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jeudi 27 août 2009, a 10:15
Le plan de la France contre la grippe A

EXCLUSIF

Publié le 26/08/2009 à 21:10 - Modifié le 27/08/2009 à 09:28 Le Point.fr

Le plan de la France contre la grippe A

Par Philippe Mathon

Le plan de la France contre la grippe A

Vers la mi-octobre, Nicolas Sarkozy et François Fillon devront trancher sur les priorités de vaccination contre la grippe A, sur proposition de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé © JOBARD/SIPA


"Ce sera une décision très lourde à prendre." Que décideront les autorités confrontées à l'offensive du virus de la grippe A ? Va-t-on vacciner les personnes vulnérables, dont le nombre est évalué à 6 millions ? Va-t-on prendre en charge toute la population ? "Tout reste ouvert, mais on se prépare au pire, confie un responsable. Si, à la réception des vaccins, la grippe A est très violente, on vaccinera en grande quantité ; à défaut, on attendra les essais cliniques et on vaccinera progressivement." C'est vraisemblablement vers la mi-octobre que Nicolas Sarkozy et François Fillon devront trancher, sur proposition de Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé.

An-ti-ci-per. Sans attendre, la France a reconstitué son stock de Tamiflu et diversifié son approvisionnement en vaccins, commandant 94 millions de doses auprès de GlaxoSmithKline (50 millions), Sanofi-Pasteur (28 millions) et Novartis (16 millions). Avec cette inconnue : ces industriels décrocheront-ils l'indispensable autorisation de mise sur le marché (AMM) ? La question peut sembler incongrue, mais il est possible que le vaccin d'un industriel soit retoqué en cas de non-respect du cahier des charges, ou d'études cliniques non concluantes.

Quatre laboratoires sollicités

Aussi, discrètement, au coeur de l'été, Roselyne Bachelot a-t-elle fait appel à un quatrième industriel pour obtenir des vaccins en urgence. Selon les informations du Point , qui n'ont pu être confirmées officiellement, plusieurs milliers de doses ont été commandées au laboratoire Baxter. Les autorités françaises espèrent ainsi profiter de la technique de production innovante de l'Américain qui devrait permettre de fournir les premières doses dans les meilleurs délais. On parle de la mi-septembre. Là aussi, reste à savoir si elles recevront l'AMM à cette date. Mais une chose est sûre : les 94 millions de doses commandées par la France arriveront progressivement, à raison de 2 millions d'unités par semaine.

Pour le gouvernement, il fallait donc établir une liste des "populations vulnérables" : les femmes enceintes, tout d'abord. Si elles n'ont pas plus de risques que d'autres d'attraper le virus, elles peuvent en revanche développer des formes graves. Problème : on ne sait pas aujourd'hui si elles pourront être vaccinées. Par ailleurs, les virus grippaux attaquant les poumons, toute personne ayant des fragilités pulmonaires devient de facto vulnérable. Sont concernées les populations souffrant de problèmes respiratoires (asthme...), d'affections cardiaques, de déficits immunitaires ou d'obésité. Enfin, une attention toute particulière est portée aux jeunes en milieu scolaire : aux yeux des experts, les vacciner, c'est éviter une explosion du pic épidémique. Des équipes mobiles de médecins pourraient, le cas échéant, assurer la vaccination des enfants dès l'âge de 6 mois.

Premiers vaccinés "autour du 20 septembre"

Si l'on décide de lancer une campagne de vaccination dans le pays, à qui seront destinées les premières doses ? Aux yeux du gouvernement, les "plus prioritaires" sont les infirmières et médecins en néonatalogie ainsi que leurs collègues de réanimation pédiatrique. Ils seront donc les premiers en France à être vaccinés contre la grippe A. Le vaccin sera proposé en deux doses espacées de trois semaines. "L'opération se déroulera autour du 20 septembre", explique un proche du dossier. Au moment même où débutera la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière, exceptionnellement avancée d'une semaine. Si le gouvernement a arbitré en faveur du personnel de néonatalogie, c'est tout simplement parce que les bébés de moins de 6 mois ne peuvent pas recevoir sans risque le vaccin contre le H1N1.

Concernant les 10 millions de personnes âgées (plus de 65 ans), Roselyne Bachelot a récemment proposé à François Fillon de leur octroyer une dose unique, contre deux pour tous les autres. À ce jour, le Premier ministre n'a pas donné sa réponse. Les experts affirment que nos seniors sont aujourd'hui épargnés par la grippe A, grâce à une mystérieuse "mémoire immunitaire".

Gymnases réquisitionnés

Pour préparer le plan de vaccination sur le territoire, les préfets ont été discrètement mis à contribution. À charge pour eux de sélectionner au minimum trois sites par département (gymnases, salles polyvalentes...). Chacun des centres de vaccination - les établissements de santé étant exclus du dispositif - ne pourra pas couvrir plus de 100 000 habitants. Remise de la copie le 10 septembre. Le gouvernement s'est fixé un objectif : que tout soit prêt le 28 septembre. Le dispositif devrait s'étendre sur quatre mois.




dimanche 03 mai 2009, a 15:09
Pour une fois 2 trucs intelligents à faire suivre :

1°          POUR LES URGENCES
   

  Les ambulanciers ont remarqué que très souvent lors d'accidents de la route, les blessés ont un téléphone portable sur eux.

Toutefois, lors des interventions, on ne sait jamais qui contacter dans ces listes interminables de contacts.

Les ambulanciers ont donc lancé l'idée que chacun d'entre nous rentre dans son répertoire, la personne à contacter en cas d'urgence sous le même pseudonyme. Le pseudonyme international connu est «
ICE »

" In Case of Emergency".
   
C'est sous ce nom qu'il faut entrer le numéro de la personne à contacter, utilisable par les ambulanciers, la police, les pompiers ou les premiers secours.

Lorsque plusieurs personnes doivent être contactées on peut utiliser
ICE1, ICE2, ICE3, etc. Facile à faire, ne coûte rien et peut apporter beaucoup.

Si vous croyez en l'utilité de cette convention, faites passer le message afin que cela rentre dans les mœurs.
   
   
2°          Accident Vasculaire Cérébral  (AVC)
   
 
Cela peut servir !

Prenez quelques minutes pour lire ceci et peut-être sauver une vie et contribuer à faire connaître le danger que représente
l'accident Vasculaire Cérébral.

Lors d'un barbecue, Julie trébuche et fait une chute.

Elle affirme aux autres invités qu'elle va bien et qu'elle s'est accroché les pieds à cause de ses nouveaux souliers.

Les amis l'aident à s'asseoir et lui apportent une nouvelle assiette.

Même si elle a l'air un peu secouée, Julie profite joyeusement du reste de l'après-midi...

Plus tard le mari de Julie téléphone à tous leurs amis pour dire que sa femme a été transportée à l'hôpital.....Julie meurt à 18h.

Elle avait eu un
Accident Vasculaire Cérébral lors du barbecue.

Si les personnes présentes avaient été en mesure d'identifier les signes d'un tel accident, Julie aurait pu être sauvée.

Un NEUROLOGUE dit que s'il peut atteindre une victime d'AVC dans les trois heures, il peut renverser entièrement les effets de la crise. Il affirme que le plus difficile est que l'AVC soit identifié, diagnostiqué et que le patient soit vu en moins de trois heures par un médecin.
   
  Reconnaître les symptômes d'un AVC : Poser trois questions très simples à la personne en crise :

1.Lui demander de SOURIRE.


2.
Lui demander de lever LES DEUX BRAS.

3.
Lui demander de PRONONCER UNE PHRASE TRES SIMPLE (ex. Le soleil est magnifique aujourd'hui).


  Si elle a de la difficulté à exécuter l'une de ces tâches, appelez le 15 et décrivez les symptômes au répartiteur.
   
  Selon un cardiologue, si tous ceux qui reçoivent cet e-mail l'envoient à leur tour à 10 personnes, une vie au moins pourrait être sauvée par jour.
   
  Merci à toutes et à tous

   
   
   
ON FAIT BIEN SUIVRE DES BLAGUES, DES PPS, ON PEUT BIEN FAIRE SUIVRE DES CHOSES UTILES, PENSEZ-Y !!!

jeudi 19 mars 2009, a 18:38
Est-ce vraiment le sucre qui provoque les caries ?

On dit couramment aux enfants de limiter le sucre et les bonbons s'ils ne veulent pas avoir mal aux dents. Cela signifie implicitement que le sucre est responsable des caries. Mais est-ce bien vrai ?
Le sucre est transformé en acide par les bactéries
Au quotidien

En fait, le sucre contribue indirectement à la carie dentaire. Ce sont plus exactement certaines bactéries présentes dans notre bouche, qui, en se nourrissant de sucre (et d'autres débris alimentaires), produisent un acide. C'est cet acide qui attaque et fragilise les dents, favorisant les caries.

Les bactéries font partie de la plaque dentaire, sorte de pâte qui recouvre les dents, composée de bactéries, de débris alimentaires et de salive. Ainsi, plus il y a de sucre et d'autres débris alimentaires autour des dents, plus les bactéries prolifèrent et plus elles produisent d'acide, augmentant le risque carieux.

Cette plaque dentaire est donc particulièrement épaisse après chaque repas. En revanche, elle diminue après le brossage. Et pour s'en débarrasser complètement, il est nécessaire de demander régulièrement un détartrage à son dentiste.

A noter que la bouche contient un grand nombre de bactéries, mais seules certaines sécrètent de l'acide et sont à l'origine de caries. Les plus fréquentes font partie de la famille des Streptocoques mutants.



Attention, ces bactéries passent facilement de la bouche d'une mère à son enfant. Ainsi, dans 70% des cas, les bactéries présentes dans la bouche d'un enfant sont les mêmes que celles de sa mère (1). Cette concordance atteint 90% dans les couples mère-fille. Pour limiter cette transmission bactérienne favorable aux caries précoces : chacun ses couverts, n'échangez pas votre fourchette avec celle de votre enfant et ne goûtez pas son plat avec la même cuillère.

7 consignes pour prévenir les caries

1. Brossage des dents, idéalement après chaque repas, sinon deux fois par jour, dont une fois avant le coucher.

2. Après le brossage des dents le soir, ne plus manger, ni boire de boisson sucrée.

3. Lorsqu'il n'est pas possible de se laver les dents ou après avoir bu une boisson sucrée, il est possible d'éliminer une partie du sucre et des débris alimentaires en buvant un grand verre d'eau.

4. Les jeunes enfants ne doivent pas s'endormir avec un biberon d'eau sucrée ou tout autre boisson sucrée.

5. Le grignotage entre les repas est mauvais aussi pour les dents, sauf si on se lave les dents juste après.

6. Le scellement des sillons s'adresse aux enfants dès l'apparition des premières molaires définitives et jusqu'à l'âge de 14 ans (remboursé par la sécurité sociale). Il consiste à boucher les fissures ou sillons présents sur la face supérieure des molaires. Ces creux, inaccessibles à la brosse à dents, sont des repères idéals pour les bactéries et les débris alimentaires…

7. Visites régulières chez le dentiste, au minimum une fois par an.

jeudi 19 mars 2009, a 18:35
Le sida menace la gouvernance en Afrique australe

Dessin du virus du Sida
Le sida tue tellement d'hommes et de femmes politiques en Afrique australe que la gouvernance risque désormais d'en subir les conséquences, a estimé mardi un chercheur sud-africain.
"Si vous regardez les statistiques, les élus meurent relativement jeunes et ils sont nombreux à mourir. Ce sont des tendances semblables à celles du reste de la population", a déclaré a l'AFP Kondwani Chirambo, auteur principal d'une étude sur les décès des conseillers locaux en Afrique du Sud.
Il a également analysé les données de six autres pays où un nombre anormalement élevé de décès parmi les élus peut être attribué au sida. Ces huit dernières années, près de la moitié des conseillers locaux élus sont morts avant d'avoir 50 ans en Afrique du Sud.
Selon le chercheur, cela "n'est pas de bon augure" pour le pays, où les carences de l'administration sont déjà un motif majeur d'insatisfaction pour l'opinion.
Dans l'ensemble de l'Afrique australe, les chercheurs n'ont identifié qu'une seule élue ayant révélé sa séropositivité. Le fait que les responsables ne demandent pas d'aide face à la maladie peut être attribué à la crainte d'être stigmatisé, a estimé Kondwani Chirambo.
"Un grand nombre d'entre eux juge que révéler sa maladie correspondrait à un suicide politique", a-t-il dit. "Ce n'est pas une position très salutaire".
  L'Afriquedu Sud est le pays comptant le plus grand nombre de séropositifs au monde, avec 5,4 des 48 millions d'habitants porteurs du virus.
Selon le chercheur, 2,6 millions de personnes inscrites sur les listes électorales sont décédées depuis 1999, dont une majorité de jeunes.
Au Sénégal, où la prévalence du sida est beaucoup plus faible, seuls trois cas de vacance parlementaire liés au décès de l'élu ont été enregistrés. En Zambie, la mort est au contraire la principale cause de vacance parlementaire.

jeudi 19 mars 2009, a 18:32
Maladie héréditaire de la rétine: une piste thérapeutique

Photo d?un oeil en macro
L'injection d'une protéine a permis d'améliorer la vision d'animaux présentant une forme d'atteinte dégénérative héréditaire de la rétine, appelée rétinite pigmentaire, selon une étude française qui ouvre la voie à des thérapies.
Ces résultats, qui établissent le "rôle protecteur" de la protéine, marquent une nouvelle avancée dans la recherche thérapeutique des maladies dégénératives de la rétine, selon les travaux de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l'université Pierre et Marie Curie (upmc), publiés dans la revue spécialisée Molecular Therapy.
Ying Yang, chercheur de l'équipe dirigée par Thierry Léveillard (Inserm-umpc), rapporte que l'injection de la protéine "RdCVF" augmente chez des souris le nombre de "cônes" (cellules essentielles à la vision de jour) présents dans la rétine mais surtout, que les animaux traités ont "une vision deux fois supérieure" à celle des animaux non-traités.
Cela indique que la protéine n'assure pas seulement la survie de ces cellules (cônes) mais préserve significativement leur fonction et ralentit ainsi la perte visuelle.
L'équipe de Thierry Léveillard, Saddek Mohand-Saïd et du Pr José-Alain Sahel à l'Institut de la Vision à Paris travaille depuis des années sur ces maladies héréditaires de la rétine. Objectif, à terme: proposer un traitement de ces maladies incurables qui affectent 40.000 personnes en France.
En 2004, les chercheurs ont identifié cette protéine à "fort potentiel" pour le traitement des dégénérescences rétiniennes héréditaires.
Image numérique d'une rétine 05 décembre 2006 à Londres
Maladies génétiques, les rétinopathies pigmentaires s'attaquent progressivement aux cellules de l'œil (les photorécepteurs) qui convertissent le signal lumineux en un signal interprétable par le cerveau et conduisent progressivement à la cécité.
Les cellules à bâtonnets servant à la vision de nuit, sont atteintes en premier. Leur disparition entraîne la perte de sécrétion de la protéine "nutritive". Les cônes, essentiels à l?acuité visuelle de jour, dégénèrent ensuite.
Parallèlement dans la revue Molecular and Cellular Proteomics, Ram Fridlich, étudiant dans l?équipe, montre qu?une autre forme de la protéine permet de lutter contre le "stress photo-oxydatif" : un effet délétère de la lumière et de l'oxydation, impliqué dans la dégénérescence de la rétine normale et pathologique, relève M.Léveillard.
Munis de ces résultats, les chercheurs travaillent avec la société Fovea-Pharmaceuticals à développer une protéine "RdCVF" de synthèse, utilisable chez l?homme. "Notre objectif sera après cela de débuter les premiers essais cliniques le plus rapidement possible à l?hôpital des Quinze-Vingts (Paris)", indique le Pr Sahel.

jeudi 19 mars 2009, a 18:29
Accident de recherche sur le virus d'Ebola: une chercheuse en quarantaine

Une chercheuse a été placée en quarantaine après s'être piquée avec une seringue qui avait contenu le virus de la fièvre mortelle Ebola, a annoncé mardi la clinique universitaire de Hambourg.
La chercheuse, qui travaille dans un laboratoire de haute-sécurité à l'Institut des maladies tropicales de Hambourg, s'est piquée jeudi à la main à travers ses gants de protection, a précisé la clinique dans un communiqué.
"Comme elle ne montrait à ce moment-là aucun symptôme, il n'existe aucun risque de contamination pour les personnes qui ont été en contact avec elle", souligne l'établissement.
La souche du virus qui était contenue dans la seringue étant mortelle à 90% et "en l'absence de tout moyen prophylactique ou de traitement, il a été décidé, en accord avec des experts internationaux, de lui appliquer un protocole personnalisé, basé sur un vaccin testé avec succès au stade pré-clinique aux Etats-Unis", poursuit la clinique.
Le vaccin été injecté à la patiente, avec son accord, le 14 mars. Une montée de fièvre a été observée dans les 24 heures suivantes, comme s'y attendaient les médecins. La fièvre pouvant être un signe de début d'infection et de transmission possible, la patiente a été placée en unité d'isolement le dimanche.
La fièvre est depuis retombée, "ce qui plaide fortement en faveur d'une réaction au vaccin et d'une absence d'infection", a indiqué une porte-parole de la clinique à l'AFP, Katherin Herbst.
Dans le doute, et parce que la durée d'incubation de la maladie peut atteindre 21 jours, la chercheuse devra rester en observation dans sa chambre d'isolement.

jeudi 19 mars 2009, a 18:27
14 cas de cancers à l'université Rennes 1: un bâtiment fermé par précaution

Un microscope dans un laboratoire
Un bâtiment de la faculté de sciences de Rennes 1 a été fermé par mesure de précaution après que 14 cas de cancers eurent été détectés au cours des sept dernières années parmi le personnel féminin y ayant travaillé, a annoncé la présidence de l'université mercredi.
"Quatorze cas de cancers ont été recensés (au cours des) sept dernières années parmi les personnels fréquentant ou ayant fréquenté les unités de recherche du bâtiment 13 du campus de Beaulieu, et en particulier l'unité CNRS 6026 de biologie cellulaire et moléculaire", a indiqué à l'AFP une porte-parole du président de Rennes 1, Guy Cathelineau.
Le bâtiment 13 "abrite également l'unité Inserm Rennes 1 du groupe d'étude de la reproduction chez l'homme et les mammifères, ainsi que les personnels administratifs de l'UFR sciences de la vie et de l'environnement", a précisé cette porte-parole.
"Face à l'annonce du dernier cas en mars 2009, le président de Rennes 1 a pris avec le CNRS et en accord avec l'Inserm la décision d'un arrêt temporaire des activités dans le bâtiment afin de permettre un diagnostic complet, et si nécessaire des mises en conformité permettant au personnel de retravailler dans des conditions de sécurité optimales", selon la même source.
Les équipes seront pendant cette période hébergées dans d'autres locaux de l'université.
L'alerte a été donnée en mars 2008 aux organismes de tutelle (ministère de l'enseignement supérieur et de la Recherche, CNRS, Inserm) et à l'Institut national de veille sanitaire (InVS).
"Des actions ont été entreprises immédiatement sur le plan médical et sur le plan des produits et pratiques, ainsi que sur le plan immobilier: le bâtiment a fait l'objet d'une série de travaux de réhabilitation entre 2002 et 2007", selon la même source.
D'après les informations communiquées par l'InVS en février 2009, "il n'est pas possible à ce jour d'établir des relations entre un ou des agents utilisés et les cancers observés" qui touchent "uniquement des femmes: cancers du sein ou lymphomes", a précisé la même porte-parole. "Tous les prélèvements réalisés par le bureau de certification Véritas sont en-dessous des normes admises", selon elle.
Quant aux personnels concernés, soit 200 personnes, ils ont "constamment été informés des actions entreprises", a souligné la même source.

lundi 16 mars 2009, a 19:16
Opération mortelle: dommages et intérêts pour trois médecins relaxés au pénal

Internes dans un service hospitalier.
Trois médecins ont été condamnés mardi à verser 25.000 euros à chacun des parents d'une fillette décédée à la suite d'une opération de l'appendicite en 2004, par la 4e chambre civile du tribunal de grande instance de Toulouse, a-t-on appris samedi de source judiciaire.
Ils doivent également verser 12.000 euros à la soeur de la victime.
La Caisse primaire d'assurance de l'Aude a obtenu le remboursement de l'opération qu'un des docteurs avait facturée aux parents de la petite fille.
Le tribunal correctionnel de Toulouse avait relaxé en mars 2006 les trois praticiens poursuivis pour homicide involontaire, estimant que les comportements des trois médecins (chirurgien, anesthésiste et radiologue), ne pouvaient "être considérés comme la cause directe du décès de l'enfant" et qu'aucun d'entre eux n'avait commis de "faute caractérisée".
Les Dr Xavier et Caroline Birembaux poursuivaient les médecins qui avaient opéré par cœlioscopie et suivi leur fille Amélie, 9 ans, le 3 septembre 2004 à la clinique Montréal de Carcassonne, jusqu'à son transfert à l'hôpital Purpan de Toulouse.
Elle y était décédée peu après minuit d'une hémorragie interne consécutive à l'opération, dont l'importance avait été "sous-estimée", selon un rapport d'expertise de juin 2005.
Cette expertise civile contradictoire concluait notamment que "tout au long de la journée (...), les docteurs (...) se sont rassurés et n'ont pas pris en compte l'importance de la déglobulisation (...) qui imposait une ré-intervention chirurgicale dans les plus brefs délais", alors que l'enfant, opérée à 08H30, souffrait, montrait des analyses sanguines alarmantes, et avait fait un malaise dès 15H00.

lundi 16 mars 2009, a 19:10
BioMérieux compte réaliser "une centaine d'embauches" en France en 2009

Le groupe de diagnostic in vitro bioMérieux compte faire "une centaine" d'embauches en France en 2009, "essentiellement" sur son site de Grenoble, a indiqué lundi son directeur général Stéphane Bancel.
Le centre de biologie moléculaire et micro-système de l'institut BioMérieux, le en avril 2006 à Grenoble
Le groupe de diagnostic in vitro bioMérieux compte faire "une centaine" d'embauches en France en 2009, "essentiellement" sur son site de Grenoble, a indiqué lundi son directeur général Stéphane Bancel.
M. Bancel, qui s'exprimait en marge d'une conférence de présentation des résultats annuels, n'a pas souhaité communiquer d'objectif plus précis en matière d'embauches prévues.
Le site de recherche et de recherche bioMérieux de Grenoble profite notamment du transfert des activités de biologie moléculaire du site néerlandais de Boxtel, en cours de fermeture. Ses effectifs sont actuellement de 135 salariés.
bioMérieux, qui a réalisé trois acquisitions en 2008, emploie 6.140 salariés dans le monde, contre 5.771 à fin 2007. En France, son effectif est d'environ 2.500 personnes, a indiqué une porte-parole.
Le groupe compte augmenter ses dépenses de recherche et développement, qui devraient représenter "entre 12% et 13% du chiffre d'affaires". Cela représente une croissance allant jusqu'à 8% par rapport aux frais de 133 millions d'euros de 2008.
Les investissements, notamment industriels, qui ont été de 92 millions au total en 2008, seront augmentés "d'environ 30 millions d'euros par an en 2009 et 2010".

mercredi 11 mars 2009, a 20:52
Commentaires très interessant concernant la contraception que j'ai voulue faire connaitre

Comme vous avez raison de parler de ce sujet instructif et utile, car, en effet, malgré les lois ayant libéré l'accès à la contraception, le recours à l'IVG est toujours massif en France !
Et si le recours à l'IVG évite les conséquences dramatiques physiques qu'a connu la période de recours aux clandestines "faiseuses d'anges"... et les centaines de milliers de mères mortes de l'"opération"..., il n'évite pas le traumatisme moral et psychologique, surtout que la nécessité de prévenir les parents ou de consulter auparavant un psychologue, exigés par la loi, sont loin d'être appliqués en pratique !
Enfin, ce 'post' m'incite à parler d'un fait incroyable dont on a parlé 'bizarrement' qu'une seule journée aux informations (mais tout de même sur France 2) :
- une fillette de neuf ans (vous avez bien lu 9 !!), violée par son jeune beau-père, à la maison, s'est retrouvée enceinte de 2 jumelles, sa mère l'a aidé à se faire avorter bien sûr.
- bien que se passant au Brésil, pays catholique, où l'avortement n'est pas autorisé, la justice civile brésilienne a fermé les yeux, mais, l'Eglise catholique ?
- eh bien, l'archevêque de Récife a excommunié la fillette et sa mère, et le cardinal en charge de ces affaires au Vatican a approuvé et confirmé cette excommunication, ce qui veut dire que le pape Benoît XVI a également approuvée cette exclusion gravissime de la communauté des catholiques !!

Que faire devant cette véritable injure de la hiérarchie catholique à l'ouverture d'esprit du Christ ?

