent spontanément dans environ 50 % des
cas. Parfois, il suffit d'attendre six mois pour confirmer ce
diagnostic par un second frottis. Il est souvent préférable
de proposer une colposcopie d'emblée car ces anomalies
peuvent correspondre à des lésions plus sévères.
Si elles n'ont pas disparu, elles sont susceptibles d'évoluer
vers une lésion à risque.
La colposcopie permet d'observer à la loupe le col de
l'utérus et sa muqueuse et d'effectuer un prélèvement
(biopsie), toujours sous microscope, des lésions situées
sur les sites adéquats. L'analyse de la muqueuse donne
un reflet exact de la composition cellulaire.
Les lésions de haut grade ou dysplasies moyennes à
sévères confirmées par la biopsie, sous
colposcopie, seront traitées selon un protocole adapté.
Dans tous les cas, le gynécologue adapte sa stratégie
thérapeutique pour éviter l'évolution vers
un cancer, avec une efficacité proche des 100 %.
11. À quel rythme pratiquer le frottis
de dépistage ?
Il n'existe pas de consensus sur le rythme auquel on doit pratiquer
les frottis.
Dans les pays nordiques, où le dépistage est systématique,
il existe un contrôle de qualité des frottis (double
lecture). Les chiffres montrent que, pratiqué tous les
trois ans, il permet une diminution de l'incidence du cancer
du col de 91 %. Effectué tous les ans, ce chiffre est
de 93 %.
En France, les gynécologues sont favorables à
un rythme laissé à leur appréciation selon
les facteurs de risque de la femme. Parmi ceux-ci, on peut noter
des infections génitales répétées
(salpingite, chlamydia), la présence de condylomes, la
précocité des rapports sexuels, la multiplicité
des partenaires, le tabagisme...
II. VOTRE FROTTIS
ÉVOQUE UNE DYSPLASIE Dr
J. MONSONEGO
1. Qu'est-ce qu'une dysplasie ?
Une dysplasie est une lésion du col utérin caractérisée
par la présence de cellules anormales et bénignes,
parfois à risque, selon son grade. Si toutes ne présentent
pas le même risque d'évolution, certaines dysplasies,
en l'absence de traitement ou de dépistage, sont susceptibles
d'évoluer.
2. Sait-on ce qui les provoque ?
L'influence des facteurs sexuels (précocité des
rapports, partenaires multiples), soupçonnée depuis
longtemps, s'est trouvée confirmée par la mise
en cause de certains types de papillomavirus appelés
HPV. Toutefois, on peut aussi être exposé au virus
avec un partenaire fixe.
De récentes études ont, en effet, établi
qu'une infection par ces virus est associée à
la quasi-totalité des dysplasies avancées. Le
processus évolutif peut intervenir des années
après la contamination virale. Cependant, toutes les
femmes exposées aux virus ne développent pas de
dysplasie et le plus souvent, grâce au système
immunitaire, elles éliminent le virus naturellement.
Il n'y a pas de population à risque bien définie
: une vie sexuelle stable est suffisante pour être exposée
au virus. Le développement des lésions à
papillomavirus est essentiellement dû à la tolérance
face à ces virus, propre à chacun, et à
une immunité suffisante ou non ; les femmes sont inégales
face aux HPV. On estime le rapport cancer/infection à
1/20. Dans tous les cas, le risque de cancer ne concerne que
les femmes qui échappent au dépistage. Celles
qui sont suivies et, le cas échéant, traitées,
ne présentent pas de risque.
3. Existe-t-il des symptômes révélateurs
?
Au stade de dysplasie, une lésion du col de l'utérus
ne se traduit par aucun symptôme. Et c'est bien ce qui
rend cette menace aussi sournoise. Douleurs, saignements en
dehors des règles, qu'ils soient spontanés ou
déclenchés suite aux rapports, pertes vaginales
sont des signes tardifs mais caractéristiques d'un précancer,
voire d'un cancer du col. D'où l'importance du dépistage.
4. Comment les dépiste-t-on ?
Le dépistage comporte plusieurs étapes dont la
première est le frottis cervico-vaginal. Pratiqué
à l'occasion d'un examen gynécologique, il consiste
à prélever des cellules à la surface du
col utérin. Pour être efficace, ce geste simple
et indolore n'en doit pas moins être parfaitement exécuté.
À l'aide d'un instrument adapté, le médecin
exerce une rotation pour balayer complètement la zone
à explorer. Le prélèvement est alors étalé
sur une lame de verre, fixé et adressé au laboratoire
d'analyses. Le dépistage par frottis n'est performant
que s'il est réalisé régulièrement
sans discontinuer de 20 à 70 ans.
Si le frottis révèle des cellules suspectes, la
colposcopie permet alors au gynécologue d'observer, grâce
à une loupe, la muqueuse éventuellement traitée
au préalable par une solution d'acide acétique
et d'iode qui colore les zones anormales. Une biopsie peut être
pratiquée au cours de l'examen. La biopsie étant
un geste diagnostique, elle ne signifie pas une suspicion de
cancer.
En cas d'anomalie discrète du frottis (découverte
d'un ASC-US ou de lésion de bas grade), il peut être
difficile d'affirmer avec certitude si l'on se trouve ou non
face à une lésion à potentiel évolutif.
Dans ce cas, un dépistage renforcé par le test
HPV peut permettre de lever le doute. Celui-ci consiste à
détecter l'ADN des papillomavirus (et parmi eux, celui
des types " à risque " impliqués dans
la genèse des cancers). La capacité de ce test
à détecter les lésions de haut grade (précancéreuses)
est proche de 95 % (contre 70 % pour le frottis), mais surtout,
l'absence de papillomavirus dans un frottis donne à 98
% la certitude que la femme examinée n'est pas porteuse
d'une dysplasie. Le test HPV positif invite à la vigilance
; négatif, il permet de rassurer durablement.
5. À qui s'adresse ce dépistage
?
Les recommandations actuelles proposent de démarrer les
frottis vers 20 ans. Si les deux premiers frottis, réalisés
à un an d'intervalle, se révèlent normaux,
les suivants seront échelonnés tous les trois
ans jusqu'à 65 ans. À cet âge, et à
condition que la femme n'ait pas d'antécédent
de frottis anormal, on considère que le dépistage
peut être suspendu.
Ces consignes ne sont cependant qu'indicatives, le médecin
restant libre de les adapter. En cas d'activité sexuelle
précoce, il peut être souhaitable de réaliser
un premier frottis avant 20 ans. Chez les femmes qui ont des
partenaires multiples et qui présentent des antécédents
de condylomes, ou chez les fumeuses (il est prouvé que
le tabac majore le risque de dysplasie), des contrôles
plus rapprochés peuvent se justifier.
6. Comment lire les résultats de son
frottis ?
La France s'est longtemps référée à
la nomenclature de Papanicolaou (père de la technique
mise au point dans les années 1950). Elle a récemment
adopté la classification américaine qui distingue
:
- des frottis " ASC-US " correspondant à des
atypies mineures ou mal définies ;
- des frottis " ASC-H " où les atypies n'excluent
pas une lésion de haut grade ;
- des lésions intra-épithéliales ou de
" bas grade ", ou dysplasies légères
;
- des lésions de " haut grade ", ou dysplasies
moyennes à sévères ;
- des frottis " AGC " suspectant une lésion
glandulaire.
Cette terminologie, plus rationnelle, présente aussi
l'intérêt de pouvoir juger de la bonne de qualité
de l'examen. Selon qu'il correspond ou non aux critères
de bonne pratique, le frottis est validé ou, à
l'inverse, étiqueté " sous-optimal "
(donc à refaire).
7. En cas d'anomalie, quelle est la stratégie
?
Lorsqu'un frottis révèle une anomalie, il doit
être complété par une colposcopie qui permet
de mettre en évidence la " zone de transformation
" du col et d'effectuer un prélèvement en
cas d'anomalie.
En fonction du type de dysplasie et de son extension, le traitement
peut être une destruction locale (vaporisation au laser,
cryothérapie...) ou chirurgicale (conisation). Dans cette
hypothèse, il est rassurant de rappeler que la résection
de la zone de transformation du col de l'utérus ne compromet
pas une éventuelle future grossesse.
Lorsque le frottis est ASC-US, la colposcopie peut n'être
proposée que si le test HPV est positif.
8. En quoi consiste le suivi ?
La destruction de la lésion neutralise en principe tout
risque d'évolution. La surveillance gynécologique
sera simplement renforcée pour vérifier l'absence
de récidive. Ce suivi peut comporter un frottis ou un
test HPV. La colposcopie est l'examen de référence
qui permet d'exclure toute récidive.
9. Les outils du dépistage évoluent-ils
?
Plusieurs pas importants ont été franchis ces
dernières années. L'introduction du frottis "
en phase liquide " en est un premier. Le prélèvement
n'est plus étalé directement sur une lame mais
préalablement mis en suspension. Cette étape permet
d'éliminer les éléments " perturbateurs
" (globules rouges, globules blancs, mucus...) pour ne
garder que les cellules de l'épithélium à
analyser qui seront déposées - innovation complémentaire
- en couche très mince sur leur support. Le cytopathologiste
peut ainsi faire une lecture plus aisée d'un échantillon
de très bonne qualité. Cette phase liquide peut
aussi servir de base à d'autres analyses, comme le test
HPV, dont la banalisation, liée aux perfectionnements
des techniques de laboratoire, représente un autre progrès
réel.
10. Dispose-t-on d'une prévention ?
La mise sur le marché d'un vaccin suscite de réels
espoirs de se protéger contre la maladie. Proposée
avant les premiers rapports, la vaccination HPV interfère
très précocement avec les virus HPV contenus dans
le vaccin pour les neutraliser et les éliminer dès
qu'ils arrivent à la surface du col. Les vaccins sont
conçus comme une action de prévention complémentaire
au dépistage.
III. VOUS ALLEZ
PRATIQUER UNE COLPOSCOPIE Dr
J. MONSONEGO
1. Qu'est-ce que la colposcopie ?
La colposcopie est l'examen du col de l'utérus à
l'aide d'un microscope grossissant appelé " colposcope
". La colposcopie est recommandée pour examiner
le col à la suite d'un frottis anormal ou de la présence
d'une infection à HPV qui persiste. Elle permet aussi
l'exploration du vagin et de la vulve.
Si le frottis est un bon test de dépistage, la colposcopie
permet de visualiser d'éventuelles lésions sur
le col, le vagin ou la vulve, et de permettre de faire des prélèvements
de tissus anormaux appelés " biopsies ". L'analyse
au laboratoire de ces fragments de tissus anormaux permet d'établir
un diagnostic définitif et d'envisager un traitement
approprié.
2. Quelle préparation est nécessaire
avant la colposcopie ?
La colposcopie ne peut pas être pratiquée pendant
les règles ou en cas de saignements. Si vous êtes
tendue, prenez contact avec votre médecin qui vous prescrira,
avant l'examen, un décontractant qui facilitera l'examen.
Cependant, il faut savoir que la colposcopie est un examen indolore
qui se pratique après la mise en place d'un spéculum
permettant d'avoir accès au col utérin. Le microscope
est situé à l'extérieur du vagin (environ
30 cm). Aucun appareillage particulier n'est introduit dans
le vagin ou le col durant cette procédure. La colposcopie
est un examen rapide qui dure, selon l'expérience du
praticien, de 5 à 10 minutes.