Moi, je propose de faire comme moi : renvoyer à l'évêque de mon lieu de résidence mon carnet de famille catholique en lui disant de le garder tant que son Église est dirigée par un pape aussi borné et étroit d'esprit sur l'application des principes aussi respectables soient-ils comme la défense de la vie, qui contribue à bloquer tout progrès de contraception dans des pays en voie de développement qui en ont un besoin si urgent, pour lutter contre le Sida...

mercredi 11 mars 2009, a 15:26
Refus de soins: légalisation de la méthode du testing auprès des médecins

Les députés ont adopté jeudi une disposition reconnaissant la méthode du testing auprès des médecins et autres professionnels de santé afin de confondre ceux qui refuseraient de soigner un patient titulaire de la CMU ou en raison de ses moeurs ou de son origine.
Médecin auscultant une patiente présentant les symptômes de la gastro-entérite
Les députés ont adopté jeudi une disposition reconnaissant la méthode du testing auprès des médecins et autres professionnels de santé afin de confondre ceux qui refuseraient de soigner un patient titulaire de la CMU ou en raison de ses moeurs ou de son origine.
L'article 18 du projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires" de la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, actuellement examiné à l'Assemblée, prévoit que la méthode du testing pourra être utilisée auprès des médecins généralistes, des spécialistes ou des dentistes afin de "démontrer l'existence du refus discriminatoire".
Selon le texte, une discrimination a lieu lorsqu'un médecin ou un dentiste refuse de soigner un patient titulaire de Couverture maladie universelle (CMU), de l'Aide médicale de l'Etat (AME) ou en raison notamment de ses moeurs, son origine ou son sexe.
Concrètement, le patient s'estimant victime d'un refus de soin illégitime devra saisir l'organisme local d'assurance maladie ou le conseil départemental de l'ordre concerné (médecins, dentistes...). Une commission de conciliation sera alors instaurée. Les résultats du testing pourront être "des éléments de preuve recevables" devant cette commission.
En cas d'échec de la conciliation, l'organisme local d'assurance maladie ou le conseil départemental de l'ordre concerné pourront prononcer une sanction financière.
A l'origine, le texte du gouvernement prévoyait d'inverser la charge de la preuve en faveur des patients qui s'estimaient victimes d'une discrimination.
Il aurait donc appartenu au médecin ou au dentiste de prouver que son refus de soin était justifié "par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination".
Plusieurs députés UMP ont dit craindre un "afflux de plaintes" ou une "stigmatisation des professionnels" face à un problème qualifié de "marginal" par Claude Leteurtre (NC), lui même chirurgien-orthopédiste.
Le texte a donc été adopté amendé par le rapporteur UMP du texte Jean-Marie Rolland qui a supprimé l'inversion de la charge de la preuve.

mercredi 11 mars 2009, a 15:20
Pilule contraceptive Yaz : que des avantages !

Cette nouvelle pilule contraceptive possède deux atouts inédits : sa composition et son mode d'administration original. Au final, moins de syndrome prémenstruel, moins d'acné et moins d'oubli de pilule. Explications.
Sa composition
Femmes


Il s'agit d'un contraceptif oral globalement faiblement dosé et qui contient vraiment très peu d'œstrogène (éthinylestradiol).

Cette nouvelle pilule contraceptive contient de la drospirénone, un progestatif de dernière génération (le même que celui présent dans Jasmine et Jasminelle) qui présente une action très similaire à la progestérone, classiquement utilisée dans les autres pilules. L'avantage de la drospirénone est que cette molécule multiplie les propriétés : elle exerce une action "antiandrogénique", ce qui est très avantageux contre l'acné, et une action "antiminéralocorticoïdes" qui diminue le syndrome prémenstruel (désignant l'ensemble des symptômes survenant spécifiquement en fin de cycle : migraine, irritabilité, troubles du sommeil, etc.).

Son mode d'administration

Les pilules classiques se prennent durant 21 jours, suivi d'un arrêt de 7 jours. C'est précisément au moment de débuter une nouvelle plaquette après la semaine d'arrêt que les oublis sont les plus fréquents. Or Yaz a l'avantage de contenir 28 pilules, ce qui signifie que les plaquettes s'enchaînent sans interruption et donc sans risque d'oubli.

Autre avantage, chaque plaquette contient 24 comprimés hormonaux (au lieu de 21) + 4 comprimés placebo. Autrement dit, l'intervalle sans hormones est moindre : le blocage ovarien est donc maintenu plus longtemps, ce qui renforce l'efficacité de cette pilule et permet un dosage très faible en œstrogène (20g). Enfin, avec seulement 4 jours sous placebo (sans hormones), les symptômes menstruels indésirables qui surviennent en fin de cycle sont moindres (douleurs, maux de tête, acné…).



Au final, du fait de sa composition hormonale, de son faible dosage et de son schéma 24 + 4, le confort de cette pilule contraceptive est amélioré. Souhaitons que cette innovation contribue à réduire le nombre de grossesses indésirables et le nombre d'IVG (interruption volontaire de grossesse), lequel reste désespérément stable en France depuis de très nombreuses années et dont 21% sont réalisées chez des femmes qui prennent pourtant la pilule…



A savoir : cette pilule peut très bien vous convenir ou pas du tout. Chaque femme est différente. L'un des signes, peu connu, qui doit vous amener à changer de contraception est une baisse de vos envies (ou libido). L'alternative classique à la pilule est le stérilet. Contrairement à une idée reçue, il peut être prescrit à tout âge et sans avoir déjà eu d'enfant.

mercredi 11 mars 2009, a 15:14
Mon enfant tousse : miel ou sirop ?

En période hivernale, la toux est un symptôme bénin très fréquent. Elle témoigne le plus souvent d'une agression virale. Comment soulager un enfant qui tousse ?
Médicament ou remède maison ?
Famille

Certains parents se rendent à la pharmacie pour acheter un sirop contre la toux afin de soulager leur enfant qui tousse. D'autres ont recours à une boisson chaude sucrée au miel, voire directement à une cuillerée de miel. Quelle est la meilleure solution contre la toux ?



Des chercheurs se sont penchés sur cette question. Ils ont comparé l'efficacité de trois types de traitement chez une centaine d'enfants âgés de 2 à 18 ans et souffrant d'une toux importante due à une infection des voies respiratoires.

Certains ont reçu une cuillère de miel, d'autres, un médicament antitussif (à base de dextrométhorphane) ou un placebo administré à l'heure du coucher.

La fréquence de la toux, sa gravité et les répercussions sur le sommeil ont été suivies dans les trois groupes. Les informations ont été recueillies par téléphone auprès de la mère des enfants.

Rien ne vaut le miel !

Dès le lendemain, la toux des enfants ayant bénéficié du miel a été améliorée : la toux a diminué en intensité et en fréquence, avec une meilleure qualité du sommeil. En revanche, l'amélioration était beaucoup moins bonne avec le sirop ou le placebo. Par ailleurs, le sirop n'a pas donné de meilleurs résultats que le placebo, remettant en cause l'intérêt des sirops antitussifs.

En conclusion, le miel est la solution la plus efficace pour traiter la toux. Il fait bien mieux que le médicament, lequel équivaut à ne rien donner du tout puisqu'il n'apporte pas de bénéfice supplémentaire par rapport à un placebo.

Pour les auteurs, le miel représente donc un médicament efficace contre la toux pour les enfants de 2 à 18 ans.



En pratique, donnez une cuillerée de miel en soirée à votre enfant s'il tousse.

En revanche, une toux qui persiste plus d'une semaine nécessite une visite chez le médecin.

mercredi 11 mars 2009, a 14:38
Santé: plus de 2/3 des médecins hostiles à la politique du gouvernement

Plus de deux tiers des médecins portent un jugement négatif sur la politique de santé et de protection sociale de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, selon un sondage Ifop réalisé pour le Quotidien du Médecin auprès de 502 médecins à paraître vendredi.
Des personnes manifestent, le 12 février 2009 à Paris, pour le retrait du projet de loi "Hôpital
Plus de deux tiers des médecins portent un jugement négatif sur la politique de santé et de protection sociale de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, selon un sondage Ifop réalisé pour le Quotidien du Médecin auprès de 502 médecins à paraître vendredi.
Interrogés alors que les députés examinent le projet de loi "Hôpital, Patients, Santé, Territoires", 70% des médecins portent un jugement "négatif" (48% "plutôt négatif" et 22% "très négatif"). 28% portent un regard "plutôt positif". 2% qui ne se prononcent pas.
La répartition des opinions des médecins sur la politique de l'exécutif en matière de santé et de protection sociale ne varie que très faiblement entre libéraux et hospitaliers.
En revanche, les différences sont plus marquées entre les deux catégories quand les médecins sont interrogés sur la question de leur liberté d'installation.
59% des libéraux ont un jugement "pas favorable" (18% "plutôt pas", 41% "pas du tout") aux "amendements déposés par des députés (qui) envisagent de restreindre la possibilité pour les médecins de s'installer dans des régions ou des zones où ils sont déjà suffisamment nombreux", contre 52% des hospitaliers (23% "plutôt pas" et 29% "pas du tout").
Ce sondage de l'Ifop a été réalisé selon la méthode des quotas auprès d'un échantillon de 502 médecins, représentatif des médecins libéraux et hospitaliers. Les médecins ont été interrogés par téléphone du 26 février au 3 mars.

mercredi 11 mars 2009, a 14:27
Les sites santé type Doctissimo invités à établir des liens vers des sites officiels

Les sites internet sur la santé -type Doctissimo- sont invités à faire figurer sur leur page d'accueil des liens vers des sites institutionnels, selon un vote des députés jeudi à l'Assemblée.
Page d'acceuil de Doctissimo
Les sites internet sur la santé -type Doctissimo- sont invités à faire figurer sur leur page d'accueil des liens vers des sites institutionnels, selon un vote des députés jeudi à l'Assemblée.
La Haute autorité de santé, qui établit déjà "une procédure de certification des sites informatiques dédiés à la santé", doit aussi désormais veiller à ce qu'ils "affichent sur leur page d'acceuil des hyperliens vers des sites informatiques publics français dédiés à la santé et aux médicaments".
Il peut s'agir par exemple des sites des caisses d'assurance-maladie ou de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), selon les auteurs de l'amendement.
Présenté par des députés PS, l'amendement a été adopté avec l'avis favorable du rapporteur UMP. La ministre Roselyne Bachelot s'en est remise à la sagesse de l'Assemblée (neutralité généralement bienveillante).
"Cela doit contribuer à assurer l'information en santé des patients et des professionnels des santé la plus complète et la plus fiable", selon les auteurs de l'amendement.
Il a été adopté alors que les députés abordent le titre "prévention et santé publique" du projet de loi "Hôpital, patients, territoire, santé" défendu par Mme Bachelot.
Le nom du site Doctissimo a été cité pendant le débat dans l'hémicycle. Lagardère Active, le pôle médias du groupe Lagardère, avait racheté 53,3% de ce site santé-féminin en février 2008.

mercredi 29 octobre 2008, a 18:10
TOUT EST POSSIBLE QUAND ON Y MET DU CŒUR- Bénévolat

Nous avons besoin de bénévoles comme vous! La lutte contre les maladies cardiovasculaires exige le soutien de bénévoles de tout âge et de toute origine. Que vous ayez vous-même été victime d'une maladie cardiovasculaire ou d'un accident vasculaire cérébral et que vous vouliez contribuer en retour, ou que vous cherchiez simplement de l'expérience ou à vous améliorer, faites-nous signe! Notre organisation est fondée sur les bénévoles et votre participation est essentielle pour limiter nos coûts d'opération et nous permettre de consacrer davantage de fonds à la recherche qui sauve des vies. Votre générosité est la clé de notre succès.


Combien de temps faut-il donner?

Parce que nos activités de recherche, de promotion de la santé, de représentation et de collecte de fonds se déroulent toute l'année durant, nous sommes en mesure d'offrir des possibilités à court et à long terme aux bénévoles. Communiquez avec le bureau le plus près de chez vous pour plus de détails.


À quoi dois-je m'attendre?
Vous découvrirez que faire partie de cet organisme offre de nombreuses récompenses. Vous aurez la chance de rencontrer des gens nouveaux et inspirants, de développer de nouvelles idées, d'utiliser vos compétences ou d'en apprendre de nouvelles mais surtout, vous ferez partie d'une équipe dynamique.

http://www.fmcoeur.com/site/c.ntJXJ8MMIqE/b.3562075/k.4CDF/B233n233volat.htm

mercredi 29 octobre 2008, a 17:57
Qu’est-ce qu’un accident vasculaire cérébral (AVC)?

Un AVC est une perte soudaine de la fonction cérébrale. Elle est provoquée par l'interruption de la circulation sanguine à l'intérieur du cerveau (AVC ischémique) ou par la rupture d'un vaisseau sanguin à l'intérieur du cerveau (AVC hémorragique).


L'interruption de la circulation sanguine ou la rupture de vaisseaux sanguins provoque la mort des cellules cérébrales (neurones) de la région affectée. Les séquelles d'un AVC dépendent de l'endroit où le cerveau est endommagé ainsi que de l'étendue des dommages.


Un AVC peut affecter toutes sortes de fonctions, comme la capacité de se déplacer, de voir, de se souvenir, de parler, de raisonner, de lire et d'écrire.


Dans un petit nombre de cas, des dommages au cerveau ressemblant à ceux d'un AVC peuvent se produire lorsque le cœur cesse de battre (arrêt cardiaque). Plus longtemps le cerveau manque d'oxygène et d'éléments nutritifs apportés par le sang, plus grands sont les risques de dommages permanents au cerveau.


On appelle généralement ce problème une lésion acquise du cerveau.



Les effets d'un AVC Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ne se ressemblent pas. Après un AVC, le rétablissement dépend de plusieurs facteurs, notamment l'ampleur des dommages causés, les régions cérébrales touchées ainsi que votre état de santé avant l'AVC. Le travail que vous accomplirez avec votre équipe de réadaptation d'AVC et le soutien de votre famille et de vos amis sont aussi importants pour votre récupération. Un AVC cause des dommages au cerveau et une perte soudaine de la fonction cérébrale. Le cerveau étant le centre de commande de la parole, des mouvements et de la pensée, un AVC dans les régions cérébrales peut avoir des multiples conséquences. Le cerveau Le cerveau est le centre de commande des mouvements et de la perception, du langage, de la pensée, du raisonnement, de la mémoire, de la fonction sexuelle et du contrôle des émotions. Il est divisé en deux parties appelées hémisphère droit et hémisphère gauche. Les effets des AVC à l'hémisphère gauche Faiblesse ou paralysie du côté droit du corps Difficulté à lire, à parler, à penser et à calculer Comportement peut être plus lent et plus hésitant que d'habitude Difficulté à acquérir des nouvelles connaissances ou à retenir de nouvelles informations Besoin de directives et de commentaires fréquents pour terminer vos tâches Les effets des AVC à l'hémisphère droit Faiblesse ou paralysie du côté gauche du corps Problèmes de la vue Difficultés à comprendre les relations spatiales telles que les distances, la profondeur, le haut et le bas, l'avant et l'arrière. Vous pouvez éprouver de la difficulté à ramasser des objets, à boutonner une chemise ou à lacer vos chaussures Difficultés à s'orienter sur une carte Problèmes de mémoire à court terme. Vous pouvez vous souvenir des événements datant de plusieurs années, mais oublier ce qui vient de se passer il y a quelques minutes à peine Oubli ou ignorance des objets ou des gens qui se trouvent à votre gauche (ce phénomène s'appelle « négligence »).

Vous pouvez même ignorer votre bras ou votre jambe gauche Problèmes de jugement, par exemple agir impulsivement ou ne pas reconnaître vos propres limites AVC au tronc cérébral
 Ce type d'AVC est plutôt rare. Le tronc cérébral est la région située à la base même du cerveau, juste au-dessus de la moelle épinière. Si vous subissez un AVC dans cette région, vous risquez d'éprouver des problèmes de : Respiration ou de fonction cardiaque Contrôle de la température du corps Équilibre et coordination Faiblesse ou paralysie des bras ou des jambes des deux côtés du corps Mastication, déglutition et parole Vision AVC au cervelet Bien que les AVC au niveau du cervelet soient rares, ils peuvent entraîner des graves conséquences parmi lesquelles quatre sont les plus courantes, à savoir : Incapacité de marcher, problèmes de coordination et d'équilibre (appelé ataxie) Étourdissements Maux de tête Nausée et vomissements

Un AVC peut-il changer ma vie? Toute maladie grave changera votre vie.

Toutes les personnes ayant survécu à un AVC récupèrent dans une certaine mesure. La plupart des personnes ayant survécu à un AVC continuent à mener une vie pleine et intéressante. Votre équipe de réadaptation d'AVC, votre famille, vos amis et vos proches peuvent vous aider à récupérer au maximum.

Lisez les témoignages des personnes ayant survécu à un AVC. Signes avant-coureurs de l'accident vasculaire cérébral (AVC)

Les cinq signes Un accident vasculaire cérébral constitue une urgence médicale.

Reconnaître les signes avant-coureurs et réagir immédiatement à leur apparition a une incidence considérable sur les chances de survie et de rétablissement. Les médicaments thrombolytiques comme le t-PA sont des « anticoagulants », des médicaments qui dissolvent les caillots sanguins. Administré à la bonne personne qui a survécu à un AVC ischémique dans un délai de 3 heures, le t-PA peut minimiser les conséquences d'un AVC.

Pourtant, à peine 20 à 25% des personnes qui subissent un AVC reçoivent en fait les soins d'urgence et un traitement dans les trois heures suivant l'apparition des symptômes, un délai critique pendant lequel les médicaments «anticoagulants» peuvent agir plus efficacement.

Les cinq signes

Un AVC peut être traité – c'est pourquoi il est si crucial d'en reconnaître les signes avant-coureurs :

-Faiblesse - Perte soudaine de force ou engourdissement soudain au visage, à un bras ou à une jambe, même temporaire.

-Trouble de la parole - Difficulté soudaine d'élocution, de compréhension ou confusion soudaine, même temporaire.

-Trouble de vision - Problème de vision soudain, même temporaire.

-Mal de tête - Mal de tête soudain, intense et inhabituel.

-Étourdissement - Perte soudaine de l'équilibre, en particulier si elle s'accompagne d'un des autres signes.

Composez immédiatement le 15  ou appelez votre numéro local des services d'urgence.

samedi 25 octobre 2008, a 17:15
Sept cas de légionellose découverts à Paris

NOUVELOBS.COM

Les contaminations auraient toutes eu lieu dans le quartier de la Madeleine, dans le VIIIème arrondissement. Une personne est encore en réanimation.

Les sources de contamination de la légionellose sont principalement les systèmes de climatisation et les réseaux d'eau (douche, bain bouillonnant) (DR)

Les sources de contamination de la légionellose sont principalement les systèmes de climatisation et les réseaux d'eau (douche, bain bouillonnant) (DR)

Une vingtaine d'installations aéroréfrigérantes sont inspectées dans le quartier de la Madeleine à Paris après le diagnostic de sept cas de légionellose, dont un grave, a annoncé vendredi 24 octobre la Direction des affaires sanitaires et sociales (DASS).

Troubles respiratoires

Depuis le 18 septembre, sept cas de légionellose ont été recensés. "Aucun décès n'est à déplorer. Les personnes sont en voie de guérison sauf une, encore en réanimation", précise la DASS de Paris.
"Ces personnes ont toutes fréquenté, dans les dix jours précédant le début des signes cliniques, une zone qui semble centrée autour du quartier de la Madeleine à Paris".
D'après le communiqué, "le service des installations classées a recensé 21 installations aéroréfrigérantes dans ce secteur et demandé à chaque exploitant de procéder sans délai aux vérifications nécessaires. Les premiers résultats seront connus en début de semaine prochaine".
La légionellose "se traduit par des signes respiratoires, avec de la fièvre et une toux qui peuvent s'accompagner éventuellement d'autres signes (douleurs musculaires, anorexie, troubles digestifs)", indique la DASS, en invitant "les personnes présentant de tels signes cliniques et ayant fréquenté la zone concernée" à consulter rapidement leur médecin.

Contamination par l'eau

La légionellose est une infection pulmonaire qui affecte essentiellement les adultes et plus particulièrement les personnes fragilisées (personnes âgées, personnes avec une diminution des défenses immunitaires). La contamination se fait par voie respiratoire, par inhalation d'eau contaminée diffusée sous forme d'aérosols. Les sources de contamination sont principalement les systèmes de refroidissement par voie humide (tours aéroréfrigérantes des systèmes de climatisation) et les réseaux d'eau (douche, bain bouillonnant).
"L'évolution est favorable dans la majorité des cas, sous traitement antibiotique adapté", rassure le communiqué. (Avec AP)

lundi 13 octobre 2008, a 09:46
Lait frelaté : la France met en garde contre les bonbons "White Rabbit"

A la suite de contrôles et après de nombreux pays, la France s'est décidée vendredi à mettre en garde les consommateurs contre les bonbons "White Rabbit" et les biscuits "Koala", contaminés à la mélamine, la substance au centre du scandale du lait frelaté en Chine.

Les analyses de ces produits montrent une teneur en mélamine "supérieure au seuil d'alerte fixé par la Commission européenne (2,5 mg/kg)", ont indiqué dans un communiqué commun les ministères de l'Agriculture, de l'Economie et du Budget.

Les pouvoirs publics ont demandé que ces confiseries, disponibles dans les magasins et dans les restaurants, soient "définitivement" retirées du marché.

Ils ont aussi recommandé de "ne pas les consommer et de les rapporter aux points de vente ou de les détruire". Les consommateurs doivent prendre les mêmes précautions avec les produits achetés sur l'internet.

Quant aux personnes qui en auraient éventuellement consommés, "la veille sanitaire n'a pas mis en évidence de trouble particulier à ce jour", selon le ministère.

Ces produits ont été vendus notamment par le groupe de distribution Frères Tang qui affirme avoir procédé aux retrait et rappel de ces confiseries "vers le 20 septembre".

Selon les analyses pratiquées par le groupe, les bonbons contenaient de la mélamine à hauteur 42 mg/kg (contre 2,5 mg/kg fixés par la commission européenne) et les biscuits contenaient entre 3 et 4,5 mg/kg.

De nombreux pays ont déjà procédé depuis deux ou trois semaines au retrait du célèbre bonbon "White Rabbit", offert au président américain Richard Nixon lors de son voyage historique en Chine en 1972.

De Singapour au Pérou, en passant par l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, ce retrait a fait l'objet d'avertissement aux consommateurs dès la fin septembre.

Début octobre, les autorités sanitaires belges faisaient état de quantités cinq fois supérieures aux normes autorisées de mélamine dans un échantillon de "White Rabbit", demandant "instamment" de ne pas les consommer.

Dans un arrêté du 26 septembre, les autorités françaises ont, elles aussi, demandé le retrait du marché des aliments fabriqués à partir de produits laitiers chinois. Mais ce n'est que ce vendredi qu'elles ont mis explicitement en garde contre les bonbons "White Rabbit" et les biscuits "Koala".

Dans leur communiqué, les trois ministères ont indiqué que "près de 1.400 contrôles" avaient été menés par la Direction générale de l'alimentation (DGAL) et la Direction générale à la concurrence (DGCCRF). Ces contrôles n'ont pas permis de constater d'importations illégales de lait ou de produits laitiers, assurent-ils.

La crise du lait trafiqué à la mélamine a éclaté il y a un mois en Chine, le 11 septembre. Le scandale est arrivé par le lait en poudre pour bébé de l'entreprise chinoise Sanlu, qui s'est révélé contenir des taux très élevés de mélamine, une substance utilisée normalement dans la fabrication de résines synthétiques et de plastique.

Les fraudeurs ont ajouté de la mélamine dans le lait après l'avoir coupé d'eau pour augmenter les volumes de vente. La substance chimique donne l'illusion d'un apport en protéines. Elle provoque des calculs rénaux, voire le blocage des fonctions rénales.

Officiellement, quatre nourrissons sont morts en Chine. Au total, 10.666 enfants restent hospitalisés, sur un total de 46.810 ayant dû faire un séjour hospitalier.

jeudi 09 octobre 2008, a 09:57
une maladie mystérieuse : Les autorités zambiennes ont lancé des enquêtes...

Les autorités zambiennes et l'organisation mondiale de la santé (OMS) ont lancé des enquêtes sur une maladie mystérieuse ayant causé en Afrique du sud, jusqu'ici, quatre décès inexpliqués, rapporte l'agence sud-africaine "Sapa".

"La Zambie a lancé une enquête et travaille étroitement avec l'OMS. Hormis le cas des deux personnes mortes dans la clinique de Morningside, il n'y a pas eu de cas présentant la même maladie en Zambie", a déclaré l'ambassadeur zambien à Pretoria, Leslie Mbula.

Les autorités sanitaires en Afrique du sud ont déclaré, depuis ce week-end, un état d'alerte maximale dans tous les hôpitaux du pays suite à des décès inexpliqués, dus à une maladie infectieuse non encore identifiée, dans une clinique de Johannesburg.

Une quatrième personne présentant les mêmes symptômes de fièvre et d'hémorragie a trouvé la mort, lundi, dans un autre hôpital de Johannesburg, mais il n'est pas clair si ce décès est lié aux trois cas déjà signalés dans la clinique de Morningside.

Le diplomate zambien a affirmé que les autorités de son pays lui ont confirmé la situation, alors que le ministre de la Santé devait publier un communiqué ultérieurement.

Cette maladie caractérisée par des saignements internes et externes a déjà coûté la vie à une patiente héliportée de la Zambie et à l'ambulancier qui la transportait, ainsi qu'à une infirmière qui est entrée en contact avec la première patiente dans la même clinique.

Les autorités ont appelé toutes les personnes ayant visité la Zambie, durant le mois dernier, et qui présentent des symptômes grippaux à se rendre au plus vite dans les hôpitaux pour des examens médicaux.

Dans l'entre-temps, le porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères a affirmé que son département n'a pas émis d'alerte contre le voyage en Zambie, préférant envoyer toute requête à ce sujet au ministère de la Santé qui "traite de cette question".

Des examens effectués sur la souche virale de cette maladie mystérieuse ont prouvé qu'elle n'appartient pas aux souches connues, telles que celles du virus Ebola ou du virus Marburg, qui ont fait des milliers de morts en Afrique, notamment en Ouganda.

D'un autre côté, une femme âgée de 51 ans a été admise à l'hôpital Chris Hani Baragwanath de Johannesburg avec les mêmes symptômes de "la maladie mystérieuse", qui a été à l'origine de quatre décès inexpliqués en Afrique du sud, indique-t-on auprès des autorités sanitaires.

Un porte-parole du ministère provincial de la Santé a confirmé que la nouvelle patiente était responsable des travaux de ménage à la clinique de Morningside de Johannesburg où cette maladie a déjà fait trois morts.

"Elle est en quarantaine et des tests sont effectués pour déterminer les causes de sa maladie. Elle se trouve dans un état stable et il y a une chance qu'elle soit libérée aujourd'hui ou bientôt", a déclaré le même responsable.

Les autorités sanitaires en Afrique du sud ont déclaré un état d'alerte maximale dans tous les hôpitaux du pays suite à l'irruption de cette maladie, dont les symptômes incluent également la fièvre, la nausée, les vomissements, la diarrhée et les saignements.


MAP

© Emarrakech.info

jeudi 09 octobre 2008, a 09:53
Semaine du rein, Faites-vous diagnostiquer

Près de 3 millions de Français de tous âges ont les reins malades sans le savoir. Et vous, comment vont vos reins ? Pour le savoir, participez à la semaine nationale du rein du 4 au 12 octobre 2008 qui a pour but d'informer et sensibiliser les Français à ce problème majeur, afin de favoriser la prévention ainsi que la prise en charge précoce des maladies des reins.

Pendant la Semaine Nationale du Rein, des tests de dépistage gratuits sont proposés dans toute la France, avec la participation des unités de dialyse et de néphrologie et des laboratoires d'analyses de biologie médicale privés et publics.

 L'insuffisance rénale chronique est l'un des maux souvent diagnostiqués dans cette campagne. cet handicap n'est pas toujours reconnu et considéré comme tel. Un guide de la FNAIR permet d'expliquer en quoi l'insuffisance rénale chronique terminale reste un handicap, d'améliorer la connaissance des droits sociaux des patients insuffisants rénaux, grâce à un guide pratique à leur usage, de comparer le statut du dialysé à celui du transplanté en ce qui concerne la réinsertion sociale et professionnelle. Vous pouvez l'obtenir auprès de la Fnair.

vendredi 03 octobre 2008, a 12:30
Salma Hayek prête son sourire et ses larmes pour une campagne contre le tétanos

L'actrice Salma Hayek a prêté son sourire et ses larmes jeudi à Genève pour lancer une campagne de l'Unicef pour l'élimination du tétanos, "maladie oubliée" selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance qui tue pourtant un enfant toutes les trois minutes.

La campagne, qui vise 170.000 millions de femmes à risque dans le monde, est menée sur le terrain par les équipes de l'Unicef mais financée par Pampers (Procter et Gamble) à hauteur de 15 millions de dollars.

Le principe en est simple: la marque s'est engagée à prélever le montant d'un vaccin contre le tétanos sur chaque paquet de couches vendu entre le 1er octobre et le 1er janvier. L'opération sera renouvelée durant trois ans pour permettre de couvrir les coûts de 200 millions de dose, soit la moitié des besoins estimés par l'Unicef pour éliminer la maladie dans le monde d'ici 2012.

"Ce qui m'a vraiment plu, c'est l'idée que des femmes du monde entier pouvaient s'entraider" pour protéger des enfants, s'est enthousiasmée devant la presse la très gracieuse actrice de "Frida".

Connue pour son engagement dans la défense des femmes, Salma Hayek a été approchée par Procter et Gamble pour "donner un visage" à une maladie "silencieuse" et pourtant très mortelle, a expliqué un de ses responsables, Austin Lally.

Elle est le "petit coup de pouce" dont l'Unicef avait besoin pour redonner de l'élan à une campagne démarrée il y a dix ans et qui touche maintenant les régions les plus difficiles, reconnaît Philip O'Brien, de l'Unicef.

Selon les dernières données de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la maladie a tué un peu moins de 150.000 personnes dans le monde en 2004. La majorité sont des nourrissons, raison pour laquelle la campagne s'adresse aux femmes enceintes ou futures mères qui peuvent transmettre leur immunité à leurs bébés.

Et pourtant, "le vaccin existe depuis 80 ans" et "il ne coûte que 6 à 7 cents (dollar) l'unité, sachant qu'il faut trois doses pour être immunisé", a souligné le docteur François Gasse, spécialiste du tétanos à l'Unicef.

vendredi 03 octobre 2008, a 12:14
La Chine a rappelé du lait en poudre vendu à l'étranger

Les autorités chinoises ont rappelé "par précaution" du lait en poudre écoulé à l'étranger mais tous les produits laitiers sont désormais sûrs, a affirmé un responsable du ministère de la Santé, cité jeudi à Pékin par une source diplomatique.

Un responsable gouvernemental japonais avait auparavant affirmé que la Chine avait indiqué à des diplomates mardi avoir cessé ses exportations de produits laitiers jusqu'à ce que leur sécurité soit garantie.

Une réunion a eu lieu mardi au ministère des Affaires étrangères entre diverses ambassades à Pékin et l'un des vice-ministres de la Santé au sujet de la crise du lait en poudre frelaté qui a tué quatre nourrissons en Chine et déclenché à l'étranger une vague d'interdiction, ou un accroissement des contrôles, des produits laitiers chinois.

Au cours de cette réunion, "il a été indiqué que les autorités chinoises ont rappelé du lait en poudre par simple mesure de précaution, sachant que depuis le 14 septembre tout produit (laitier chinois) répond aux normes de sécurité" alimentaire, a indiqué cette source diplomatique.

Cette source n'a pas pu préciser s'il s'agissait du seul lait en poudre ou également des produits --bonbons, biscuits-- pouvant en contenir.

Evoquant la même rencontre, un responsable gouvernemental japonais requérant l'anonymat avait auparavant indiqué à Tokyo que la Chine avait cessé ses exportations de produits laitiers.

"Le point qui a été souligné est que le gouvernement chinois s'occupe rapidement et sérieusement de cette affaire et qu'il a pris des mesures pour cesser les exportations de produits laitiers, qui ne seront pas reprises jusqu'à ce que la sécurité soit complètement garantie", avait déclaré le responsable japonais.

Les autorités chinoises ont annoncé mercredi avoir détecté de la mélamine dans près de 12% des produits à base de lait en poudre. En dehors des quatre bébés morts, cet agent toxique a rendu malade 53.000 enfants en Chine.

Le scandale a porté un nouveau coup à la réputation des produits "made in China".

vendredi 03 octobre 2008, a 12:11
Encore des produits laitiers chinois contaminés découverts et interdits à l'étranger

Du lait en poudre et des produits dérivés d'origine chinoise ont encore été interdits ces dernières 24 heures dans plusieurs pays, de Taiwan à la Belgique, en raison de leur possible contamination par la mélamine.

Le ministère de la Santé de Taïwan a annoncé jeudi matin que six produits laitiers de Nestlé, fabriqués en Chine et exportés vers l'île, devaient être retirés des supermarchés après la découverte "de niveaux très faibles de mélamine".

Le groupe agro-alimentaire suisse "ne parvient pas à comprendre" la décision des autorités de Taïwan, alors qu'elles admettent elles-mêmes que ce produits peuvent être consommés, a indiqué aussitôt Nestlé.

Le géant mondial a pris acte de cette décision mais rappelé dans un communiqué que le ministère de la Santé de Taïwan lui-même avait "confirmé que ces produits étaient totalement sans danger, selon les normes internationales".

En Autriche, où l'importation de produits laitiers chinois est interdite depuis 2002, du milkshake chinois fabriqué à partir de lait contaminé à la mélamine a été importé et commercialisé illégalement, a révélé le ministère de la Santé jeudi.

"Il s'agit d'un très petit lot importé illégalement et dont la teneur ne présente pas de danger pour les consommateurs adultes", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère, Markus Leitner.

Le produit incriminé a été découvert lors d'un contrôle dans un restaurant chinois en Styrie, dans le sud de l'Autriche.

En Allemagne, des bonbons chinois White Rabbit commercialisés par des magasins asiatiques à Dortmund et Bochum ont été retirés de la vente jeudi, selon le ministère régional de la Consommation de Rhénanie du nord-Westphalie (ouest). Une analyse devrait déterminer si ces friandises sont contaminés à la mélamine.

Des bonbons White Rabbit contaminés avaient été découverts pour la première fois mercredi à Stuttgart dans le Bade-Wurtemberg (sud-ouest).

En Belgique, des quantités cinq fois supérieures aux normes autorisées de mélamine, la substance chimique au centre du scandale du lait frelaté en Chine, ont été détectées dans des bonbons chinois White Rabbit, selon les autorités sanitaires belges.

"On a retrouvé 11,24 milligrammes de mélamine par kilo de produit" sur un échantillon de ces friandises vendues dans des magasins asiatiques, alors que la concentration maximale autorisée est de 2,5 milligrammes de mélamine par kilo", a précisé dans un communiqué l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca).

Les bonbons White Rabbit sont déjà retirés de la vente depuis plusieurs jours en Belgique, a indiqué l'Afsca, qui a demandé "instamment" aux consommateurs qui en avaient auparavant acheté de ne plus les consommer.

Un peu plus tôt, la République démocratique du Congo (RDC) avait interdit les importations et la vente de lait et de produits dérivés en provenance de Chine, invoquant la présence de stocks "impropres à la consommation" dans les pays voisins, selon le ministre de l'Economie nationale, André-Philippe Futa.

Les autorités chinoises ont rappelé "par précaution" du lait en poudre écoulé à l'étranger mais un responsable du ministère de la Santé, cité jeudi à Pékin par une source diplomatique, a affirmé que tous les produits laitiers chinois étaient désormais sûrs.

Un responsable gouvernemental japonais avait auparavant affirmé que la Chine avait indiqué à des diplomates mardi avoir cessé ses exportations de produits laitiers jusqu'à ce que leur sécurité soit garantie.

La crise du lait en poudre frelaté avait tué quatre nourrissons en Chine et déclenché à l'étranger une vague d'interdictions ou de contrôles des produits laitiers chinois.

mercredi 01 octobre 2008, a 13:39
"Octobre rose" autour du dépistage du cancer du sein

C'est toujours la première cause de mortalité par cancer chez les femmes, malgré l'amélioration des thérapies : le cancer du sein, auquel est consacré la campagne "octobre rose", frappe chaque année des dizaines de milliers de personnes, rendant indispensable un dépistage précoce.

Selon l'Institut national du cancer (INCa), il y a eu en 2005 près de 50.000 nouveaux cas et près de 12.000 décès. Le risque est maximal entre 60 et 69 ans.

Entre 1980 et 2000, le nombre de nouveaux cas a presque doublé mais la mortalité n'a que très peu augmenté grâce à l'amélioration des traitements. Le taux global de survie 5 ans après le diagnostic est de 85%. Le pronostic est meilleur s'il est dépisté plus tôt : traitement moins lourd, meilleures chances de guérison...

L'"octobre rose", auquel participeront cette année au moins sept femmes ministres, est centré cette année sur le dépistage organisé.

Un programme de dépistage gratuit pour les femmes de plus de 50 ans, proposé tous les deux ans, a été généralisé à toute la France en 2004. Les femmes concernées reçoivent une invitation par courrier à se rendre dans un des cabinets de radiologie qui font partie du programme. Leurs mammographies seront soumises à une deuxième lecture de vérification, qui, selon l'INCa, permet de dépister près de 7% de cancers en plus.

En 2006/2007, la moitié des femmes de 50 à 74 ans ont bénéficié de ce "dépistage organisé". Si au moins 70% des femmes concernées y participaient, la mortalité pourrait baisser de près de 30%, dit l'INCa. Ce sont les femmes des milieux les moins favorisés qui échappent le plus au dépistage.

Sans passer par le dépistage organisé par les pouvoirs publics, 10% des femmes pratiquent d'elles-mêmes un examen de dépistage. Ainsi, à Paris, lanterne rouge du dépistage organisé en 2007 avec une participation de 26% des femmes concernées, à peu près 40% ont fait du dépistage individuel.

Cette procédure est cependant moins efficace, selon les spécialistes, du fait de l'absence de double lecture et du caractère moins régulier de l'examen.

D'ailleurs, selon les chiffres 2006 de l'URCAM (Union régionale des caisses maladies d'Ile de France), le taux d'incidence du cancer du sein est particulièrement élevé à Paris (231 pour 100.000).

La campagne officielle d'"octobre rose" commence mercredi soir par une illumination de rose du ministère de la santé en présence de femmes ministres : Michèle Alliot-Marie, Valérie Pécresse, Christine Boutin, Valérie Létard, Fadela Amera, Nadine Morano... La liste n'est pas exhaustive, note le ministère, qui les conviera à dîner.

L'exposition "cancer du sein, faites vous dépister !", qui présente les chiffres du cancer du sein et les programmes de dépistage en Europe, sera inaugurée le 7 octobre au Parlement européen à Bruxelles. La majorité des pays européens disposent de programmes de dépistage.

La ville de Paris présentera aussi une exposition à partir du 16 octobre, "les amazones s'exposent", rassemblant des oeuvres d'artistes sur des femmes ayant subi une ablation du sein. Un espace d'accueil et d'orientation sur le dépistage des cancers à Paris sera mis en place sur le site de l'exposition.

Les différentes manifestations organisées en France par des associations, particulièrement actives depuis des années pendant le mois d'octobre, devraient être rassemblées sur le site internet de l'INCa, "www.e-cancer.fr".

vendredi 11 juillet 2008, a 14:12
Miss concurence a lolo ferrari

Combien de fois a-t-elle du faire de la chirurgie pour avoir des seins de cette taille ? Et le pire c'est que c'est même pas beau en plus. C'est même horrible d'avoir des seins pareil !

lundi 07 juillet 2008, a 16:52
Huile essentielle de Cade biologique

Nom botanique : Juniperus oxycedrus - autres noms : Genévrier cade ou Oxycèdre

Composants biochimiques : Sesquiterpènes, sesquiterpénols, phénols

Partie de la plante distillée : Arbuste entier

Culture : Sauvage - Biologique certifiée par ECOCERT sas F-32600.

Provenance : France (Ardèche)

Principales propriétés : Antiseptique, désinfectante, insecticide, parasiticide et vermifuge.

Indications : Psoriasis et des dermites séborrhéiques (en traitement local d'appoint), soin du cuir chevelu (anti-pelliculaire et anti-poux), des cheveux (donne éclat et brillance) et des ongles (fortifie).

Usage vétérinaire : Renforce le sabot, action sur le sarcopte de la gale (mouton).

Contre-indications : Ne pas utiliser chez la femme enceinte ou allaitante. Ne pas ingérer. Risque de réaction allergique en cas d'une utilisation sur une durée prolongée.

Important : Il s’agit bien de l’huile essentielle de cade et non pas de l’huile de cade qui est un goudron.

Lire les précautions d'emplois dans la page "tout savoir sur les huiles essentielles". Les informations relatives à l'usage des HE mentionnées sur ce site sont issues de recherches effectuées par des professionnels de la santé. Elles sont délivrées à titre informatif et ne sauraient en aucun cas se substituer aux conseils et aux ordonnances délivrés par les médecins qui sont les seuls habilités à délivrer les traitements thérapeutiques qui vous seraient les plus adéquats. CENTIFLOR décline toute responsabilité en cas d'accident, de lésion ou de préjudice subi par quiconque pratiquerait une automédication sur la base des informations contenues dans ce site.
plus d info:

9,00€
15 ml

http://www.huiles-et-sens.com/huile-essentielle-cade-bio/

jeudi 03 juillet 2008, a 11:28
«La clinique de l'horreur»

Une douzaine de médecins multipliaient ablations et opérations inutiles dans le seul but d'obtenir plus de remboursement de la Sécu.

Le scandale de la clinique Santa Rita de Milan est d'ores et déjà qualifié de «boucherie» par la presse, qui a multiplié ses Unes sur le sujet mardi. Sous le choc, l'Italie a découvert que 13 médecins avaient pratiqué 86 opérations inutiles, dans le seul but de faire gagner de l'argent à la clinique. La mort de cinq patients est considérée comme «suspecte». Le Corriere della Sera évoque même la possibilité d'une vingtaine d'autres victimes.

L'acte d'accusation est édifiant : il évoque le cas d'une femme de 42 ans, qui a subi une ablation du sein pour deux nodules, dont l'un graisseux, celui d'une jeune fille de 18 ans qui a eu la même mutilation pour un adénome fibreux qui n'était pas cancéreux ou encore celui d'un homme de 38 ans atteint d'une pneumonie qui aurait pu être traité avec un drainage et des antibiotiques et auquel on a retiré une partie du poumon. Une femme de 88 ans a aussi été opérée à trois reprises, chaque intervention ayant été facturée 12.000 euros. Une autre patiente, âgée de 85 ans, qui souffrait de difficultés respiratoires et chez laquelle on soupçonnait une tumeur au poumon a été opérée sur le champ «malgré un risque élevé» sans même subir auparavant de biopsie. Elle est décédée.

Les chefs d'accusation vont de la fraude à la sécurité sociale qui concerne tous les suspects à homicide volontaire avec la circonstance aggravante de «cruauté» pour certains d'entre-eux, selon le communiqué diffusé lundi par la police financière qui a été chargée de l'enquête.

Fraude de 2,5 millions d'euros

La fraude de la clinique privée a été évaluée à 2,5 millions d'euros pour les années 2005-2006, selon la police financière. Le principal suspect, le chef du service de chirurgie thoracique de la clinique, Pier Paolo Brega Massone, qui a été incarcéré, tout comme son adjoint, Pietro Fabio Presicci, a affirmé mardi avoir «toujours pensé au bien-être des malades», niant toutes les accusations portées contre lui lors de son premier interrogatoire. Les autres suspects ont été assignés à résidence.

La région de Milan a annoncé mardi soir la suspension «pour une durée indéterminée» du contrat qui la liait à la clinique privée mais conventionnée qui recevait à ce titre des financements locaux.

mardi 24 juin 2008, a 19:04
QU'IL MARCHE ENCORE LONGTEMPS GRACE A VOUS ...

QU'IL MARCHE ENCORE LONGTEMPS GRACE A VOUS ... 
   
> > NE L'ARRÊTEZ PAS
!    
> >  
> > 
Cet homme marche autour du monde pour la mucoviscidose. Permettezlui d'atteindre sa destination. Ayez une pensée pour tous ceux qui sont affectés par cette terrible maladie. 
> > Il parcourt le monde, par courriel!! . Faites-le suivre afin qu'il y parvienne!
> > SVP appuyez sur 'Tranférer' pour que l'animation continue

> >


>
>
>
>

lundi 23 juin 2008, a 21:09
La fracture du pénis

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la fracture du pénis n’est pas une rupture d’un os, car il n’y en a pas dans le pénis ! Il s’agit d’une rupture de l'enveloppe rigide (albuginée) de la verge qui survient lorsque le pénis en érection est excessivement plié.

Quand la fracture survient-elle ?
Pendant un rapport sexuel, si la pénétration se fait avec difficulté, et si l’on force, une pression importante est exercée sur la verge et peut alors survenir un crac de mauvais augure. Ce "faux pas du coït", comme on le nomme dans le jargon médical, est la cause principale de la fracture du pénis, l’autre cause étant la masturbation.

Les symptômes
En plus du "crac" causé par la rupture du tissu, la fracture du pénis s’accompagne d’une douleur très intense. La verge est déformée, et le sexe et les testicules se mettent à gonfler rapidement. Après quelques minutes, un hématome apparaît.

Que faire ?
Consulter le plus rapidement possible ! Et en attendant les urgences, essayer de soigner l’hématome avec de la glace enveloppée dans du linge. Mieux vaut interrompre la séance amoureuse pour filer à l’hôpital. Il est aussi important de décrire le plus complètement possible les circonstances de l’accident pour permettre au médecin de bien cerner le problème.

Le traitement
Afin de limiter les séquelles, la chirurgie rapide est généralement nécessaire. Il s’agit d'évacuer l'hématome et de réparer la déchirure. Après l’opération, le pénis est immobilisé dans un pansement pour aider à la cicatrisation et la prise d’antalgiques et d’anti-inflammatoires favorisera la convalescence. L’abstention de rapports sexuels jusqu’à la cicatrisation complète est également préconisée. Si toutes ces indications sont respectées, il ne devrait pas y avoir de séquelles dommageables pour la future vie sexuelle.

Et si on ne consulte pas ?
La non intervention médicale n’empêchera pas la cicatrisation du pénis, mais le dommage causé au tissu érectile peut lui faire perdre ses propriétés biomécaniques, c'est-à-dire exposer l'homme à des troubles de l’érection. L’hématome, très douloureux, perdurera beaucoup plus longtemps. De plus, il y a de fortes probabilités pour que le pénis reste courbé dans le sens de la fracture. Mieux vaut donc réagir rapidement !

lundi 23 juin 2008, a 09:30
Vrai et scientifiquement prouvé!!!!!

Vrai et scientifiquement prouvé!!!!!Visage émoticône



>
> Un troupeau de moutons ne peut se déplacer qu'à la vitesse du mouton le plus
> lent.
> Quand le troupeau est pourchassé, ce sont les plus lents et les plus faibles
> qui sont attaqués en premier.
> Cette sélection naturelle est bonne pour le troupeau en général, parce que
> la vitesse du troupeau augmente à mesure que les plus lents et les plus
> faibles sont éliminés.
> De la même façon, le cerveau humain ne peut fonctionner plus vite que ses
> cellules les plus lentes.
> Comme on le sait aujourd'hui, la consommation d'alcool détruit les cellules
> du cerveau.
> Naturellement ce sont les cellules les plus lentes et les plus faibles
> qui sont détruites en premier.
> On peut donc en déduire qu'une consommation d'alcool élimine les cellules
> les plus faibles, rendant ainsi notre cerveau de plus en plus performant.
> Ce qui explique pourquoi on se sent toujours un peu plus intelligent après 4
> ou 5 apéros.
> J'le savais...

samedi 21 juin 2008, a 15:55
Faut-il légiférer contre l'anorexie ?

Désormais, inciter à l'anorexie pourrait être passible de deux ans de prison. Mais cette mesure sera-t-elle efficace face aux adolescents fascinés par la maigreur ? Par Julie Lasterade. > Réagissez sur le forum du Elle.fr

Haro sur l'anorexie. En moins d'une semaine, professionnels et politiques ont signé une charte et porté le dossier à l'Assemblée. Le résultat d'un long débat qui a commencé en novembre 2006 après le décès d'une jeune mannequin brésilienne. Elle pesait 40 kg pour 1,74 m et ne mangeait plus que des pommes et des tomates. Depuis, à Madrid comme à Milan, les jeunes filles avec un indice de masse corporelle inférieur à 18 sont interdites de défilés. Et c'est maintenant au tour de la France de s'imposer un code de bonne conduite. Le 9 avril, professionnels du prêt-à-porter, des médias, de la communication ont signé une charte sur « l'image du corps ». Ils s'engagent à « promouvoir une diversité dans la représentation du corps », à « ne pas accepter la diffusion d'images de personnes, notamment si elles sont jeunes, pouvant contribuer à promouvoir un modèle d'extrême maigreur » et à « éviter toute forme de stigmatisation des personnes en raison de leur physique et de leur poids ». Valérie Boyer, députée UMP des Bouc hes-du-Rhône, a trouvé que cela ne suffisait pas. Elle veut une loi pour sanctionner tous ceux qui inciteraient à l'extrême maigreur et à l'anorexie. Sa proposition a été adoptée en première lecture à l'Assemblée mardi dernier (voir encadré). Elle prévoit de punir de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende « le fait de provoquer une personne à rechercher une maigreur excessive ». Principaux visés : les blogs et les sites Internet de type « pro-ana » qui incitent à l'anorexie, les articles de presse, les reportages télé, les publicités ou encore les directeurs de casting qui exigent des tailles 34. « Cette loi crée un nouveau délit, justifie Valérie Boyer. Elle devrait permettre de sanctionner les personnes qui incitent à ne pas manger, d'enquêter sur les sites pro-ana et, a minima, de les fermer. En plus, ce texte aura une valeur dissuasive. » Valérie Boyer avait également proposé que la mention « photographie retouchée afin de modifier l'apparence corporelle d'une personne » accompagne les phot os modifiées avec un logiciel de traitement de l'image. Cet amendement a été rejeté. Pour Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, cette proposition de loi « apporte une réponse adaptée à un enjeu décisif de santé publique ». Mais, pour la plupart des professionnels de la mode et des médias, elle n'a aucun intérêt.



Punir ?