3. Comment la colposcopie est-elle pratiquée
?
Un spéculum est introduit à travers le vagin,
permettant ainsi d'écarter les parois vaginales pour
accéder au col utérin. Un lavage du col est réalisé
avec du sérum physiologique. Ensuite, on applique une
solution sur le col pour visualiser les zones anormales qui
apparaissent alors en blanc. Le colposcope est placé
à l'entrée du vagin, ce qui permet de visualiser
le col à des grossissements variables. Si cette blancheur
apparaît anormale, le médecin réalise des
biopsies. Les biopsies sont de très petite taille et
en général pas douloureuses. Le tissu prélevé
est envoyé au laboratoire pour confirmer un diagnostic
et déterminer ainsi si un traitement est nécessaire.
En cas de saignements liés à la biopsie, le médecin
pourra appliquer un produit ou réaliser une cautérisation
pour arrêter le saignement. Cette cautérisation
peut être légèrement douloureuse. Dans ce
cas, quelques saignements peuvent se produire après la
colposcopie durant un à deux jours.
4. Que devez-vous faire après cet examen
?
Il est parfois nécessaire de se protéger durant
les deux jours qui suivent car des sécrétions
peuvent apparaître, liées au colorant utilisé
ou aux saignements qui pourraient suivre les biopsies dirigées.
Parfois, un certain inconfort ou d'exceptionnelles douleurs
peuvent survenir. Il est recommandé d'éviter des
exercices physiques importants dans les 24 heures qui suivent
la biopsie. Il est préférable de ne pas avoir
de rapports sexuels pendant trois jours. De la même façon,
il est recommandé de ne pas se baigner durant les trois
jours qui suivent des biopsies dirigées. Ces précautions
sont suggérées pour réduire le risque de
saignement et d'infection. Cependant, la majorité des
femmes qui reprend une vie normale après des biopsies
dirigées n'a aucun problème. N'hésitez
pas à rappeler votre médecin en cas de pertes
anormales ou de saignements persistants à la suite d'une
colposcopie.
5. Attente des résultats et suivi
Après avoir reçu les résultats des biopsies,
le médecin vous recontactera pour vous informer de la
marche à suivre selon les résultats obtenus. N'hésitez
pas à le rappeler si vous n'avez pas eu de ses nouvelles.
En fonction des résultats, le médecin vous recommandera
de maintenir un simple suivi, ou vous invitera parfois à
revenir le voir pour un contrôle trois à six mois
plus tard si les résultats des biopsies ne montrent pas
d'anomalies justifiant absolument un traitement. Il vous reconvoquera
pour un traitement si les anomalies sont significatives ou persistantes.
6. Quels sont les traitements disponibles
?
Le traitement n'est pas toujours nécessaire et dépend
de la sévérité du diagnostic. L'objectif
est de retirer la tache observée en colposcopie, c'est-à-dire
la zone comportant des cellules anormales le plus souvent infectées
par les papillomavirus. Ce traitement peut consister en une
destruction de la tache si celle-ci est limitée en surface
et tout à fait accessible.
Lorsque les anomalies remontent dans le canal du col, il peut
être possible de proposer une exérèse de
la tache. Les traitements se pratiquent sous anesthésie
locale, le plus souvent en ambulatoire. Il est préférable
de les réaliser sous colposcopie.
Les types de traitement les plus souvent utilisés
sont :
- le traitement au laser qui permet de brûler en surface
et en profondeur la zone anormale,
- l'électro-cautérisation qui permet de façon
moins précise de détruire le secteur anormal,
- l'électrorésection à l'anse diathermique
qui permet de retirer grâce à des anses de dimensions
adaptées un cône du col utérin emportant
les
secteurs anormaux. Ce cône peut être de
différentes dimensions selon l'étendue et la
topographie de la lésion.
La conisation au laser ou au bistouri peut être
pratiquée dans certains cas.
IV. ON VOUS
A ANNONCÉ QUE VOTRE TEST POUR LES PAPILLOMAVIRUS (HPV) EST
POSITIF Dr
J. MONSONEGO
- Les HPV se transmettent par contact sexuel.
Le préservatif ne protège pas toujours d'une exposition
aux HPV.
- L'infection est très fréquente chez les jeunes.
Elle est le plus souvent silencieuse. 70 % des femmes ont été
exposées au moins une fois aux
HPV. Sur 5 femmes exposées aux HPV à
risque, 1 seulement gardera le virus persistant et 80 % vont
spontanément éliminer le virus (clearance)
dans un délai de un à deux ans selon leur
système immunitaire.
- La fréquence des HPV est plus faible chez les femmes
de plus de 30 ans comparée aux jeunes femmes.
- En moyenne 10 % des femmes, après l'âge de 30
ans, sont positives pour les HPVHR.
- La majorité des sujets HPVHR+ ne développe pas
de dysplasie (CIN) ou de cancer.
- Le test HPV négatif est plus précis que le frottis
pour déterminer l'absence de pathologie.
- Dans les pays développés, où les femmes
se soumettent au dépistage et à la détection
précoce régulière, la présence d'HPVHR
n'est pas un
facteur de risque de cancer du col mais plutôt
un indicateur de lésions bénignes (CIN) actuelles
ou futures. L'absence de dépistage est le facteur
à risque le plus important de développer
un cancer du col. Le test HPV apporte l'assurance que les résultats
négatifs du frottis sont exacts. Dans
les pays en voie de développement où les
femmes n'ont pas de dépistage précoce et ignorent
leur portage et ses conséquences, les HPVHR sont
des facteurs de risque puissants du cancer du col. Dans
cette situation seulement, le cancer du col peut se développer
en moyenne vingt années
après l'exposition pour 20 % des cas.
- Les femmes HPVHR positifs persistants sont à risque
de lésions précancéreuses même en
l'absence d'anomalies cytologiques.
- La présence d'HPV n'est pas un marqueur de comportement
sexuel, d'une éventuelle infidélité, et
ne peut déterminer le moment où s'est produite
l'infection.
Sept points clefs sur l'utilisation du test HPV
- Comprendre l'histoire naturelle de l'infection à HPV
et être en mesure de conseiller clairement les patientes
avant l'utilisation du test.
- Rassurer les sujets HPV positifs pour lesquels il n'est pas
possible de dire précisément quand ils ont été
infectés.
- La présence d'HPV à risque ne signifie pas lésion
de CIN ou cancer.
- Ne rechercher que les HPV à risque.
- Le génotypage permettra d'évaluer la persistance
virale au-delà de 12 à 18 mois.
- Ne pas utiliser le test HPV en dépistage primaire avant
30 ans, après frottis HSIL, AGC, ASC-H ou cancer.
- Aucun traitement ne doit être entrepris sur le seul
critère de la présence des HPVHR.
Comment ?
Le virus HPV se transmet essentiellement par contact sexuel,
même en dehors d'un rapport " abouti ".
L'HPV peut théoriquement se transmettre par la voie muqueuse
mais aussi par la voie cutanée (rapports oro-génitaux
ou par les mains), même s'il s'avère impossible
de le prouver de façon certaine.
Quand ?
Il est habituellement impossible de savoir quand l'infection
a été transmise parce que la plupart des gens
ne savent pas qu'ils ont été exposés.
Par qui ?
De même, il est habituellement impossible de savoir par
qui l'infection par l'HPV a été transmise parce
qu'il s'agit d'une infection très fréquente, qui
peut rester " dormante " des années ; un seul
rapport suffit pour être exposé au virus.
2. Quelle est l'indication de faire un test
HPV ?
Il n'a pas d'intérêt dans le cas des verrues génitales
qui sont diagnostiqués par l'inspection visuelle.
Les anomalies des cellules du col, induites par les HPV, peuvent
être détectées par le frottis cervico-vaginal
; en revanche, les patientes présentant un frottis dont
le résultat est incertain (ASC-US) peuvent bénéficier
d'un test HPV, qui est une alternative à la pratique
d'un nouveau frottis après quelques mois, ou d'une colposcopie.
En effet le test HPV permet de faire le triage des femmes qui
seront adressées en colposcopie lorsqu'il est positif.
D'autres indications sont très prometteuses :
- le suivi des femmes traitées : le test HPV négatif
permet de rassurer durablement sur l'absence de récidive
;
- le dépistage primaire après 30 ans en association
avec le frottis : frottis et test HPV négatif permettent
d'espacer l'intervalle du dépistage en toute sécurité
à trois ans.
3. Est-ce que je serai toujours porteuse de
l'HPV ?
- L'immunité naturelle permet de se débarrasser
du virus spontanément dans 80 % des cas, en particulier
chez les jeunes femmes.
- Il est difficile de prédire si le virus sera éliminé
et, si oui, quand.
- On ne sait pas très bien si le virus peut persister
à un niveau indétectable.
Cependant, le taux de succès des traitements des
lésions associées aux HPV est très élevé.
90 à 98 % des femmes ayant des lésions du col
causés par l'HPV seront guéries après
un seul traitement. Le taux de succès des traitements
disponibles pour les condylomes acuminés externes est
inférieur à 70 %.
4. Comment puis-je éviter de transmettre le virus
ou d'être contaminée ?
- Dans l'absolu, l'abstinence sexuelle serait le meilleur moyen
de prévention ; cela permet de rappeler que l'acquisition
de l'HPV fait quasiment partie de la sexualité.
- Il faut savoir que la plupart des personnes sexuellement actives
seront contaminées par l'HPV au moins une fois durant
leur vie.
- Les préservatifs ne permettent pas de protéger
complètement, cependant ils préviennent de nombreuses
autres infections virales et bactériennes sexuellement
transmissibles.
5. Est-ce que les partenaires peuvent se
réinfecter mutuellement ?
- Les partenaires au sein d'un couple ont de grandes chances
d'être exposés par le même type d'HPV.
- De nombreuses interrogations demeurent concernant le risque
d'être réinfecté par le même type
d'HPV. En revanche, il n'existe pas d'étude sur la réinfection
ou sur l'effet du traitement sur l'infectivité.
Pour les dysplasies du col causées par les HPV dites
à risque, en pratique le contrôle du partenaire
masculin doit être considérablement minimisé
du fait d'une transmissibilité virale faible, d'une
exposition de la femme probablement lointaine, et d'une vulnérabilité
de l'homme à ces virus. Cette maladie témoigne
d'une réceptivité particulière de la
femme aux HPV d'origine immunitaire. Le préservatif
et l'examen de l'homme ne sont pas utiles. Mais pour les verrues
génitales à forte transmissibilité virale,
le préservatif et l'examen du partenaire sont nécessaires.
6. Est-ce que l'infection par HPV est responsable
de cancer du col ?
- Les femmes sont " inégales " vis-à-vis
des HPV.
- Le HPV dit à risque est responsable des précancers
du cancer du col utérin, mais un dépistage régulier,
ainsi que des traitements appropriés, préviendront
l'apparition du cancer chez la majorité des femmes.
- Toutes les femmes ne sont pas à risque identique.