« Comment un juge peut-il estimer qu'une fille est tellement maigre qu'elle va inciter à devenir anorexique ? »

s'interroge Joseph Besnaïnou, directeur général du Bureau de vérification de la publicité et signataire de la charte. Lui plaide pour l'autodiscipline des professionnels.

« Voyez la publicité du photographe Oliviero Toscani qui mettait en scène une jeune anorexique à l'automne dernier… Nous l'avons nous-mêmes interdite. » De son côté, Didier Grumbach, président de la Fédération française de la couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode, et également cosignataire de la charte, ne s'oppose pas à une loi pour sanctionner « les représentations, comme les sites pro-ana, qui veulent rendre la maladie attrayante ». Mais il ajoute : « S'il s'agit de sanctionner les agences de mannequins qui présentent des femmes trop maigres, je suis contre. La charte nous suffit, la profession est déjà très réglementée. » Et de conclure : « Je n'ai pas l'impression de voir des malades défiler lorsque je regarde la présentation des collections. Je ne vois rien qui justifie la loi. » Punir ? « Ce serait n'importe quoi, renchérit Ece Ege, créatrice de la marque de prêt-à-porter Dice Kayek. Personne ne dit qu'il ne faut pas manger. La mode des années 90 aux filles androgynes, avec la peau sur les os, est passée. Maintenant, les filles ne sont plus très maigres, elles ont les lèvres pulpeuses et de beaux cheveux. » En coulisses, pourtant, on confie parfois dans l'entourage des créateurs que des directeurs d'agence ne laissent défiler que les tailles 34 ou 36 et conseillent vivement à leurs recrues de perdre 5 kg si elles veulent monter sur le podium. Alors, dans ce contexte, la loi n'est-elle pas utile malgré tout ? Jean-Marie Le Guen, médecin, député PS de Paris et président de la Commission alimentation et santé à l'Assemblée, estime qu'elle « n'aura aucun effet sur la situation. C'est une mauvaise façon de traiter les problèmes de santé publique que de vouloir les judiciariser ». Et, de toute façon, ajoute-t-il, « il est un peu niais de croire que les adolescents deviennent anorexiques en copiant les autres. Mieux vaudrait développer plus de lieux d'écoute et de dépistage ». C'est également ce que pense Stéphane Clerget, pédopsychiatre et auteur du « Guide de l'ado à l'usage des parents » (éd. Calmann- Lévy). Il trouve cette loi « pleine de bonne volonté, mais elle pose problème ». Il lui reproche de confondre « l'orthorexie, ce souci de minceur qui préoccupe tout le monde, et l'anorexie mentale, qui est une maladie ». En France, la maladie touche de 30 000 à 40 000 jeunes, et en tue 5,6 %. Elle devient chronique chez 20 % des anorexiques et handicape la vie sociale, amoureuse et professionnelle de bien plus encore.


L'anorexie ne s'attrape pas

Les détracteurs de la loi expliquent-ils que l'anorexie ne s'attrape pas en regardant les autres ?


Certes, rétorque Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie et spécialiste des enfants et des adolescents, « mais plus vous êtes fragile, plus l'environnement compte ». « Les adolescents prennent comme modèle ce qu'ils voient et ce qui se vend à la télé, même si c'est négatif », ajoute Maurice Corcos, directeur du département de psychiatrie à l'Institut mutualiste Montsouris, président du comité Santé des jeunes de la Fondation de France et spécialiste des troubles du comportement alimentaire. Et Catherine Jousselme, professeure de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, et chef de service à la Fondation Vallée, enfonce le clou : « Evidemment, on est d'abord anorexique parce que l'on ne va pas bien, mais il y a une sorte d'engouement culturel pour la maigreur dans notre société, qui touche les plus faibles et peut les pousser à ces comportements. »





"Des lois pour tout"


Alors, poser un acte de loi, ces pédopsychiatres ne sont pas contre.

« C'est peut-être malheureux d'avoir des lois pour tout, convient Philippe Jeammet, mais c'est un moyen d'ouvrir le débat sur l'absence de limites. Peut-être faut-il que la société se redise que la liberté, ce n'est pas le laisser-faire. » Maurice Corcos, lui, aimerait savoir qui se cache derrière les sites pro-ana, mais surtout il ne croit pas à l'autodiscipline des agences de mannequins. Il dit « recevoir régulièrement des filles qui vont mal, amenées par leur agence parce qu'elles dépriment, et qui repartent sans rien faire, alors que je viens d'expliquer à leur agent qu'il faut qu'elles se soignent. L'autocontrôle, je ne l'ai pas vu. » Pour lui, « il n'y a pas de complaisance à avoir, il faut légiférer ». Catherine Jousselme n'est pas contre une loi non plus. Mais elle est plus circonspecte sur la sanction. « Les auteures des sites pro-ana sont souvent malades. Dire “ça, on est contre, c'est hors la loi”, c'est bien symboliquement, explique-t-elle, mais cela ne suffit pas, il faut aussi davantage de prévention. » Davantage de maisons d'adolescents, de lieux d'écoute, « de mains tendues », ajoute Jean-Marie Le Guen. Autant de mesures qui ne sont pas évoquées par la loi.

jeudi 19 juin 2008, a 11:05
Comment surmonter ses complexes?

Je suis trop grosse, je n’ai pas d’argent, je me sens bête…Qui ne s’est jamais fait au moins une fois dans sa vie ce genre de réflexions ? Si certains complexes semblent plus ou moins domptables et passagers, d’autres, en revanche, peuvent aisément gâcher la vie et semblent insurmontables… Alors d’où viennent les complexes ? Comment s’en débarrasser ? Découvrez nos conseils.

Définition
Le Larousse définit le complexe ainsi : «un sentiment d’infériorité qui génère une conduite timide, inhibée». D’un point de vue psychologique, le complexe se traduit par une focalisation sur un défaut réel ou imaginaire, physique ou psychologique. La personne complexée entretient une image déformée d’elle-même.
On distingue plusieurs types de complexes : les complexes physiques, psychiques et sociaux.

> Les complexes physiques : ils touchent davantage les femmes que les hommes, car les femmes subissent plus de pression sur leur image de la part d‘une société qui a totalement basculé dans le culte de l’apparence. Elles se sentent obligées d’être belles et séduisantes en toute circonstance. Chez les femmes, les complexes concernent généralement le corps, et moins le visage ; ils portent souvent sur le poids, les seins, le ventre ou encore les fesses.

> Les complexes psychiques : ils peuvent porter sur le manque de culture, d’intelligence, de vivacité d’esprit.

> Les complexes sociaux : ils relèvent du domaine de l’argent, de la profession ou des origines…

Des causes qui remontent à l’enfance
Les complexes sont liés à des pressions et des erreurs de la part de l’environnement familial qui a plus ou moins consciemment imposé un modèle de perfection à l’enfant. Les complexes sont fortement associés à l’estime de soi.
D’autre part, ils naissent des comparaisons. Ces points de comparaisons ont changé par rapport à autrefois. Avant, ils concernaient l’entourage proche (les parents, les voisins). Désormais, ils s’articulent autour des images véhiculées par les médias, qui dictent leur loi et contribuent à exacerber ce sentiment d’infériorité.
Enfin, les personnes complexées font parfois preuve d’une prédisposition au perfectionnisme : elles refusent inconsciemment de faire partie de la moyenne, d’être ordinaires…

Je suis complexée, suis-je normale ?
Bien sûr qu’il est humain d’avoir des complexes. Pour une simple raison : l’imperfection elle-même est humaine, et il est normal d’en avoir conscience. Ce qui compte, c’est la stratégie établie pour vivre avec. Certaines personnes décident d’obéir au complexe. Elles vont tout faire pour dissimuler leurs défauts. D’autres se lancent dans une course à la perfection sans relâche, pour tenter de compenser leurs points faibles. La meilleure solution réside dans l’acceptation de ses imperfections. On ne renonce parfois pas pour autant à rectifier ses défauts, mais on le fait dans un esprit plus serein.

Quand faut-il s’inquiéter ?
Pour ce qui concerne les complexes physiques, dans les cas extrêmes, l’obsession peut tourner à la pathologie. On parle alors de dysmorphophobie. Il s’agit de la peur d’exposer les difformités de son corps, et surtout, l’incapacité de voir son corps tel qu’il est. La personne complexée se regarde dans les moindres détails, et ne parvient pas à s’appréhender dans sa globalité. Elle se regarde non plus comme un être humain mais comme un objet à retoucher.

Le risque, c’est que ce mal-être paralyse les actions de la vie quotidienne : on s’interdit d’aller à la plage parce qu’on n’assume pas son corps, on refuse de porter des sandales parce qu’on n’aime pas ses pieds... Lorsqu’on accorde trop d’importance à un complexe, on se replie sur soi-même et on se persuade que cette imperfection est la cause de tous ses échecs. Ce manque de confiance en soi survient normal à l’adolescence, mais cela prend une toute autre dimension lorsque ce trouble survient à l’âge adulte. Il peut facilement mener à la dépression. Un seul remède s’impose alors : la psychanalyse.

Comment vaincre ses complexes ?
> Il faut avant tout s’autoriser à être imparfait, et renoncer à vouloir plaire à tout prix, à tout le monde. Autre nécessité : transformer ses différences en atouts et se focaliser sur ce que l’on fait de bien. N’hésitez pas à développer les secteurs professionnels dans lesquels vous avez confiance en vous. Apprenez à vous regarder dans la glace pour vous voir vous, en tant que personne, et non pour vérifier si votre nez est toujours aussi long ou si vos hanches vous paraissent toujours aussi rondes. Gardez à l’esprit que le charme naît de l’oubli de soi, contrairement à la beauté physique.

> Savoir choisir son entourage est aussi primordial, c’est-à-dire des personnes qui vous acceptent pour ce que vous êtes. Mais il est aussi important de savoir les écouter et de ne pas s’entêter dans ses fausses convictions. Porter un regard bienveillant sur soi-même : voilà une base solide pour un nouveau départ.

En dernier recours :
Consulter un professionnel est envisageable si le poids de ses complexes devient trop lourd. La thérapie cognitive et comportementale (TCC) vise à modifier le comportement du patient, en se focalisant sur les symptômes, uniquement par l’intermédiaire de jeux de rôles et de relaxation. Pour effectuer un travail de fond, il faut opter pour la psychanalyse. Elle aidera à comprendre les causes de cette insécurité. Elle permettra également d’analyser quelle image idéale de soi-même on s’est imposée et pour quelles raisons.

Enfin, la chirurgie esthétique peut être une solution dans certains cas. Cependant, certaines personnes se trouveront toujours laides après plusieurs passages sur le billard, même si l’opération est réussie. Elles pourront même s’inventer de nouveaux défauts. C’est bien la preuve que tout est d’abord question d’estime de soi.

jeudi 19 juin 2008, a 10:06
Transmission du HPV en général

Transmission du HPV en général

La transmission de HPV par d'autres voies que sexuelle est définitivement possible. On peut être exposé même par quelque chose d'innocent comme la poignée de main comme il est décrit dans l'étude portant sur la détection du HPV sous les ongles.

Sexually Transmitted Infections octobre 1999;75(5):317-9:

Détection de l'ADN du papillomavirus humain sur les doigts de patients ayant des verrues génitales.

Sonnex C, Strauss S, Gray JJ, Département de Médecine GU, Hôpital d'Addenbrooke, Cambridge, Angleterre. 

“14 hommes et huit femmes ayant des verrues génitales ont subi des prélèvements au moyen de Cytobrush sur les lésions génitales, le bout des doigts et le bout des ongles de doigts. On a analysé les échantillons à l'aide de la réaction en chaîne par polymérase pour détecter la présence de l'ADN du HPV.

On a décelé la présence de l'ADN de l'HPV dans tous les échantillons génitaux provenant de femmes et dans 13 de 14 échantillons génitaux d'hommes. L'ADN du HPV a été trouvée dans les échantillons prélevés des ongles auprès de 3 femmes et 9 hommes. Le même type viral a été identifié dans les échantillons génitaux et ceux provenant des doigts chez une femme et cinq hommes. Cette étude a révélé le portage sur les mains des HPV génitaux chez les patients ayant des verrues génitales. Bien que les rapports sexuels soient considérés comme la voie typique de transmission de l'infection génitale à HPV, nos résultats indiquent la possibilité de transmission par un contact avec les doigts des parties génitales.”

Le condom ne peut fournir une protection absolue contre le HPV vu que tout contact direct de peau à peau peut entraîner un risque de transmission du virus.

Am J Epidemiol. fevrier 2003 1;157(3):218-26:

Infection génitale au papillomavirus humain: incidence et facteurs de risque dans une cohorte d'étudiantes des universités.

Winer RL, Lee SK, Hughes JP, Adam DE, Kiviat NB, Koutsky LA. Département d'Epidémiologie, Université de Washington, Seattle, WA 98103, Etats-Unis.

“Les données sur l'incidence de l'infection à HPV sont limitées, et les facteurs de risque de transmission ne sont pas clairement établis. Les auteurs ont réalisé un suivi auprès de 603 étudiantes des universités dans l'Etat de Washington à des intervalles de 4 mois entre 1990 et 2000. Lors de chaque visite on remplissait un questionnaire sur la vie sexuelle et l'état de santé ainsi qu'on effectuait des prélèvements cervicaux et vulvo-vaginaux pour détecter la présence de l'ADN du HPV. Après une période de 24 mois, l'incidence cumulative de la première infection constituait 32.3% (intervalle de confiance de 95%: 28.0, 37.1). Les incidences calculées à partir du temps de la rencontre d'un nouveau partenaire étaient comparables pour les vierges et les non-vierges inscrits. Le tabagisme, l'utilisation de contraceptifs oraux, et la déclaration d'avoir un nouveau partenaire sexuel  -- en particulier, celui connu pendant moins de 8 mois avant le début des les rapports sexuels ou celui déclarant d'avoir d'autres partenaires -- étaient les signes précurseurs d'une nouvelle infection. Le fait d'utiliser toujours un préservatif au cours des relations sexuelles avec un nouveau partenaire ne fournissait pas une protection absolue. Une infection chez des vierges était rare, mais tout type de contact sexuel sans pénétration était associé à l'augmentation du risque. La détection de la présence du HPV dans la cavité buccale était rare et n'était pas associée au contact de la bouche avec le pénis. Les données indiquent que l'incidence du HPV associée à la rencontre d'un nouveau partenaire est élevée et que le contact sexuel sans pénétration est une voie de transmission plausible parmi les vierges.”

Scand J Infect Dis 1996;28(3):243-6:

Transmission des infections génitales au papillomavirus humain est peu probable par le plancher et les sièges de logements humides dans les pays à haut niveau d'hygiène.

Puranen M, Syrjanen K, Syrjanen S, Département de Pathologie, Université de Kuopio, Finlande.

“Pour évaluer la transmission du HPV par le plancher et les sièges des logements humides, des échantillons ont été recueillis avec une brosse à dents sur les surfaces de planchers et de sièges des logements humides ; douches, saunas et salles de dressage.  L'étude a été réalisée dans 3 établissements de baignade, 1 piscine intérieure, 2 écoles et 2 maisons privées. La réaction en chaîne par polymérase (PCR) a été utilisée pour amplifier le gène de la béta-globine de l'homme et l'ADN du HPV. Les résultats de l'amplification de l'ADN de l'HPV ont été confirmés par l'hybridation Southern blot effectuée à faible stringence utilisant un mélange des sondes spécifiques aux sous-types suivants : 6, 16, 18 et 31. La béta-globine pouvait être amplifiée seulement à partir de 3 échantillons recueillis dans une salle de dressage et dans une piscine publique intérieure. On n'a détecté la présence de l'ADN virale dans aucun des échantillons. Selon ces résultats, la transmission de l'infection génitale à HPV par le plancher et les sièges dans les endroits ci-mentionnés est fortement peu probable.”

Rev Med Virol janvier-mars 1999;9(1):15-21:

Les infections génitales au papillomavirus humain à haut risque se transmettent verticalement.

Rice PS, Cason J, Best JM, Banatvala JE.  Département de Virologie, Guy's, Kings and St Thomas' Medical School, Kings College, Londres, Hôpital de St Thomas, Royaume-Uni.

“Il est bien connu que les papillomavirus humains (HPV) à haut risque se transmettent par la voie sexuelle, mais la possibilité de la transmission non-sexuelle fait l'objet de controverses. Nous présentons les données sur la transmission verticale de 30% de mères infectées par le HPV à leurs enfants, ayant comme conséquence une infection persistante chez les enfants. Le fait que la mère est la source de l'infection chez l'enfant a été confirmé par le séquençage de l'ADN. Notre étude traite aussi les données sur l'infection par le HPV 16 de la cavité buccale chez les enfants.  Dans le cadre de nos études, l'ADN de l'HPV 16 a été décelée dans les cellules buccales de 48% des enfants âgé de 3 à 11 ans et chez certains enfants les tests ont confirmé l'état transcriptionnellement actif de l'infection. D'autres études ont signalé les taux de prévalence de 19% à 27% parmi les enfants moins de 11 ans. Les études qui n'ont pas détecté la présence des HPV à haut risque chez les enfants ont utilisé les techniques insuffisamment sensibles pour déceler une charge virale peu élevée. Les études sérologiques indiquent également que les enfants prépubaires ont été infectés par le HPV-16. Ainsi, actuellement on dispose de preuves convaincantes sur la transmission verticale des HPV à haut risque, qui mène, probablement, à une propagation de l'infection parmi les enfants. Il reste encore à déterminer les conséquences de telles infections.”  

J Med Virol novembre 1998;56(3):210-6:

Présence des anticorps contre les pseudo-particules virales du papillomavirus humain (VLP) chez les écolières de 11 à 13 ans.  

Cubie HA, Plumstead M, Zhang W, de Jesus O, Duncan LA, Stanley MA.  Laboratoire Régional de Virologie Clinique, City Hospital, Edinburgh, Ecosse, Royaume-Uni.

“Pour mettre au point les approches pour le développement des vaccines, il est important de savoir l'ampleur de l'exposition au HPV auquel est exposée la population en général, et en particulier l'âge auquel la population à risque est infectée. La réponse humorale contre le HPV cible les épitopes confirmationnels sur le virion entier. Les pseudo-particules virales (VLP) de types de HPV 1, 2, et 16 ont été produites à l'aide du système d'expression du baculovirus, et ont été utilisées à l'état intact comme antigène dans le test ELISA indirect. On a testé des échantillons anonymisés de sérum recueillis auprès d'une cohorte d'écolières d'Edinburgh pour détecter la présence des anticorps Igb dirigés contre les VLP. La reproductibilité de l'ELISA a été assurée par l'analyse répétée des échantillons témoins, et par une analyse de tous les échantillons effectuée en double et, dans la mesure du possible, à plusieurs reprises. Parmi 1192 échantillons examinés contenant des VLP du HPV16, 90 (7.6%) ont été classifiés comme clairement positifs, et encore 87 (7.3%) étaient positifs, mais très proches à la limite  calculée par la comparaison avec un groupe de sérums uniformément négatifs. Des anticorps contre le HPV 2 ont été détectés chez 37.5% (407/1139) et anticorps contre le HPV 1 chez 51.9% (558/1076) des écolières. Des anticorps anti-HPV1 et  HPV2 ont été trouvés fréquemment, étant présents dans 29.7% (295/ 993) d'échantillons analysés; 40 échantillons ont présenté des anticorps contre chacun des trois types. L'importance de ces résultats fait l'objet de discussions.”

J Clin Microbiol juillet 1999;37(7):2270-3:

Détection de types 6 et 11 du papillomavirus humain dans les poils pubiens et périanaux des patients ayant les verrues génitales.

Boxman IL, Hogewoning A, Mulder LH, Bouwes Bavinck JN, ter Schegget J.  Département de Virologie, Centre Médical Académique, 1105 AZ, Amsterdam, Pays-Bas.

“ Les types 6 et 11 du HPV génital sont importants du point de vue clinique étant donné leur impact sur l'évolution des verrues anogénitales. On a réalisé une étude pilote pour savoir si l'ADN des types 6 et 11 de HPV est présente dans les poils recueillis sur la zone pubienne et la région périanale et les sourcils des patients ayant les verrues génitales actuellement et des patients ayant des antécédents de verrues génitales. A l'aide de la PCR on a décelé l'ADN du HPV génital dans 9 de 25 (36%) échantillons de poils pubiens et dans 11 de 22 (50%) échantillons de poils périanaux. Après le séquençage de 17 de 20 échantillons, le type 6 ou 11 de HPV a été détecté dans 6 de 25 (24%) échantillons de poils provenant du pubis et dans 8 de 22 (36%) échantillons de poils  provenant de la région périanale. Ces types n'ont pas été détectés dans les poils provenant des sourcils. En revanche, les types de HPV associés à l'épidermodysplasie verruciforme ont été détectés dans les proportions semblables (62%) dans les échantillons de poils pubiens et ceux de poils des sourcils. D'ailleurs, les ADN des HPV 6 et 11 ont été détectées dans les poils pubiens de deux patients qui avaient été traités avec succès et qui ne présentait pas de lésions au moment du prélèvement des échantillons; cette découverte prouve que l'ADN de l'HPV peut persister dans cette région. La présence de ces types de HPV dans les poils pubiens et périanaux donne à penser qu'il y a un réservoir endogène pour le HPV qui peut jouer un rôle important pour la récurrence des verrues génitales.”

jeudi 19 juin 2008, a 09:59
HPV : info

Les HPV génitaux sont des virus très répandus. Ils n'ont pas d'effet connu sur la grossesse.

Si vous avez une infection au HPV, il n'y a aucune nécessité de modifier votre suivi de grossesse.




Le cancer du col de l'utérus se développe sur de nombreuses années. Le processus commence par l‘apparition de cellules anormales au niveau du col, qui, avec le temps, passent par plusieurs stades pour devenir finalement cancéreuses.

Les stades précoces

Les lésions dues aux cellules anormales ne donnent pas de symptôme : pas de douleur, pas de saignement, rien qui puisse indiquer qu'il se passe quelque chose d'anormal. Seul un dépistage régulier permet de détecter ces stades précoces lorsqu'ils peuvent encore être traités et avec un taux de réussite très élevé.

Les stades plus avancés

Lorsque le cancer du col de l'utérus s'est développé, il peut donner les symptômes suivants :

  • Saignements vaginaux après des relations sexuelles
  • Pertes vaginales inhabituelles
  • Douleur dans le bas ventre

Ces symptômes ne sont pas forcément dus à un cancer du col et peuvent apparaître aussi pour d'autres raisons. Cependant si vous présentez un de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin.

jeudi 19 juin 2008, a 09:52
Conseils pratiques par le Dr J. MONSONEGO

I. LE FROTTIS DE DEPISTAGE
   Dr J. MONSONEGO

1. Pourquoi ai-je besoin d'un frottis de dépistage ?

Le cancer du col est un cancer évitable. En effet, à la différence des autres sites de l'organisme, il est possible de détecter très précocement les lésions qui pourraient évoluer en cancer. Pris en charge et traité à un stade précoce d'anomalies à risque seulement, il est toujours possible d'éviter le développement d'un cancer. Nous disposons aujourd'hui de techniques de dépistage sophistiquées, en particulier le test HPV, qui permettent de garantir aux patientes une protection quasi totale contre ce cancer.
Chez les femmes vaccinées, le dépistage doit se maintenir car elles présentent toujours un risque d'être exposées à d'autres types d'HPV que ceux contenus dans le vaccin.

2. Qu'est-ce que le frottis ?

Le frottis est un test de dépistage qui permet le prélèvement des cellules à la surface du col. Les cellules sont alors examinées sous microscope. Selon l'aspect de ces cellules, on pourra alors dire si le col est normal, s'il présente une infection ou des anomalies pouvant correspondre à des lésions appelées dysplasies (2 % des femmes chaque année), ou s'il évoque un cancer du col (chaque année, environ une femme sur 10 000 est concernée par le cancer du col en France). Le frottis de dépistage est un test assez performant pour détecter les cellules anormales du col, mais sa fiabilité n'est pas de 100 %. Même si le test a été pratiqué correctement, il y a un petit risque pour que le résultat soit étiqueté " normal " alors que les anomalies sur le col existent. C'est la raison pour laquelle il est très important d'avoir un frottis de dépistage à un rythme régulier toute la vie durant (fréquence à déterminer selon les indications du gynécologue), et ce pour ne pas méconnaître d'éventuelles anomalies qui auraient pu être occultées au précédent frottis.

3. Quelles sont les femmes qui doivent être testées ?

Toutes les femmes âgées de 20 à 70 ans doivent se soumettre au dépistage du cancer du col parce que justement les lésions précancéreuses du col utérin ne s'accompagnent d'aucun symptôme. Il est fondamental de comprendre que pour être protégée du cancer du col, le dépistage doit être pratiqué à un rythme régulier. Le test de dépistage est proposé à toutes les femmes, en tout cas à toutes celles qui ont déjà eu des rapports sexuels. Chez les jeunes filles dont l'activité sexuelle a démarré tôt, le test de dépistage peut être pratiqué avant l'âge de 20 ans. Après la ménopause, il faut continuer à pratiquer des frottis, que vous preniez ou non un traitement hormonal de substitution. Après une hystérectomie, le frottis du vagin doit être poursuivi à un rythme espacé.