- Le principal facteur de risque reste la persistance du virus
HPV, témoin de la " défaillance " immunitaire
individuelle vis-à-vis de ces virus.
- Dans nos pays, où le dépistage existe, le facteur
de risque essentiel du cancer du col est l'absence de dépistage
et non l'infection à HPV.
7. Que dois-je dire à mon partenaire
sur cette infection par HPV ?
- La plupart des personnes sexuellement actives seront exposées
par HPV.
- Pour la plupart, l'infection par HPV est seulement temporaire
ou transitoire.
- La majorité des personnes ne développera pas
de symptômes, et elle ne saura jamais qu'elle est ou a
été exposée.
- Son examen et le port du préservatif sont nécessaires
en cas de verrues génitales.
- Son examen et le port du préservatif sont inutiles
en cas de dysplasies du col.
8. Qui peut bénéficier de la
vaccination HPV ?
- En l'état actuel des connaissances ce sont les femmes
qui sont concernées par la vaccination. Il faut attendre
les résultats des essais cliniques en cours chez le garçon
pour examiner le bénéfice attendu chez eux.
- Les personnes qui sont concernées en premier par la
vaccination préventive HPV sont les jeunes filles avant
les premiers rapports, c'est-à-dire avant l'exposition
aux papillomavirus par les contacts sexuels. On admet cependant
que la vaccination peut être proposée chez les
jeunes femmes de moins de 26 ans qui aurait déjà
une activité sexuelle.
- Le groupe âgé de 9 à 26 ans est celui
pour lequel l'Agence européenne du médicament
a accordé une autorisation de mise sur le marché
pour le vaccin quadrivalent 16-18-6-11 (Gardasil®). Le bénéfice
de la vaccination HPV chez les jeunes filles a été
démontré lorsque celui-ci s'inscrit dans un programme
vaccinal collectif.
- Chez les femmes adultes de plus de 26 ans, le bénéfice
individuel de la vaccination HPV est en cours d'évaluation.
Il y a tout lieu de penser qu'un bénéfice individuel
de cette vaccination soit toujours possible chez les femmes
qui n'ont pas été exposées aux virus inclus
dans le vaccin.
9. Chez les femmes sexuellement actives, est-il
nécessaire de proposer la vaccination HPV en fonction
du statut viral HPV ?
- À ce jour, il n'y a pas de recommandation pour proposer
la vaccination en fonction du statut viral HPV chez une patiente
donnée, ceci est particulièrement vrai chez les
jeunes filles de 9 à 26 ans. Ce qui est démontré,
c'est que les femmes qui présentent des lésions
induites par les papillomavirus inclus dans le vaccin n'obtiennent
aucun bénéfice thérapeutique de cette vaccination.
- Chez les femmes adultes sexuellement actives, les essais sont
en cours pour évaluer l'effet de la vaccination lorsque
les virus sont présents dans les cellules du col sans
donner de lésion. Les données préliminaires
indiquent que la vaccination n'a pas ou peu d'effet chez les
femmes porteuses des HPV contenus dans le vaccin mais sans lésions,
et aucun effet lorsqu'une lésion à l'HPV est présente.
- Le vaccin HPV est préventif et non thérapeutique.
10. Peut-on vacciner une femme enceinte ?
Bien qu'il n'y ait pas d'effet tératogène (anomalies
congénitales induites par le médicament) observé
chez les humains, il n'est pas recommandé de pratiquer
cette vaccination durant la grossesse.
11. Est-il possible de vacciner à titre
individuel une femme de plus de 30 ans qui en fait la demande
?
À l'heure actuelle, l'autorisation de mise sur le marché
du vaccin HPV, en particulier le Gardasil®, est donnée
pour les jeunes filles de 9 à 26 ans. Vacciner des femmes
au-delà de 26 ans serait hors recommandation. Nous ne
disposons pas à l'heure actuelle d'études cliniques
démontrant l'efficacité de la vaccination au-delà
de cet âge. Cependant, parce que le vaccin est très
efficace chez les jeunes, il est très probable que celui-ci
puisse apporter un bénéfice individuel chez les
femmes adultes qui sont aussi à risque d'être exposées
aux papillomavirus. Dans ce cas, il sera nécessaire de
cibler la vaccination chez des femmes n'ayant pas de lésions
à l'HPV et n'ayant pas d'infection au moment de la vaccination.
Nous disposons aujourd'hui des outils pour préciser le
profil viral des femmes avant la vaccination.
12. Serait-il utile de vacciner une femme
qui présente des lésions de CIN (dysplasie), une
infection à papillomavirus ou qui a été
déjà traitée pour une lésion dysplasique
?
- Les vaccins prophylactiques HPV disponibles n'ont pas d'effet
thérapeutique. Dans les essais de phase 3 avec le Gardasil®,
il n'y a aucun bénéfice à vacciner les
femmes qui sont porteuses de l'HPV contenu dans le vaccin.
- Il n'y a pas d'études disponibles sur le bénéfice
de la vaccination chez les femmes traitées.
13. Peut-on vacciner les hommes ?
À l'heure actuelle, il n'y a pas de donnée scientifique
démontrant l'efficacité de la vaccination chez
les hommes et avant que ces données ne soient disponibles,
les hommes ne doivent pas être vaccinés.
14. Quel sera le coût de la vaccination ?
Les informations disponibles ce jour le sont pour le Gardasil®,
mis sur le marché en Amérique du Nord et en Europe.
Aux États-Unis, ce vaccin coûte 120 dollars US
par dose incluant les visites médicales, les trois vaccins
coûtent 500 dollars US. En Europe, le coût d'une
dose de vaccin sera aux alentours de 130 euros. En France après
les recommandations et le remboursement par la Sécurité
sociale on peut s'attendre à un coût nettement
inférieur.
15. Est-ce que les vaccins HPV seront inclus
dans les programmes de vaccination pour les enfants ?
Nous ne disposons pas à l'heure actuelle d'information
dans ce sens. En France, le Comité technique des vaccins
se penche actuellement sur cette question. Des recommandations
seront proposées et un remboursement pour une cible donnée
est attendu début 2007. Aux États-Unis, les institutions
recommandent d'inclure le vaccin HPV dans les programmes de
vaccination des enfants. Ceci est un élément important
si l'on veut obtenir une large couverture vaccinale, condition
nécessaire pour mesurer un bénéfice sur
la prévention du cancer du col en termes de santé
publique.
16. Est-ce que les assurances privées
remboursent la vaccination HPV ?
En général, les compagnies d'assurances privées
prennent en charge les vaccinations qui sont incluses dans les
programmes vaccinaux. Il est très probable que cette
prise en charge variera d'une compagnie à l'autre et
d'un contrat à l'autre. En France, deux compagnies ont
déjà proposé ce remboursement à
leurs clients dans certaines conditions.
17. Comment sera administrée la vaccination
?
Modalités pratiques
- Le vaccin HPV est administré par voie intramusculaire
au niveau du muscle de l'épaule ou dans la région
supérieure de la cuisse.
- Pour Gardasil®, le programme est le suivant :
première injection à la date définie ;
deuxième injection au deuxième mois :
troisième injection au sixième mois.
- Pour Cervarix®, le programme est le suivant :
première dose à la date fixée ;
deuxième dose au premier mois ;
troisième dose au sixième mois.
18. Quels sont les effets secondaires des
vaccins ?
Les effets indésirables sont ceux que l'on peut observer
généralement après les vaccinations. Les
plus courants sont la fièvre, la rougeur et la douleur
et parfois des démangeaisons au point d'injection. Plus
rarement on peut observer une urticaire.
19. Est-on définitivement protégé
du cancer du col lorsque l'on a été vacciné
?
La réponse est non car les essais cliniques montrent
que l'on est protégé uniquement pour les lésions
induites par les types de papillomavirus inclus dans le vaccin
et pas pour la totalité des lésions. Cela représente
à peu près une protection d'environ 65 % pour
les lésions précancéreuses et 70 % pour
les lésions cancéreuses. Parce que la protection
offerte par la vaccination HPV sera incomplète, le dépistage
doit se maintenir selon les recommandations et les pratiques
habituelles. Ces deux actions synergiques et complémentaires
de prévention (primaire avec la vaccination, secondaire
avec le dépistage) assureront une protection maximale
contre le cancer du col.
20. Faut-il prévoir des rappels ?
À l'heure actuelle, les données que nous avons
sur 5 ans de suivi après vaccination montrent que l'efficacité
des vaccins demeure parfaite à cette date. Le taux des
anticorps produits par la vaccination demeure encore significativement
très élevé comparé à ceux
de l'infection naturelle à 5 ans. Le temps nous dira
si des rappels sont nécessaires 8, 10 ou 20 ans après
la vaccination.
Une vingtaine de scientifiques, essentiellement des cancérologues, ont lancé un appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé.
Les signataires du texte, publié dans le Journal du Dimanche, dressent une liste de mesures de précaution simples qui peuvent être prises dans l'attente de données plus complètes.
Selon le ministère de la Santé, aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente "un risque notable" pour la santé, que ce soit pour les adultes ou les enfants.
Cependant, plusieurs études récentes, qui doivent encore être approfondies, mettent en évidence la possibilité d'un risque "faible" d'effet sanitaire lié à une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans) d'un mobile.
Une étude internationale de grande ampleur Interphone, menée dans 13 pays sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est actuellement en cours.
Si de nombreuses études sont menées à travers le monde, la question de leur financement et de l'indépendance des experts qui ont en la charge suscite régulièrement de vives polémiques.
Pour les scientifiques à l'origine de cet appel, parmi lesquels figurent, outre des médecins français, un Italien, un Néerlandais et un Américain, le mode d'utilisation des portables doit s'articuler autour de dix règles.
Ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence, maintenir le téléphone à plus d'un mètre du corps lors des communications en utilisant le mode haut-parleur ou un kit mains libres ou une oreillette, éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille.
Le texte suggère aussi de communiquer plutôt par SMS et d'éviter d'utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides en voiture ou en train.
"Nous sommes aujourd'hui dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac. Soit on ne fait rien, et on accepte un risque, soit on admet qu'il y a un faisceau d'arguments scientifiques inquiétants", explique Thierry Bouillet, cancérologue à l'hôpital Avicenne de Bobigny et signataire de l'appel.
Pour le professeur de psychiatrie David Servan-Schreiber, à l'origine de ce texte, il faut "absolument" prendre des précautions du fait de l'absence de recul suffisant dans le temps.
"Même sans preuve définitive, il faut expliquer aux gens que l'usage des portables n'est sans doute pas anodin", explique dans le JDD l'auteur de plusieurs best-seller sur la santé.
Depuis plusieurs années, nombre d'experts à travers le monde mettent en garde contre un usage immodéré par les enfants: leur système nerveux, en cours de développement, pourrait être plus sensible aux rayonnements.
Début janvier, deux associations de défense de l'environnement, Agir pour l'environnement et Priartem, avaient réclamé au ministère de la Santé l'interdiction à la vente d'un téléphone portable destiné spécifiquement aux enfants.
Le ministère n'avait pas donné suite à cette demande. Dimanche, à la suite de l'appel des scientifiques, les deux associations ont renouvelé leur demande pour une "campagne officielle", similaire à celle sur les dangers du tabac.