4. Comment pratique-t-on le frottis ?

Le prélèvement est assuré à l'aide d'une spatule ou d'une brosse adaptée aux dimensions et à l'aspect du col. Ce prélèvement consiste à racler la surface du col, en particulier la zone la plus sensible où se développent les anomalies appelée " zone de transformation ", et qui se situe le plus souvent entre l'orifice du col et la partie extérieure du col. Les cellules ainsi prélevées sont alors étalées sur une lame et fixées. La lame est ensuite envoyée au laboratoire pour la lecture.

5. Le frottis de dépistage : Par qui ? Quand ? Comment ?

Le frottis est en général pratiqué par un médecin, votre gynécologue le plus souvent, mais peut aussi être fait par votre généraliste. Pour cela, on utilise un spéculum qui permet d'écarter les parois vaginales et d'accéder au fond du vagin sur une zone en relief bombée qui s'appelle le " col de l'utérus ". Pour réaliser ce test, il est recommandé d'éviter la période des règles ou de saignements intercurrents, d'éviter les douches vaginales ou l'application de crèmes ou d'ovules, de gels ou de tampons deux jours avant le test, et d'éviter également d'avoir des rapports sexuels deux jours avant le frottis.
Durant votre consultation, votre examen se déroulera sur une table gynécologique. Le médecin utilisera le spéculum pour accéder à votre col. Cet examen n'est pas douloureux et dure moins de deux minutes. Il est recommandé de vous détendre afin de ne pas contracter vos muscles du vagin, ce qui rendrait l'examen difficile.

6. Comment classe-t-on les frottis ? La terminologie en vigueur

* La terminologie de Papanicolaou
En " inventant " le frottis, Papanicolaou créa aussi une classification des cellules autrefois utilisée par tous les laboratoires. Aujourd'hui, bien qu'encore employée, elle se fait plus rare.

- La classe 1 correspond à l'absence de cellules anormales.
- La classe 2 signifie que l'examen montre des cellules atypiques mais sans signe de malignité. Très fréquente, comme la Classe 1, elle
  correspond en fait à des prélèvements inflammatoires (le col utérin est couramment le siège d'une petite inflammation sans gravité).
- La classe 3 constate également des cellules atypiques mais en suggérant qu'il pourrait s'agir d'une " pré-malignité ".
- La classe 4 suggère plus fortement cette présomption de malignité.
- La classe 5 affirme la présence de cellules malignes.
* La terminologie de l'OMS
Les connaissances, en progressant, ont quelque peu dépassé la terminologie de Papanicolaou.
L'OMS avait souhaité réactualiser les classifications. Selon cette terminologie, les anomalies sont vues en termes de dysplasies, c'est-à-dire de modifications de l'aspect des cellules. La méthode d'analyse permet également, en observant les cellules desquamées évacuées à partir de toute l'épaisseur du col utérin, d'évaluer l'importance des anomalies au sein de la muqueuse du col. L'analyse des cellules est donc qualifiée ainsi :

- Absence de dysplasie.
- Dysplasie légère : elle signifie que les cellules " anormales " se situent dans le tiers inférieur de la muqueuse du col.
- Dysplasie moyenne : les anomalies occupent les deux tiers inférieurs de la muqueuse du col.
- Dysplasie sévère : toute l'épaisseur de la muqueuse du col présente des cellules anormales.
* La terminologie de Bethesda
C'est la plus récente des terminologies et celle qui est recommandée. Elle a été définie par le National Cancer Institute (Institut américain du cancer) situé à Bethesda près de Washington, et distingue :

- Frottis normal : absence de cellules anormales.
- Frottis ininterprétable : en clair, cela signifie que le prélèvement est " parasité " par des microbes, une infection, une inflammation, trop de sang,
  ou encore qu'il ne comporte pas comme il le devrait un échantillon cellulaire complet, recueilli sur différentes parties du col.
- Frottis d'interprétation incertaine (aussi nommé ASC-US) : cela indique que les cellules sont bénignes ou dysplasiques sans indications
  supplémentaires.
- LSIL (Squamous Intraepithelial Lesion) ou SIL de BG (bas grade) ou CIN (Cervical Intraepithelial Neoplasia) de BG : dysplasie légère et/ou à
 présence de condylome. La présence des HPV est objectivée par les koïlocytes (cellules remplies de virus) avec, éventuellement (c'est alors
  précisé sur le compte rendu), une dysplasie légère, c'est-à-dire une anomalie des cellules situées dans le tiers inférieur de l'épithélium.
- HSIL ou CIN de HG (haut grade) inclut les dysplasies moyennes ou sévères : les lésions sont plus étendues mais toujours bénignes. Les
  anomalies des cellules siègent dans les deux tiers ou la totalité du revêtement epithélical. On y retrouve aussi des stigmates de l'infection à
  papillomavirus.
- Anomalies des cellules glandulaires : une partie du prélèvement doit relever des cellules sur la muqueuse interne du col appelée épithélium
  glandulaire. Une dysplasie située dans ce site est spécifiquement mentionnée sur le résultat du frottis.

7. Que se passe-t-il après le frottis ?

Une fois le frottis réalisé et les résultats envoyés par le laboratoire, il est important que votre médecin vous commente vos résultats. Programmez alors votre prochaine consultation pour la réalisation du prochain frottis.

Lorsque le frottis est normal et s'il n'y a pas d'antécédent particulier, un rythme de deux ans est en général suffisant.
Si votre frottis comporte des modifications mineures (ASC-US) des cellules, votre médecin pourra vous proposer les options suivantes :

- répéter le frottis six mois plus tard pour réévaluer votre col ; s'il est toujours perturbé, il recommandera une colposcopie ; s'il est négatif, il répétera le frottis six mois plus tard ;
- ou pratiquer un test viral HPV (examen pris en charge par la Sécurité sociale) pour clarifier les résultats du frottis et préciser votre profil de risque ; s'il est positif, il vous orientera en colposcopie ; s'il est négatif, il vous proposera un contrôle à un an ;
- ou pratiquer un examen au microscope du col appelé colposcopie et réaliser à cette occasion un prélèvement de la zone anormale de votre col appelé biopsie.

Si votre frottis comporte des anomalies évidentes ou majeures (bas grade ou haut grade), une colposcopie sera proposée d'emblée.

8. Que se passe-t-il si le frottis n'est pas satisfaisant ?

Lorsqu'on ne retrouve pas sur le frottis des cellules de la zone de transformation du col (cellules glandulaires ou cellules métaplasiques), on peut supposer que le prélèvement n'a pas été réalisé convenablement sur cette zone de transformation. D'autre part, lorsque le frottis présente une inflammation importante ou beaucoup de mucus pouvant fausser l'interprétation, on peut supposer que la lecture a pu être gênée. Dans ces cas-là, on dit que le frottis n'est pas satisfaisant. Il convient alors de répéter le frottis afin de le réaliser dans de meilleures conditions.

9. Qu'est-ce qui provoque les modifications des cellules du col détectées au frottis ?

Les papillomavirus (HPV) provoquent la majorité des modifications des cellules du col. L'infection à papillomavirus est très courante chez beaucoup d'individus. En général, le virus est transmis à l'occasion des rapports sexuels ou par contact. Une des zones les plus vulnérables à ces virus est la zone de transformation du col.
Toutes les modifications des cellules du col ne sont pas forcément anormales. Les anomalies liées au risque évolutif sont les seules où l'on retrouve des papillomavirus. Si le test HPV est négatif, il n'y a pratiquement pas de risque de développer une dysplasie marquée du col - sous réserve que cette négativité se maintienne pendant plusieurs mois. Si le test revient positif, on peut considérer alors les modifications des cellules du frottis comme réellement anormales et envisager à ce moment-là une colposcopie et un traitement adéquat. La présence d'HPV n'est pas un signe de gravité, mais simplement le témoin d'un processus le plus souvent bénin à prendre en compte pour une prise en charge adaptée. Dans tous les cas, même si le test HPV est négatif, il faut poursuivre le dépistage à un rythme régulier.

10. En pratique que faut-il faire selon les résultats ?

Quelle que soit la terminologie utilisée, le résultat d'un frottis ne représente qu'une évaluation réalisée à partir de cellules ramassées à la surface du col qui évoquent, à distance, la réalité de la composition cellulaire de la muqueuse. Cet examen ne donne donc pas toujours une image exacte de la réalité des lésions. Il sert d'alerte. Au gynécologue de l'interpréter et de le faire éventuellement confirmer par des examens complémentaires.
Les frottis normaux ou légèrement inflammatoires signifient qu'il n'existe maintenant aucun risque. Le prochain contrôle s'effectuera dans un délai de un à trois ans.

S'il est difficile à interpréter ou comporte un très grand nombre de cellules sanguines ou de microbes, ou encore s'il ne présente pas un échantillon de toutes les cellules (ces détails peuvent être déduits à partir de tous les résultats de frottis par le gynécologue), il faut impérativement renouveler le prélèvement dans trois à six mois. Auparavant, on aura soigné les parasites ou microbes qui gênent l'interprétation. On peut avoir à traiter une mycose par exemple ou, chez une femme ménopausée, proposer un traitement à base d'estrogènes pour corriger la présence de cellules modifiées par la carence hormonale. Lors du frottis de contrôle, le médecin devra s'attacher à ramasser suffisamment de cellules sur tout le col afin que l'échantillon soit le plus complet possible.

Les frottis avec atypies de nature mal définie (ASC-US selon la terminologie de Bethesda) sont des frottis où l'on ne peut se prononcer sur la nature exacte des choses. Le plus souvent, il s'agit de modifications des cellules réactionnelles qui ne correspondent à aucune anomalie sérieuse. Plus rarement, il s'agit d'une dysplasie.

Pour trancher, il peut être possible de proposer un test viral HPV. L'absence d'HPV à risque exclut, avec une quasi-certitude, l'existence d'une lésion, et permet de rassurer définitivement la patiente. Dans ce cas, il n'est pas nécessaire d'avoir recours à d'autres examens. En revanche, la présence d'HPV à risque justifie de pratiquer une colposcopie (examen à la loupe du col qui permet de faire des prélèvements ou biopsies sur les zones concernées).

On peut également proposer de pratiquer d'emblée une colposcopie, mais cette technique demande une certaine expérience pour être performante.
Les lésions de bas grade ou dysplasies légères régressent spontanément dans environ 50 % des cas. Parfois, il suffit d'attendre six mois pour confirmer ce diagnostic par un second frottis. Il est souvent préférable de proposer une colposcopie d'emblée car ces anomalies peuvent correspondre à des lésions plus sévères. Si elles n'ont pas disparu, elles sont susceptibles d'évoluer vers une lésion à risque.

La colposcopie permet d'observer à la loupe le col de l'utérus et sa muqueuse et d'effectuer un prélèvement (biopsie), toujours sous microscope, des lésions situées sur les sites adéquats. L'analyse de la muqueuse donne un reflet exact de la composition cellulaire.
Les lésions de haut grade ou dysplasies moyennes à sévères confirmées par la biopsie, sous colposcopie, seront traitées selon un protocole adapté.
Dans tous les cas, le gynécologue adapte sa stratégie thérapeutique pour éviter l'évolution vers un cancer, avec une efficacité proche des 100 %.

11. À quel rythme pratiquer le frottis de dépistage ?

Il n'existe pas de consensus sur le rythme auquel on doit pratiquer les frottis.
Dans les pays nordiques, où le dépistage est systématique, il existe un contrôle de qualité des frottis (double lecture). Les chiffres montrent que, pratiqué tous les trois ans, il permet une diminution de l'incidence du cancer du col de 91 %. Effectué tous les ans, ce chiffre est de 93 %.
En France, les gynécologues sont favorables à un rythme laissé à leur appréciation selon les facteurs de risque de la femme. Parmi ceux-ci, on peut noter des infections génitales répétées (salpingite, chlamydia), la présence de condylomes, la précocité des rapports sexuels, la multiplicité des partenaires, le tabagisme...



II. VOTRE FROTTIS ÉVOQUE UNE DYSPLASIE
    Dr J. MONSONEGO

1. Qu'est-ce qu'une dysplasie ?

Une dysplasie est une lésion du col utérin caractérisée par la présence de cellules anormales et bénignes, parfois à risque, selon son grade. Si toutes ne présentent pas le même risque d'évolution, certaines dysplasies, en l'absence de traitement ou de dépistage, sont susceptibles d'évoluer.

2. Sait-on ce qui les provoque ?

L'influence des facteurs sexuels (précocité des rapports, partenaires multiples), soupçonnée depuis longtemps, s'est trouvée confirmée par la mise en cause de certains types de papillomavirus appelés HPV. Toutefois, on peut aussi être exposé au virus avec un partenaire fixe.
De récentes études ont, en effet, établi qu'une infection par ces virus est associée à la quasi-totalité des dysplasies avancées. Le processus évolutif peut intervenir des années après la contamination virale. Cependant, toutes les femmes exposées aux virus ne développent pas de dysplasie et le plus souvent, grâce au système immunitaire, elles éliminent le virus naturellement. Il n'y a pas de population à risque bien définie : une vie sexuelle stable est suffisante pour être exposée au virus. Le développement des lésions à papillomavirus est essentiellement dû à la tolérance face à ces virus, propre à chacun, et à une immunité suffisante ou non ; les femmes sont inégales face aux HPV. On estime le rapport cancer/infection à 1/20. Dans tous les cas, le risque de cancer ne concerne que les femmes qui échappent au dépistage. Celles qui sont suivies et, le cas échéant, traitées, ne présentent pas de risque.

3. Existe-t-il des symptômes révélateurs ?

Au stade de dysplasie, une lésion du col de l'utérus ne se traduit par aucun symptôme. Et c'est bien ce qui rend cette menace aussi sournoise. Douleurs, saignements en dehors des règles, qu'ils soient spontanés ou déclenchés suite aux rapports, pertes vaginales sont des signes tardifs mais caractéristiques d'un précancer, voire d'un cancer du col. D'où l'importance du dépistage.

4. Comment les dépiste-t-on ?

Le dépistage comporte plusieurs étapes dont la première est le frottis cervico-vaginal. Pratiqué à l'occasion d'un examen gynécologique, il consiste à prélever des cellules à la surface du col utérin. Pour être efficace, ce geste simple et indolore n'en doit pas moins être parfaitement exécuté. À l'aide d'un instrument adapté, le médecin exerce une rotation pour balayer complètement la zone à explorer. Le prélèvement est alors étalé sur une lame de verre, fixé et adressé au laboratoire d'analyses. Le dépistage par frottis n'est performant que s'il est réalisé régulièrement sans discontinuer de 20 à 70 ans.

Si le frottis révèle des cellules suspectes, la colposcopie permet alors au gynécologue d'observer, grâce à une loupe, la muqueuse éventuellement traitée au préalable par une solution d'acide acétique et d'iode qui colore les zones anormales. Une biopsie peut être pratiquée au cours de l'examen. La biopsie étant un geste diagnostique, elle ne signifie pas une suspicion de cancer.
En cas d'anomalie discrète du frottis (découverte d'un ASC-US ou de lésion de bas grade), il peut être difficile d'affirmer avec certitude si l'on se trouve ou non face à une lésion à potentiel évolutif. Dans ce cas, un dépistage renforcé par le test HPV peut permettre de lever le doute. Celui-ci consiste à détecter l'ADN des papillomavirus (et parmi eux, celui des types " à risque " impliqués dans la genèse des cancers). La capacité de ce test à détecter les lésions de haut grade (précancéreuses) est proche de 95 % (contre 70 % pour le frottis), mais surtout, l'absence de papillomavirus dans un frottis donne à 98 % la certitude que la femme examinée n'est pas porteuse d'une dysplasie. Le test HPV positif invite à la vigilance ; négatif, il permet de rassurer durablement.

5. À qui s'adresse ce dépistage ?

Les recommandations actuelles proposent de démarrer les frottis vers 20 ans. Si les deux premiers frottis, réalisés à un an d'intervalle, se révèlent normaux, les suivants seront échelonnés tous les trois ans jusqu'à 65 ans. À cet âge, et à condition que la femme n'ait pas d'antécédent de frottis anormal, on considère que le dépistage peut être suspendu.
Ces consignes ne sont cependant qu'indicatives, le médecin restant libre de les adapter. En cas d'activité sexuelle précoce, il peut être souhaitable de réaliser un premier frottis avant 20 ans. Chez les femmes qui ont des partenaires multiples et qui présentent des antécédents de condylomes, ou chez les fumeuses (il est prouvé que le tabac majore le risque de dysplasie), des contrôles plus rapprochés peuvent se justifier.

6. Comment lire les résultats de son frottis ?

La France s'est longtemps référée à la nomenclature de Papanicolaou (père de la technique mise au point dans les années 1950). Elle a récemment adopté la classification américaine qui distingue :

- des frottis " ASC-US " correspondant à des atypies mineures ou mal définies ;
- des frottis " ASC-H " où les atypies n'excluent pas une lésion de haut grade ;
- des lésions intra-épithéliales ou de " bas grade ", ou dysplasies légères ;
- des lésions de " haut grade ", ou dysplasies moyennes à sévères ;
- des frottis " AGC " suspectant une lésion glandulaire.

Cette terminologie, plus rationnelle, présente aussi l'intérêt de pouvoir juger de la bonne de qualité de l'examen. Selon qu'il correspond ou non aux critères de bonne pratique, le frottis est validé ou, à l'inverse, étiqueté " sous-optimal " (donc à refaire).

7. En cas d'anomalie, quelle est la stratégie ?

Lorsqu'un frottis révèle une anomalie, il doit être complété par une colposcopie qui permet de mettre en évidence la " zone de transformation " du col et d'effectuer un prélèvement en cas d'anomalie.
En fonction du type de dysplasie et de son extension, le traitement peut être une destruction locale (vaporisation au laser, cryothérapie...) ou chirurgicale (conisation). Dans cette hypothèse, il est rassurant de rappeler que la résection de la zone de transformation du col de l'utérus ne compromet pas une éventuelle future grossesse.
Lorsque le frottis est ASC-US, la colposcopie peut n'être proposée que si le test HPV est positif.

8. En quoi consiste le suivi ?

La destruction de la lésion neutralise en principe tout risque d'évolution. La surveillance gynécologique sera simplement renforcée pour vérifier l'absence de récidive. Ce suivi peut comporter un frottis ou un test HPV. La colposcopie est l'examen de référence qui permet d'exclure toute récidive.

9. Les outils du dépistage évoluent-ils ?

Plusieurs pas importants ont été franchis ces dernières années. L'introduction du frottis " en phase liquide " en est un premier. Le prélèvement n'est plus étalé directement sur une lame mais préalablement mis en suspension. Cette étape permet d'éliminer les éléments " perturbateurs " (globules rouges, globules blancs, mucus...) pour ne garder que les cellules de l'épithélium à analyser qui seront déposées - innovation complémentaire - en couche très mince sur leur support. Le cytopathologiste peut ainsi faire une lecture plus aisée d'un échantillon de très bonne qualité. Cette phase liquide peut aussi servir de base à d'autres analyses, comme le test HPV, dont la banalisation, liée aux perfectionnements des techniques de laboratoire, représente un autre progrès réel.

10. Dispose-t-on d'une prévention ?

La mise sur le marché d'un vaccin suscite de réels espoirs de se protéger contre la maladie. Proposée avant les premiers rapports, la vaccination HPV interfère très précocement avec les virus HPV contenus dans le vaccin pour les neutraliser et les éliminer dès qu'ils arrivent à la surface du col. Les vaccins sont conçus comme une action de prévention complémentaire au dépistage.



III. VOUS ALLEZ PRATIQUER UNE COLPOSCOPIE
     Dr J. MONSONEGO

1. Qu'est-ce que la colposcopie ?

La colposcopie est l'examen du col de l'utérus à l'aide d'un microscope grossissant appelé " colposcope ". La colposcopie est recommandée pour examiner le col à la suite d'un frottis anormal ou de la présence d'une infection à HPV qui persiste. Elle permet aussi l'exploration du vagin et de la vulve.
Si le frottis est un bon test de dépistage, la colposcopie permet de visualiser d'éventuelles lésions sur le col, le vagin ou la vulve, et de permettre de faire des prélèvements de tissus anormaux appelés " biopsies ". L'analyse au laboratoire de ces fragments de tissus anormaux permet d'établir un diagnostic définitif et d'envisager un traitement approprié.

2. Quelle préparation est nécessaire avant la colposcopie ?

La colposcopie ne peut pas être pratiquée pendant les règles ou en cas de saignements. Si vous êtes tendue, prenez contact avec votre médecin qui vous prescrira, avant l'examen, un décontractant qui facilitera l'examen. Cependant, il faut savoir que la colposcopie est un examen indolore qui se pratique après la mise en place d'un spéculum permettant d'avoir accès au col utérin. Le microscope est situé à l'extérieur du vagin (environ 30 cm). Aucun appareillage particulier n'est introduit dans le vagin ou le col durant cette procédure. La colposcopie est un examen rapide qui dure, selon l'expérience du praticien, de 5 à 10 minutes.

3. Comment la colposcopie est-elle pratiquée ?

Un spéculum est introduit à travers le vagin, permettant ainsi d'écarter les parois vaginales pour accéder au col utérin. Un lavage du col est réalisé avec du sérum physiologique. Ensuite, on applique une solution sur le col pour visualiser les zones anormales qui apparaissent alors en blanc. Le colposcope est placé à l'entrée du vagin, ce qui permet de visualiser le col à des grossissements variables. Si cette blancheur apparaît anormale, le médecin réalise des biopsies. Les biopsies sont de très petite taille et en général pas douloureuses. Le tissu prélevé est envoyé au laboratoire pour confirmer un diagnostic et déterminer ainsi si un traitement est nécessaire. En cas de saignements liés à la biopsie, le médecin pourra appliquer un produit ou réaliser une cautérisation pour arrêter le saignement. Cette cautérisation peut être légèrement douloureuse. Dans ce cas, quelques saignements peuvent se produire après la colposcopie durant un à deux jours.

4. Que devez-vous faire après cet examen ?

Il est parfois nécessaire de se protéger durant les deux jours qui suivent car des sécrétions peuvent apparaître, liées au colorant utilisé ou aux saignements qui pourraient suivre les biopsies dirigées. Parfois, un certain inconfort ou d'exceptionnelles douleurs peuvent survenir. Il est recommandé d'éviter des exercices physiques importants dans les 24 heures qui suivent la biopsie. Il est préférable de ne pas avoir de rapports sexuels pendant trois jours. De la même façon, il est recommandé de ne pas se baigner durant les trois jours qui suivent des biopsies dirigées. Ces précautions sont suggérées pour réduire le risque de saignement et d'infection. Cependant, la majorité des femmes qui reprend une vie normale après des biopsies dirigées n'a aucun problème. N'hésitez pas à rappeler votre médecin en cas de pertes anormales ou de saignements persistants à la suite d'une colposcopie.

5. Attente des résultats et suivi

Après avoir reçu les résultats des biopsies, le médecin vous recontactera pour vous informer de la marche à suivre selon les résultats obtenus. N'hésitez pas à le rappeler si vous n'avez pas eu de ses nouvelles.
En fonction des résultats, le médecin vous recommandera de maintenir un simple suivi, ou vous invitera parfois à revenir le voir pour un contrôle trois à six mois plus tard si les résultats des biopsies ne montrent pas d'anomalies justifiant absolument un traitement. Il vous reconvoquera pour un traitement si les anomalies sont significatives ou persistantes.

6. Quels sont les traitements disponibles ?

Le traitement n'est pas toujours nécessaire et dépend de la sévérité du diagnostic. L'objectif est de retirer la tache observée en colposcopie, c'est-à-dire la zone comportant des cellules anormales le plus souvent infectées par les papillomavirus. Ce traitement peut consister en une destruction de la tache si celle-ci est limitée en surface et tout à fait accessible.
Lorsque les anomalies remontent dans le canal du col, il peut être possible de proposer une exérèse de la tache. Les traitements se pratiquent sous anesthésie locale, le plus souvent en ambulatoire. Il est préférable de les réaliser sous colposcopie.

Les types de traitement les plus souvent utilisés sont :

- le traitement au laser qui permet de brûler en surface et en profondeur la zone anormale,
- l'électro-cautérisation qui permet de façon moins précise de détruire le secteur anormal,
- l'électrorésection à l'anse diathermique qui permet de retirer grâce à des anses de dimensions adaptées un cône du col utérin emportant les
  secteurs anormaux. Ce cône peut être de différentes dimensions selon l'étendue et la topographie de la lésion.
  La conisation au laser ou au bistouri peut être pratiquée dans certains cas.