Dans un avis rendu en juin 2005, l'Agence française de sécurité environnementale avait déconseillé l'utilisation du téléphone mobile pour les jeunes enfants compte tenu "de la persistance d'un doute sérieux quant à la possibilité d'effets sanitaires".
Dans un rapport publié par l'Afsset, les experts soulignaient, comme l'avait fait un an plus tôt l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la nécessité de faire des études portant sur une éventuelle "susceptibilité particulière des enfants à l'exposition aux radio-fréquences".
A l'issue d'une réunion consacrée aux effets de ces ondes électromagnétiques sur les enfants tenue à Istanbul en juin 2004, l'OMS avait jugé "hautement prioritaire" la réalisation d'études sur le risque de cancer du cerveau lié à l'usage du téléphone mobiles par les enfants "compte tenu de leur potentielle vulnérabilité biologique". Source : AFP
En
plus des sensations intenses qu'ils procurent, les câlins sous la couette
seraient bénéfiques pour la santé. Faire l'amour augmenterait l'espérance
de vie, préviendrait les coups de blues, l'apparition de problèmes cardiaques
et même de certains cancers. Seules réserves : sortez couverts et
pensez à vous hydrater ! Un dossier pour que sensualité rime toujours
avec santé...
Réduisez
votre consommation d'alcool, arrêtez de fumer et…
faites plus souvent l'amour" ! Tels pourraient
être les conseils que vous donnera demain votre médecin. En
effet, depuis de nombreuses années différents travaux s'intéressent
aux effets sur la santé des rapports sexuels. Et pratiquement
tous soulignent les bénéfices de cette activité sur la durée
de vie et la prévention de certaines maladies.
Quand
le sexe n'envoie pas au ciel…
D'une
manière générale, les relations sexuelles régulières feraient
baisser le taux de mortalité chez l'homme. Une recherche suédoise1
de 1981 avait souligné un taux de mortalité plus fort que la
moyenne chez les hommes de 70 ans qui avaient cessé depuis plusieurs
années leur activité sexuelle. Mais ses bénéfices ne concernent
pas que les seniors. Début 1997, une étude britannique2
a suivi 918 hommes âgés de 45 à 59 ans pendant quatre ans. Elle
a démontré que, durant cette période, le taux de mortalité des
hommes avec au moins deux relations sexuelles par semaines était
deux fois plus bas que le taux de mortalité de ceux qui en avaient
moins d'une par mois. Attention, au-delà de deux rapports sexuels,
aucune proportionnalité n'a été constaté entre le nombre de
rapports sexuels et la baisse du taux de mortalité.
J'y
mettrai tout mon coeur
Les
vertus thérapeutiques de l'activité sexuelle concernent principalement
le coeur. En effet, l'étude britannique précédemment citée
souligne une baisse des risques cardiaques liés à la fréquence
des relations sexuelles. Ces bienfaits sur le coeur sont
également évoqués pour les deux sexes dans des travaux américains
publiés en l'an 20003.
Bien
sûr, ce bénéfice reste discutable : faire l'amour
n'est somme toute qu'un exercice physique, or les
bienfaits pour le coeur de l'activité physique sont
bien connus ! A chacun son sport…
La
petite mort sans la grande…
Evidemment,
certains ne manqueront pas d'évoquer les risques d'epectase
(décès durant l'orgasme) et citerons l'exemple du
président français Félix Faure, mort en 1899 à l'Elysée
dans les bras de sa maîtresse…
Qu'ils
se rassurent, l'étude américaine citée plus haut3
a évalué les risques d'attaque cardiaque liés à cet exercice
particulier. Certes, elle démontre que le risque d'infarctus
du myocarde est 2,5 fois plus important durant les deux
heures qui suivent une relation sexuelle. Néanmoins, ce risque
reste extrêmement faible : l'augmentation du
risque d'accident cardiaque est de 0,01 % sur un an
pour une fréquence d'une relation sexuelle par semaine.
Orgasme
et prostate : même combat ?
Outre
d'éventuels effets sur le coeur, faire l'amour pourrait prévenir
l'apparition de certains cancers. Ainsi, une étude japonaise4
de 1990 menée sur cent hommes pendant trois ans aurait démontré
une baisse du risque de cancer de la prostate liée à une augmentation
de la fréquence des orgasmes. Néanmoins, cette étude dénote
également une augmentation du risque en cas d'activité
sexuelle soutenue entre 30 et 50 ans…
Cet
effet des relations sexuelles sur la prostate à également été
étudié sous l'angle de l'abstinence. Ainsi, des recherches
américaines5 de 1981 ont étudié le taux de mortalité
lié au cancer de la prostate chez 6 226 prêtres catholiques
de l'état de New York (Etats-Unis). Les résultats, cette
fois-ci, ne plaident pas en faveur des relations sexuelles :
les décès liés au cancer de la prostate étaient deux fois moins
élevés chez les prêtres que ceux statistiquement attendus. Les
taux de mortalité liés aux cancers colo-rectaux ou pulmonaires
étaient également moins élevés.
Aimez-vous
les uns les autres
Une
autre étude américaine6 de 1996 concernait cette
fois-ci 2 573 Soeurs catholiques âgées de 50 à 84 ans.
Cette fois-ci, les résultats montraient une augmentation chez
les nonnes du taux de mortalité lié aux cancers du sein et de
l'appareil génital. Pour les scientifiques, l'explication
serait en fait liée à l'absence de grossesses et non à
celle de relations sexuelles.
Dans
tous les cas, l'hygiène de vie d'un prêtre ou d'une
nonne diffère par de nombreux aspects de celle du citoyen moyen.
L'abstinence ne saurait évidemment porter toute la responsabilité
de ces observations statistiques.
Jeux
de main…
Enfin,
il ne faut pas oublier les préliminaires, qui seraient eux aussi
bon pour la santé. C'est du moins ce que suggère un chercheur
australien7. D'après lui, la stimulation des
tétons chez la femme, en libérant une hormone appelée l'ocytocine,
pourrait prévenir l'apparition du cancer du sein. L'étude
précise même que l'ocytocine est libérée en grande quantité
lors de l'orgasme, et que l'activité sexuelle pourrait
donc avoir un rôle protecteur contre le cancer du sein.
D'une
manière générale, ces différentes travaux semblent donc indiquer
que faire souvent l'amour est réellement bénéfique pour
la santé. Néanmoins, si vous décidez de prendre en main votre
santé… pensez à vous protéger.
Alain
Sousa
1
- Act Psychiatr Scand 1981 Sep ; 64 (3) : 244-53
2 - British Medical Journal 1997 ; 315 :1641-1644
3 - Am J Cardiol 2000 Jul 20 ; 86 :10-13
4 - Prostate 1990 ; 17 (4) : 269-79
5 - J Surg Oncol 1981 ; 17(2) : 129-33
6 - J Gerontol B Psychol Sci Soc Sci 1996 Jul ; 51(4) :
S201-8
7 - Breast Cancer Res Treat 1995 Aug ; 35(2) : 225-9
Test HPV-HR : Il s'agit d'un test permettant la détection des
HPV oncogènes au niveau du col utérin. L'association HPV-HR
et le cancer du col utérin est bien établi ; la persistance
de l'infection par un HPV-HR est le facteur majeur d'évolution
de l'évolution de cette infection vers le cancer du col utérin.
La sensibilité du test HPV-HR seul à détécter
les lésions cervicales de haut grade à plus 95 % et très
supérieure aux dépistage par la cytologie (frottis cevico-vaginal)
qui est de l'ordre de 55,4 % (selon l'étude de Mayrand et
coll - Canada), La sensibilité de l'association FCV + test HPV-HR
est proche de 100 % et la valeur prédictive négative
(VPN du seul test HPV-HR est proche de 100 %.
J'ai pu remarquer que bcp de femme atteinte de cette maladie ne savait pas grand chose et s inquiétée bcp , c 'est donc pour cela que j ' ai décidé de collecté plus d info sur le HPV, une maladie souvent méconnue mais réelle, que beaucoup de femmes en France contracte .... Les gynécologue sont souvent trop compliquer a comprendre donc je vais en collectant diverses informations vous aidez a mieux la cernés!!!! Un frottis réguliers est nécessaires et important!!!!
C'est l'une des infections génitales les plus fréquentes
; il est probable qu'une personne sur dix soit porteuse du virus, mais seulement
une sur cent présente des lésions appelées des condylomes.
L'infection génitale à Papillomavirus peuvent infecter tout
personne ayant une activité sexuelle :
les femmes et les hommes de tout âge
les hétérosexuels et les homosexuels
la mode de transmission la plus fréquente est le contact direct
de peau à peau lors des rapports sexuels. Pour transmettre l'infection,
il semble nécessaire que le virus soit en contact direct avec
les couches profonds (les couches basales) de la peau et les muqueuses
des organes génitaux externes de la personne sain ; les rapports
sexuels offrent cette possibilité à causes des microtraumatismes
(microfissures invisibles) de la peau et les muqueuses qui se reproduisent
lors de ses rapports ;
la transmission indirecte de l'infection est possible par contact
avec des objets contaminés et des vêtements (contact non
sexuel) ;
il a été décrit des cas de transmission de l'infection
à Papillomavirus aux voies respiratoires des chirurgiens à
la suite de l'inhalation de la fumée accompagnant le traitement
par vaporisation au Laser des condylomes génitaux ;
le délai entre le rapport contaminant et l'apparition des condylomes
est de trois semaines à un an et sur le col
utérin, le délai peut être plus long (des années)
; donc, il est souvent très difficile
de savoir quand et comment l'infection à Papillomavirus est survenue
;
même après un contact contaminant la transmission de
l'infection n'est pas obligatoire, car la possibilité de la transmission
de l'infection dépend des défenses
immunitaires et leur efficacité contre cette infection ;
pour cette raison on peut rencontrer deux partenaires sexuels, l'un
atteint par des condylomes génitaux et pas l'autre ;
la transmission peut survenir très rarement chez les enfants
de bas âges qui sont nés des mères porteuses de
condylomes génitaux au moment de l'accouchement (il s'agit dans
ce cas-là souvent des lésions condylomateuses de taille
importante et de dissémination étendue dans le vagin et
le périnée) ; l'atteinte de l'enfant peut être située
au niveau anal, génital mais aussi au niveau du larynx et les
voies respiratoires.
les Papillomavirus qui provoquent des verrues en dehors de la sphère
génitale (mains, pieds...) ne se transmettent pas aux organes
génitaux ;
L'infection génitale se manifeste par des excroissances ressemblant
à des verrues (appelées aussi condylomes
acuminés) sur :
les organes génitaux :
vulve ou à proximité de
la vulve, dans le vagin, sur le col
de l'utérus ; le pénis et le scrotum chez l'homme.
dispersés ou regroupé pour donner un aspect en
chou-fleur ou crête-de-coq.
Parfois, les lésions ne sont pas visibles à l'œil nu (en
particulier, sur le col utérin où le diagnostic est porté
à la suite d'un frottis cervico-vaginal pratiqué à
titre systématique) ; ce type de condylome est appelé aussi
le condylome plan ;
Il est rare que les condylomes génitaux soient à l'origine
de certains symptômes gynécologiques comme les douleurs, les
démangeaisons génitales,
les leucorrhées et les métrorragies
; ces symptômes sont souvent le témoigne d'une infection secondaire
des condylomes par un autre agent infectieux (Herpès,
gonocoques, syphilis, champignons
ou autres germes).
L'évolution spontanée des condylomes
génitaux :
les condylomes génitaux qui sont situés sur la peau
de la sphère génitale et du vagin
peuvent disparaître spontanément :
dans 35 % des cas en 6 mois,
53 % en un an,
67 % en deux ans.
les condylomes du col utérin :
régressent dans 50 % des cas ;
se stabilisent dans 40 % des cas ;
s'aggravent dans 10 % des cas.
83 % des condylomes génitaux que l'on met en évidence
pendant la grossesse disparaissent après l'accouchement (dans
le post-partum) ; Les condylomes en s'aggravant se transforment dans certains cas en
lésions précancéreuse puis en cancer du col utérin (CIN),
du vagin, de la vulve et chez l'homme en cancer de la verge ; mais vu
que ce type d'évolution est lente (des années), une surveillance
bien conduite, chez les femmes, et la réalisation des frottis
du col utérin permet de mettre en évidence ses condylomes
et de découvrir les éventuelles transformations précancéreuses,
et donc de les traiter avant d'atteindre le stade de cancer.Le diagnostic se fait par l'observation
des excroissances mais parfois, il faut pratiquer certaines explorations
spécifiques comme le frottis
du col utérin, la colposcopie,
la vaginoscopie, la vulvoscopie, la périnoscopie,
la balanoscopie (examen du pénis par une loupe) les biopsies et enfin
certaines techniques virologiques du laboratoire, elles sont utilisées
dans certaines lésions condylomateuses du col
utérin car ces techniques permettent d'identifier certains de
sous groupes du Humains Papillomavirus à potentiel cancérogène.Le traitement consiste à détruire
les lésions cutanées du périnée
ou sur les muqueuses de la vulve, du vagin,
du col utérin et chez l'homme
sur le pénis.
Parmi les méthodes de la destruction des lésions condylomateuses
on cite :les méthodes médicamenteuses (applications des
substances médicamenteuse sur les lésions cutanées)
: podophyllotoxine, trichloroacétique, l'interf'éron en
application locale ou par injection "il stimule les défenses
immunitaires" et enfin un agent appelé Imiquimod - : il
agit comme antitumoral, principalement par induction de l'interféron
alpha et d'autres cytokines ;le Laser : un fuseaux de lumière de haute énergie
qui permet la vaporisation et la carbonisation des condylomes ;l'électrocoagulation "destruction des condylome
par un réchauffement des tissus obtenu grâce à un
courant électrique chirurgical spécial ;résection chirurgicale par le bistouri chirurgical simple
ou par l'anse diathermique utilisant le courant électrique chirurgical
;la cryothérapie qui détruit les condylomes par
le froid (congélation destructrice) ;par la conisation du col utérin
C'est une intervention chirurgicale qui permet de diagnostiquer et de
traiter les condylomes situés sur le col utérin et entraînant
des lésions tissulaires d'évolution potentiellement maligne
(ce sont des lésions condylomateuses non cancéreuses du
col utérin et associées à une dysplasie
de la muqueuse cervicale ; elles sont actuellement calssées selon
la classification
de Bethesda en lésion de bas grade et des lésion de
haut grade... selon leur degré de gravité ; ces lésions
sont souvent mises en évidence par :
les biopsies du col utérin que l'on réalise sous
contrôle de la colposcopie.
Suite à la conisation, la partie réséquée
du col utérin est examiné par le Médecin anatomo-pathologiste
pour : donner le diagnostic définitif : présence ou pas de la lésion à papillomavirus
du col utérin s'il s'agit réellement de lésion du col utérin
à papillomavirus, l'examen anatomopathologique va permettre
de la classifier en fonction du degré de la dysplasie
associée et par conséquences va permettre de connaître
le degré exact de la gravité de la lésion
condylomateuse du col utérin (lésion
de bas grade, lésion de haut grade et ...) ; L'examen anatomopathologique permet aussi de savoir si l'ablation
de la lésion à papillomavirus du col utérin
est complète ou incomplète car si cette résection
n'est pas totale, on ne peut pas parler de guérison ; puis
dans ce cas là, la classification de la lésion en
fonction de sa gravité n'est pas finie car la lésion
du col utérin n'est pas analysée dans sa totalité,
donc la reprise chirurgicale est nécessaire pour réséquer
la partie restant de la lésion condylomateuse du col. Pour conclure : après conisation du col utérin pour
lésion condylomateuse à papillomas virus : soit la lésion du col utérin est type " lésion
de bas grade ou de haut grade selon Bethesda
" et son ablation est totale selon le l'exame anatomo-pathologiste,
dans ce cas là, la patiente sera suivie simplement et régulièrement
par des frottis cervico-vaginaux et coloposcopie si nécessaire
; soit la lésion du col utérin est type " lésion
de bas grade ou de haut grade selon Bethesda
" mais son ablationn n'est pas totale ou la lésion est
maligne ; dans ce cas reprise chirurgicale est nécessaire
mais le type de l'intervention dépend l'âge de la patiente,
la parité et du type de la lésion... Dans certains cas, les frottis
cervico-vaginaux montrent la présence de cellules d'origine
indétérminée (ASCUS selon la classification
de Bethesda), dans ces frottis de type ASCUS, il s'agit selon A.
Ferency de Montréal un col normal dans 80 % des cas ; une lésion de bas grade dans 13 % des cas ; une lésion de haut grade dans 7 % des cas. Selon le Colloque du groupe PROGIN (Programme, Recherche et Observatoire
des lésions Génitales Infectieuses et Néoplasiques),
pour les frottis cervico-vaginaux de type ASCUS trois attitudes
sont possibles : Colposcopie d'emblée Frottis cervico-vaginaux
à 6 mois Test HPV-HR (HPV à haut risque) ou le typage viral à la recherche des sous groupes à
haut risque oncogène de
papillomavirus (il s'agit des génotypes : 16,
18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59 et 68). Si la
recheche de ces génotypes à
haut risque oncogène est positive, il est conseillé
de réaliser un examen du col sous contrôle colposcopique
avec des biopsies si nécessaire à recherche de
lésions du col utérin à papillomavirus...
Dans les condylomes visibles, le but du traitement est de détruire
ces condylomes, ce qui permet de réduire au maximum le nombre de
cellules infectées par le virus de et par conséquence la
quantité de ce virus ; la quantité restant sera combattue
par les défenses immunitaires propres du corps. En général, si les condylomes ne réapparaissent
pas de nouveau après six mois de la fin du traitement, le risque
qu'ils récidivent est presque inexistant sauf en cas problème
d'affaiblissement du système immunitaire ou en cas de nouveau contact
contaminant par un partenaire atteint par une infection à Papillomavirus
génitale.Le traitement des condylomes doit être suivi d'une surveillance
prolongée à fin de dépister les récidives
et de les traiter. Les préservatifs, lorsque sont
utilisés correctement du début jusqu'à la fin des
relations sexuelles, ils présentent un très bon moyen de
protection contre les infections à Humain Papillomavirus. Les spermicides
n'offrent aucun effet protecteur contre les condylomes génitaux,
donc elles ne peuvent pas remplacer les préservatifs pour ce type
de protection.
Recommandations concernant les condylomes
génitaux :
Consultez régulièrement votre Médecin car l'examen
médical gynécologique et la pratique régulière
des frottis du col utérin
permet :
de diagnostiquer les condylomes génitaux asymptomatiques et
non perceptibles par vous ou votre partenaire
de vous prévenir du cancer du col utérin
car ces frottis du col utérin sont le meilleur moyen pour mettre
en évidence précoce des infections du col utérin
à Papillomavirus et donc les traiter dans des stades précoces
(infection simple ou lésion précancéreuse) ;
Consultez le Médecin : si vous constatez la présence des excroissances ou des modifications
de la peau inhabituelles sur ou à proximité de votre vulve
ou la région anale (ou sur le pénis chez l'homme) ; si vous plaignez des démangeaisons
génitales, des douleurs ou des saignements inhabituels (métrorragies); si votre partenaire sexuel vous a dit qu'il ou elle avait un Papillomavirus
ou des condylomes génitaux ; Si vous avez des condylomes, faites vous traiter ; Si un traitement a été envisagé, signalez à
votre Médecin si vous êtes enceinte ou supposée de l'être
; N'utiliser pas d'autre traitement utilisés pour le traitement
des verrues des pieds ou des mains car il ne faut pas appliquer ces médicament
sur les condylomes génitaux ;Évitez les contacts sexuels au cours du traitement, afin de faciliter
votre guérison ; Utilisez les préservatifs car ils
procurent une bonne protection contre l'infection à Humain Papillomavirus.
Les spermicides seuls ne protègent
pas contre ce virus ;
Si vous avez des condylomes génitaux, signalez-le
à votre partenaire sexuel car il devait se rendre chez le Médecin
pour être examiné.
Auteur : Dr Aly Abbara Mise à jour le :
26 mars, 2007
Préférences utilisées pour la création de ce texte :
- Bernard BLANC;. J - P. FELDMAN : Pathologie de la vulve et du
vagin.114-132. Éditions Vigot 1992
- Brochure : Papillomavirus et condylomes génitaux : Quelques
questions et réponses (EC HPV) ; European Course on HPV-Associated
Pathology.
L'hémochromatose est une
maladie liée à une surcharge en fer que les scientifiques connaissent
bien puisqu'elle a livré bon nombre de ses secrets. Pourtant, elle
reste très méconnue des médecins et, surtout, des personnes concernées.
Actuellement, sur les 200.000 personnes atteintes dans notre pays,
40.000 seulement sont traitées. C'est pourquoi l'Association
Hémochromatose France et plus de 70 médecins et spécialistes de la
maladie se mobilisent samedi, dans toute la France, pour la cinquième
journée nationale de sensibilisation à cette affection.
La surcharge en fer est due à l'absence d'hepcidine.
Cette hormone n'est plus fabriquée par le foie en raison d'une anomalie
génétique. Conséquence : le fer d'origine alimentaire, absorbé en excès
au niveau du tube digestif, n'est pas éliminé. Il va, au fil des
années, s'accumuler dans tous les organes (pancréas, foie, coeur...) et
être à l'origine de la formation de radicaux libres qui vont détruire
les parois de leurs cellules. Ce phénomène entraîne un risque important
de cirrhose, parfois compliquée d'un cancer, de diabète, d'insuffisance
hormonale ou cardiaque et d'atteinte des articulations.
Pourtant, ces dégâts peuvent être évités.
L'hémochromatose est même la maladie génétique la plus facile à
traiter. De simples saignées régulières suffisent à éliminer le fer en
surcharge dans le sang. Mais évidemment, pour cela, il faut que la
maladie ait été dépistée, et si possible, assez précocement, quand la
quantité de fer accumulée est encore faible. Les spécialistes plaident
pour un dépistage systématique vers la trentaine et plus tôt chez les
personnes qui se plaignent de fatigue chronique, de douleurs dans les
mains, d'un état de détresse morale et psychologique, de perte de
libido ou encore de coloration brunâtre de la peau.