IV. ON VOUS A ANNONCÉ QUE VOTRE TEST POUR LES PAPILLOMAVIRUS (HPV) EST POSITIF
     Dr J. MONSONEGO

- Les HPV se transmettent par contact sexuel. Le préservatif ne protège pas toujours d'une exposition aux HPV.
- L'infection est très fréquente chez les jeunes. Elle est le plus souvent silencieuse. 70 % des femmes ont été exposées au moins une fois aux
  HPV. Sur 5 femmes exposées aux HPV à risque, 1 seulement gardera le virus persistant et 80 % vont spontanément éliminer le virus (clearance)
  dans un délai de un à deux ans selon leur système immunitaire.
- La fréquence des HPV est plus faible chez les femmes de plus de 30 ans comparée aux jeunes femmes.
- En moyenne 10 % des femmes, après l'âge de 30 ans, sont positives pour les HPVHR.
- La majorité des sujets HPVHR+ ne développe pas de dysplasie (CIN) ou de cancer.
- Le test HPV négatif est plus précis que le frottis pour déterminer l'absence de pathologie.
- Dans les pays développés, où les femmes se soumettent au dépistage et à la détection précoce régulière, la présence d'HPVHR n'est pas un
  facteur de risque de cancer du col mais plutôt un indicateur de lésions bénignes (CIN) actuelles ou futures. L'absence de dépistage est le facteur
  à risque le plus important de développer un cancer du col. Le test HPV apporte l'assurance que les résultats négatifs du frottis sont exacts. Dans
  les pays en voie de développement où les femmes n'ont pas de dépistage précoce et ignorent leur portage et ses conséquences, les HPVHR sont
  des facteurs de risque puissants du cancer du col. Dans cette situation seulement, le cancer du col peut se développer en moyenne vingt années
  après l'exposition pour 20 % des cas.
- Les femmes HPVHR positifs persistants sont à risque de lésions précancéreuses même en l'absence d'anomalies cytologiques.
- La présence d'HPV n'est pas un marqueur de comportement sexuel, d'une éventuelle infidélité, et ne peut déterminer le moment où s'est produite
  l'infection.

Sept points clefs sur l'utilisation du test HPV
- Comprendre l'histoire naturelle de l'infection à HPV et être en mesure de conseiller clairement les patientes avant l'utilisation du test.
- Rassurer les sujets HPV positifs pour lesquels il n'est pas possible de dire précisément quand ils ont été infectés.
- La présence d'HPV à risque ne signifie pas lésion de CIN ou cancer.
- Ne rechercher que les HPV à risque.
- Le génotypage permettra d'évaluer la persistance virale au-delà de 12 à 18 mois.
- Ne pas utiliser le test HPV en dépistage primaire avant 30 ans, après frottis HSIL, AGC, ASC-H ou cancer.
- Aucun traitement ne doit être entrepris sur le seul critère de la présence des HPVHR.


http://www.eurogin.com/progin/lafinduncancer.html

jeudi 19 juin 2008, a 09:47
Les questions les plus fréquemment posées sur l'infection à papillomavirus et la vaccination préventive, par le Dr J. MONSONEGO

1. L'infection à HPV. Comment ? Quand ? Par qui ?

Comment ?
Le virus HPV se transmet essentiellement par contact sexuel, même en dehors d'un rapport " abouti ".
L'HPV peut théoriquement se transmettre par la voie muqueuse mais aussi par la voie cutanée (rapports oro-génitaux ou par les mains), même s'il s'avère impossible de le prouver de façon certaine.

Quand ?
Il est habituellement impossible de savoir quand l'infection a été transmise parce que la plupart des gens ne savent pas qu'ils ont été exposés.

Par qui ?
De même, il est habituellement impossible de savoir par qui l'infection par l'HPV a été transmise parce qu'il s'agit d'une infection très fréquente, qui peut rester " dormante " des années ; un seul rapport suffit pour être exposé au virus.

2. Quelle est l'indication de faire un test HPV ?

Il n'a pas d'intérêt dans le cas des verrues génitales qui sont diagnostiqués par l'inspection visuelle.
Les anomalies des cellules du col, induites par les HPV, peuvent être détectées par le frottis cervico-vaginal ; en revanche, les patientes présentant un frottis dont le résultat est incertain (ASC-US) peuvent bénéficier d'un test HPV, qui est une alternative à la pratique d'un nouveau frottis après quelques mois, ou d'une colposcopie. En effet le test HPV permet de faire le triage des femmes qui seront adressées en colposcopie lorsqu'il est positif. D'autres indications sont très prometteuses :
- le suivi des femmes traitées : le test HPV négatif permet de rassurer durablement sur l'absence de récidive ;
- le dépistage primaire après 30 ans en association avec le frottis : frottis et test HPV négatif permettent d'espacer l'intervalle du dépistage en toute sécurité à trois ans.


3. Est-ce que je serai toujours porteuse de l'HPV ?

- L'immunité naturelle permet de se débarrasser du virus spontanément dans 80 % des cas, en particulier chez les jeunes femmes.
- Il est difficile de prédire si le virus sera éliminé et, si oui, quand.
- On ne sait pas très bien si le virus peut persister à un niveau indétectable.

Cependant, le taux de succès des traitements des lésions associées aux HPV est très élevé. 90 à 98 % des femmes ayant des lésions du col causés par l'HPV seront guéries après un seul traitement. Le taux de succès des traitements disponibles pour les condylomes acuminés externes est inférieur à 70 %.



4. Comment puis-je éviter de transmettre le virus ou d'être contaminée ?

- Dans l'absolu, l'abstinence sexuelle serait le meilleur moyen de prévention ; cela permet de rappeler que l'acquisition de l'HPV fait quasiment partie de la sexualité.
- Il faut savoir que la plupart des personnes sexuellement actives seront contaminées par l'HPV au moins une fois durant leur vie.
- Les préservatifs ne permettent pas de protéger complètement, cependant ils préviennent de nombreuses autres infections virales et bactériennes sexuellement transmissibles.


5. Est-ce que les partenaires peuvent se réinfecter mutuellement ?

- Les partenaires au sein d'un couple ont de grandes chances d'être exposés par le même type d'HPV.
- De nombreuses interrogations demeurent concernant le risque d'être réinfecté par le même type d'HPV. En revanche, il n'existe pas d'étude sur la réinfection ou sur l'effet du traitement sur l'infectivité.

Pour les dysplasies du col causées par les HPV dites à risque, en pratique le contrôle du partenaire masculin doit être considérablement minimisé du fait d'une transmissibilité virale faible, d'une exposition de la femme probablement lointaine, et d'une vulnérabilité de l'homme à ces virus. Cette maladie témoigne d'une réceptivité particulière de la femme aux HPV d'origine immunitaire. Le préservatif et l'examen de l'homme ne sont pas utiles. Mais pour les verrues génitales à forte transmissibilité virale, le préservatif et l'examen du partenaire sont nécessaires.



6. Est-ce que l'infection par HPV est responsable de cancer du col ?

- Les femmes sont " inégales " vis-à-vis des HPV.
- Le HPV dit à risque est responsable des précancers du cancer du col utérin, mais un dépistage régulier, ainsi que des traitements appropriés, préviendront l'apparition du cancer chez la majorité des femmes.
- Toutes les femmes ne sont pas à risque identique.
- Le principal facteur de risque reste la persistance du virus HPV, témoin de la " défaillance " immunitaire individuelle vis-à-vis de ces virus.
- Dans nos pays, où le dépistage existe, le facteur de risque essentiel du cancer du col est l'absence de dépistage et non l'infection à HPV.


7. Que dois-je dire à mon partenaire sur cette infection par HPV ?

- La plupart des personnes sexuellement actives seront exposées par HPV.
- Pour la plupart, l'infection par HPV est seulement temporaire ou transitoire.
- La majorité des personnes ne développera pas de symptômes, et elle ne saura jamais qu'elle est ou a été exposée.
- Son examen et le port du préservatif sont nécessaires en cas de verrues génitales.
- Son examen et le port du préservatif sont inutiles en cas de dysplasies du col.


8. Qui peut bénéficier de la vaccination HPV ?

- En l'état actuel des connaissances ce sont les femmes qui sont concernées par la vaccination. Il faut attendre les résultats des essais cliniques en cours chez le garçon pour examiner le bénéfice attendu chez eux.
- Les personnes qui sont concernées en premier par la vaccination préventive HPV sont les jeunes filles avant les premiers rapports, c'est-à-dire avant l'exposition aux papillomavirus par les contacts sexuels. On admet cependant que la vaccination peut être proposée chez les jeunes femmes de moins de 26 ans qui aurait déjà une activité sexuelle.
- Le groupe âgé de 9 à 26 ans est celui pour lequel l'Agence européenne du médicament a accordé une autorisation de mise sur le marché pour le vaccin quadrivalent 16-18-6-11 (Gardasil®). Le bénéfice de la vaccination HPV chez les jeunes filles a été démontré lorsque celui-ci s'inscrit dans un programme vaccinal collectif.
- Chez les femmes adultes de plus de 26 ans, le bénéfice individuel de la vaccination HPV est en cours d'évaluation. Il y a tout lieu de penser qu'un bénéfice individuel de cette vaccination soit toujours possible chez les femmes qui n'ont pas été exposées aux virus inclus dans le vaccin.


9. Chez les femmes sexuellement actives, est-il nécessaire de proposer la vaccination HPV en fonction du statut viral HPV ?

- À ce jour, il n'y a pas de recommandation pour proposer la vaccination en fonction du statut viral HPV chez une patiente donnée, ceci est particulièrement vrai chez les jeunes filles de 9 à 26 ans. Ce qui est démontré, c'est que les femmes qui présentent des lésions induites par les papillomavirus inclus dans le vaccin n'obtiennent aucun bénéfice thérapeutique de cette vaccination.
- Chez les femmes adultes sexuellement actives, les essais sont en cours pour évaluer l'effet de la vaccination lorsque les virus sont présents dans les cellules du col sans donner de lésion. Les données préliminaires indiquent que la vaccination n'a pas ou peu d'effet chez les femmes porteuses des HPV contenus dans le vaccin mais sans lésions, et aucun effet lorsqu'une lésion à l'HPV est présente.
- Le vaccin HPV est préventif et non thérapeutique.


10. Peut-on vacciner une femme enceinte ?

Bien qu'il n'y ait pas d'effet tératogène (anomalies congénitales induites par le médicament) observé chez les humains, il n'est pas recommandé de pratiquer cette vaccination durant la grossesse.


11. Est-il possible de vacciner à titre individuel une femme de plus de 30 ans qui en fait la demande ?

À l'heure actuelle, l'autorisation de mise sur le marché du vaccin HPV, en particulier le Gardasil®, est donnée pour les jeunes filles de 9 à 26 ans. Vacciner des femmes au-delà de 26 ans serait hors recommandation. Nous ne disposons pas à l'heure actuelle d'études cliniques démontrant l'efficacité de la vaccination au-delà de cet âge. Cependant, parce que le vaccin est très efficace chez les jeunes, il est très probable que celui-ci puisse apporter un bénéfice individuel chez les femmes adultes qui sont aussi à risque d'être exposées aux papillomavirus. Dans ce cas, il sera nécessaire de cibler la vaccination chez des femmes n'ayant pas de lésions à l'HPV et n'ayant pas d'infection au moment de la vaccination. Nous disposons aujourd'hui des outils pour préciser le profil viral des femmes avant la vaccination.


12. Serait-il utile de vacciner une femme qui présente des lésions de CIN (dysplasie), une infection à papillomavirus ou qui a été déjà traitée pour une lésion dysplasique ?

- Les vaccins prophylactiques HPV disponibles n'ont pas d'effet thérapeutique. Dans les essais de phase 3 avec le Gardasil®, il n'y a aucun bénéfice à vacciner les femmes qui sont porteuses de l'HPV contenu dans le vaccin.
- Il n'y a pas d'études disponibles sur le bénéfice de la vaccination chez les femmes traitées.


13. Peut-on vacciner les hommes ?

À l'heure actuelle, il n'y a pas de donnée scientifique démontrant l'efficacité de la vaccination chez les hommes et avant que ces données ne soient disponibles, les hommes ne doivent pas être vaccinés.


14. Quel sera le coût de la vaccination ?

Les informations disponibles ce jour le sont pour le Gardasil®, mis sur le marché en Amérique du Nord et en Europe. Aux États-Unis, ce vaccin coûte 120 dollars US par dose incluant les visites médicales, les trois vaccins coûtent 500 dollars US. En Europe, le coût d'une dose de vaccin sera aux alentours de 130 euros. En France après les recommandations et le remboursement par la Sécurité sociale on peut s'attendre à un coût nettement inférieur.


15. Est-ce que les vaccins HPV seront inclus dans les programmes de vaccination pour les enfants ?

Nous ne disposons pas à l'heure actuelle d'information dans ce sens. En France, le Comité technique des vaccins se penche actuellement sur cette question. Des recommandations seront proposées et un remboursement pour une cible donnée est attendu début 2007. Aux États-Unis, les institutions recommandent d'inclure le vaccin HPV dans les programmes de vaccination des enfants. Ceci est un élément important si l'on veut obtenir une large couverture vaccinale, condition nécessaire pour mesurer un bénéfice sur la prévention du cancer du col en termes de santé publique.


16. Est-ce que les assurances privées remboursent la vaccination HPV ?

En général, les compagnies d'assurances privées prennent en charge les vaccinations qui sont incluses dans les programmes vaccinaux. Il est très probable que cette prise en charge variera d'une compagnie à l'autre et d'un contrat à l'autre. En France, deux compagnies ont déjà proposé ce remboursement à leurs clients dans certaines conditions.


17. Comment sera administrée la vaccination ?

Modalités pratiques
- Le vaccin HPV est administré par voie intramusculaire au niveau du muscle de l'épaule ou dans la région supérieure de la cuisse.

- Pour Gardasil®, le programme est le suivant :
première injection à la date définie ;
deuxième injection au deuxième mois :
troisième injection au sixième mois.

- Pour Cervarix®, le programme est le suivant :
première dose à la date fixée ;
deuxième dose au premier mois ;
troisième dose au sixième mois.


18. Quels sont les effets secondaires des vaccins ?

Les effets indésirables sont ceux que l'on peut observer généralement après les vaccinations. Les plus courants sont la fièvre, la rougeur et la douleur et parfois des démangeaisons au point d'injection. Plus rarement on peut observer une urticaire.


19. Est-on définitivement protégé du cancer du col lorsque l'on a été vacciné ?

La réponse est non car les essais cliniques montrent que l'on est protégé uniquement pour les lésions induites par les types de papillomavirus inclus dans le vaccin et pas pour la totalité des lésions. Cela représente à peu près une protection d'environ 65 % pour les lésions précancéreuses et 70 % pour les lésions cancéreuses. Parce que la protection offerte par la vaccination HPV sera incomplète, le dépistage doit se maintenir selon les recommandations et les pratiques habituelles. Ces deux actions synergiques et complémentaires de prévention (primaire avec la vaccination, secondaire avec le dépistage) assureront une protection maximale contre le cancer du col.


20. Faut-il prévoir des rappels ?

À l'heure actuelle, les données que nous avons sur 5 ans de suivi après vaccination montrent que l'efficacité des vaccins demeure parfaite à cette date. Le taux des anticorps produits par la vaccination demeure encore significativement très élevé comparé à ceux de l'infection naturelle à 5 ans. Le temps nous dira si des rappels sont nécessaires 8, 10 ou 20 ans après la vaccination.

mardi 17 juin 2008, a 11:23
Appel de cancérologues à la prudence dans l'utilisation des portables

Une vingtaine de scientifiques, essentiellement des cancérologues, ont lancé un appel à la prudence dans l'utilisation des téléphones portables en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé.

Les signataires du texte, publié dans le Journal du Dimanche, dressent une liste de mesures de précaution simples qui peuvent être prises dans l'attente de données plus complètes.

Selon le ministère de la Santé, aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente "un risque notable" pour la santé, que ce soit pour les adultes ou les enfants.

Cependant, plusieurs études récentes, qui doivent encore être approfondies, mettent en évidence la possibilité d'un risque "faible" d'effet sanitaire lié à une utilisation intense et de longue durée (plus de dix ans) d'un mobile.

Une étude internationale de grande ampleur Interphone, menée dans 13 pays sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est actuellement en cours.

Si de nombreuses études sont menées à travers le monde, la question de leur financement et de l'indépendance des experts qui ont en la charge suscite régulièrement de vives polémiques.

Pour les scientifiques à l'origine de cet appel, parmi lesquels figurent, outre des médecins français, un Italien, un Néerlandais et un Américain, le mode d'utilisation des portables doit s'articuler autour de dix règles.

Ne pas autoriser les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence, maintenir le téléphone à plus d'un mètre du corps lors des communications en utilisant le mode haut-parleur ou un kit mains libres ou une oreillette, éviter le plus possible de porter un téléphone mobile sur soi, même en veille.

Le texte suggère aussi de communiquer plutôt par SMS et d'éviter d'utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides en voiture ou en train.

"Nous sommes aujourd'hui dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac. Soit on ne fait rien, et on accepte un risque, soit on admet qu'il y a un faisceau d'arguments scientifiques inquiétants", explique Thierry Bouillet, cancérologue à l'hôpital Avicenne de Bobigny et signataire de l'appel.

Pour le professeur de psychiatrie David Servan-Schreiber, à l'origine de ce texte, il faut "absolument" prendre des précautions du fait de l'absence de recul suffisant dans le temps.

"Même sans preuve définitive, il faut expliquer aux gens que l'usage des portables n'est sans doute pas anodin", explique dans le JDD l'auteur de plusieurs best-seller sur la santé.

Depuis plusieurs années, nombre d'experts à travers le monde mettent en garde contre un usage immodéré par les enfants: leur système nerveux, en cours de développement, pourrait être plus sensible aux rayonnements.

Début janvier, deux associations de défense de l'environnement, Agir pour l'environnement et Priartem, avaient réclamé au ministère de la Santé l'interdiction à la vente d'un téléphone portable destiné spécifiquement aux enfants.

Le ministère n'avait pas donné suite à cette demande. Dimanche, à la suite de l'appel des scientifiques, les deux associations ont renouvelé leur demande pour une "campagne officielle", similaire à celle sur les dangers du tabac.

Dans un avis rendu en juin 2005, l'Agence française de sécurité environnementale avait déconseillé l'utilisation du téléphone mobile pour les jeunes enfants compte tenu "de la persistance d'un doute sérieux quant à la possibilité d'effets sanitaires".

Dans un rapport publié par l'Afsset, les experts soulignaient, comme l'avait fait un an plus tôt l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la nécessité de faire des études portant sur une éventuelle "susceptibilité particulière des enfants à l'exposition aux radio-fréquences".

A l'issue d'une réunion consacrée aux effets de ces ondes électromagnétiques sur les enfants tenue à Istanbul en juin 2004, l'OMS avait jugé "hautement prioritaire" la réalisation d'études sur le risque de cancer du cerveau lié à l'usage du téléphone mobiles par les enfants "compte tenu de leur potentielle vulnérabilité biologique".
Source : AFP
 


lundi 16 juin 2008, a 13:02
L'amour, c'est la santé !

En plus des sensations intenses qu'ils procurent, les câlins sous la couette seraient bénéfiques pour la santé. Faire l'amour augmenterait l'espérance de vie, préviendrait les coups de blues, l'apparition de problèmes cardiaques et même de certains cancers. Seules réserves : sortez couverts et pensez à vous hydrater ! Un dossier pour que sensualité rime toujours avec santé...

Réduisez votre consommation d'alcool, arrêtez de fumer et… faites plus souvent l'amour" ! Tels pourraient être les conseils que vous donnera demain votre médecin. En effet, depuis de nombreuses années différents travaux s'intéressent aux effets sur la santé des rapports sexuels. Et pratiquement tous soulignent les bénéfices de cette activité sur la durée de vie et la prévention de certaines maladies.



Quand le sexe n'envoie pas au ciel…

D'une manière générale, les relations sexuelles régulières feraient baisser le taux de mortalité chez l'homme. Une recherche suédoise1 de 1981 avait souligné un taux de mortalité plus fort que la moyenne chez les hommes de 70 ans qui avaient cessé depuis plusieurs années leur activité sexuelle. Mais ses bénéfices ne concernent pas que les seniors. Début 1997, une étude britannique2 a suivi 918 hommes âgés de 45 à 59 ans pendant quatre ans. Elle a démontré que, durant cette période, le taux de mortalité des hommes avec au moins deux relations sexuelles par semaines était deux fois plus bas que le taux de mortalité de ceux qui en avaient moins d'une par mois. Attention, au-delà de deux rapports sexuels, aucune proportionnalité n'a été constaté entre le nombre de rapports sexuels et la baisse du taux de mortalité.


J'y mettrai tout mon coeur

Les vertus thérapeutiques de l'activité sexuelle concernent principalement le coeur. En effet, l'étude britannique précédemment citée souligne une baisse des risques cardiaques liés à la fréquence des relations sexuelles. Ces bienfaits sur le coeur sont également évoqués pour les deux sexes dans des travaux américains publiés en l'an 20003.

Bien sûr, ce bénéfice reste discutable : faire l'amour n'est somme toute qu'un exercice physique, or les bienfaits pour le coeur de l'activité physique sont bien connus ! A chacun son sport…


La petite mort sans la grande…

Evidemment, certains ne manqueront pas d'évoquer les risques d'epectase (décès durant l'orgasme) et citerons l'exemple du président français Félix Faure, mort en 1899 à l'Elysée dans les bras de sa maîtresse…

Qu'ils se rassurent, l'étude américaine citée plus haut3 a évalué les risques d'attaque cardiaque liés à cet exercice particulier. Certes, elle démontre que le risque d'infarctus du myocarde est 2,5 fois plus important durant les deux heures qui suivent une relation sexuelle. Néanmoins, ce risque reste extrêmement faible : l'augmentation du risque d'accident cardiaque est de 0,01 % sur un an pour une fréquence d'une relation sexuelle par semaine.


Orgasme et prostate : même combat ?

Outre d'éventuels effets sur le coeur, faire l'amour pourrait prévenir l'apparition de certains cancers. Ainsi, une étude japonaise4 de 1990 menée sur cent hommes pendant trois ans aurait démontré une baisse du risque de cancer de la prostate liée à une augmentation de la fréquence des orgasmes. Néanmoins, cette étude dénote également une augmentation du risque en cas d'activité sexuelle soutenue entre 30 et 50 ans…

Cet effet des relations sexuelles sur la prostate à également été étudié sous l'angle de l'abstinence. Ainsi, des recherches américaines5 de 1981 ont étudié le taux de mortalité lié au cancer de la prostate chez 6 226 prêtres catholiques de l'état de New York (Etats-Unis). Les résultats, cette fois-ci, ne plaident pas en faveur des relations sexuelles : les décès liés au cancer de la prostate étaient deux fois moins élevés chez les prêtres que ceux statistiquement attendus. Les taux de mortalité liés aux cancers colo-rectaux ou pulmonaires étaient également moins élevés.


Aimez-vous les uns les autres

Une autre étude américaine6 de 1996 concernait cette fois-ci 2 573 Soeurs catholiques âgées de 50 à 84 ans. Cette fois-ci, les résultats montraient une augmentation chez les nonnes du taux de mortalité lié aux cancers du sein et de l'appareil génital. Pour les scientifiques, l'explication serait en fait liée à l'absence de grossesses et non à celle de relations sexuelles.


Dans tous les cas, l'hygiène de vie d'un prêtre ou d'une nonne diffère par de nombreux aspects de celle du citoyen moyen. L'abstinence ne saurait évidemment porter toute la responsabilité de ces observations statistiques.


Jeux de main…

Enfin, il ne faut pas oublier les préliminaires, qui seraient eux aussi bon pour la santé. C'est du moins ce que suggère un chercheur australien7. D'après lui, la stimulation des tétons chez la femme, en libérant une hormone appelée l'ocytocine, pourrait prévenir l'apparition du cancer du sein. L'étude précise même que l'ocytocine est libérée en grande quantité lors de l'orgasme, et que l'activité sexuelle pourrait donc avoir un rôle protecteur contre le cancer du sein.

D'une manière générale, ces différentes travaux semblent donc indiquer que faire souvent l'amour est réellement bénéfique pour la santé. Néanmoins, si vous décidez de prendre en main votre santé… pensez à vous protéger.


Alain Sousa


1 - Act Psychiatr Scand 1981 Sep ; 64 (3) : 244-53
2 - British Medical Journal 1997 ; 315 :1641-1644
3 - Am J Cardiol 2000 Jul 20 ; 86 :10-13
4 - Prostate 1990 ; 17 (4) : 269-79
5 - J Surg Oncol 1981 ; 17(2) : 129-33
6 - J Gerontol B Psychol Sci Soc Sci 1996 Jul ; 51(4) : S201-8
7 - Breast Cancer Res Treat 1995 Aug ; 35(2) : 225-9




mercredi 11 juin 2008, a 14:38
Test HPV-HR :

Test HPV-HR :
Il s'agit d'un test permettant la détection des HPV oncogènes au niveau du col utérin. L'association HPV-HR et le cancer du col utérin est bien établi ; la persistance de l'infection par un HPV-HR est le facteur majeur d'évolution de l'évolution de cette infection vers le cancer du col utérin.
La sensibilité du test HPV-HR seul à détécter les lésions cervicales de haut grade à plus 95 % et très supérieure aux dépistage par la cytologie (frottis cevico-vaginal) qui est de l'ordre de 55,4 % (selon l'étude de Mayrand et coll - Canada), La sensibilité de l'association FCV + test HPV-HR est proche de 100 % et la valeur prédictive négative (VPN du seul test HPV-HR est proche de 100 %.

mercredi 11 juin 2008, a 14:14
Condylomes génitaux (ou verrues génitales)

J'ai pu remarquer que bcp de femme atteinte de cette maladie ne savait pas grand chose et s inquiétée bcp , c 'est donc pour cela que j ' ai décidé de collecté plus d info sur le HPV, une maladie souvent méconnue mais réelle, que beaucoup de femmes en France contracte  ....
Les gynécologue sont souvent trop compliquer a comprendre donc je vais en collectant diverses informations  vous aidez a mieux la cernés!!!!
Un frottis réguliers est nécessaires et important!!!!