La consommation de suppléments d'acide folique est déjà recommandée aux
femmes en attente de grossesse, afin de prévenir les anomalies de
fermeture du tube neural du foetus (le spina bifida). Elle pourrait
aussi l'être aux futurs pères. Une étude de l'université de Californie
à Berkeley, publiée en ligne par la revue Human Reproduction , indique en effet qu'une consommation
élevée de folates est associée à un plus faible niveau d'anomalies
chromosomiques dans les spermatozoïdes.
Suzanne Young et ses collègues ont examiné le sperme
de 89 hommes non fumeurs en bonne santé, en cherchant les aneuploïdies
(la perte d'un ou plusieurs chromosomes) touchant les chromosomes X, Y
et 21 dans leurs spermatozoïdes ; ils ont trouvé que 1 à 4 % des
spermatozoïdes étaient concernés. Les chercheurs ont aussi évalué leur
prise totale quotidienne de zinc, folate, vitamine C, vitamine E et
bêta-carotène. Ils voulaient étudier le lien entre la nutrition et les
anomalies chromosomiques dans les spermatozoïdes, puisque le rôle de
certains micronutriments a été montré dans la spermatogenèse et la
maturation des spermatozoïdes ainsi que dans le métabolisme, la
synthèse et la réparation de l'ADN.
Résultats : les hommes consommant le plus de folates
avaient une fréquence 18 à 30 % plus faible des différents types
d'aneuploïdie dans leurs spermatozoïdes par rapport à ceux ayant une
prise quotidienne plus faible. En revanche, aucune association n'a été
mise en évidence avec la prise d'antioxydants ou de zinc. "Si d'autres
études confirment nos résultats, une possible intervention de santé
publique serait d'augmenter les apports journaliers recommandés pour
les hommes envisageant une paternité, afin de réduire le risque
d'anomalies chromosomiques chez leur enfant", concluent les auteurs.
Publié le 04/06/2008 à 16:14
- Modifié le 04/06/2008 à 16:57
Le Point.fr Anne Jeanblanc
"Les formes pharmaceutiques
des médicaments sont souvent mal adaptées aux patients âgés", a
récemment expliqué Marie-Claude Guelfi, pharmacienne-chef de l'hôpital
Sainte-Périne à Paris, lors d'une communication devant l'Académie de
pharmacie. Pour elle comme pour ses confrères amenés à travailler dans
les unités de soins de longue durée, il est donc "urgent" que
l'industrie pharmaceutique "prenne mieux en compte la population âgée".
En pratique, tous les soignants qui s'occupent de
patients très vieux se heurtent au problème de l'administration des
médicaments. La voie de prédilection est, évidemment, la voie orale.
Mais, en raison du risque assez élevé de fausse route, les infirmiers
sont souvent contraints de broyer des comprimés ou d'ouvrir des
gélules. Cela n'est pas sans conséquence : il n'est alors jamais
certain que le patient ait bien avalé l'intégralité de son traitement,
ni que, privée de son revêtement protecteur, la molécule agisse
exactement comme prévu. Enfin, certaines substances peuvent avoir très
mauvais goût.
Pour répondre à ce problème, Marie-Claude Guelfi a
appelé à promouvoir de nouvelles formes galéniques, par exemple des
comprimés dispersibles ou des patchs. Elle demande aussi aux
industriels de proposer un conditionnement unitaire (voire de délivrer
les médicaments en vrac) pour faciliter la dispensation dans les
institutions. Enfin, elle souhaiterait que les dosages de certains
médicaments soient adaptés aux organismes vieillissants. Ce qui
éviterait de couper en deux, voire en quatre, les comprimés présents
sur le marché. Autant d'efforts qui simplifieraient vraiment la vie des
soignants et des soignés.
Publié le 09/06/2008 à 07:39
- Modifié le 09/06/2008 à 17:43
Le Point.fr Anne Jeanblanc
Vous
pouvez venir à bout de votre stress, simplement en modifiant
vos habitudes ! Car certaines de vos manies ne font rien
pour arranger votre état émotionnel et augmentent votre anxiété.
Doctissimo dresse le portrait des ennemis de votre bien-être !
Pour
rester zen, voici quelques-unes des habitudes qu'il va
falloir combattre :
1
- Vous lever tard
Vous
devez être à neuf heures au boulot, et vous vous levez à moins
le quart ? Lorsque votre réveil sonne, vous l'éteignez
au moins trois fois avant de vous lever ? Résultat :
vous êtes obligé de courir tous les matins pour prendre le petit
déjeuner, vous laver et vous habiller en moins de 7 minutes...
Stop ! Vous énerver au saut du lit provoque un stress extrême
et néfaste !
Notre
conseil : accordez-vous plus de temps le matin, afin
de démarrer votre journée en douceur. Si c'est psychologique,
et que vous ne parvenez pas à vous lever plus tôt, changez l'heure
de votre radio-réveil pour qu'il avance d'un quart
d'heure !
2
- Vous énerver dans les bouchons
Tous
les matins, vous hurlez derrière votre volant contre les chauffards
et vous vous énervez dans ces bouchons qui n'en finissent
plus. Car à tous les coups vous allez être en retard alors que
vous avez un boulot monstre aujourd'hui !
Notre
conseil : Pourquoi ne pas laisser la voiture au garage
et opter pour les transports en communs ? Vous pourrez
y lire en toute tranquillité et le temps de trajet est quasiment
garanti (non, il n'y a pas grève tous les 15 jours).
Si vous êtes un(e) inconditionnel(le) de la voiture, essayez
le siège massant et caler votre autoradio sur une station de
musique classique. Mieux encore glisser dans votre lecteur
de cassettes des enregistrements de sons capturés dans la nature.
Pépiements des oiseaux, chants des baleines, bruit de la forêt,
sons du ressac et des vagues sont propres à la détente. Et dans
les bouchons, n'oubliez pas que la personne devant vous
(et celle encore devant) est dans la même situation ! Inutile
d'insulter vos compagnons de galère !
3
- Non à l'homme sandwich !
A
l'heure du déjeuner, vous avez tellement de travail que
vous partez acheter un sandwich et revenez le manger au-dessus
de votre ordinateur. Outre les problèmes nutritionnels qu'un
tel comportement engendre, vous ne prenez jamais le temps de
faire une véritable pause.
Notre
conseil : Forcez-vous à faire un break ! Prenez
le temps de quitter votre lieu de travail et de prendre un repas
complet. Si vous redoutez de vous retrouver seul face à votre
assiette, munissez-vous d'un magazine ou plongez-vous dans
votre roman du moment. Idéal pour décompresser. N'oubliez
pas non plus de faire quelques pauses de 5 à 10 minutes
dans la journée.
4
- Accepter tous les boulots
Vous
ne savez pas refuser quand on vous demande de faire un travail
alors que vous êtes déjà submergé. Résultat : vous devez
courir pour tout boucler dans les temps.
Notre
conseil : Apprenez à dire non ! Certes, accepter
toutes les tâches vous donne des responsabilités et vous pouvez
montrer que vous êtes quelqu'un sur qui on peut compter.
Mais vous n'avez plus de temps pour vous et vous êtes toujours
le nez dans le guidon. Comprenez que vous n'êtes pas Superman
et qu'à la longue, vous allez finir par craquer !
5
- Boire 10 tasses de café par jour
Toutes
les heures, vous allez taquiner le distributeur ou la cafetière
de service. Vous avez l'impression que vous ne pouvez travailler
sans une tasse à côté de vous.
Notre
conseil : Certes, le café à petites doses peu vous
aider vous concentrer. Mais les excès ne ferons que vous énerver !
Essayez de diminuer petit à petit votre consommation. Dans le
même temps, profitez-en pour réduire le nombre de cigarettes
si vous fumez !
6
- Vous énerver sur la technique
D'accord,
c'est la quatrième fois que votre ordinateur plante ou
que le logiciel sur lequel vous travaillez s'arrête. Du
coup, vous vous énervez et vous insulter d'abord votre
écran, les informaticiens ensuite et pour finir la Terre entière !
Notre
conseil : Vous l'avez constaté : hurler ne
fait pas redémarrer votre ordinateur. De plus, les plantages
sont incontournables. Ces petits bijoux de technologies sont
si complexes qu'ils s'emmêlent forcément les pinceaux.
Lorsque vous travaillez, enregistrez toutes les 5 minutes
votre travail. Et n'oubliez pas de faire des sauvegardes
régulièrement. Cela devrait vous rasséréner quelque peu !
7
- Vous coucher tard
Vous
soirées se prolongent devant la télé. Vous ne vous décidez pas
à rejoindre les bras de Morphée. Le pire, c'est que vous
savez que vous êtes fatigué, et que vous allez avoir toutes
les peines du monde à vous lever le matin.
Notre
conseil : Arrêtez de traîner avant de vous coucher !
A 10 heures au lit avec un bon bouquin !
8
- Etre toujours le gentil organisateur
A
chaque départ en week-end ou en vacances, c'est la même
chose : c'est vous qui devez décider du lieu, organiser
le voyage et faire les bagages. Une fois sur place, vous n'avez
pas une seconde à vous ! Tout le monde vous sollicite pour
faire le barbecue ou aller chercher le pain !
Notre
conseil : Répartissez les tâches de manière équitable,
deux mois avant de partir. Surtout tenez-vous à cette nouvelle
organisation, et n'en faites jamais plus que prévu !
Pour vous aider, répétez-vous "je suis en vacances",
toute la journée.
9
- Vous inquiéter pour vos enfants
Dès
que vous ne les avez plus sous les yeux, vous devenez anxieux(se).
Pas question de les envoyer en centre aéré et encore moins en
colonie de vacances ! Le simple fait de prendre une baby-sitter
pour la soirée vous fait dresser les cheveux sur la tête.
Notre
conseil : Qu'ils soient avec vos parents ou leur
institutrice, ils sont entre de bonnes mains ! Inutile
de vous inquiéter sans raison ! Et puis il faut qu'ils
apprennent à se détacher de leurs parents ! Vous ne voudriez
pas les étouffer à force de trop les couver !
10
- Avoir peur de votre belle-famille
Dès
que vous devez manger chez vos beaux parents, c'est la
même chose ! Vous passez quinze jours avant à stresser
et quinze jours après à vous calmer. Car c'est plus fort
que vous, belle-maman (ou beau-papa) vous rend anxieux(se).
Notre
conseil : Et si vous regardiez la réalité au lieu d'"inventer"
une épreuve souvent imaginaire ? Vos beaux-parents ne veulent
pas vous dévorer tout cru et ces repas de famille ne sont pas
si désagréables. Certes, il peut parfois y avoir des tensions.
Mais entre adultes responsables, elles n'ont pas de raisons
de persister ! Alors, la prochaine fois, allez-y avec plus
d'optimisme et vous verrez, les choses devraient s'améliorer !
Boudinée dans votre top, obligée de déboutonner votre pantalon
en fin de repas ? Centre du corps et berceau des émotions, le ventre
est une de nos zones les plus sensibles. Malmené, il se gonfle, stocke
la graisse, se relâche… Nos conseils pour perdre du ventre et afficher une taille de guêpe sans se serrer la ceinture.
Dégonfler
Abri du système digestif, le ventre témoigne du moindre problème
de digestion. Fermentation, boissons gazeuses, air avalé en mangeant,
constipation… mais aussi coup de stress ou émotion vive : il devient
douloureux et gonfle. Les solutions :
- Prenez votre temps pour manger. Pris debout
dans le bruit, un sandwich vite avalé favorise l'ingestion d'air et
ralentit la digestion. Mangez dans le calme, assise à table, pendant au
moins 30 min, et mâchez bien chaque bouchée.
- Dosez les fibres. 25 à 30 g par jour (dans les
céréales complètes, fruits et légumes, légumineuses…) sont
indispensables à un bon transit. Au-delà, elles peuvent irriter les
intestins et favoriser les ballonnements.
- Misez sur les bons légumes. Ils se digèrent bien, drainent l'organisme et facilitent l'élimination. Mollo toutefois sur les « farineux » (légumes secs, pommes de terre), peu conseillés aux estomacs et intestins fragiles.
- Mangez carnivore. Viandes, poissons et œufs permettent de faire le plein d'énergie et de protéines sans fermenter, ni augmenter le volume dans l'estomac.
- Privilégiez le cuit. En modifiant la structure des aliments, la cuisson facilite la mastication, la digestion et l'assimilation.
- Salez modérément. L'excès de sel favorise la rétention d'eau au niveau du ventre.Goûtez avant de resaler et limitez la consommation de produits industriels.
- Bannissez le grignotage. A chaque nouvelle
prise alimentaire, même minime, les sucs digestifs se déclenchent et le
système digestif, perturbé, repart pour un tour. Une collation, ok,
mais à heure fixe.
- Soignez votre système digestif. Des difficultés à digérer ? Faites une cure de probiotiques (en pharmacie). Des difficultés à éliminer ? Faites une cure de pruneaux et de figues le matin pendant quelques jours.
- Respirez. Une bonne respiration ventrale aide à
chasser les toxines de l'organisme. Allongée sur le dos, une main à
plat sur le ventre rentré, envoyez l'air jusqu'au bout des épaules,
faites-le descendre dans les omoplates, la cage thoracique puis le
diaphragme, et renvoyez l'air dans le sens inverse.
Traquer les bourrelets
Quand on mange trop et mal, la graisse s'accumule autour de la taille. Les solutions :
- Bougez. Pour éliminer la graisse localisée
autour de la taille, il faut puiser dans ses réserves. La solution ?
Une pratique régulière (3 fois par semaine) et assez longue (au moins
30 min) d'un sport d'endurance (course à pied, marche rapide, natation, vélo, aérobic, fitness…). Et de la marche le plus possible pour les trajets quotidiens.
- Limitez les sucres. Les sucres rapides (gâteaux, bonbons, sodas…) et les glucides
raffinés favorisent des pics d'insuline dans le sang qui provoquent
leur stockage sous forme de graisse au niveau de la taille. Privilégiez
les glucides non transformés (céréales, riz, pâtes, quinoa… complets).
- Révisez vos apports énergétiques. Quand on consomme plus de calories qu'on en brûle, forcément on stocke. Chez certaines, c'est aux fesses et aux cuisses, chez d'autres au ventre : question de morphologie et d'hérédité. Si tel est votre cas, prévoyez un petit régime.
- Crémez-vous. Certaines crèmes minceur,
riches en actifs drainant et déstockant, sont élaborées spécifiquement
pour lutter contre les rondeurs abdominales. Appliquez-les matin et
soir, et effectuez de temps en temps un gommage doux.
- Massez-vous. D'abord dans le sens des aiguilles
d'une montre lentement et en appuyant légèrement. Ensuite en pinçant la
peau, en la décollant et en la faisant rouler (palper rouler).
Tonifier
Primo, on est souvent trop sédentaire. Secundo, on a de plus en
plus tendance à mal se tenir. Assise, on s'affaisse et se tord.
S'ensuivent relâchement abdominal, bascule du bassin vers l'avant et
manque de tonicité musculaire. Ça donne un ventre mou et proéminent, et
des douleurs dorsales en prime.
- Tenez-vous droite. Le ventre est lié au dos, à
la ceinture scapulaire (omoplates, clavicules, sternum) et au bassin.
Le plus souvent possible, pensez à serrer les abdominaux et à vous redresser.
- Pratiquez des sports qui affinent la taille. C'est-à-dire : escalade, gym, sports de combat, danse, badminton, rameur.
- Faites des abdos. C'est basique, mais ça marche
vraiment. A raison de 10 min tous les matins et en pensant à toujours
rentrer le ventre pendant les exercices, vous vous faites un ventre plat et tonique.
Le virus du papillome humain (VPH), également appelé HPV pour Human papillomavirus, est un virus à ADN faisant partie de la famille des Papillomavididae. Il est responsable des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes puisque l'estimation des personnes contaminées par ce virus est comprise entre 10 et 30%.
Il existe plus de 200 génotypes de papillomavirus. Certains
génotypes se transmettent par voie sexuelle et infectent les muqueuses
génitales, d'autres se transmettent par contacts cutanés et infectent
la peau.
Les manifestations cliniques les plus connues de la contamination sexuelles sont les condylomes acuminés (dits également « verrues génitales », ou « végétations vénériennes » ou « crêtes de coq »), déjà décrits par Hippocrate. Mais la gravité de cette infection est que certains génotypes sont le facteur obligatoire du cancer du col de l'utérus ; ce qui permet d'entrevoir, par la vaccination préventive contre ces virus, un espoir d'éradiquer un jour ce cancer.
Les manifestations cliniques cutanées de l'infection à HPV comprennent les verrues vulgaires et les verrues plantaires.
Enfin, la transmission bien que rare peut se faire de la mère à son enfant lors de l'accouchement.
Les papillomavirus humains appartiennent surtout au genre α-Papillomavirus. On en compte plus de 200 génotypes.
120 ont été identifiés et séquencés. Ils ont une spécificité d'hôte
étroite (spécifique d'une espèce), ainsi qu'une spécificité de tissus.
Ils sont désignés par un nombre en fonction de leur chronologie historique de découverte
Il existe trois grands groupes :
types muqueux et génitaux à potentiel cancérogène élevé : HPV-16, 18, 31, 33, 35, 45, 51, 52, 58 ...
types muqueux et génitaux à faible potentiel cancérogène : HPV-6, 11 (papillomes et condylomes acuminés ano-génitaux)
Le génome des virus génitaux codent huit gènes (et autant de protéines)[1].
Épidémiologie
Les papillomavirus humains sont souvent présents sur la peau normale
de sujets sains. On parle d'infections cutanées asymptomatiques, qui
apparaissent très tôt dans l'enfance. La plupart des infections à
papillomavirus sont latentes ou transitoires. Les lésions induites par ces virus régressent spontanément la plupart du temps.
Ce sont les infections génitales qui ont été les plus étudiées.
Le HPV est la principale cause d'infections transmises sexuellement (ITS) aux États-Unis[2]. Bien que sa prévalence[3]
soit élevée (près de 25% de la population féminine pubère, elle est
particulièrement importante chez la jeune femme de moins de 20 ans)[4] :
plus de la moitié des lésions de bas grade régressent spontanément
en quelques années, 10% évoluant vers des lésions de haut grade,
environ un tiers des lésions de haut grade régressent spontanément, 5% évoluant vers un cancer,
au total, moins de 0.3% des infections évoluent vers un cancer.
On considère ainsi que la majorité des personnes sexuellement
actives ont eu au moins une infection à papillomavirus à potentiel
cancérogène élevé au cours de leur vie, surtout au cours des premières
années de la vie sexuelle.
Le virus se transmet par contact direct, par voie buccale,
auto-inoculation (la transmission de verrues vulgaires est favorisée
par le grattage) et par contact indirect (objets et surfaces contaminés
- les locaux douches (piscines) favorisent la propagation des verrues
plantaires); la transmission est sexuelle dans le cas des condylomes
ano-génitaux ; la transmission du papillome laryngien s'effectue de la
mère à l'enfant lors du passage dans la filière génitale.
De 1 % à 2 % des hommes et des femmes infectés présenteront des condylomes exophytiques cliniquement visibles.
La période d'incubation est d'environ 2 à 3 mois pour les
condylomes exophytiques, mais elle peut se calculer en années dans le
cas des lésions précancéreuses ou cancéreuses.
Les lésions exophytiques cliniquement visibles sont rarement associées au cancer :
seuls certains génotypes du VPH sont associés aux cancers du col de
l'utérus, de la vulve et du pénis, et au cancer anorectal. l'ADN de
certains sérotypes d'HPV serait présent dans au moins 80-90 % des
lésions cervicales dysplasiques (néoplasies cervicales
intra-épithéliales) et des cancers du col de l'utérus (HPV 16, 18, 31,
33 ou 35)[5]. Les génotypes (HPV 6 et 11) qui causent le plus souvent les condylomes exophytiques n'ont pas été associés à ces cancers.
La transmission périnatale d'une infection symptomatique semble rare.
Lorsqu'elle survient, l'infection est associée à des lésions
génitales et à des lésions des cordes vocales. On ignore la durée de la
période d'incubation. Habituellement, la transmission périnatale
devient cliniquement apparente au cours des 2 premières années de vie.
Les patients infectés par le VIH présentent souvent des condylomes ano-génitaux étendus qui répondent peu au traitement.
L'évolution vers le cancer est étroitement associée au tabagisme et à l'infection par le VIH.
Manifestations cliniques
L'infection peut être subclinique ou clinique, mais elle est habituellement asymptomatique.
Chez la femme, le col de l'utérus est le site le plus fréquent
d'infection génitale à HPV. L'infection atteint souvent plusieurs sites
(le col de l'utérus, le vagin, la vulve, etc.).
Condylome plat
Les lésions kératinisées légèrement surélevées.
Condylome acuminé
Des excroissances sur la peau ou les muqueuses de la région
ano-génitale sont souvent multiples et polymorphes avec apparence
exophytique variant entre une excroissance digitiforme ou en chou-fleur
et une lésion papuleuse.
L'histoire naturelle de l'infection est marquée par une fluctuation
de la taille et du nombre des condylomes et, dans bien des cas, par
leur éventuelle disparition. La taille et le nombre des condylomes
peuvent croître durant la grossesse.
Pouvoir pathogène et génotype
Le pouvoir pathogène des papillomavirus humains dépend :
du statut immunitaire de la personne infectée : les déficits immunitaires favorisent ce type d'infection (immunodépression congénitale, transplantations, HIV, traitements immuno-suppresseurs),
de facteurs génétiques favorisant la transformation maligne des lésions dues aux HPV,
du type d'HPV : les types HPV 6 et HPV 11 causent des lésions cutanées et muqueuses bénignes (verrues vulgaires, verrues plantaires, verrues planes, condylomes ano-génitaux, verrues génitales,
épidermodysplasie verruciforme et papillomes laryngiens); les types HPV
16, 18, 31, 33 et 35 sont associés à des néoplasies cervicales
intra-épithéliales et au cancer du col de l'utérus.
Le diagnostic se fait par examen direct des organes génitaux externes, à l'aide d'une loupe ou d'un colposcope éventuellement aidé par l'application d'acide acétique à 5%, et de lugol.