Maladie sexuellement transmissible.

  • C'est l'une des infections génitales les plus fréquentes ; il est probable qu'une personne sur dix soit porteuse du virus, mais seulement une sur cent présente des lésions appelées des condylomes.

  • L'agent infectieux est un virus appelé HPV (humain papilloma virus) mais en vérité, sous ce nom, il a été groupé une famille virale d'environ deux cent virus (cf : classification des papillomavirus humains) ; certains sont cancérogènes (provoquant le développement des cancers) (cf : les caractéristiques des lésions provoquées par les papillomavirus humains à bas risque et à haut risque).
    A savoir que certains types de Papillomavirus entraînent des verrues sur les mains et les pieds, ils sont différents des Papillomavirus qui infectent les organes génitaux.

  • L'infection génitale à Papillomavirus peuvent infecter tout personne ayant une activité sexuelle :
    • les femmes et les hommes de tout âge
    • les hétérosexuels et les homosexuels
    • la mode de transmission la plus fréquente est le contact direct de peau à peau lors des rapports sexuels. Pour transmettre l'infection, il semble nécessaire que le virus soit en contact direct avec les couches profonds (les couches basales) de la peau et les muqueuses des organes génitaux externes de la personne sain ; les rapports sexuels offrent cette possibilité à causes des microtraumatismes (microfissures invisibles) de la peau et les muqueuses qui se reproduisent lors de ses rapports ;
    • la transmission indirecte de l'infection est possible par contact avec des objets contaminés et des vêtements (contact non sexuel) ;
    • il a été décrit des cas de transmission de l'infection à Papillomavirus aux voies respiratoires des chirurgiens à la suite de l'inhalation de la fumée accompagnant le traitement par vaporisation au Laser des condylomes génitaux ;
    • le délai entre le rapport contaminant et l'apparition des condylomes est de trois semaines à un an et sur le col utérin, le délai peut être plus long (des années) ; donc, il est souvent très difficile de savoir quand et comment l'infection à Papillomavirus est survenue ;
    • même après un contact contaminant la transmission de l'infection n'est pas obligatoire, car la possibilité de la transmission de l'infection dépend des défenses immunitaires et leur efficacité contre cette infection ; pour cette raison on peut rencontrer deux partenaires sexuels, l'un atteint par des condylomes génitaux et pas l'autre ;
    • la transmission peut survenir très rarement chez les enfants de bas âges qui sont nés des mères porteuses de condylomes génitaux au moment de l'accouchement (il s'agit dans ce cas-là souvent des lésions condylomateuses de taille importante et de dissémination étendue dans le vagin et le périnée) ; l'atteinte de l'enfant peut être située au niveau anal, génital mais aussi au niveau du larynx et les voies respiratoires.
    • les Papillomavirus qui provoquent des verrues en dehors de la sphère génitale (mains, pieds...) ne se transmettent pas aux organes génitaux ;

  • L'infection génitale se manifeste par des excroissances ressemblant à des verrues (appelées aussi condylomes acuminés) sur :
    • les organes génitaux :
    • l'anus et la région péri-anale.
    • l'aine et la racine de la cuisse.
    • les condylomes n'atteignent pas les organes génitaux internes (corps de l'utérus, les trompes et les ovaires) ; ils n'entraînent pas de stérilité.
  • Les condylomes génitaux peuvent être
    • uniques ou multiples ;
    • petits ou gros
    • dispersés ou regroupé pour donner un aspect en chou-fleur ou crête-de-coq.

  • Parfois, les lésions ne sont pas visibles à l'œil nu (en particulier, sur le col utérin où le diagnostic est porté à la suite d'un frottis cervico-vaginal pratiqué à titre systématique) ; ce type de condylome est appelé aussi le condylome plan ;

  • Il est rare que les condylomes génitaux soient à l'origine de certains symptômes gynécologiques comme les douleurs, les démangeaisons génitales, les leucorrhées et les métrorragies ; ces symptômes sont souvent le témoigne d'une infection secondaire des condylomes par un autre agent infectieux (Herpès, gonocoques, syphilis, champignons ou autres germes).

  • L'évolution spontanée des condylomes génitaux :
  • les condylomes génitaux qui sont situés sur la peau de la sphère génitale et du vagin peuvent disparaître spontanément :
  • dans 35 % des cas en 6 mois,
  • 53 % en un an,
  • 67 % en deux ans.
les condylomes du col utérin :
  • régressent dans 50 % des cas ;
  • se stabilisent dans 40 % des cas ;
  • s'aggravent dans 10 % des cas.
83 % des condylomes génitaux que l'on met en évidence pendant la grossesse disparaissent après l'accouchement (dans le post-partum) ; Les condylomes en s'aggravant se transforment dans certains cas en lésions précancéreuse puis en cancer du col utérin (CIN), du vagin, de la vulve et chez l'homme en cancer de la verge ; mais vu que ce type d'évolution est lente (des années), une surveillance bien conduite, chez les femmes, et la réalisation des frottis du col utérin permet de mettre en évidence ses condylomes et de découvrir les éventuelles transformations précancéreuses, et donc de les traiter avant d'atteindre le stade de cancer.Le diagnostic se fait par l'observation des excroissances mais parfois, il faut pratiquer certaines explorations spécifiques comme le frottis du col utérin, la colposcopie, la vaginoscopie, la vulvoscopie, la périnoscopie, la balanoscopie (examen du pénis par une loupe) les biopsies et enfin certaines techniques virologiques du laboratoire, elles sont utilisées dans certaines lésions condylomateuses du col utérin car ces techniques permettent d'identifier certains de sous groupes du Humains Papillomavirus à potentiel cancérogène.Le traitement consiste à détruire les lésions cutanées du périnée ou sur les muqueuses de la vulve, du vagin, du col utérin et chez l'homme sur le pénis. Parmi les méthodes de la destruction des lésions condylomateuses on cite :les méthodes médicamenteuses (applications des substances médicamenteuse sur les lésions cutanées) : podophyllotoxine, trichloroacétique, l'interf'éron en application locale ou par injection "il stimule les défenses immunitaires" et enfin un agent appelé Imiquimod - : il agit comme antitumoral, principalement par induction de l'interféron alpha et d'autres cytokines ;le Laser : un fuseaux de lumière de haute énergie qui permet la vaporisation et la carbonisation des condylomes ;l'électrocoagulation  "destruction des condylome par un réchauffement des tissus obtenu grâce à un courant électrique chirurgical spécial ;résection chirurgicale par le bistouri chirurgical simple ou par l'anse diathermique utilisant le courant électrique chirurgical ;la cryothérapie qui détruit les condylomes par le froid (congélation destructrice) ;par la conisation du col utérin C'est une intervention chirurgicale qui permet de diagnostiquer et de traiter les condylomes situés sur le col utérin et entraînant des lésions tissulaires d'évolution potentiellement maligne (ce sont des lésions condylomateuses non cancéreuses du col utérin et associées à une dysplasie de la muqueuse cervicale ; elles sont actuellement calssées selon la classification de Bethesda en lésion de bas grade et des lésion de haut grade... selon leur degré de gravité ; ces lésions sont souvent mises en évidence par : Suite à la conisation, la partie réséquée du col utérin est examiné par le Médecin anatomo-pathologiste pour : donner le diagnostic définitif : présence ou pas de la lésion à papillomavirus du col utérin s'il s'agit réellement de lésion du col utérin à papillomavirus, l'examen anatomopathologique va permettre de la classifier en fonction du degré de la dysplasie associée et par conséquences va permettre de connaître le degré exact de la gravité de la lésion condylomateuse du col utérin (lésion de bas grade, lésion de haut grade et ...) ; L'examen anatomopathologique permet aussi de savoir si l'ablation de la lésion à papillomavirus du col utérin est complète ou incomplète car si cette résection n'est pas totale, on ne peut pas parler de guérison ; puis dans ce cas là, la classification de la lésion en fonction de sa gravité n'est pas finie car la lésion du col utérin n'est pas analysée dans sa totalité, donc la reprise chirurgicale est nécessaire pour réséquer la partie restant de la lésion condylomateuse du col. Pour conclure : après conisation du col utérin pour lésion condylomateuse à papillomas virus : soit la lésion du col utérin est type " lésion de bas grade ou de haut grade selon Bethesda " et son ablation est totale selon le l'exame anatomo-pathologiste, dans ce cas là, la patiente sera suivie simplement et régulièrement par des frottis cervico-vaginaux et coloposcopie si nécessaire ; soit la lésion du col utérin est type " lésion de bas grade ou de haut grade selon Bethesda " mais son ablationn n'est pas totale ou la lésion est maligne ; dans ce cas reprise chirurgicale est nécessaire mais le type de l'intervention dépend l'âge de la patiente, la parité et du type de la lésion... Dans certains cas, les frottis cervico-vaginaux montrent la présence de cellules d'origine indétérminée (ASCUS selon la classification de Bethesda), dans ces frottis de type ASCUS, il s'agit selon A. Ferency de Montréal un col normal dans 80 % des cas ; une lésion de bas grade dans 13 % des cas ; une lésion de haut grade dans 7 % des cas. Selon le Colloque du groupe PROGIN (Programme, Recherche et Observatoire des lésions Génitales Infectieuses et Néoplasiques), pour les frottis cervico-vaginaux de type ASCUS trois attitudes sont possibles : Colposcopie d'emblée Frottis cervico-vaginaux à 6 mois Test HPV-HR (HPV à haut risque) ou le typage viral à la recherche des sous groupes à haut risque oncogène de papillomavirus (il s'agit des génotypes : 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59 et 68). Si la recheche de ces génotypes à haut risque oncogène est positive, il est conseillé de réaliser un examen du col sous contrôle colposcopique avec des biopsies si nécessaire à recherche de lésions du col utérin à papillomavirus...

 

Dans les condylomes visibles, le but du traitement est de détruire ces condylomes, ce qui permet de réduire au maximum le nombre de cellules infectées par le virus de et par conséquence la quantité de ce virus ; la quantité restant sera combattue par les défenses immunitaires propres du corps. En général, si les condylomes ne réapparaissent pas de nouveau après six mois de la fin du traitement, le risque qu'ils récidivent est presque inexistant sauf en cas problème d'affaiblissement du système immunitaire ou en cas de nouveau contact contaminant par un partenaire atteint par une infection à Papillomavirus génitale.Le traitement des condylomes doit être suivi d'une surveillance prolongée à fin de dépister les récidives et de les traiter. Les préservatifs, lorsque sont utilisés correctement du début jusqu'à la fin des relations sexuelles, ils présentent un très bon moyen de protection contre les infections à Humain Papillomavirus. Les spermicides n'offrent aucun effet protecteur contre les condylomes génitaux, donc elles ne peuvent pas remplacer les préservatifs pour ce type de protection.   Recommandations concernant les condylomes génitaux :
  • Consultez régulièrement votre Médecin car l'examen médical gynécologique et la pratique régulière des frottis du col utérin permet :
  • de diagnostiquer les condylomes génitaux asymptomatiques et non perceptibles par vous ou votre partenaire
  • de vous prévenir du cancer du col utérin car ces frottis du col utérin sont le meilleur moyen pour mettre en évidence précoce des infections du col utérin à Papillomavirus et donc les traiter dans des stades précoces (infection simple ou lésion précancéreuse) ;

Consultez le Médecin : si vous constatez la présence des excroissances ou des modifications de la peau inhabituelles sur ou à proximité de votre vulve ou la région anale (ou sur le pénis chez l'homme) ; si vous plaignez des démangeaisons génitales, des douleurs ou des saignements inhabituels (métrorragies); si votre partenaire sexuel vous a dit qu'il ou elle avait un Papillomavirus ou des condylomes génitaux ; Si vous avez des condylomes, faites vous traiter ; Si un traitement a été envisagé, signalez à votre Médecin si vous êtes enceinte ou supposée de l'être ; N'utiliser pas d'autre traitement utilisés pour le traitement des verrues des pieds ou des mains car il ne faut pas appliquer ces médicament sur les condylomes génitaux ;Évitez les contacts sexuels au cours du traitement, afin de faciliter votre guérison ; Utilisez les préservatifs car ils procurent une bonne protection contre l'infection à Humain Papillomavirus. Les spermicides seuls ne protègent pas contre ce virus ; Si vous avez des condylomes génitaux, signalez-le à votre partenaire sexuel car il devait se rendre chez le Médecin pour être examiné.

Auteur : Dr Aly Abbara
Mise à jour le : 26 mars, 2007


Préférences utilisées pour la création de ce texte :
- Bernard BLANC;. J - P. FELDMAN : Pathologie de la vulve et du vagin.114-132. Éditions Vigot 1992
- Brochure : Papillomavirus et condylomes génitaux : Quelques questions et réponses (EC HPV) ; European Course on HPV-Associated Pathology.

mercredi 11 juin 2008, a 13:27
L'hémochromatose, première maladie génétique en France

L'hémochromatose est une maladie liée à une surcharge en fer que les scientifiques connaissent bien puisqu'elle a livré bon nombre de ses secrets. Pourtant, elle reste très méconnue des médecins et, surtout, des personnes concernées. Actuellement, sur les 200.000 personnes atteintes dans notre pays, 40.000 seulement sont traitées. C'est pourquoi l'Association Hémochromatose France et plus de 70 médecins et spécialistes de la maladie se mobilisent samedi, dans toute la France, pour la cinquième journée nationale de sensibilisation à cette affection.

La surcharge en fer est due à l'absence d'hepcidine. Cette hormone n'est plus fabriquée par le foie en raison d'une anomalie génétique. Conséquence : le fer d'origine alimentaire, absorbé en excès au niveau du tube digestif, n'est pas éliminé. Il va, au fil des années, s'accumuler dans tous les organes (pancréas, foie, coeur...) et être à l'origine de la formation de radicaux libres qui vont détruire les parois de leurs cellules. Ce phénomène entraîne un risque important de cirrhose, parfois compliquée d'un cancer, de diabète, d'insuffisance hormonale ou cardiaque et d'atteinte des articulations.

Pourtant, ces dégâts peuvent être évités. L'hémochromatose est même la maladie génétique la plus facile à traiter. De simples saignées régulières suffisent à éliminer le fer en surcharge dans le sang. Mais évidemment, pour cela, il faut que la maladie ait été dépistée, et si possible, assez précocement, quand la quantité de fer accumulée est encore faible. Les spécialistes plaident pour un dépistage systématique vers la trentaine et plus tôt chez les personnes qui se plaignent de fatigue chronique, de douleurs dans les mains, d'un état de détresse morale et psychologique, de perte de libido ou encore de coloration brunâtre de la peau.

Informations : www.hemochromatose.fr - 04 66 64 52 22

mercredi 11 juin 2008, a 13:21
Des suppléments d'acide folique pour les futurs pères ?

La consommation de suppléments d'acide folique est déjà recommandée aux femmes en attente de grossesse, afin de prévenir les anomalies de fermeture du tube neural du foetus (le spina bifida). Elle pourrait aussi l'être aux futurs pères. Une étude de l'université de Californie à Berkeley, publiée en ligne par la revue Human Reproduction , indique en effet qu'une consommation élevée de folates est associée à un plus faible niveau d'anomalies chromosomiques dans les spermatozoïdes.

Suzanne Young et ses collègues ont examiné le sperme de 89 hommes non fumeurs en bonne santé, en cherchant les aneuploïdies (la perte d'un ou plusieurs chromosomes) touchant les chromosomes X, Y et 21 dans leurs spermatozoïdes ; ils ont trouvé que 1 à 4 % des spermatozoïdes étaient concernés. Les chercheurs ont aussi évalué leur prise totale quotidienne de zinc, folate, vitamine C, vitamine E et bêta-carotène. Ils voulaient étudier le lien entre la nutrition et les anomalies chromosomiques dans les spermatozoïdes, puisque le rôle de certains micronutriments a été montré dans la spermatogenèse et la maturation des spermatozoïdes ainsi que dans le métabolisme, la synthèse et la réparation de l'ADN.

Résultats : les hommes consommant le plus de folates avaient une fréquence 18 à 30 % plus faible des différents types d'aneuploïdie dans leurs spermatozoïdes par rapport à ceux ayant une prise quotidienne plus faible. En revanche, aucune association n'a été mise en évidence avec la prise d'antioxydants ou de zinc. "Si d'autres études confirment nos résultats, une possible intervention de santé publique serait d'augmenter les apports journaliers recommandés pour les hommes envisageant une paternité, afin de réduire le risque d'anomalies chromosomiques chez leur enfant", concluent les auteurs.
Publié le 04/06/2008 à 16:14 - Modifié le 04/06/2008 à 16:57 Le Point.fr
Anne Jeanblanc

mercredi 11 juin 2008, a 13:17
Médicaments : penser aussi aux personnes âgées

"Les formes pharmaceutiques des médicaments sont souvent mal adaptées aux patients âgés", a récemment expliqué Marie-Claude Guelfi, pharmacienne-chef de l'hôpital Sainte-Périne à Paris, lors d'une communication devant l'Académie de pharmacie. Pour elle comme pour ses confrères amenés à travailler dans les unités de soins de longue durée, il est donc "urgent" que l'industrie pharmaceutique "prenne mieux en compte la population âgée".

En pratique, tous les soignants qui s'occupent de patients très vieux se heurtent au problème de l'administration des médicaments. La voie de prédilection est, évidemment, la voie orale. Mais, en raison du risque assez élevé de fausse route, les infirmiers sont souvent contraints de broyer des comprimés ou d'ouvrir des gélules. Cela n'est pas sans conséquence : il n'est alors jamais certain que le patient ait bien avalé l'intégralité de son traitement, ni que, privée de son revêtement protecteur, la molécule agisse exactement comme prévu. Enfin, certaines substances peuvent avoir très mauvais goût.

Pour répondre à ce problème, Marie-Claude Guelfi a appelé à promouvoir de nouvelles formes galéniques, par exemple des comprimés dispersibles ou des patchs. Elle demande aussi aux industriels de proposer un conditionnement unitaire (voire de délivrer les médicaments en vrac) pour faciliter la dispensation dans les institutions. Enfin, elle souhaiterait que les dosages de certains médicaments soient adaptés aux organismes vieillissants. Ce qui éviterait de couper en deux, voire en quatre, les comprimés présents sur le marché. Autant d'efforts qui simplifieraient vraiment la vie des soignants et des soignés.
Publié le 09/06/2008 à 07:39 - Modifié le 09/06/2008 à 17:43 Le Point.fr
Anne Jeanblanc

mercredi 21 mai 2008, a 18:07
Derniere chance - léa et soprano

HTTP://LEA-ZIK.SKYBLOG.COM




CLIP VERSION LONGUE
IL YA UNE SUITE AU MORCEAU SUR LALBUM DE LEA



mercredi 21 mai 2008, a 15:59
Les 10 habitudes à changer pour rester zen

Vous pouvez venir à bout de votre stress, simplement en modifiant vos habitudes ! Car certaines de vos manies ne font rien pour arranger votre état émotionnel et augmentent votre anxiété. Doctissimo dresse le portrait des ennemis de votre bien-être !

Pour rester zen, voici quelques-unes des habitudes qu'il va falloir combattre :

1 - Vous lever tard

Vous devez être à neuf heures au boulot, et vous vous levez à moins le quart ? Lorsque votre réveil sonne, vous l'éteignez au moins trois fois avant de vous lever ? Résultat : vous êtes obligé de courir tous les matins pour prendre le petit déjeuner, vous laver et vous habiller en moins de 7 minutes... Stop ! Vous énerver au saut du lit provoque un stress extrême et néfaste !

Notre conseil : accordez-vous plus de temps le matin, afin de démarrer votre journée en douceur. Si c'est psychologique, et que vous ne parvenez pas à vous lever plus tôt, changez l'heure de votre radio-réveil pour qu'il avance d'un quart d'heure !

2 - Vous énerver dans les bouchons

Tous les matins, vous hurlez derrière votre volant contre les chauffards et vous vous énervez dans ces bouchons qui n'en finissent plus. Car à tous les coups vous allez être en retard alors que vous avez un boulot monstre aujourd'hui !

Notre conseil : Pourquoi ne pas laisser la voiture au garage et opter pour les transports en communs ? Vous pourrez y lire en toute tranquillité et le temps de trajet est quasiment garanti (non, il n'y a pas grève tous les 15 jours). Si vous êtes un(e) inconditionnel(le) de la voiture, essayez le siège massant et caler votre autoradio sur une station de musique classique. Mieux encore glisser dans votre  lecteur de cassettes des enregistrements de sons capturés dans la nature. Pépiements des oiseaux, chants des baleines, bruit de la forêt, sons du ressac et des vagues sont propres à la détente. Et dans les bouchons, n'oubliez pas que la personne devant vous (et celle encore devant) est dans la même situation ! Inutile d'insulter vos compagnons de galère !

3 - Non à l'homme sandwich !

A l'heure du déjeuner, vous avez tellement de travail que vous partez acheter un sandwich et revenez le manger au-dessus de votre ordinateur. Outre les problèmes nutritionnels qu'un tel comportement engendre, vous ne prenez jamais le temps de faire une véritable pause.

Notre conseil : Forcez-vous à faire un break ! Prenez le temps de quitter votre lieu de travail et de prendre un repas complet. Si vous redoutez de vous retrouver seul face à votre assiette, munissez-vous d'un magazine ou plongez-vous dans votre roman du moment. Idéal pour décompresser. N'oubliez pas non plus de faire  quelques pauses de 5 à 10 minutes dans la journée.

4 - Accepter tous les boulots

Vous ne savez pas refuser quand on vous demande de faire un travail alors que vous êtes déjà submergé. Résultat : vous devez courir pour tout boucler dans les temps.

Notre conseil : Apprenez à dire non ! Certes, accepter toutes les tâches vous donne des responsabilités et vous pouvez montrer que vous êtes quelqu'un sur qui on peut compter. Mais vous n'avez plus de temps pour vous et vous êtes toujours le nez dans le guidon. Comprenez que vous n'êtes pas Superman et qu'à la longue, vous allez finir par craquer !

5 - Boire 10 tasses de café par jour

Toutes les heures, vous allez taquiner le distributeur ou la cafetière de service. Vous avez l'impression que vous ne pouvez travailler sans une tasse à côté de vous.

Notre conseil : Certes, le café à petites doses peu vous aider vous concentrer. Mais les excès ne ferons que vous énerver ! Essayez de diminuer petit à petit votre consommation. Dans le même temps, profitez-en pour réduire le nombre de cigarettes si vous fumez !

6 - Vous énerver sur la technique

D'accord, c'est la quatrième fois que votre ordinateur plante ou que le logiciel sur lequel vous travaillez s'arrête. Du coup, vous vous énervez et vous insulter d'abord votre écran, les informaticiens ensuite et pour finir la Terre entière !

Notre conseil : Vous l'avez constaté : hurler ne fait pas redémarrer votre ordinateur. De plus, les plantages sont incontournables. Ces petits bijoux de technologies sont si complexes qu'ils s'emmêlent forcément les pinceaux. Lorsque vous travaillez, enregistrez toutes les 5 minutes votre travail. Et n'oubliez pas de faire des sauvegardes régulièrement. Cela devrait vous rasséréner quelque peu !

7 - Vous coucher tard

Vous soirées se prolongent devant la télé. Vous ne vous décidez pas à rejoindre les bras de Morphée. Le pire, c'est que vous savez que vous êtes fatigué, et que vous allez avoir toutes les peines du monde à vous lever le matin.

Notre conseil : Arrêtez de traîner avant de vous coucher ! A 10 heures au lit avec un bon bouquin !

8 - Etre toujours le gentil organisateur

A chaque départ en week-end ou en vacances, c'est la même chose : c'est vous qui devez décider du lieu, organiser le voyage et faire les bagages. Une fois sur place, vous n'avez pas une seconde à vous ! Tout le monde vous sollicite pour faire le barbecue ou aller chercher le pain !

Notre conseil : Répartissez les tâches de manière équitable, deux mois avant de partir. Surtout tenez-vous à cette nouvelle organisation, et n'en faites jamais plus que prévu ! Pour vous aider, répétez-vous "je suis en vacances", toute la journée.

9 - Vous inquiéter pour vos enfants

Dès que vous ne les avez plus sous les yeux, vous devenez anxieux(se). Pas question de les envoyer en centre aéré et encore moins en colonie de vacances ! Le simple fait de prendre une baby-sitter pour la soirée vous fait dresser les cheveux sur la tête.

Notre conseil : Qu'ils soient avec vos parents ou leur institutrice, ils sont entre de bonnes mains ! Inutile de vous inquiéter sans raison ! Et puis il faut qu'ils apprennent à se détacher de leurs parents ! Vous ne voudriez pas les étouffer à force de trop les couver !

10 - Avoir peur de votre belle-famille

Dès que vous devez manger chez vos beaux parents, c'est la même chose ! Vous passez quinze jours avant à stresser et quinze jours après à vous calmer. Car c'est plus fort que vous, belle-maman (ou beau-papa) vous rend anxieux(se).

Notre conseil : Et si vous regardiez la réalité au lieu d'"inventer" une épreuve souvent imaginaire ? Vos beaux-parents ne veulent pas vous dévorer tout cru et ces repas de famille ne sont pas si désagréables. Certes, il peut parfois y avoir des tensions. Mais entre adultes responsables, elles n'ont pas de raisons de persister ! Alors, la prochaine fois, allez-y avec plus d'optimisme et vous verrez, les choses devraient s'améliorer !