Le diagnostic d'infection génitale à HPV 16 ou 18 se fait par
recherche d'ADN viral (par "capture hybride" par des sondes d'ARN, ou
par amplification génique (polymerase chain reaction, ou PCR), in
vitro) lors de la réalisation d'un frottis.
Cependant ce test est basé sur la détection de l'ADN des virus. Un
résultat positif démontre uniquement la présence du virus mais la
valeur prédictive positive pour le risque de développement d'un cancer
est faible (de 10 à 20%).
Le diagnostic d'infection génitale à HPV se fait aussi par
recherche d'ARNm viral (Nuclisens EasyQ HPV). L'expression des
oncoprotéines virales E6 et E7 initie le processus de cancer en
affectant le contrôle du cycle cellulaire. Ce nouveau test de dépistage
est basé sur la détection des ARNm des oncoprotéines E6 et E7 dans les
cellules humaines. Les ARNm des oncoprotéines E6 et E7 sont des
marqueurs prédictifs de l'activité oncogénique des HPV permettant
d'identifier les femmes à risque de développer un HSIL (CIN2/3) et un
carcinome du col utérin. Le principe de ce test repose sur
l'amplification et la détection des ARNm E6/E7 par NASBA (Nucleic Acid
Sequence-Based Amplification) en temps réel[9].
Il n'existe pas de test sérologique sur le marché.
Evolution et complications
De nombreuses lésions dues au HPV passent inaperçues et guérissent
toutes seules, ne laissant pas de trace immunologique (sérologie),
c'est ce qui explique leur transmissibilité aussi facile. Mais la
plupart des cancers du col de l'utérus sont dus à HPV.
Le dépistage du cancer du col est très important : un examen gynécologique périodique avec un frottis cervical est le seul moyen. Il est simple et peu coûteux : il permet de découvrir des cancers débutant et de les traiter sans tarder.
Le Papillomavirus HPV6 semble également responsable du cancer de l'anus,
relativement rare (représentant environ 3 % des tumeurs malignes de
l'anus et du rectum, survenant essentiellement après 60 ans, trois fois
plus chez la femme que chez l'homme).
Enfin il existe actuellement une augmentation des carcinomes
épidermoïdes pharyngés associés à une infection à HPV. Sans que le lien
causal soit encore établi, on suppose que ces tumeurs sont directement
induite par l'infection.
Traitement et prise en charge[
Il n'existe aucun traitement permettant la guérison d'une infection
à papillomavirus. La destruction des lésions visibles peut être
cependant faite de manière plus ou moins simple. Les lésions du col de
l'utérus sont traitées par la cryothérapie (application d'azote liquide) par le laser,
voire par la chirurgie, soit en enlevant une partie du col (conisation)
, soit en l'ôtant en totalité. Des traitements locaux sont également
possibles (Podofilox solution ou gel à 0,5 %, Podophylline à 10-25 % qui ne doit être appliquée que par un médecin).
D'autres traitements stimulateurs de l'immunité sont actuellement en cours de développement.
Après le traitement, il se peut que le virus soit toujours présent
même si les condylomes ont disparu. Il est donc important de surveiller
la réapparition des lésions pendant plusieurs mois après la résection.
Les condylomes sont souvent très persistants et récurrents.
Cependant, on observe une disparition complète des condylomes génitaux
externes chez 80 % des patients qui en présentent. Les lésions
cervicales disparaissent dans environ 90 à 95 % des cas.
Prévention
le préservatif
diminue en grande partie la transmission des papillomavirus et la
fréquence des infections persistantes à HPV (ce qui signifie que
l'utilisation régulière du préservatif entraine une régression des
lésions préexistantes plus fréquentes que chez ceux qui ne l'utilisent
pas). Il peut y avoir cependant contamination par contact avec des
zones cutanées non couvertes par le préservatif.
En octobre 2005 est sorti un vaccin contre le papillomavirus type 6, 11, 16 et 18.
Cette vaccination nommé GARDASIL est de nature à prévenir les lésions
précancéreuses et les cancers non invasifs du col de l'utérus dus aux
papillomavirus de type 6, 11, 16 et 18[10].
L'immunité conférée dure au moins cinq ans. Son efficacité est quasi totale (98%)[11]
chez les femmes non infectées par un des virus contenus dans le vaccin.
Il ne paraît pas efficace, ni pour les autres génotypes, ni pour les
femmes déjà infectées. L'efficacité n'est pas connue au-dela de cinq
ans, notamment en raison de la longueur de développement du cancer du
col de l'utérus.
La vaccination concerne surtout les adolescentes avant les premières relations sexuelles, soit à l'âge de 14 ans[12], et c'est ce que recommande le CSHPF qui préconise une vaccination systématique à cet âge. Elle ne dispense pas de la poursuite du dépistage du cancer du col de l'utérus ni de l'utilisation du préservatif.
La vaccination complète (3 doses sur 6 mois : 0, 2, 6) devient
accessible au plus grand nombre car la sécurité sociale a fixé sont
taux remboursement à 65%[13
↑
l'estimation de la prévalence dépend en fait des techniques utilisées
pour la détection des papillomavirus : recherche du génome, d'anticorps
spécifiques. La présence de virus ne signifie pas pour autant qu'il y a
infection symptomatique
↑
selon une étude australienne, HPV-16, 18, 45 sont présents dans plus de
70% des cancers du col de l'utérus (respectivement 53%, 18% et 6%) : ce
lien est particulièrement fort dans le carcinome épidermoïde, et
moindre dans l'adénocarcinome
↑
selon l'AMM, ses indications sont la prévention des dysplasies de haut
grade du col de l'utérus, des cancers du col de l'utérus, des
dysplasies de haut grade de la vulve et des verrues génitales externes
dus aux papillomavirus humains de types 6, 11, 16, 18
France: plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer, 1,6 milliard d'euros
Le
président Nicolas Sarkozy a présenté vendredi à Sophia Antipolis, près
de Nice, les dix "mesures phare" du plan Alzheimer 2008-12, qui prévoit
l'engagement de 1,6 milliard d'euros de plus sur cinq ans pour
accélérer la recherche et améliorer la prise en charge des malades.
Amplement
inspiré des travaux de la commission dirigée par le professeur Joël
Ménard, ce plan vise à "améliorer le diagnostic" de la maladie, "mieux
soigner, mieux accompagner" les malades, "aider plus et mieux" les
familles et "chercher plus vite".
"Aujourd'hui, il y a un plan
Alzheimer pour cinq ans. C'est un engagement durable de l'Etat dans la
lutte contre la maladie. C'est un engagement personnel", a déclaré M.
Sarkozy.
"J'ai essayé de présenter un plan global qui n'oppose
pas le patient et les aidants, le présent et l'avenir, la recherche et
l'accompagnement, mais qui mobilise tout le monde dans un seul
objectif: trouver les moyens de stopper cette maladie et faire en sorte
que ceux qui en souffrent aujourd'hui vivent le mieux possible", a-t-il
souligné.
Sur le volet recherche, M. Sarkozy a ainsi annoncé la
création d'une "fondation de coopération scientifique" chargée de
fédérer la recherche sur la maladie d'Alzheimer, pour l'heure incurable
et très invalidante, qui touche quelque 860.000 personnes en France.
"Un
effort de recherche sans précédent" sera lancé, a promis le président,
dont le plan prévoit une enveloppe de 200 millions d'euros
supplémentaire sur cinq ans, directement financés par le budget de
l'Etat.
L'autre priorité est d'améliorer la prise en charge des malades et de leurs familles, souvent plongées dans le désarroi.
Des
"Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer
(MAIA)", seront labellisées sur tout le territoire, le soutien à
domicile sera renforcé et des "coordonnateurs" seront mis en place,
sorte de "chefs d'orchestre" de la prise en charge médico-sociale et
sanitaire, chargés d'assurer la liaison entre les équipes.
Le
plan prévoit aussi de créer en 2008 2.125 places d'accueil de jour et
1.125 d'hébergement temporaire. Sur toute la durée du plan, ce sont
11.000 places d'accueil de jour ou équivalent qui devraient être
créées, et 5.600 d'hébergement temporaires.
Répondant à l'une des
principales inquiétudes des familles de malades, M. Sarkozy a détaillé
le financement de son plan en expliquant qu'il serait très largement
couvert (1,4 milliard) par les franchises médicales, en vigueur depuis
le 1er janvier.
"C'est pour cela (le plan Alzheimer) que j'ai décidé, et je l'assume, de créer les franchises médicales", a justifié M. Sarkozy.
"Les
moyens je ne peux pas les fabriquer (...) ceux qui ne veulent pas des
franchises, qu'ils viennent dire aux Français comment on finance des
dépenses supplémentaires", a lancé Nicolas Sarkozy à ceux qui,
notamment à gauche, ont critiqué cette mesure qui doit rapporter 860
millions d'euros par an.
Très attendue, l'annonce du plan, qui
avait été retardée de près d'un mois, a suscité la satisfaction mesurée
de l'association France-Alzheimer. "Globalement, ce plan a des avancées
significatives", s'est réjouie sa présidente, Arlette Meyrieux. "Il y a
déjà eu des plans précédents (...) nous restons vigilants".
M. Sarkozy a anticipé ces réserves en annonçant que le gouvernement ferait le point de l'application du plan tous les six mois.
"Si
on s'est trompé, on changera. Si on n'a pas mis suffisamment, on
remettra. Si il y a des choses à modifier, on modifiera", a-t-il
promis, "ce plan, j'y crois".
Lien possible entre anti-épileptiques et pensées suicidaires, alerte la FDA
L'agence
américaine des médicaments (FDA) a mis en garde vendredi la communauté
médicale contre un possible accroissement du risque de pensées et de
comportements suicidaires chez des patients prenant des médicaments
pour traiter l'épilepsie et la migraine.
Les personnes ayant pris
ces médicaments ont vu leur risque d'avoir des pensées et comportement
suicidaires augmenter de 0,43%, contre 0,22% dans le groupe traité avec
un placebo, soit près de deux fois plus, précise la FDA (Food and Drug
Administration) dans un communiqué publié sur son site internet.
L'agence
fédérale a analysé les résultats de quelque 200 études portant sur onze
médicaments contre l'épilepsie, dont certains sont commercialisés
depuis plusieurs décennies.
Ce risque correspond à 2,1 malades
pour mille de plus ayant des pensées suicidaires que dans le groupe
traité avec un placebo, indique la FDA.
Quatre personnes se sont
suicidés dans le groupe de celles sous anti-épileptiques et aucune dans
le groupe ayant pris un placebo.
Ces recherches, débutée en 2005,
ont couvert 27.863 patients traités avec ces anti-épileptiques comparé
à un groupe de 16.029 malades ayant absorbé un placebo.
MAMAN29
bienvenue à tous...maman de trois enfants de brest, j'ai 28ans et j'adore les images...n'hésitez pas a me laisser des commentaires, je vous répondrez volontiers...bisous et bonne visite et une joyeuse année 2009!!! Que tous vos vœux se réalisent...
On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.[Rivarol]
C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir.[Proverbe africain]
Ne rien livrer au hasard, c'est économiser du travail.
[Antoine Albalat] Extrait de L'Art d'écrire