Louis Asana

mercredi 14 mai 2008, a 15:23
Comment perdre du ventre???

Boudinée dans votre top, obligée de déboutonner votre pantalon en fin de repas ? Centre du corps et berceau des émotions, le ventre est une de nos zones les plus sensibles. Malmené, il se gonfle, stocke la graisse, se relâche… Nos conseils pour perdre du ventre et afficher une taille de guêpe sans se serrer la ceinture.
 
Dégonfler
Abri du système digestif, le ventre témoigne du moindre problème de digestion. Fermentation, boissons gazeuses, air avalé en mangeant, constipation… mais aussi coup de stress ou émotion vive : il devient douloureux et gonfle. Les solutions :
- Prenez votre temps pour manger. Pris debout dans le bruit, un sandwich vite avalé favorise l'ingestion d'air et ralentit la digestion. Mangez dans le calme, assise à table, pendant au moins 30 min, et mâchez bien chaque bouchée.
- Dosez les fibres. 25 à 30 g par jour (dans les céréales complètes, fruits et légumes, légumineuses…) sont indispensables à un bon transit. Au-delà, elles peuvent irriter les intestins et favoriser les ballonnements.
- Misez sur les bons légumes. Ils se digèrent bien, drainent l'organisme et facilitent l'élimination. Mollo toutefois sur les « farineux » (légumes secs, pommes de terre), peu conseillés aux estomacs et intestins fragiles.
- Mangez carnivore. Viandes, poissons et œufs permettent de faire le plein d'énergie et de protéines sans fermenter, ni augmenter le volume dans l'estomac.
- Privilégiez le cuit. En modifiant la structure des aliments, la cuisson facilite la mastication, la digestion et l'assimilation.
- Salez modérément. L'excès de sel favorise la rétention d'eau au niveau du ventre.Goûtez avant de resaler et limitez la consommation de produits industriels.
- Bannissez le grignotage. A chaque nouvelle prise alimentaire, même minime, les sucs digestifs se déclenchent et le système digestif, perturbé, repart pour un tour. Une collation, ok, mais à heure fixe.
- Soignez votre système digestif. Des difficultés à digérer ? Faites une cure de probiotiques (en pharmacie). Des difficultés à éliminer ? Faites une cure de pruneaux et de figues le matin pendant quelques jours.
- Respirez. Une bonne respiration ventrale aide à chasser les toxines de l'organisme. Allongée sur le dos, une main à plat sur le ventre rentré, envoyez l'air jusqu'au bout des épaules, faites-le descendre dans les omoplates, la cage thoracique puis le diaphragme, et renvoyez l'air dans le sens inverse.
 
Traquer les bourrelets
Quand on mange trop et mal, la graisse s'accumule autour de la taille. Les solutions :
- Bougez. Pour éliminer la graisse localisée autour de la taille, il faut puiser dans ses réserves. La solution ? Une pratique régulière (3 fois par semaine) et assez longue (au moins 30 min) d'un sport d'endurance (course à pied, marche rapide, natation, vélo, aérobic, fitness…). Et de la marche le plus possible pour les trajets quotidiens.
- Limitez les sucres. Les sucres rapides (gâteaux, bonbons, sodas…) et les glucides raffinés favorisent des pics d'insuline dans le sang qui provoquent leur stockage sous forme de graisse au niveau de la taille. Privilégiez les glucides non transformés (céréales, riz, pâtes, quinoa… complets).
- Révisez vos apports énergétiques. Quand on consomme plus de calories qu'on en brûle, forcément on stocke. Chez certaines, c'est aux fesses et aux cuisses, chez d'autres au ventre : question de morphologie et d'hérédité. Si tel est votre cas, prévoyez un petit régime.
- Crémez-vous. Certaines crèmes minceur, riches en actifs drainant et déstockant, sont élaborées spécifiquement pour lutter contre les rondeurs abdominales. Appliquez-les matin et soir, et effectuez de temps en temps un gommage doux.
- Massez-vous. D'abord dans le sens des aiguilles d'une montre lentement et en appuyant légèrement. Ensuite en pinçant la peau, en la décollant et en la faisant rouler (palper rouler).
 
Tonifier
Primo, on est souvent trop sédentaire. Secundo, on a de plus en plus tendance à mal se tenir. Assise, on s'affaisse et se tord. S'ensuivent relâchement abdominal, bascule du bassin vers l'avant et manque de tonicité musculaire. Ça donne un ventre mou et proéminent, et des douleurs dorsales en prime.
- Tenez-vous droite. Le ventre est lié au dos, à la ceinture scapulaire (omoplates, clavicules, sternum) et au bassin. Le plus souvent possible, pensez à serrer les abdominaux et à vous redresser.
- Pratiquez des sports qui affinent la taille. C'est-à-dire : escalade, gym, sports de combat, danse, badminton, rameur.
- Faites des abdos. C'est basique, mais ça marche vraiment. A raison de 10 min tous les matins et en pensant à toujours rentrer le ventre pendant les exercices, vous vous faites un ventre plat et tonique.

mardi 01 avril 2008, a 11:33
Le Virus du papilloma virus a ne pas négliger

Papillomavirus humain


Comment lire une taxobox
VPH (HPV)

HPV au microscope électronique
Classification classique
Règne Virus
Groupe Groupe I (dsDNA)
Famille Papillomaviridae
Genre Papillomavirus
Espèce

virus du papillome humain (VPH)
(Human papillomavirus — HPV)
Types :

  • HPV-1, 2, 4, 7
  • HPV-11
  • HPV-31, 33, 35, 51, 52, 58
  • HPV-16, 18, 45, 46

Le virus du papillome humain (VPH), également appelé HPV pour Human papillomavirus, est un virus à ADN faisant partie de la famille des Papillomavididae. Il est responsable des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes puisque l'estimation des personnes contaminées par ce virus est comprise entre 10 et 30%.

Il existe plus de 200 génotypes de papillomavirus. Certains génotypes se transmettent par voie sexuelle et infectent les muqueuses génitales, d'autres se transmettent par contacts cutanés et infectent la peau.

Les manifestations cliniques les plus connues de la contamination sexuelles sont les condylomes acuminés (dits également « verrues génitales », ou « végétations vénériennes » ou « crêtes de coq »), déjà décrits par Hippocrate. Mais la gravité de cette infection est que certains génotypes sont le facteur obligatoire du cancer du col de l'utérus ; ce qui permet d'entrevoir, par la vaccination préventive contre ces virus, un espoir d'éradiquer un jour ce cancer.

Les manifestations cliniques cutanées de l'infection à HPV comprennent les verrues vulgaires et les verrues plantaires.

Enfin, la transmission bien que rare peut se faire de la mère à son enfant lors de l'accouchement.

Virus 

Papillomaviridae ; virion non enveloppé, icosaédrique, de 55 nm de diamètre ; ADN bicaténaire, circulaire, fermé, réplication dans le noyau cellulaire.

  • Virus ayant un tropisme pour les épithélium malpighiens
  • Les papillomavirus humains appartiennent surtout au genre α-Papillomavirus. On en compte plus de 200 génotypes. 120 ont été identifiés et séquencés. Ils ont une spécificité d'hôte étroite (spécifique d'une espèce), ainsi qu'une spécificité de tissus.
  • Ils sont désignés par un nombre en fonction de leur chronologie historique de découverte
  • Il existe trois grands groupes :
    • types muqueux et génitaux à potentiel cancérogène élevé : HPV-16, 18, 31, 33, 35, 45, 51, 52, 58 ...
    • types muqueux et génitaux à faible potentiel cancérogène : HPV-6, 11 (papillomes et condylomes acuminés ano-génitaux)
    • types cutanés : HPV-1, 2, 3, 4, 5, 7, 8, 10, 27, 57, 60, ...

Le génome des virus génitaux codent huit gènes (et autant de protéines)[1].

Épidémiologie 

Les papillomavirus humains sont souvent présents sur la peau normale de sujets sains. On parle d'infections cutanées asymptomatiques, qui apparaissent très tôt dans l'enfance. La plupart des infections à papillomavirus sont latentes ou transitoires. Les lésions induites par ces virus régressent spontanément la plupart du temps.

Ce sont les infections génitales qui ont été les plus étudiées.
Le HPV est la principale cause d'infections transmises sexuellement (ITS) aux États-Unis[2]. Bien que sa prévalence[3] soit élevée (près de 25% de la population féminine pubère, elle est particulièrement importante chez la jeune femme de moins de 20 ans)[4] :

  • plus de la moitié des lésions de bas grade régressent spontanément en quelques années, 10% évoluant vers des lésions de haut grade,
  • environ un tiers des lésions de haut grade régressent spontanément, 5% évoluant vers un cancer,
  • au total, moins de 0.3% des infections évoluent vers un cancer.

On considère ainsi que la majorité des personnes sexuellement actives ont eu au moins une infection à papillomavirus à potentiel cancérogène élevé au cours de leur vie, surtout au cours des premières années de la vie sexuelle.

Le virus se transmet par contact direct, par voie buccale, auto-inoculation (la transmission de verrues vulgaires est favorisée par le grattage) et par contact indirect (objets et surfaces contaminés - les locaux douches (piscines) favorisent la propagation des verrues plantaires); la transmission est sexuelle dans le cas des condylomes ano-génitaux ; la transmission du papillome laryngien s'effectue de la mère à l'enfant lors du passage dans la filière génitale.

  • De 1 % à 2 % des hommes et des femmes infectés présenteront des condylomes exophytiques cliniquement visibles.
  • La période d'incubation est d'environ 2 à 3 mois pour les condylomes exophytiques, mais elle peut se calculer en années dans le cas des lésions précancéreuses ou cancéreuses.
  • Les lésions exophytiques cliniquement visibles sont rarement associées au cancer :
    • seuls certains génotypes du VPH sont associés aux cancers du col de l'utérus, de la vulve et du pénis, et au cancer anorectal. l'ADN de certains sérotypes d'HPV serait présent dans au moins 80-90 % des lésions cervicales dysplasiques (néoplasies cervicales intra-épithéliales) et des cancers du col de l'utérus (HPV 16, 18, 31, 33 ou 35)[5]. Les génotypes (HPV 6 et 11) qui causent le plus souvent les condylomes exophytiques n'ont pas été associés à ces cancers.
  • La transmission périnatale d'une infection symptomatique semble rare.
  • Lorsqu'elle survient, l'infection est associée à des lésions génitales et à des lésions des cordes vocales. On ignore la durée de la période d'incubation. Habituellement, la transmission périnatale devient cliniquement apparente au cours des 2 premières années de vie.
  • Les patients infectés par le VIH présentent souvent des condylomes ano-génitaux étendus qui répondent peu au traitement.
  • L'évolution vers le cancer est étroitement associée au tabagisme et à l'infection par le VIH.

Manifestations cliniques 

  • L'infection peut être subclinique ou clinique, mais elle est habituellement asymptomatique.
  • Chez la femme, le col de l'utérus est le site le plus fréquent d'infection génitale à HPV. L'infection atteint souvent plusieurs sites (le col de l'utérus, le vagin, la vulve, etc.).

Condylome plat 

Les lésions kératinisées légèrement surélevées.

Condylome acuminé 

  • Des excroissances sur la peau ou les muqueuses de la région ano-génitale sont souvent multiples et polymorphes avec apparence exophytique variant entre une excroissance digitiforme ou en chou-fleur et une lésion papuleuse.
  • L'histoire naturelle de l'infection est marquée par une fluctuation de la taille et du nombre des condylomes et, dans bien des cas, par leur éventuelle disparition. La taille et le nombre des condylomes peuvent croître durant la grossesse.

Pouvoir pathogène et génotype 

Le pouvoir pathogène des papillomavirus humains dépend :

  • du statut immunitaire de la personne infectée : les déficits immunitaires favorisent ce type d'infection (immunodépression congénitale, transplantations, HIV, traitements immuno-suppresseurs),
  • de facteurs génétiques favorisant la transformation maligne des lésions dues aux HPV,
  • du type d'HPV : les types HPV 6 et HPV 11 causent des lésions cutanées et muqueuses bénignes (verrues vulgaires, verrues plantaires, verrues planes, condylomes ano-génitaux, verrues génitales, épidermodysplasie verruciforme et papillomes laryngiens); les types HPV 16, 18, 31, 33 et 35 sont associés à des néoplasies cervicales intra-épithéliales et au cancer du col de l'utérus.
POUVOIR PATHOGÈNE ET TYPE DE PAPILLOMAVIRUS
Lésions Type de papillomavirus
Lésions des muqueuses ano-génitales 6-11-16-18-30-31-33-35-39-40-45-51-52-56-57-58-59-60-61-64-66-68
Tumeur de Buschke-Lowenstein 40
Cancer du col de l'utérus[6][7] 16-18-31-33-35-39
Condylomes génitaux externes 6-7-8-9-10-11
Verrues cutanées[8] 1-2-3-4-5-7-8-10-27-57-60

Diagnostic 

  • Le diagnostic se fait par examen direct des organes génitaux externes, à l'aide d'une loupe ou d'un colposcope éventuellement aidé par l'application d'acide acétique à 5%, et de lugol.
  • Le diagnostic d'infection génitale à HPV 16 ou 18 se fait par recherche d'ADN viral (par "capture hybride" par des sondes d'ARN, ou par amplification génique (polymerase chain reaction, ou PCR), in vitro) lors de la réalisation d'un frottis. Cependant ce test est basé sur la détection de l'ADN des virus. Un résultat positif démontre uniquement la présence du virus mais la valeur prédictive positive pour le risque de développement d'un cancer est faible (de 10 à 20%).
  • Le diagnostic d'infection génitale à HPV se fait aussi par recherche d'ARNm viral (Nuclisens EasyQ HPV). L'expression des oncoprotéines virales E6 et E7 initie le processus de cancer en affectant le contrôle du cycle cellulaire. Ce nouveau test de dépistage est basé sur la détection des ARNm des oncoprotéines E6 et E7 dans les cellules humaines. Les ARNm des oncoprotéines E6 et E7 sont des marqueurs prédictifs de l'activité oncogénique des HPV permettant d'identifier les femmes à risque de développer un HSIL (CIN2/3) et un carcinome du col utérin. Le principe de ce test repose sur l'amplification et la détection des ARNm E6/E7 par NASBA (Nucleic Acid Sequence-Based Amplification) en temps réel[9].
  • Il n'existe pas de test sérologique sur le marché.

Evolution et complications 

De nombreuses lésions dues au HPV passent inaperçues et guérissent toutes seules, ne laissant pas de trace immunologique (sérologie), c'est ce qui explique leur transmissibilité aussi facile. Mais la plupart des cancers du col de l'utérus sont dus à HPV.

Le dépistage du cancer du col est très important : un examen gynécologique périodique avec un frottis cervical est le seul moyen. Il est simple et peu coûteux : il permet de découvrir des cancers débutant et de les traiter sans tarder.

Le Papillomavirus HPV6 semble également responsable du cancer de l'anus, relativement rare (représentant environ 3 % des tumeurs malignes de l'anus et du rectum, survenant essentiellement après 60 ans, trois fois plus chez la femme que chez l'homme).

Enfin il existe actuellement une augmentation des carcinomes épidermoïdes pharyngés associés à une infection à HPV. Sans que le lien causal soit encore établi, on suppose que ces tumeurs sont directement induite par l'infection.

Traitement et prise en charge [

Il n'existe aucun traitement permettant la guérison d'une infection à papillomavirus. La destruction des lésions visibles peut être cependant faite de manière plus ou moins simple. Les lésions du col de l'utérus sont traitées par la cryothérapie (application d'azote liquide) par le laser, voire par la chirurgie, soit en enlevant une partie du col (conisation) , soit en l'ôtant en totalité. Des traitements locaux sont également possibles (Podofilox solution ou gel à 0,5 %, Podophylline à 10-25 % qui ne doit être appliquée que par un médecin).

D'autres traitements stimulateurs de l'immunité sont actuellement en cours de développement.

Après le traitement, il se peut que le virus soit toujours présent même si les condylomes ont disparu. Il est donc important de surveiller la réapparition des lésions pendant plusieurs mois après la résection.

  • L'immunité à médiation cellulaire peut permettre d'éradiquer le HPV avec le temps[réf. nécessaire].
  • Les condylomes sont souvent très persistants et récurrents. Cependant, on observe une disparition complète des condylomes génitaux externes chez 80 % des patients qui en présentent. Les lésions cervicales disparaissent dans environ 90 à 95 % des cas.

Prévention 

  • le préservatif diminue en grande partie la transmission des papillomavirus et la fréquence des infections persistantes à HPV (ce qui signifie que l'utilisation régulière du préservatif entraine une régression des lésions préexistantes plus fréquentes que chez ceux qui ne l'utilisent pas). Il peut y avoir cependant contamination par contact avec des zones cutanées non couvertes par le préservatif.
  • En octobre 2005 est sorti un vaccin contre le papillomavirus type 6, 11, 16 et 18. Cette vaccination nommé GARDASIL est de nature à prévenir les lésions précancéreuses et les cancers non invasifs du col de l'utérus dus aux papillomavirus de type 6, 11, 16 et 18[10].
L'immunité conférée dure au moins cinq ans. Son efficacité est quasi totale (98%)[11] chez les femmes non infectées par un des virus contenus dans le vaccin. Il ne paraît pas efficace, ni pour les autres génotypes, ni pour les femmes déjà infectées. L'efficacité n'est pas connue au-dela de cinq ans, notamment en raison de la longueur de développement du cancer du col de l'utérus.
La vaccination concerne surtout les adolescentes avant les premières relations sexuelles, soit à l'âge de 14 ans[12], et c'est ce que recommande le CSHPF qui préconise une vaccination systématique à cet âge. Elle ne dispense pas de la poursuite du dépistage du cancer du col de l'utérus ni de l'utilisation du préservatif.
La vaccination complète (3 doses sur 6 mois : 0, 2, 6) devient accessible au plus grand nombre car la sécurité sociale a fixé sont taux remboursement à 65%[13

Notes et références 

  1. Schiffman M, Castle PE, Jeronimo J, Rodriguez AC, Wacholder S, Human papillomavirus and cervical cancer, Lancet, 2007;370:890-907
  2. (en)Weinstock H, Berman S, Cates W. , Sexually transmitted infections in American youth: incidence and prevalence estimates, 2000. Perspect Sex Reprod Health. 2004;36:6-10
  3. l'estimation de la prévalence dépend en fait des techniques utilisées pour la détection des papillomavirus : recherche du génome, d'anticorps spécifiques. La présence de virus ne signifie pas pour autant qu'il y a infection symptomatique
  4. Eileen F. Dunne, Elizabeth R. Unger, Maya Sternberg, Geraldine McQuillan, David C. Swan, Sonya S. Patel, Lauri E. Markowitz. Prevalence of HPV infection among females in the United States, JAMA. 2007;297:813-819
  5. (en) Walboomers JM, Jacobs MV, Manos MM, et al. Human papillomavirus is a necessary cause of invasive cervical cancer worldwide. J Pathol. 1999;189:12-19
  6. selon une étude australienne, HPV-16, 18, 45 sont présents dans plus de 70% des cancers du col de l'utérus (respectivement 53%, 18% et 6%) : ce lien est particulièrement fort dans le carcinome épidermoïde, et moindre dans l'adénocarcinome
  7. principalement HPV-16 pour le Carcinome épidermoïde du col de l'utérus, HPV-18 pour le Adénocarcinome du col de l'utérus
  8. verrues communes (HPV-1, 2), verrues plantaires (HPV-1, 2), verrues plantaires planes (HPV-3,10), kystes plantaires (HPV-60), verrues des bouchers (HPV-7)
  9. Test Nuclisens EasyQ HPV de Biomérieux
  10. selon l'AMM, ses indications sont la prévention des dysplasies de haut grade du col de l'utérus, des cancers du col de l'utérus, des dysplasies de haut grade de la vulve et des verrues génitales externes dus aux papillomavirus humains de types 6, 11, 16, 18
  11. HAS Avis de la commission de transparence
  12. 3% des premiers rapports sexuels ont lieu avant l'âge de 15 ans
  13. HAS Avis de la commission de transparence


dimanche 03 février 2008, a 18:39
France et maladie d Alzheimer

France: plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer, 1,6 milliard d'euros

Le président Nicolas Sarkozy a présenté vendredi à Sophia Antipolis, près de Nice, les dix "mesures phare" du plan Alzheimer 2008-12, qui prévoit l'engagement de 1,6 milliard d'euros de plus sur cinq ans pour accélérer la recherche et améliorer la prise en charge des malades.

Amplement inspiré des travaux de la commission dirigée par le professeur Joël Ménard, ce plan vise à "améliorer le diagnostic" de la maladie, "mieux soigner, mieux accompagner" les malades, "aider plus et mieux" les familles et "chercher plus vite".

"Aujourd'hui, il y a un plan Alzheimer pour cinq ans. C'est un engagement durable de l'Etat dans la lutte contre la maladie. C'est un engagement personnel", a déclaré M. Sarkozy.

"J'ai essayé de présenter un plan global qui n'oppose pas le patient et les aidants, le présent et l'avenir, la recherche et l'accompagnement, mais qui mobilise tout le monde dans un seul objectif: trouver les moyens de stopper cette maladie et faire en sorte que ceux qui en souffrent aujourd'hui vivent le mieux possible", a-t-il souligné.

Sur le volet recherche, M. Sarkozy a ainsi annoncé la création d'une "fondation de coopération scientifique" chargée de fédérer la recherche sur la maladie d'Alzheimer, pour l'heure incurable et très invalidante, qui touche quelque 860.000 personnes en France.

"Un effort de recherche sans précédent" sera lancé, a promis le président, dont le plan prévoit une enveloppe de 200 millions d'euros supplémentaire sur cinq ans, directement financés par le budget de l'Etat.

L'autre priorité est d'améliorer la prise en charge des malades et de leurs familles, souvent plongées dans le désarroi.

Des "Maisons pour l'autonomie et l'intégration des malades Alzheimer (MAIA)", seront labellisées sur tout le territoire, le soutien à domicile sera renforcé et des "coordonnateurs" seront mis en place, sorte de "chefs d'orchestre" de la prise en charge médico-sociale et sanitaire, chargés d'assurer la liaison entre les équipes.

Le plan prévoit aussi de créer en 2008 2.125 places d'accueil de jour et 1.125 d'hébergement temporaire. Sur toute la durée du plan, ce sont 11.000 places d'accueil de jour ou équivalent qui devraient être créées, et 5.600 d'hébergement temporaires.

Répondant à l'une des principales inquiétudes des familles de malades, M. Sarkozy a détaillé le financement de son plan en expliquant qu'il serait très largement couvert (1,4 milliard) par les franchises médicales, en vigueur depuis le 1er janvier.

"C'est pour cela (le plan Alzheimer) que j'ai décidé, et je l'assume, de créer les franchises médicales", a justifié M. Sarkozy.

"Les moyens je ne peux pas les fabriquer (...) ceux qui ne veulent pas des franchises, qu'ils viennent dire aux Français comment on finance des dépenses supplémentaires", a lancé Nicolas Sarkozy à ceux qui, notamment à gauche, ont critiqué cette mesure qui doit rapporter 860 millions d'euros par an.

Très attendue, l'annonce du plan, qui avait été retardée de près d'un mois, a suscité la satisfaction mesurée de l'association France-Alzheimer. "Globalement, ce plan a des avancées significatives", s'est réjouie sa présidente, Arlette Meyrieux. "Il y a déjà eu des plans précédents (...) nous restons vigilants".

M. Sarkozy a anticipé ces réserves en annonçant que le gouvernement ferait le point de l'application du plan tous les six mois.

"Si on s'est trompé, on changera. Si on n'a pas mis suffisamment, on remettra. Si il y a des choses à modifier, on modifiera", a-t-il promis, "ce plan, j'y crois".



dimanche 03 février 2008, a 18:33
Lien possible entre anti-epileptiques et pensées suicidaires...



Lien possible entre anti-épileptiques et pensées suicidaires, alerte la FDA

L'agence américaine des médicaments (FDA) a mis en garde vendredi la communauté médicale contre un possible accroissement du risque de pensées et de comportements suicidaires chez des patients prenant des médicaments pour traiter l'épilepsie et la migraine.

Les personnes ayant pris ces médicaments ont vu leur risque d'avoir des pensées et comportement suicidaires augmenter de 0,43%, contre 0,22% dans le groupe traité avec un placebo, soit près de deux fois plus, précise la FDA (Food and Drug Administration) dans un communiqué publié sur son site internet.

L'agence fédérale a analysé les résultats de quelque 200 études portant sur onze médicaments contre l'épilepsie, dont certains sont commercialisés depuis plusieurs décennies.

Ce risque correspond à 2,1 malades pour mille de plus ayant des pensées suicidaires que dans le groupe traité avec un placebo, indique la FDA.

Quatre personnes se sont suicidés dans le groupe de celles sous anti-épileptiques et aucune dans le groupe ayant pris un placebo.

Ces recherches, débutée en 2005, ont couvert 27.863 patients traités avec ces anti-épileptiques comparé à un groupe de 16.029 malades ayant absorbé un placebo.


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On ne va jamais si loin que lorsque l'on ne sait pas où l'on va.[Rivarol]

C'est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir.[Proverbe africain]

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